Mme Karine Parenteau Bonjour, Je vous voudrais apporter une petite correction au texte posté hier, c'est seulement pour préciser une donnée. Vous remerciant de votre attention, Géatan Yelle

Ouverture du 2e Sommet des Peuples- lundi, 16 avril, 2001

C'est dans un environnement de terrorisme politique et d'un état policier que s'ouvre aujourd'hui, à Québec, Le Sommet des Peuples mettant de l'avant les craintes des gens ordinaires face à ce monstre à 3 têtes issu : des gouvernements, de la finance et du commerce. Ce sommet veut montrer les cotés moins attrayants de la zone de libre échange, la ZLÉA. (Free Trade Area of Americas - FTAA)

Les représentants des peuples exposent les craintes face aux négociations secrètes, dirigées en coulisses par le géant américain. À preuve, Cuba est exclus de l'entente, une exigence des É.-U. ; c'est un moyen perfide d'obliger les autres pays, qui jusque là avaient refusé d'appliquer un embargo inqualifiable contre ce petit pays qui tient tête à l'impérialisme américain depuis 50 ans. Cuba est pourtant beaucoup moins totalitaire que la Chine avec qui les É.-U. entretiennent des relations commerciales régulières.

Le scénario est bien rodé, ces trois acteurs savent comment déplacer leurs pions. Pour contrebalancer l'impact de l'ouverture du Sommet des Peuples, M.Laurent Beaudoin, de Bombardier fait l'annonce d'un gros contrat qui doit employer 1000 travailleurs ; c'est tout un "hasard" quand on sait que le gouvernement fédéral vient de lui verser une subvention de 1,7 milliards (à même nos impôts) pour soutirer le contrat à la compagnie Ambrair du Brésil. C'est d'ailleurs ce même M. Beaudoin qui déclarait à grand renfort de publicité, lors des moments critiques du dernier référendum, que Bombardier quitterait le Québec advenant sa séparation du Canada. Le représentant de Bombardier peut porter confortablement l'une des têtes de ce monstre.

De son coté, M. Chrétien sort avec son fonds de charité de 125 millions aux pays du sud, principalement Haïti pour faire croire que la pauvreté est une grande préoccupation des pays riches. La 2e tête du monstre lui va très bien. Le porteur de la dernière tête, la finance, devrait éventuellement se manifester sous peu.

La compagnie Bombardier ne nous fait pas de cadeau ; si elle choisit de construire à Montréal, c'est qu'elle est grassement subventionnée, qu'elle profite d'une main d'oeuvre spécialisée et que comme c'est le cas pour les grosses entreprises elles réussissent toujours à échapper à un taux minimum d'imposition. De plus, elle ne nous fait pas de cadeau parce que tous les employés qui sont au carnet de paye doivent justifier un rendement minimum de 100% s'ils ne veulent pas se retrouver sur le trottoir. Le jour où la compagnie pourra fonctionner à un coût moindre elle ira exploiter la population et le gouvernement du Mexique.

La population doit se mobiliser pour ne pas laisser passer cet événement d'une importance capitale pour les prochaines décennies. L'entente doit prévoir que les pays signataires doivent légiférer pour obliger les entreprises d'import-export ainsi que les empires financiers à contribuer aux charges sociales par un taxe sur leurs activités. Une taxe minimale, sans échappatoire qui devrait être redistribuée aux moins nantis. Il ne faut pas laisser cette responsabilité au bon vouloir des pays plus riches, car les pays se défilent de leurs obligations une fois les ententes signées ; par exemples : les É.-U. qui refusent de respecter les ententes signées à Kyoto sur les normes antipollution. (Avril 2001) Les sociétés qui profitent des ententes de la ZLÉA doivent aussi en assurer les charges sociales. L'accès au libre échange doit être assortis d'un droit d'entrée, les charges sociales. C'est inconcevable qu'elles retirent les profits et laissent les charges sociales aux petits payeurs de taxes. Les ententes devront accepter le principe du droit au partage des profits pour les moins bien nantis.

 

Gaétan Yelle, Cap-de-la-Madeleine, Qc -

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