Le Nouvelliste

18 Juin 2005.

Lettre à Philippe Couillard.

Monsieur Charest, les nouvelles taxes! on en a soupé.

Je vous envoie copie d’un article publié, samedi le 18 juin 2005, Le Nouvelliste, Trois-Rivières, Qc Après l'assurance-médicaments, voici « l'assurance-vieillesse ».

LIEN : Couillard ouvert à un nouvel impôt pour la santé

Selon des informations obtenues par le quotidien La Presse, le gouvernement du Québec s'apprêterait à attaquer le problème de la croissance fulgurante des coûts pour les soins aux personnes âgées, en proposant un impôt annuel supplémentaire aux contribuables.
Un comité de 17 personnes, présidé par un des dirigeants de la Banque de Montréal, Jacques Ménard, aurait privilégié la création d'une caisse santé financée par un impôt annuel obligatoire de 227 $ à 396 $, selon La Presse. Le premier ministre Jean Charest aurait approuvé la proposition, vendredi dernier. Le ministre de Santé, Philippe Couillard, se montrait aussi ouvert à un tel concept, en octobre dernier.



Une taxe spéciale pour les soins de santé! Pourtant, les citoyens cotisent déjà, à même la multitude de taxes et impôts, au financement de tous les services publics. Doit-on s’attendre de payer une nouvelle taxe spéciale pour chacun des services suivants : santé, éducation loisirs et sports, emploi solidarité sociale, voirie, justice, aides aux entreprises, sécurité publique, environnement, relations internationales, ressources naturelles, tourisme, etc. etc.?
Il y a pourtant un autre secteur qui profite de la panoplie des largesses gouvernementales, à tous les niveaux. Les subventions de tout acabit, tous les programmes d’aide aux entreprises(téléséries insipides, copiées de séries américaines), industries et commerce, les sociétés sans but lucratif, subventionnées entièrement à même les fonds publics, n’ayant aucun droit de regard sur l’utilisation des fonds (les festivals du maringouin, qui n’apportent pas grand-chose aux contribuables), les congés de taxes incitatifs (surenchère)etc. pourtant on ne pense même pas à une taxe spéciale pour ce secteur. Sans parler des échappatoires et ces paradis fiscaux qui nous font perdre des milliards de revenus à chaque année.

Pourquoi ne pas mettre en pratique votre slogan électoral « faire autrement », aller chercher l’argent où il se trouve : les institutions financières. La taxe spéciale pour les soins de santé devrait être prélevée à raison de 2% sur les frais de service imposés par les institutions financières. Ce serait une manière de récupérer des sommes qui sont prélevées de manière frauduleuse sans que le politique ne réagisse. En effet, ces institutions auraient beaucoup de mal à justifier la nature de ces frais. Sauf pour les services personnalisés, les transactions électroniques ne génèrent qu’une infime augmentation de frais; 500 milles ou 1 million de transactions, ça ne coûte pas beaucoup plus cher. Une fois que le parc informatique est installé et amorti à même les impôts comme immobilisation (donc financé indirectement par les contribuables) les frais n’augmentent pas avec le nombre de transactions. Comme pour les organisations criminelles qui doivent prouver la provenance des revenus utilisés pour acheter des biens, les institutions devraient être tenues de prouver le coût réel des frais exigés aux clients. On arriverait peut-être à la conclusion qu’elles appliquent des taux usuraires. Pas surprenant qu’elles encaissent des milliards d’augmentation de profits à chaque année.

Par ailleurs, le gouvernement actuel s’appuie sur le fait que la Commission Clair avait recommandé « l'assurance-vieillesse ». Malheureusement, cette recommandation allait à l’encontre de la consultation publique de l’époque. J’ai participé à la journée de consultation de cette Commission à Trois-Rivières et l’avis de tous les participants allait dans le sens contraire. Tout le monde disait qu’ils ne voulaient pas de nouvelles taxes ni d’augmentation de taxe; « on est déjà surtaxés ». Un peu comme toutes les commissions ou consultations BIDONS elle n’avait qu’un seul but : « Présenter et tenter de motiver une manœuvre du gouvernement en occultant les objectifs réels : un projet pour brimer les contribuables ou un projet favorisant un groupe de privilégiés, un projet inacceptable au grand public. Ce principe est bien illustré par le choix du comité qui conseille M. Charest. Présidé par un des dirigeants de la Banque de Montréal, Jacques Ménard et des gens très à l’aise, pour qui la somme de 396 $ suggérée en taxe spéciale c’est l’argent de poche d’un soir pour une tournée des bars, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des citoyens. Espérant que la population fera savoir à M. Charest que des nouvelles taxes on en a soupé.

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, Qc

C.c : Premier Ministre et M. Philippe Couillard

Gateyel@hotmail.com Courriel

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