L'ASSURANCE MÉDICAMENTS

- LA PHASE CACHÉE DU RÉGIME :

- Les personnes qui participent obligatoirement au régime doivent payer la prime des assistés sociaux, alors qu'ils sont déjà taxés pour assurer les services de ces derniers dans le budget d'aide sociale.

- Tout en étant d'accord avec le principe de donner aux plus démunis les mêmes services que profitent les mieux nantis ; le principe d'équité exigerait que le gouvernement verse la prime au régime d'assurance, à même le budget d'aide sociale s'il veut que les prestataires profitent du régime d'assurance. De toute manière, le budget alloué à l'aide sociale n'a pas été réduit suite à cette mesure ; ça fait plus de marge de manoeuvre pour le gaspillage et le patronage et une double taxation.

- Une autre iniquité du régime réside dans le fait que les travailleurs organisés et syndiqués ne contribuent pas à la charge des assistés sociaux, puisqu'ils ont un plan privé d'assurance ; ce sont pourtant ceux qui sont plus en mesure d'y contribuer.

- Le favoritisme politique qui fait que la ministre permet d'inscrire sur la liste des médicaments couverts des médicaments qui coûtent 5 fois plus cher que les médicaments génériques.  (Pour favoriser les compagnies qui se sont installés dans la région de Montréal, suite à des pressions politiques)

- En principe, une compagnie d'assurance couvre toujours les services disponibles, de même qualité, à un tarif comparatif ou au moindre coût ; elle ne fait pas de patronage avec les primes des clients.

- L'obligation de faire renouveler sa prescription à chaque mois engendre des coûts inadmissibles(frais du pharmacien) surtout pour les personnes âgées qui souffrent de maladie permanentes et pour lesquelles le médecin a donné une prescription pour un an.  Souvent, le coût du format de 100 comprimés est moins dispendieux que celui de 30 comprimés.

- Puisqu'il est le seul client(monopole), le gouvernement serait en mesure de négocier des prix avantageux auprès des fabricants, ce qui est loin d'être le cas actuellement.

- Pour les personnes souffrant de maladies chroniques, les médicaments pourraient être fournis par les centres hospitaliers ou les CLSC, sans avoir à payer des frais aux pharmacies privées. (pour 1 an ou six mois ; ces personnes doivent se présenter régulièrement aux hôpitaux, de toute façon ).

- Il faudrait établir un système de représentation des utilisateurs(assurés) sur le comité d'administration du régime pour éviter les manigance et les ingérences politiques dans la prise de décision sur la couverture offerte par le régime.  Actuellement, c'est le ministre qui régit tout(par le biais des fonctionnaires).  Une situation anormale selon le principe :"No taxation without représentation" ; principe qui veut que l'on ne puisse pas taxer des gens, s'ils n'ont pas un mot à dire dans l'administration.  La justification du vote aux 4 ans n'est pas valide ; ça ne donne pas carte blanche aux élus sur tous les plans et sans restriction.

- Les élus doivent se rappeler qu'ils sont les mandataires des électeurs et cesser d'agir comme des dictateurs.

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