Le Nouvelliste

Vendredi 20 Juillet 2007

Romains et Trifluviens

Alors que le conseil municipal s’apprête à éponger le déficit de 250,000 $ du festival de l’art vocal, on pourrait transformer la devise des Romains par celle des Trifluviens : « Des bars et des attractions ».

À entendre les responsables jeter le blâme du déficit sur le manque de subventions de Québec et d'Ottawa, on en serait à se demander si les festivals de toutes sortes, même les plus farfelus, ne sont pas devenus des services essentiels. Et de deux, le mauvais temps; il devrait faire partie des préoccupations des organisateurs lorsqu'il s'agit d'activités extérieures. Je considère que les infrastructures et l'envergure que l'on veut donner à l'événement sont exorbitantes en regard du caractère incertain des rentrées de fonds sans parler de l'intérêt du public pour la formule actuelle.

Avec un déficit d'un quart de million, les sommes engagées doivent dépasser le demi-million. C'est assez facile de voir grand lorsque les promoteurs ne risquent rien. Ils semblent oublier que leur financement vient exclusivement des deniers publics : conseil municipal, gouvernement provincial, Hydro-Québec, Loto Québec, SAQ. On devrait peut-être mettre à contribution ceux qui en profitent. À mon avis, ces activités devraient s'autofinancer.

De plus, les commerçants de la rue des Forges semblent avoir beaucoup d'influence sur le conseil municipal lorsqu'ils veulent mousser un projet; par exemple, la réfection de la rue des Forges par deux fois pour élargir leurs terrasses de douze pieds. Après la rénovation, les piétons doivent se battre avec les vélos, les poubelles et les bacs à fleurs pour se frayer un passage (surtout avec un fauteuil roulant). Si les bars ont monopolisé les trottoirs, qu'on redonne la rue aux piétons! Cette mesure aurait un double avantage : libérer la rue des bruits et des gaz d'échappement.

J'étais bien d'accord avec l'esprit de partage de la fusion des villes, mais il ne faudrait pas perdre l'esprit d'équité dans cette opération. Les projets créateurs d'activités économiques ne devraient pas se concentrer au centre -ville, mais devraient aussi favoriser les autres centres de commerce des secteurs fusionnés.

C'est un peu la même frustration qui se produit avec les propriétaires du secteur du boisé qui veulent se redonner une vue sur le Saint-Maurice aux frais des contribuables. C'est à croire qu'avec leurs terrains, ils ont acheté le droit d'empêcher les arbres de pousser. Il faudrait peut-être remettre les pendules à l'heure.

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, Qc

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Pas question d'éponger ça !

La Ville doit-elle éponger les 250 000 $ de déficit de la dernière édition du Festival international de l'art vocal? Non. La qualité du spectacle se dégrade d'année en année. On est loin des spectacles qui se donnaient au parc Champlain. Un exemple concret : les spectacles dans la rue, l'autre dimanche, le trio Gruppeto s'est tenu à l'intérieur (décision prise le matin); il n'a pas plu de la journée. Et toutes ces personnes âgées qui attendaient à l'extérieur. On aurait dû l'annuler tout simplement.

Bizarre, Shawinigan possède son amphithéâtre à l'extérieur depuis des années dans le parc Saint-Maurice et le son est excellent. Et Joliette, une ville plus petite que Trois-Rivières, qui a un amphithéâtre extraordinaire. Non, nous on se contente de payer pour embarquer l'équipement, le faire le défaire.

Peut-être que monsieur le maire a ça dans ses projets sur les terrains de la défunte CIP, mais je crois que lui et ses petits lieutenants ne seront plus là. Après l'Art vocal, ce sera le déficit du Grand Prix de Trois-Rivières, car il y a toujours déficit là aussi. Ben coudon, on va envoyer ça à l'entreprise privée.

Espérons que les spectacles au parc Victoria (qui sont gratuits) auront un succès comme dans les années précédentes.

Lawrence Dufresne
Trois-Rivières, Qc

Gateyel@hotmail.com Courriel

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