Le Nouvelliste

30 Janvier 2003.

Lettre à Bernard Landry, Premier ministre du Québec.

TROP, C’EST TROP !

Le gouvernement (via M. Lallier) nous arrive encore avec une rumeur proposant une augmentation du prix de l'essence pour financer les coûts du transport en commun. Eh bien, non, c'en est assez de nouvelles taxes de toutes sortes. Je croyais déjà payer une somme de 30 $ pour le transport en commun avec mon immatriculation.

Je m'oppose à toute nouvelle taxe pour les raisons suivantes :

1-Le transport en commun est un besoin essentiel pour les gens qui ne peuvent pas se payer le luxe d'une automobile. Il doit donc être financé à même le budget consolidé de la province au même titre que les services de santé et l'aide sociale.

2-L'essence est déjà surtaxée et il n'y a aucun rapport logique pour que cette source de taxation serve à financer le transport en commun. De plus, toute augmentation du prix de l'essence entraîne inévitablement une hausse des coûts de transport de tous nos produits de consommation.

3-Nous payons déjà toute une série de taxes et impôts déguisés: surtaxe sur les médicaments, surtaxe sur les immatriculations, surtaxe sur l'essence, surtaxe sur les soins de santé, taxe pour l'entretien du système routier, etc. Si l'on doit payer à la pièce pour chacun des services que nous avons, qu'on enlève l'impôt de base de 18 % et que l'on fonctionne avec des taxes spéciales pour financer chacun des services.

4-Lorsque le simple citoyen n'arrive pas avec son salaire, il n'a pas les moyens de forcer son employeur à augmenter son salaire. Il doit donc repenser son budget, il doit oublier l'augmentation de salaire. Le gouvernement devrait s'habituer à faire la même chose.

Pour l'aider à pratiquer le même exercice, je lui proposerais les mesures suivantes :

1-Placer une taxe de 2 % sur les produits manufacturés pour financer la panoplie de subventions aux PME et aussi aux compagnies multinationales comme Bombardier, Packard, GM, le Pharma de tout acabit, etc. Des compagnies qui n'ont aucunement besoin des deniers publics pour subsister et qui ne se gênent pas pour faire des mises à pied massives au moindre ralentissement de l’économie

2-Taxer les institutions financières qui font des profits considérables avec des opérations électroniques qui ne donnent aucune valeur ajoutée à un produit ou un service. Les frais sur les opérations électroniques sont exorbitants et devraient être réglementés ou taxés.

3-Sabrer dans les subventions aux compagnies à numéro qui produisent des émissions pour la télévision. Plusieurs de ces émissions sont d'une insignifiance consommée et de plus font la promotion de la cigarette, ce qui va à l'encontre de toutes les initiatives gouvernementales.

4-Revoir les structures administratives qui sont d'une lourdeur incroyable. On dilapide près de la moitié du budget annuel de la province en personnel administratif inutile et en malversations de toutes sortes.

Des structures créées pour être manipulées par le parti au pouvoir et pour se décharger de toute responsabilité ministérielle. On se fait construire une résidence d'État de 15 M$ à l'édifice Price par la Caisse de dépôt, qui va par la suite se construire un édifice somptueux, de 350 M$ à Montréal. Vous savez, la Caisse de dépôt, c'est l'argent des citoyens. Comment croyez-vous que je me sente quand vous venez me dire que vous ne pouvez pas indexer ma rente de retraite au coût de la vie parce que la Caisse de dépôt n'en a pas les moyens?

5-En terminant, la recommandation la plus importante : faire suivre à tout le personnel de la structure administrative, députés inclus, le cours de formation BS-101, pour leur apprendre à administrer un budget mensuel de 650 $.

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, Qc

Gateyel@hotmail.com Courriel

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