Le Nouvelliste

mardi 9 juin 2009.

Rubrique - ACTUALITÉ

M. Charest et sa mémoire sélective

En suivant les nouvelles ces derniers jours, on ne peut manquer les efforts des libéraux pour faire oublier les squelettes dans le placard. En fin de semaine, la Presse Canadienne titrait : « À l'ouverture d'un conseil général qui marque son intronisation au panthéon libéral des grands bâtisseurs, le premier ministre Jean Charest a déclaré son intention, vendredi, de faire du Québec la première puissance mondiale des énergies renouvelables. M. Charest a insisté sur les deux récentes annonces de son gouvernement concernant la construction du complexe hydroélectrique de la Romaine, sur la Côte-Nord, et d'une ligne de transport qui pourrait connecter le marché québécois aux États-Unis. » La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, l’a présenté comme un «grand bâtisseur ».
Tout ce beau monde n’en finit pas de gonfler leur égo, de se gargariser avec les grands projets hydroélectriques du Nord, qui feront probablement l’objet de plusieurs autres campagnes électorales; tout comme le CHUM. Pendant ce temps, un événement important se produit au Canada, soit le projet de fusion des deux pétrolières :  Pretro-Canada et Suncor.

En effet, les deux pétrolières doivent unir leurs forces dans un avenir rapproché. Les sociétés fusionnées estiment réduire les dépenses d'exploitation de 300 millions de dollars. Ces économies devraient provenir d'une plus grande efficacité des opérations qui se recouvrent, de la rationalisation des pratiques commerciales et d'une logistique améliorée. Ces deux pétrolières, une fois fusionnées, donneront naissance à la plus grande société énergétique au Canada avec une valeur de marché de quelque 43,3 G$.
La nouvelle entité s’appellera : "Suncor Energy". Une initiative qui est probablement souhaitable pour dominer le marché du pétrole.

En faisant un parallèle avec ces deux manchettes, une lumière s’allume. Tiens, 43,3 G$, ça me rappelle quelque chose.

Eh bien! Messieurs les Libéraux, pour vous présenter une image claire, les 40 milliards dilapidés par la caisse de dépôt en 2008, équivalent à la perte de ces deux grandes pétrolières canadiennes.
Même si vos administrateurs-équilibristes ont essayé de camoufler leur mauvaise gestion en noyant cette perte gigantesque avec la moyenne des 20 dernières bonnes années de la caisse, cela reste un désastre financier injustifiable pour les petits épargnants des caisses de retraite.
   
Rappelez-vous, Messieurs les Libéraux, que c’est votre « grand bâtisseur » qui est responsable de ce désastre, même s’il tente de se défiler en évoquant le principe de non-ingérence dans les sociétés d’État.
Lorsque l’on administre « le bas de laine des Québécois », on doit s’ingérer et en assumer l’imputabilité.

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, QC

Gateyel@hotmail.com Courriel

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