Lettre ouverte à : François Gendron

jeudi 10 mai 2007

Le PQ se cherche un vendeur étoile, pour vendre des LADA
Pour remplacer M. Boisclair

Alors que les membres du parti tirent à boulets rouges sur leur chef, André Boisclair, le jeu de coulisses repart de plus belle. Les vieux bonzes tirent les ficelles afin de faire primer leur idéologie personnelle. « Il faut absolument un nouveau chef, capable de vendre la souveraineté aux Québécois. » Même si l’on admet que monsieur Boisclair est très qualifié, il avait une « mission impossible », vendre des Lada. Malheureusement, on semble oublier que les Québécois n’achètent plus de Lada depuis belle lurette.

On ne semble pas avoir tiré les bonnes conclusions de la dernière élection. Les Québécois ne s’intéressent plus au projet péquiste dans sa forme actuelle. Ils ne font plus confiance aux vieux députés qui administraient la province, sans se soucier des intérêts de la population. On va de l'avant avec des projets économiques qui ont le seul avantage de favoriser la bonne marche d’une éventuelle séparation, même s’ils sont, en fin de compte, au détriment des contribuables. Ils ont comme seul objectif de protéger leurs arrières.

Pour la plupart, les députés péquistes sont des universitaires qui sont habitués à vivre très à l’aise. Lorsque les finances publiques deviennent un peu serrées, les seules solutions qu’ils voient : « augmenter les impôts, les cotisations aux différents régimes publics et purger à travers les sociétés d’État. » Évidemment, comme ils n’ont jamais eu à équilibrer un budget personnel, ils ne savent pas ce que représentent ces augmentations de taxes pour les moins bien nantis et les personnes à revenus fixes. Pour eux, lorsqu’il s’agit de mousser la séparation, « L’argent, pas de problème. »

Plus important encore, l’indépendance se fera lorsque la population sera convaincue qu’elle sera gagnante; pas seulement du point de vue idéologique, mais dans la vie de tous les jours. Si l’on se réfère à l’expérience de la Russie, les seuls gagnants furent les fonctionnaires, les membres du Politburo et du KGB. Même si la situation de la population s’est améliorée quelque peu, elle n’a pas profité des richesses « décommunisées » du patrimoine. Les guerres de chiffres n’ont jamais apporté à manger. Les Québécois sont pragmatiques et croient qu’« Un tient vaut mieux que deux, tu l’auras. »

Avant de penser élire (ou parachuter) un chef, il serait peut-être plus réaliste de savoir quel projet il aura à vendre. Pour avoir une chance de fonctionner, ce n’est pas seulement le chef, ni seulement les militants du parti qui doivent définir le projet de société, mais la population entière qui devra en subir les conséquences, bonnes ou mauvaises.

En définitive, peu importe les manigances électoralistes, c’est monsieur et madame tout le monde qui auront le dernier mot.

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, Qc

Gateyel@hotmail.com Courriel

Pour plus de détails,
visitez notre site internet :

MES OPINIONS