Message posté au Premier Ministre, M. Jean Charest Mardi, le 16 décembre, 2003

D'autre part, je voudrais vous faire lire un article paru dans le journal Le Nouvelliste de la région de Trois-Rivières, le 18 novembre 2003, au sujet des augmentations des tarifs d'Hydro-Québec.

La FTQ magouille avec Jean Charest.

M. Henri Massé de la FTQ vient de prendre parti dans le dossier des augmentations de tarifs d'électricité. Alors que la Régie de l'énergie statuait dernièrement que l'augmentation n'était pas justifiée, M. Massé avance des arguments un peu surprenants pour la justifier.
La FTQ serait-elle en train de barguiner la politique de sous-traitance de Jean Charest? Le lobbying de la centrale vise à préserver leur monopole d'emploi dans les secteurs public et para publics contre la promotion du projet d'augmentation des tarifs d'électricité. La récente sortie du Président de la FTQ en cette matière semble plus qu'évidente.
Il avance que les tarifs n'ont pas augmenté depuis plusieurs années pour la justifier. Je voudrais lui faire remarquer qu'une grande partie des travailleurs non syndiqués ainsi que les personnes retraités ont aussi des revenus qui n'ont pas augmenté depuis plusieurs années. Pour ma part, je suis retraité depuis 10 ans et mon revenu n'a pas suivi les augmentations du coût de la vie ; alors que les taxes, les impôts ainsi que les salaires des travailleurs syndiqués ont suivi une progression constante.
Utiliser les Régies et les Sociétés d'État pour gonfler subrepticement les revenus de la province est une tactique malhonnête et inacceptable.
De plus, une structure dans laquelle un acteur est à la fois juge et partie va à l'encontre d'une saine démocratie. La régie de l'énergie, une créature du gouvernement, est mal placée pour juger objectivementun litige. Quand une compagnie d'État verse deux milliards de dollars au trésor de la province chaque année, elle est en très bonne position pour faire accepter une augmentation de tarifs. Un président de régie, ça peut se changer très rapidement lorsqu'il n'agit pas selon les objectifs du gouvernement, peu importe la moralité de ces objectifs. Les dirigeants ont beau clamer que les administrateurs des régies sont indépendants et autonomes, toute la population sait très bien que c'est de la foutaise.
M. Massé(et vous-même, M.Charest) avance que l'augmentation des tarifs résidentiels est nécessaire pour que l'Hydro puisse évoluer et amorcer de nouveaux projets. Rien de plus faux, car les revenus du secteur résidentiel représente une partie infime de ses revenus en comparaison des revenus des secteurs industriel et commercial ainsi que ceux des investissements et des frais de fonctionnement de la société. De plus, un des objectifs de la nationalisation était de rendre ce service accessible à tous les Québécois, et ce, au meilleur coût possible. Pour une fois que les Québécois, les citoyens les plus taxés au Canada, ont un avantage en raison de la gratuité de la ressource, pourquoi commencer à comparer les tarifs avec les autres provinces qui doivent utiliser une matière première plus dispendieuse (charbon, nucléaire, pétrole, etc.)
Par ailleurs, toute augmentation de tarif amène une double taxation puisque l'on doit aussi payer 15 % de taxes TPS et TVQ sur ces tarifs.
Depuis quelques semaines, le parti libéral dévoile les dessous cachés de son programme électoral. Dans ces projets cachés se trouve la modification du Code du travail pour permettre la sous-traitance, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. C'est à ce projet que M. Massé et la FTQ réagissent, car c'est une mesure qui va attaquer directement ses membres. Les jeux de coulisse commencent alors. Comme l'augmentation des tarifs est refusée, pour l'instant, par la Régie de l'énergie, le gouvernement serait bien mal vu de forcer officiellement cette mesure. L'appui public de M. Henri Massé et de sa centrale syndicale serait un bon support pour forcer la Régie à changer d'idée. Peu importe que ce soit les petits contribuables qui doivent en payer la note, pourvu que le cartel syndical conserve ses privilèges. L'existence de ce cartel m'est apparue bien évidente dans le régime d'assurance-médicaments. Les syndicats ont réussi à être exclus du régime pour ne pas contribuer au paiement des médicaments des assistés sociaux. Pourtant, les employés syndiqués sont ceux qui auraient les moyens de partager ces frais. En s'excluant de ce régime, ils laissent le fardeau du financement du régime aux moins bien nanti de la société.
Mon cher Monsieur Massé, je dois vous rappeler qu'en tant que Président d'une importante centrale syndicale, vous avez aussi une responsabilité sociale. Vos prises de position ne doivent pas se limiter à la défense de vos membres. Vous devez aussi tenir compte de la majorité des citoyens qui ne sont pas protégés par une structure syndicale, surtout, ne pas faire d'alliances qui vont à l'encontre de ces derniers.

Votre prise de position dans ce dossier m'apparaît mesquine et intéressée.

Gaétan Yelle Trois-Rivières, Qc

Gaétan Yelle
Trois-Rivières, Qc
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