COLLUSION DES MÉDIAS AVEC LA FINANCE ET LA POLITIQUE

- Les responsables de l'information sont complices des régimes politiques, ne posent pas trop de questions et oublient très vite les gaffes des administrateurs.  Ils sont beaucoup plus actifs sur la confrontation des acteurs socio-économiques à qui ils tentent de faire perdre toute crédibilité par toutes les tactiques, plus ou moins acceptables.  Les questions en rafales avec lesquelles ils tentent de piéger leur interlocuteur.

- Un autre exemple flagrant se produit lors de la présentation du rapport du vérificateur général. Ce dernier signale souvent des irrégularités, gaspillages, maquillage des rapports comptables, malversations de toutes sortes ; la presse écrite et la télévision signalent le fait dans un entrefilet, comme un fait banal, qu'on oublie le lendemain, il n'y a aucune pression d'exercée sur les responsables.

- On utilise toutes sortes de subterfuges pour détourner l'attention du public des vrais problèmes ; les prétendus sondages, les quêtes opinions sur la rue et les tribunes sur des sujets brûlants.  On manipule habilement ces tribunes pour influence la masse qui n'est pas très informée ou indifférente.  C'est souvent le cas des projets qui font l'objet de "fuites planifiées" de la part d'une administration qui ne veut pas avoir l'air de mousser un projet particulier ou le trouve trop dégueulasse pour le présenter directement.  Si la rumeur ne fait pas trop de remous dans la population, elle sort le projet en laissant voir qu'elle y était un peu obligée, compte tenu des circonstances  ; si le projet est trop controversé, elle déclare solennellement que ce n'était pas un de ses projets ou que ce n'était qu'un document de travail destiné aux fonctionnaires.
- Très curieusement,  le journaliste ne vérifie pas ces sources avant de partir la machine à rumeurs.

- Une presse contrôlée :  2001-03-09
- Ce contrôle n'est pas du type dictature, il est encore plus subtil, c'est la finance qui tient la laisse du commentateur.  Ce dernier sait très bien jusqu'à quelle distance il peut s'éloigner sans ressentir un contrecoup sur la laisse.

- Avec la concentration des médias : Québécor et les autres groupes qui possèdent la majorité des journaux, magazines et des stations de télé, l'information est fortement dirigée, les médias mettent en vedettes les initiatives des gros financiers et passent sous silence les abus de pouvoir et les actes répréhensibles de ces empires financiers.

- Comme les administrations gouvernementales sont les créatures du monde de la finance, il va de soi que l'entraide mutuelle est nécessaire pour imposer leur suprématie(gouv. et finance) sur la population.  Les compagnies maintiennent leurs marionnettes au pouvoir et en retour les administrateurs manipulent les lois de l'impôt de manière à toujours augmenter le rendement des actions de ces compagnies, par des lois injustes et des échappatoires fiscales faites sur mesure pour ces collaborateurs. 2001-03-09

- Une bonne illustration de ce contrôle de l'information vient de se produire.  La société de transport de la ville de Montréal a négocié l'exclusivité de distribution d'un journal remis gratuitement aux usagers ; un moyen d'informer la population qui ne peut pas se payer un quotidien. Québécor réplique avec sa version gratuite et intente des procédures de contre la CTCUM qui ose lui enlever son monopole de l'information. C'est comme si la compagnie Coke actionnait les universités qui ont négocié des contrats d'exclusivité avec Pepsi en arguant qu'il s'agit d'une institution  publique, et de ce fait, doit demeurer soumise à la manipulation de la finance.  2001-03-12

- Un autre bel exemple de collusion se produit à Québec à l'occasion du sommet des Amériques.  Il faut voir le branle-bas médiatique pour créer le climat de terreur autour des manifestants qui veulent manifester pacifiquement lors du sommet.  Les gouvernements investissent plus de 100 millions pour bâtir une muraille barbelée de 3 mètres de hauteur pour entourer le secteur où doivent se réunir les comploteurs.  De plus, ils lèvent une armée de 6000 policiers armés jusqu'aux dents pour écraser toute manifestation de désapprobation de la part de la population.

- Au cours de son entrevue, "Maisonneuve à l'écoute" (2001-03-28) avec des dirigeants opposés à la mondialisation(CLAC et SalAMI), l'animateur tente de les mettre en boite par des questions et insinuations qui tendent à propager le climat de terreur commandé par les dirigeants pour justifier les éventuelles répressions sauvages de son armée. (01 03 29)  M. Maisonneuve argumente qu'ils peuvent faire valoir leur opposition par les voies démocratiques, alors que la conférence est à huis clos et que les documents doivent demeurer secrets.  De plus, les représentants de la population n'ont pas droit au chapitre, sauf les représentants de centrales syndicales, bons collaborateurs avec le gouvernement, qui sont invités à présenter un point de vue très mitigé sur le sujet et en plus, dans un sommet parallèle qui n'aura aucun écho aux séances officielles. (01 03 29)

- Le gouvernement du Québec s'est opposé au ZLÉA, pas parce qu'il désavouait les principes de base, mais parce qu'il était exclu des discussions ; tout comme les syndicats, on collabore à condition de pouvoir en retirer des avantages "personnels"(le syndicat ou le parti québécois).  On se soucie peu des laissés pour compte, des exclus.  Par ailleurs, je trouve que l'on fait une grande faveur à Cuba en l'empêchant de monter dans ce cirque de la haute finance ; il pourra continuer de garder le contrôle de ses orientations politiques.

VOIR AUSSI : La zone de Libre Échange des Amériques  <>  La Zléa et la ZlecpLa zléa et la zlecp

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