LA GESTION DES FONDS PUBLICS

- NOS POLITICIENS, DE TRÈS MAUVAIS ADMINISTRATEURS  :

- Comme la plupart des députés sont des personnes qui occupaient des emplois assez bien rémunérés : professionnels et financiers, ils ne connaissent pas ce qu'est administrer un budget familial limité.
- Pour eux, les revenus doivent s'ajuster aux dépenses.

- Comme exemple frappant, je signale l'administration du ministère de la santé : on force l'application d'un régime d'assurance médicaments en annonçant que le taux d'imposition annuel serait au maximum de 175$ par adulte.  Après 2 ans d'application, les mêmes supposés experts qui évaluaient la prime à 175$ constate qu'il faut augmenter à 350$, peut-être un peu plus,  pour l'année 2001.

-On ne considère pas les autres alternatives à l'augmentation des primes, tel que :
- le paiement exclusif des médicaments génériques,
- la distribution de médicament à la fréquence de six ou douze mois pour les personnes
  dont l'état de santé nécessite une médication permanente,
- la fixation de prix uniformes dans toutes les pharmacies de la province, puisque la Régie
  est le client principal de tous ces fournisseurs
- l'achat en gros des médicaments destinés aux hôpitaux

- C'est facile d'administrer de cette façon : " j'arrive pas, j'augmente les taxes"
- On oublie que la plupart des citoyens n'ont pas le pouvoir de s'augmenter de salaire
   comme eux seuls peuvent le faire ; à plus forte raison, les citoyens qui sont à la
   retraite et ceux qui ont un revenu fixe très limité.

- Alors que je travaillais comme agent d'aide sociale, dans les années 1970, j'ai rencontré une dame qui élevait seule ses quatre enfants, dans un HLM.  En arrivant à la cuisine, je remarque que les portes du garde-manger sont cadenassées ; la dame m'explique qu'elle n'a pas le choix si elle veut que les enfants aient de la nourriture jusqu'à la fin du mois.  Je puis vous assurer que cette dame serait un bien meilleure administratrice des fonds publics que Mme Pauline Marois et la plupart de nos administrateurs n'ont aucune idée de ce que veut dire avoir un budget limité puisqu'ils ont toujours eu un gros revenu familial.

- Les seuls choix qu'ils n'ont jamais eu à faire est de savoir s'ils doivent acheter une BMW ou une Mercédes Benz, aller aux Bermudes ou aux Antilles.

- Le principe de base de tout budget sain et logique fixe les priorités sur les besoins de
  base selon les revenus disponibles en évitant les pièges du marketing qui continue
  perpétuellement son lavage de cerveaux.

- NOS POLITICIENS, NE SAVENT PAS FAIRE LES CHOIX  :
- Lorsqu'ils font face à une demande qui implique des fonds publics
- ils ont 2 comportements bien distincts :

1- Si c'est une demande qui touche à la population : santé, éducation, main-d'oeuvre, habitation, la réponse est bien vite trouvée "il n'y a pas d'argent pour ça, il faudrait augmenter les taxes".  On parle de ticket modérateur, de double assurance, de privatisation de services dans la santé, d'utilisateur payeur pour les routes(taxes sur l'immatriculation), pour l'environnement (taxes sur les pneus) etc.
 
2- Si c'est une demande qui vient des grosses compagnies, il ne semble y avoir aucun problème :
- subventions, taux préférentiels sur l'énergie, prêt sans intérêt, congés de taxes pour 10 ans, - régimes fiscaux permettant aux compagnies de reporter le paiement d'impôts dus pendant10 ans,
- prolifération des subventions, fédérales et provinciales, aux compagnies productrices de films et d'émissions pour la télévision qui deviennent une source de matériel bon marché, de qualité et au goût très discutable ; sûrement pas de nature à relever le niveau intellectuel de la population.
- échappatoires fiscales de toutes sortes font que les compagnies reçoivent beaucoup plus du trésor public que ce qu'elles n'y versent.

- Même si en théorie elles ont des taux d'imposition et des charges de toutes sortes sont élevés, dans la réalité, elles ne paient jamais selon les taux prévus à la loi de l'impôt et reportent le paiement des impôts continuellement, elles se fusionnent, disparaissent, réapparaissent sous un autre numéro et elles ne sont jamais incommodées par le fisc au sujet des impôts reportés qui étaient dus.

- De plus, pour ces compagnies, le principe de l'utilisateur ou pollueur payeur n'existe pas.
- Les petits contribuables doivent payer pour contrer la pollution qu'ils ont provoquée(à l'achat de pneus, canettes, etc.)  On n'a qu'à se rappeler les pétroliers qui s'échouent et que les contribuables doivent payer pour la dépollution, parce que le propriétaire a déclaré faillite ou que les héritiers(Irving Petroleum) ont transféré leur fortune aux Antilles pour ne pas payer d'impôts sur la succession.
- Les propriétaires de flottes de camions lourds qui se moquent des lois régissant les charges maximales en période de dégel et même pendant toute l'année.  Ils détériorent les routes à un rythme 1000 fois plus grand qu'un véhicule normal.  Les contrôles sont à peu près inexistants, de plus, les amandes en cas d'infraction sont dérisoires.

- La faillite est beaucoup trop facile pour les grosses compagnies, on ne leur demande aucun compte et elles recommencent leurs activités sous un autre numéro deux mois plus tard.  On efface les dettes d'impôts ; on ne fait pas le lien avec la nouvelle compagnie dont les propriétaires sont les mêmes.

- Par contre, on change la loi pour que "les petits" étudiants ne puisse pas faire faillite.  Ils doivent toujours rembourser leur dette à l'état ; deux poids, deux mesures. Ils s'arrachent les cheveux en criant :
"C'est effrayant qu'un p'tit cul puisse fourrer le gouvernement".
 
- Comme nos administrateurs ne peuvent pas administrer convenablement, on devrait alors
leur fixer des balises ; adopter une loi qui établit le principe du "budget base zéro" (zero point budgeting)

- Respecter le principe "budget base zéro" dans la préparation des prévisions budgétaires, i.e. que l'on doive prouver la nécessité de chaque dépense que l'on place au budget à compter du premier dollar dépensé, qu'il n'y ait aucun poste d'acquis ; on doit justifier toutes les dépenses et prouver qu'il n'y a pas d'alternative plus économique.  Ce principe devrait s'appliquer à toute la structure gouvernementale qui devrait couper dans les dépenses inutiles avant de penser à couper dans les services à la population ; remettre en questions les structures actuelles qui déresponsabilise complètement l'administration publique.

- Par exemple dans le système hospitalier : il y a la structure des RRSSS qui décident de tout dans la gestion des services hospitaliers, avec des pseudo-consultations.  Cette structure permet au gouvernement de se laver les mains en cas de critiques sur la mauvaise gestion des fonds publics, car c'est la régie qui décide, en principe, après consultation réelle du milieu ; comme la régie est créature du gouvernement, qu'elle n'est pas élue ni imputable de sa mauvaise gestion, il n'y a donc personne de responsable.

- C'est le système idéal qui provoquer le gouffre sans fond de nos finances
  publiques.

- UNE AVENUE À ÉTUDIER, PRIVATISER L'ADMINISTRATION PUBLIQUE

- Nos administrateurs publics sont les pires gestionnaires que nous puissions imaginer parce :

- qu'ils sont liés par les financiers qui les ont fait élire.
- qu'ils ne sont imputables de rien et qu'ils gardent leur poste et une bonne pension,
  quoiqu'il advienne.
- qu'ils n'ont aucune objectivité lorsqu'il s'agit de dépenser pour atteindre un idéal ou
  objectif politique (ex : la souveraineté).

- À voir l'efficacité de nos administrations, nous devrions imaginer un système de
  gestion des fonds publics par des non-politiciens, des organismes privés qui
  seraient imputables de leur administration aux élus, au pouvoir et dans
  l'opposition.  De plus, leur runération serait établie en rapport avec l'efficacité de leur
 gestion selon des standards fixés par une firme indépendante du même genre que celle
 qui fixe les normes ISO.

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