Le Nouvelliste

mercredi, 17 décembre 2008.

Rubrique - ACTUALITÉ

Restaurateurs attrapés par le fisc

À l’occasion nous voyons des restaurateurs mis à l’amende pour avoir omis de déclarer toutes leurs ventes ou pour avoir déployé une panoplie d’astuces comptables et non-comptables pour camoufler leurs revenus réels.

Pour n’en citer que quelques-uns : Stratos (Plus d’un million), l’Arc en fleurs (174000 $), Botan (10,000 $) ce dernier n’étant dans ce commerce depuis seulement une dizaine d’années est encore dans « les lignes mineures » dans ce domaine. Lorsque le fisc réussit à prouver une fraude de 100,000 $ nous pouvons facilement supposer qu’il a perdu plus d’un million de dollars. Il fait un exemple à l’occasion pour calmer la population, mais il ne met pas le personnel et les efforts nécessaires pour enrayer ce fléau. Il est bien indulgent envers les crimes économiques, car ils sont généralement perpétrés par des personnes bien nanties qui peuvent se payer des avocats, comptables et autres spécialistes pour leur éviter des poursuites. En a-t-il peur?

Pourtant, c’est ce même groupe de citoyens qui font des pressions à tous les niveaux d’administration pour accaparer les fonds publics par le biais des subventions et programmes de toutes sortes. Nos commerçants sont très actifs pour décrocher toutes les subventions possibles pour les activités touristiques : les festivals de toutes sortes, le grand prix, etc. La justification de nos élus : « Ça rapporte à la région. » En définitive, ça rapporte à qui? À des commerçants qui font des pieds et des mains pour ne pas verser une part équitable de leurs revenus au trésor public. Ils sont les vrais « B.S du commerce ».

Qui plus est, c’est le seul groupe d’employeurs qui mise sur les pourboires pour ne pas payer ses employés de façon convenable. Le client qui paie déjà 12.5 % de taxes sur sa facture ne devrait pas avoir à payer en surplus, une taxe de service, qui en définitive devrait déjà être comprise dans la facture. De plus, aux dires de certains employés, des restaurateurs tripotent dans les pourboires qui ne retournent pas entièrement aux salariés.

Il serait peut-être temps de repenser ce système qui relève du Moyen-âge. Un salaire décent pour ces employés, sans dépendre de la charité publique.

Gateyel@hotmail.com Courriel

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