2 mai, 2005 12:20

Monsieur le Ministre

Je viens vous signaler une situation que je considère, pour le moins, aberrante.

Je dois prendre des comprimés pour le reflux gastrique à raison de 1 comprimé par jour. Je prends ce médicament depuis quelques années. Comme il m’arrive à l’occasion d’oublier de le prendre une journée; pour mon renouvellement du mois, 8 comprimés me suffiraient pour ma consommation du prochain mois.

La pharmacie me dit, et c’est confirmé par la RAMQ qu’elle ne peut pas donner seulement 8 comprimés, elle doit donner les 30 comprimés tel qu’il a été prescrit. La préposée à la RAMQ m’a suggéré de demander à mon médecin une prescription pour 8 comprimés. Comme vous devez le savoir, ça me coûte 10$ pour avoir une nouvelle prescription en plus des tracasseries que cela occasionne. Il m’est donc beaucoup plus facile de jeter les 22 comprimés que j’ai en main et qui coûtent 2$ chacun. Ne vous posez donc pas de questions sur le fait que les frais de participation au régime public ont quadruplé depuis ses débuts quand le système permet de telles absurdités.

Une autre situation que je désirerais vous signaler par la même occasion c’est le fait que le pharmacien ne peut remplacer le médicament d’origine par un générique lorsqu’il est offert. J’ai expérimenté vécu cette réalité le mois dernier lorsque la régie a décidé de ne plus couvrir entièrement le médicament Hytrin. J’ai dû payer une surprime. La pharmacie ne m’a pas offert le générique lorsque je me suis présenté pour le renouvellement.

À mon avis, vous devriez changer la loi pour obliger, soit le médecin à prescrire, soit le pharmacien à substituer le médicament d’origine à un médicament générique, à moins que le médecin prouve que le générique n’est pas aussi efficace. Que le fardeau de la preuve soit sur le médecin pour exiger le médicament d’origine pour éviter que ce soient les vendeurs de pilules qui dictent les prescriptions.

En définitive, renverser les procédures actuelles qui encouragent la prolifération des coûts.

La Régie d’assurance-médicaments n’est pas une SGF, surtout que les multinationales en pharmacie sont loin d’être des PME en difficulté. Pour Mme Marois, que la prime passe de 175 $ à 480 $, ça ne la dérange pas du tout, elle a un bon gérant de financement, mais pour les citoyens aux revenus plus que limités, ça représente un fardeau fiscal inacceptable.

Pourquoi ne pas rendre le régime universel et obligatoire afin de répartir les coûts des charges sociales sur toute la population, faire participer ceux qui sont le plus en moyen (les syndiqués et les travailleurs permanents)

Vous remerciant de votre attention

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