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16 novembre 2009
Commentaires Ciné, Arts &
Culture!
D.I. où la culture nous émeut!

www.societascriticus.com/DIculture.html
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que cela entraîne des différences de lecture selon les appareils utilisés, car
le caractère fut grossit pour le texte, mais réduit pour les notes et certains
hyperliens.
D.I. a Vu! (Ciné, Théâtre
et quelques annonces d’événements)
Documents à ne pas taire!
(Notre section documentaire)
D.I. Arts et Culture
(Communiqués et reportages Arts et Culture)
Toutes
nos archives sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada
Revue Societas Criticus à Bibliothèque et
Archives nationales du Québec
Révisé le 7 novembre 2009
Dans les commentaires cinés, de
théâtres ou de spectacles, les citations sont rarement exactes, car même si
l’on prend des notes il est rare de pouvoir tout noter exactement. C’est généralement l’essence de ce qui est
dit qui est retenue, pas le mot à mot.
On
ne fait pas dans la critique, mais dans le commentaire, car, par ma formation de
sociologue, le film est un matériel et nourrit une réflexion qui peut le
dépasser. Certains accrocheront sur les décors, les plans de caméra, le jeu des acteurs ou la mise en scène, ce
qui m’atteint moins. Moi, j’accroche sur les problématiques qu’il montre et les
questions qu’il soulève. Le film est un matériel sociologique; un révélateur
social, psychosocial, socioéconomique ou sociopolitique. C’est ainsi que pour
de très bons films selon la critique, je peux ne faire qu’un court texte alors
que sur des films décriés en cœur, je peux faire de très longues analyses, car
le film me fournit davantage de matériel. Je n’ai pas la même grille, le même
angle, d’analyse qu’un cinéphile. Je prends d’ailleurs des notes durant les
projections de presse que je ne peux renier par la suite, même si je discute
avec des confrères qui ne l’ont pas apprécié de la même manière que moi, Je
peux par contre comprendre leur angle. J’encourage donc le lecteur à lire
plusieurs points de vue pour se faire une idée plus juste.
Peut être suis-je bon public aussi
diront certains, mais c’est parce que je prends le film qu’on me donne et non
celui que j’aurais fait, car je ne fais pas de cinéma, mais de l’analyse
sociale! (Je me demande parfois ce que cela donnerait avec une caméra cependant.)
Faut dire que je choisis aussi les films que je vais voir sur la base du résumé
et des « previews », ce qui fait que si je ne saute pas au plafond à
toutes les occasions, je suis rarement déçu. Lorsque je ne suis pas le public cible, je l’écris
tout simplement. Si je n’ai rien à dire ou que je n’ai pas aimé, je passerai
mon tour, car pourquoi je priverais le lecteur de voir un film qui lui
tente. Il pourrait être dans de
meilleures dispositions pour le recevoir que moi. Alors, qui suis-je pour lui
dire de ne pas le voir? Une critique, ce n’est qu’une opinion après tout. Une
indication qu’il faut savoir lire, mais jamais au grand jamais une prescription
à suivre à la lettre. C’est d’ailleurs pour cela que je fais du commentaire et
non de la critique.
Michel Handfield, d’abord et avant
tout sociologue.
2 octobre
Je te mangerais. Un film de Sophie Laloy
IT MIGHT GET
LOUD au cinéma AMC Forum!
CLIENTE, un film de Josiane Balasko
« THE BOYS ARE BACK
» de Scott Hicks
« BRIGHT STAR »
(MON AMOUR), DE JANE CAMPION
Capitalism: a love
story de Michael Moore
ZOMBIELAND – Version française
9 octobre
« JE L’AIMAIS », DE ZABOU
BREITMAN AVEC MARIE-JOSÉE CROZE et DANIEL AUTEUIL
HAEUNDAE, UN DES PLUS
GRANDS SUCCÈS COMMERCIAL DE L’HISTOIRE DU CINÉMA CORÉEN
13 octobre (DVD)
LES GRANDES PERSONNES, un
film d’Anna Novion
16 octobre
THE DAMNED UNITED. À
l’affiche au cinéma AMC Forum!
LAW ABIDING CITIZEN / UN HONNÊTE CITOYEN
A SERIOUS MAN
23 octobre
An education
ASTRO
UN ANGE À LA MER
MICHAEL JACKSON:
THIS IS IT! Jusqu’au 3 décembre!
30 octobre
MICHAEL JACKSON'S
"THIS IS IT" TO BE PRESENTED IN THEATERS AROUND THE WORLD
BY SONY PICTURES ENTERTAINMENT AND SONY MUSIC
ENTERTAINMENT
-Film Drawn From
Legendary Entertainer's Last Rehearsals and Behind-The-Scenes Footage Will Be
Released in High Definition with Digital Sound
LES BEAUX GOSSES DE RIAD SATTOUF
6 novembre
LA DONATION DE
BERNARD ÉMOND (www.ladonation.com)
LOVE AND SAVAGERY au cinéma AMC Forum!
THE FOURTH KIND (Le quatrième type)
THE MEN WHO STARE AT GOATS de Grant Heslov (Les hommes
qui regardent les chèvres)
STILL WALKING de
HIROKAZU KORE-DEA au Parrallèle
10 novembre (DVD)
TUDORS 3
NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT
13 novembre
« MARY & MAX » DE ADAM ELLIOT
« L’ARMÉE DU CRIME » DE ROBERT GUÉDIGUIAN
PIRATE RADIO
/ RADIO PIRATE
17 novembre (DVD)
UN TROISIÈME DVD DES TÊTES A CLAQUES AVEC 45 NOUVEAUX
CLIPS
20 novembre
LA SAGA TWILIGHT : TENTATION (NEW MOON)
Fais-moi plaisir
Musée Haut musée Bas de Jean-Michel Ribes
« WELCOME »
BAD LIEUTENANT:
Port of Call New Orleans de Werner Herzog
LAST TRAIN HOME (LE DERNIER TRAIN), de Lixin Fan
PLANET 51 / PLANÈTE 51
INSIDE HANA’S SUITCASE
L’art en action de Magnus Isacsson. Un film sur l’ATSA
(ACTION TERRORISTE SOCIALEMENT ACCEPTABLE)
Du 11 au 21 novembre 2009
13 novembre
ANTICHRIST,
DE LARS VON TRIER
20 novembre
« WELCOME », DE PHILIPPE LIORET
27 novembre au 3 décembre 2009 :
Festival du Film Brésilien de Montréal (2009) www.brazilfilmfest.net/index.htm
« NUAGES SUR LA VILLE » DE SIMON GALIERO
4 DÉCEMBRE
« POUR TOUJOURS… LES CANADIENS » : www.pourtoujourslescanadiens.com.
11 décembre
« NOÉMIE : LE SECRET » www.noemielesecret.com
18 décembre
« THE YOUNG VICTORIA »
5 février 2010
Dear John
février 2010
Envoyés très spéciaux, de Frédéric Auburtin avec
Gérard Jugnot et Gérard Lanvin
(Vu des conflits
de codes et de versions, nous avons remplacé les communiqués réguliers de
certaines salles par des hyperliens, car nous avons dû refaire toute cette page
récemment dû à un bug d’hyperliens!)
lecinema.ca:
www.lecinema.ca/
Média Films: http://mediafilm.ca/
En primeur : www.enprimeur.ca
Allo Ciné! http://www.allocine.fr/film/
Tous nos liens ciné, arts et culture : www.societascriticus.com/DIculture.html
Pour les liens suivants, cliquez sur les images!
Body Double : œuvres de Brice Dellsperger
À la Cinémathèque québécoise
Montréal, le 16
novembre 2009 – La Cinémathèque québécoise est fière de recevoir le cinéaste
parisien Brice Dellsperger, le 26 novembre à 19 h, dans le cadre d’une tournée canadienne,
présentée par SAW Vidéo, en collaboration avec Espace Vidéographe. L’artiste
novateur sera présent pour la projection de la série Body Double, qui
sera suivie d’une rencontre avec le public animée par le commissaire
indépendant Philippe Hamelin.
La série intitulée Body
Double inclut 20 œuvres qui réinventent des scènes tirées de films cultes
tels que A Clockwork Orange, Return of the Jedi, Saturday Night Fever, My
Own Private Idaho, Twin Peaks et Eyes Wide Shut. Dellsperger extrait
et réarrange des clips de la trame sonore originale et utilise un ou deux
acteurs pour jouer tous les rôles du film et remet en question la
représentation des rapports de force qui existent entre les sexes dans le
cinéma hollywoodien. Dans Body Double 22 (2009), une reconstruction du
film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick,
tous les rôles sont joués par l’acteur et artiste visuel français Jean-Luc
Verna, offrant ainsi un portait des sexes inattendu mais triomphant. Pour Body Double 16 (2003), par exemple,
les relations entre les personnages des films originaux – A Clockwork Orange
de Stanley Kubrick et Women in Love de Ken Russell – sont
embrouillées par la discordance entre l’amour, le désir et la haine pouvant
mener à la violence.
La réputation
internationale de Dellsperger s’est construite grâce à ses projections,
conférences et expositions en Suisse, aux États-Unis, en Autriche, en Russie,
au Brésil, en Turquie, en Italie, en France et maintenant au Canada. En 2002,
l’exposition incontournable de l’artiste à la Team Gallery de New York fut
considérée comme un immense succès par plusieurs critiques. Les œuvres de
Dellsperger ont également été présentées dans plusieurs musées en passant
par le Sammlung Goetz de Munich, le Museum of Modern Art à New York, le Fonds
Régional d’Art Contemporain à Poitou-Charentes et Puteaux. Actuellement,
Dellsperger est galeriste à Air de Paris et enseigne à l’École Nationale
Supérieure des Arts Décoratifs à Paris.
Body Double sera
également présenté en première mondiale au Festival du cinéma et de la vidéo
LGBT d'Ottawa-Gatineau Inside Out de 2009, le 23 novembre.
Pour tous les détails
sur la programmation : www.cinematheque.qc.ca.
Pour en connaître
davantage sur Brice Dellsperger : www.bricedellsperger.com
La Cinémathèque
québécoise est le musée de l'image en mouvement, à Montréal. Organisme à but
non lucratif, la Cinémathèque est un lieu de diffusion dont la mission est
de collectionner, conserver, documenter et interpréter des œuvres du cinéma, de
la télévision et des nouveaux médias afin de les mettre en valeur dans une
perspective historique, artistique et pédagogique.
QUATRE COURTS MÉTRAGES À L’AFFICHE
AU CINÉMA BEAUBIEN
Montréal, 12 novembre 2009 - Le
Cinéma Beaubien présentera quatre courts-métrage à compter de vendredi 13
novembre. Si un des objectifs énoncés en
2001 au moment de la reprise des opérations du Cinéma Beaubien était de
présenter beaucoup de courts métrages, la réalité en était tout autrement
surtout par manque de films disponibles en 35mm.
C’est pour pallier à cela que le
programme POURQUOI PAS UN COURT? a été mis en place il
y a un an maintenant, ce qui a permis à 12 films de faire le tour de la
province, dans 12 cinémas et d’être vus par plus d’un million de
spectateurs. On présentera donc
BELLE-MAMAN de Simon Lamontagne et Sébastien Trahan comme dernier film de la
première série au Cinéma Beaubien.
On présentera aussi LE TECHNICIEN
de Pierre Collin et Simon-Olivier Fecteau, DANSE MACABRE de Pedro Perez et
TRAIN EN FOLIE de Cordell Barker.
Devant le succès de l’expérience
d’offrir des courts métrages aux cinéphiles, une nouvelle série de films sera
présentée en 2010 dans plusieurs salles du Québec. Les films sélectionnés pour la deuxième
saison de POURQUOI PAS UN COURT? seront annoncés au
cours des prochaines semaines.
Rosa Barba's Outwardly from
Earth's Centre (2007) tells
the story of a fictitious society founded on an unstable piece of land in
danger of disappearing. Given the circumstances the population is required to
take collective action to secure the survival of their society. Through reports
from supposed experts the work poses as a beautiful documentary of a community
under threat while delivering an abstract, if slightly absurd, study of
collective struggle and vulnerability.
The evening will commence with a presentation by independent curator
Catherine Dean who recently curated the exhibition The Boundary Layer for
The Prairie Art Gallery in Grande Prairie, Alberta which included work by Rosa
Barba amongst others.
www.rosabarba.com
Rosa Barba is represented by carlier | gebauer
Three Course Menu
First course choices are:
Acorn squash soup, with nut meg cream fraiche
or
Shredded duck confit and warm mushroom salad
Second course choices are:
Pan roasted sea bream, sweet pea, cabbage, bacon, fingerling hash. Mustard
vinegarette
or
Pork loin with whiskey maple baby carrots, horseradish mash, apple rosemary
bacon jus
Third course choices are:
Maple pound cake sundae, walnut brittle, vanilla ice cream
or
Espresso triple chocolate brownie.
Until then,
Maryse Larivière and Robin Simpson
Pavilion Projects
Special thanks to Corinn Gerber.
Upcomming/À Venir
Screening and Dinner / Projection et repas
Eve K. Tremblay: Becoming Fahrenheit 451
December 4 décembre, 7pm
Dépanneur Le Pick Up
7032 Rue Waverly, Montréal
evektremblay.com
In collaboration with / En collaboration avec: Galerie Donald Browne
Download the
MTL ART MAP / Téléchargez MTL ART MAP
MUNICH
INTERNATIONAL is pleased to announce the call for entries for next year's short
film festival which will take place from June 17th through 23rd of 2010. The
festival will showcase the world's best contemporary short films at the
historical Gloria Filmpalast in the heart of the Bavarian capitol.
Submissions
are open to non-German language films of all genres (fiction, animation,
documentary, experimental, etc.) from any nation of the world. Films must not
have been shown in Bavaria at a festival, in a theatre or on Bavarian
television before, and must not exceed a length of 15 minutes. All non-English
films must have English subtitles. The festival only screens 35mm prints and
progressive HD data files. The deadline for submissions is February 28, 2010,
but we kindly ask that you send your film in as soon as possible rather than
waiting until the deadline. Please check the complete submission requirements
at http://www.muc-intl.de
To submit
a film, please register at reelport.com – after registering, you will be guided
through the necessary steps, from the entry of simple data requests to the
automatic upload of a video file. You may also send a DVD preview copy to the
address mentioned on the reelport website. Please do not send your preview copy
directly to the festival.
Please
feel free to share this information with anyone who may wish to submit a film.
Thanks in advance for your interest and collaboration. We are looking forward
to meeting you in Munich in June 2010!

D.I. a VU! (Ciné et Théâtre)
11/6
LA FLÛTE ENCHANTÉE
(Opéra)
Deux films pour éclairer nos débats actuels: Fausta et la journée de la jupe!
Trois films vus au
Festival du Nouveau Cinéma 2009
11/5
Taillés dans une autre
époque : Coco et Valentino!
Spécial FFM : Voir le numéro maintenant en bibliothèque : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1945365
11/6
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
_____________
A l’affiche le 20 novembre
Après Un baiser s’il vous plaît,
Emmanuel Mouret est de retour avec Fais-moi
plaisir, qu’il a aussi écrit et
réalisé. Rappelons que ses films Vénus et
Fleur et Changement d’adresse ont
respectivement été présentés en 2003 et 2006 à la Quinzaine des Réalisateurs du
Festival de Cannes. Le film sera présenté en ouverture du festival Cinémania le
5 novembre, avant de prendre l’affiche le 20 novembre.
Outre Emmanuel Mouret, Fais-moi
plaisir met en vedette Judith Godrèche, Déborah François, Frédérique Bel,
Dany Brillant et a profité de la participation amicale de Jacques Weber.
Ariane est
persuadée que son compagnon Jean-Jacques fantasme sur une autre femme. Pour
sauver son couple, elle lui demande d’avoir une aventure avec celle-ci pensant
qu’il s’agit du meilleur remède pour le libérer. Lorsque Jean-Jacques se rend
chez cette femme qu’il connaît à peine, il ne sait pas encore qu’il s’agit de
la fille du Président de la République…
Originaire de Marseille Emmanuel
Mouret réalise un premier court-métrage à l’âge de dix-neuf ans, avant de
monter à Paris. Il se lance dans le cinéma en commençant comme assistant régie
et mise en scène pour divers films publicitaires, il prend également des cours
d’Art Dramatique au Conservatoire du IXe arrondissement à Paris.
S’étant plongé dans l’écriture au travers de manuels, il est reçu à la FEMIS
dont il sort diplômé en 1998 en section réalisation.
La même année, il tourne le moyen-métrage Promène
toi donc tout nu. Avec Fais-moi
plaisir, il signe son 5e long-métrage.
Fais-moi plaisir est distribué par K-Films
Amérique et prendra l’affiche dans plusieurs salles au Québec dont, avec
sous-titres anglais, au Forum. Il a aussi ouvert Cinémania.
Commentaires
de Michel Handfield (15 novembre 2009)
On est dans une comédie romantique qui joue sur la différence entre
l’amour au masculin et au féminin. Il y a là une porte largement ouverte à
nombre de qui-propos! Cela nous place dans une comédie psycho-philosophique si
on ne prend que le dialogue, mais on est dans une comédie de situation au
niveau du non verbal. J’ai souvent pensé aux films de situations des années
1930; à l’époque de « Laurel et
Hardy »! De grands bouts, je me sentais comme dans un ancien film
muet, où le non verbal disait tout! Cela prend un excellent jeu, car c’est
l’émotion, le regard et le geste qui fait passer le contenu. C’est
particulièrement le cas quand on suit Jean-Jacques hors de son milieu, soit chez la fille du Président de la
République, et qu’il perd tous ses moyens en même temps que tous ses repères!
Un film sur le désir et la rétention (sociale,
sexuelle et psychologique) qui se situe au point de jonction entre la
philosophie et le théâtre de variété!
_____________
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
_____________
LA FLÛTE ENCHANTÉE de Wolfgang Amadeus Mozart
30
ANS ET ENCORE L’ENCHANTEMENT !
Salle
Wilfrid-Pelletier, Place des Arts
7,
11, 14, 16, 19 novembre 2009 à 20 h & 21 novembre 2009 à 14 h
Genre : Singspiel
(opéra comique)
Structure :
En deux actes
Langue :
En allemand avec surtitres français et anglais
Livret :
Emanuel Schikaneder (d’après Lulu ou la
flûte enchantée de Christoph Martin Wieland)
Création :
Vienne, Theater auf der Wieden, le 30 septembre 1791
Production : San Francisco Opera
Dernière production à la compagnie : mars 2003
PréOpéra -
conférence sur l’œuvre, donnée par le musicologue Pierre Vachon avant chaque
représentation, à 18 h 45 (soirée) ou 12 h 45 (matinée), au Piano Nobile de la
PDA.
Tous
les opéras sont présentés en langue originelle, avec surtitres bilingues
projetés au-dessus de la scène.
Argument :
Le prince Tamino, menacé par un énorme
serpent, est sauvé par trois dames voilées. Arrive l’oiseleur, Papageno, qu, se
prétend être le sauveur. Pour son mensonge, il se fait poser un cadenas sur la
bouche par les dames. Celles-ci montrent à Tamino le portrait d’une jeune
femme, Pamina, fille de la Reine de la Nuit, et il s’en éprend aussitôt. La
Reine donne pour mission au prince de sauver sa fille, prisonnière de Sarastro,
le grand-prêtre d’Isis et Osiris. S’il y parvient, il pourra l’épouser.
Accompagné de Papageno, il se met à la
recherche du palais de Sarastro. Pour les aider dans leur combat contre les
forces maléfiques, le Prince a reçu une flûte enchantée alors que l’oiseleur a
reçu des clochettes magiques. Mais, la Reine de la Nuit se révèle être
l’incarnation du Mal et Sarastro un gardien du Bien. Tamino devra affronter de
nombreuses épreuves – garder le silence, traverser l’eau et le feu – avant de retrouver Pamina et d’être initié au culte
sacré. Quant à Papageno, il échouera sur la voie de la sagesse mais trouvera
néanmoins sa Papagena.
ET
LA MAGIE OPÉRA… j’en fus témoin!
Commentaire
de Michel Handfield avec appui sur les documents reçus! (15 novembre 2009)
D'abord, le spectacle s’ouvre sur une large plage
musicale, mettant en vedette la musique de Mozart et l’orchestre. Dans la
fosse, l’Orchestre Métropolitain et
le Chœur de l’Opéra de Montréal,
dirigés par le Québécois Alain Trudel. Mozart étant Mozart, c’est une occasion
pour les amateurs de musique classique d’oser l’opéra ne serait-ce que pour la
musique! Après, l’opéra de Montréal saura bien les séduire, surtout avec cette
production. L’assistance a d’ailleurs réagit plus qu’à l’habitude à cette
prestation, car il y avait de quoi de magique en commençant par les costumes et
les décors de David Hockney. Ainsi, quand on a eu droit aux animaux, il
y eut des ha et des ho dans l’assistance! Le public a réagit là et ailleurs,
car la mise en scène venait chercher notre cœur d’enfant à bien des endroits.
Je dirais que cet opéra se situe quelque part
entre le théâtre et le dessin animé! Puis, les décors, nombreux,
travaillés et parfois très colorés,
participent à cette image de BD! Un opéra qui pourrait ainsi servir à
initier les jeunes. Le « casse
noisette » de l’opéra de Montréal.
On a aussi donné un côté moderne au jeu. A titre
d’exemple, je pense aux clochettes de
Papageno, un genre de xylophone, parfois portées et jouées comme s’il
s’agissait d’une guitare électrique. Rien dans la démesure cependant, mais tout
dans la démarche artistique! On doit ici
remercier le metteur en scène canadien Kelly Robinson, rompu aux œuvres
lyriques et théâtrales, pour avoir ainsi mis en lumière l’univers fantastique
et les nombreux symboles que contient cette œuvre. Quant aux éclairages, ils
sont signés Anne-Catherine Simard-Deraspe.
La flûte
enchantée met en scène une
distribution presque entièrement canadienne avec la soprano Karina Gauvin dans Pamina; la soprano colorature Aline
Kutan dans la reine de la Nuit; le ténor John Tessier en
Tamino; le baryton Aaron St-Clair Nicholson en Papageno; et la basse Reinhard Hagen en
Sarastro dans la distribution de cette production du San Francisco Opera
reprise à Montréal.
Die
Zauberflöte (« La flûte magique » ou « la
flûte ayant un pouvoir d’enchantement »), est un opéra comique en deux
actes, donné en allemand sur un livret d’Emanuel Schikaneder (1751-1812),
acteur, metteur en scène et directeur du Theater
auf der Wieden de Vienne. Il programma plusieurs opéras de Mozart à son
théâtre et c’est lui qui avait convaincu le grand Wolfgang d’écrire La flûte enchantée pour son théâtre
populaire de la banlieue de Vienne.
Théâtre populaire, cet opéra l’est aussi à la salle Wilfrid-Pelletier. Nous
l’avons vu : l’enchantement des spectateurs s’entendait dans la salle. Le
jeu des chanteurs, les costumes et les décors y sont tous pour quelque chose,
car cet opéra est un beau tout!
Conte symbolique, baignant dans un univers féerique et
fantastique avec le Prince; l’oiseleur; la Reine de la nuit, déesse du mal; et
Sarastro, le grand-prêtre d’Isis et
d’Osiris et aussi gardien du Bien. A souligner la prestance de Reinhard Hagen
dans ce rôle de Sarastro. La flûte enchantée est donc un conte
symbolique entre le bien et le mal; les hommes et les femmes! Sous des airs de
conte de fée on pénètre dans la symbolique psychosociale, avec des hommes qui
se disent chevaleresque, mais qui sont rarement aussi braves qu’ils ne le
prétendent, et des femmes qui les manipulent sans en avoir l’air! On y découvre
que la séduction peut être une arme terrible quand elle sait aiguiser le désir.
On peut facilement être aveuglé par une belle image! Le Prince le fut par
l’image de Pamina, fille de la Reine de la Nuit, de laquelle il s’éprit
aussitôt qu’il la vit comme on l’est encore d’une voiture, d’un portable ou
d’un jeans que les publicitaires savent présenter comme étant in! Comme on est
dans une société de l’image (1), cet opéra nous touche profondément.
C’est ainsi que nos braves partent à l’aventure sans
savoir de quoi il en retournera, sur une simple image et une promesse de
bonheur! On manipule encore les hommes ainsi aujourd’hui, avec une image de la beauté féminine et la promesse d’une poitrine généreuse et
réconfortante! Combien tombent encore pour un peu de silicone, et pas des
moindres? Même des manipulateurs
aguerris de promesses vides, comme des politiciens, tombent encore sous
le pouvoir de ces charmes féminins reconstruits! Ce n’est pas pour rien que
certaines femmes se font siliconer, car elles en usent comme d’une arme de
Pouvoir; parfois de destruction massive!
Mais, si les hommes tombent pour les charmes charnels
féminins, les femmes ne se portent plus dans l’espoir d’avoir un homme
attentionné et romantique! Le beau parleur est souvent roi au rayon de la
séduction! Méfiez vous alors des rusés de l’amour et de la finance, car ils se
ressemblent et n’en ont que pour votre bien! A leur profit bien entendu. C’est
là que cette phrase prend tous son sens :
« Si tous les menteur avait un cadenas sur
bouche, l’amour et l’harmonie règneraient enfin! »
La séduction c’est le « baratinage » chez l’homme et le fardage chez la femme. Des
armes différentes pour une lutte de pouvoir dont l’enjeu est finalement de
trouver l’amour. Autrefois, on aurait parlé d’amour véritable dans le but
d’accomplir leur destinée, soit se reproduire et assurer leur descendance.
Aujourd’hui, c’est quelque peu différent. Ce peut toujours être cela, mais
l’amour se décline en plusieurs produits maintenant, allant de l’amour pour le
plaisir, l’amour d’un soir, à l’amour romantique d’une vie! Mais, le rêve de
l’amour d’une vie est toujours enfoui quelque part dans nos subconscients et
c’est ce qui vient tant nous chercher dans cet opéra.
Le prince Tamino
passera finalement toutes les épreuves, par Otis et par Osiris, avant
d’enfin trouver Eros! Mais, ces épreuves sont autant une initiation pour atteindre
la belle que pour le faire devenir un homme digne de mériter sa princesse.
Bref, la flûte enchantée, une représentation symbolique du passage à l’âge
adulte. De quoi intéresser le public adolescent aussi.
DISTRIBUTION :
Tamino
John Tessier, ténor (Canada)
Sur
les scènes internationales de l’opéra, du concert et du récital, John Tessier
retient l’attention et s’attire des éloges pour la beauté et la franchise de sa
voix, son style raffiné et sa grande polyvalence. Il a travaillé sous la
baguette de plusieurs chefs renommés et paru sur des scènes prestigieuses
telles le New York City Opera, l’Edmonton Opera, l’Austin Lyric
Opera, l’Opéra de Québec, le Glimmerglass Opera, le Calgary Opera, le Vancouver
Opera, Opera Lyra Ottawa, l’Arizona Opera, l’Opéra de Montréal et l’Opera
Company of Philadelphia. Au cours de la saison 2008-2009, il s’est produit
notamment dans les rôles d’Almaviva (Le
barbier de Séville) au English National Opera, le
Pilote (Le vaisseau fantôme) au Royal
Opera House-Covent Garden, ainsi que Tamino (La flûte enchantée) à Opéra Lyra Ottawa. Dernière présence à
l’OdM : Don Giovanni (2007)
Pamina
Karina Gauvin, soprano (Canada)
Karina
Gauvin impressionne tant les spectateurs que les critiques avec son timbre
somptueux, sa musicalité et la grande étendue de son registre. Son répertoire
va de Jean-Sébastien Bach à Luciano Berio. Parmi les moments forts de sa
carrière figurent le Requiem de
Mozart et le Magnificat de Bach avec
le Chicago Symphony, la Messe en si
mineur de Bach au Carnegie Hall, Iole (Hercules)
avec l’Akademie für alte Musik de Berlin, Eurydice (Orphée et Eurydice) avec Les Violons du Roy, de même que le
rôle-titre d’Alcina avec le Gabrieli
Consort. Elle a remporté des Prix Juno en 2001 et 2003, pour ses
enregistrements de Silete venti / Apollo
e Dafne et du Requiem de
Mozart ; par ailleurs, son Ariadne
sur étiquette CPO a été en nomination pour un Grammy Award en 2006. Dernière
présence à l’OdM : Les pêcheurs de
perles (2008)
Papageno
Aaron St. Clair Nicholson, baryton (Canada)
Cet artiste de premier plan a recueilli des éloges pour ses
dons vocaux et pour l’intégrité dramatique de ses interprétations. Au cours des
dernières saisons, il fut plus particulièrement remarqué pour les rôles de
Schaunard (La bohème) et Papageno (La flûte
enchantée) au Metropolitan Opera, Figaro (Le barbier
de Séville) au Glimmerglass Opera, Don
Giovanni à l’Opéra de Montréal et au New York City Opera, et Valentin (Faust) au Vancouver Opera. En 2008-2009, il a chanté Athanaël (Thaïs) au Pacific Opera Victoria, Frédéric (Lakmé) et le Comte (Les noces
de Figaro) au Florida Grand Opera ainsi que Figaro (Le barbier de Séville) au Calgary Opera.
Ses engagements pour 2009-2010 : le Pirate
King (Pirates of Penzance) au Edmonton Opera, le Comte Almaviva (Le nozze di Figaro) à Vancouver et Ping (Turandot) à Opéra Lyra Ottawa. Dernière présence à
l’OdM : Le barbier de
Séville
(2008)
La
Reine de la nuit
Aline Kutan, soprano (Canada)
Faisant
carrière à la fois en Europe et en Amérique, elle est étroitement associée aux
rôles de Lakmé et de la Reine de la nuit (La
flûte enchantée), rôles qu’elle a chantés dans des compagnies comme l’Opéra
d’Avignon, l’Opéra de Toulon, l’Opéra de Montréal, le Michigan
Opera Theatre, l’Opéra de Tours, le New York City Opera et l’Opéra de Québec.
Elle a aussi à son répertoire Zerbinetta (Ariane à Naxos), qu’elle a
chanté au Théâtre du Capitole de Toulouse, au Teatro San Carlo de Naples et à
l’Opéra de Montréal, Olympia (Les contes d’Hoffmann) à l’Opéra Royal de
Wallonie et au Grand Théâtre de Genève, une Fille-Fleur (Parsifal) à
l’Opéra de Paris-Bastille et Semele (Europa riconosciuta) à La Scala. Dernière présence à l’OdM : Le Gala (2007)
Sarastro
Reinhard Hagen, basse (Allemagne)
Reinhard Hagen est en train de devenir
rapidement un pilier de quelques-unes des plus grandes maisons d’opéra et des
meilleurs orchestres. Les moments forts de sa carrière comprennent entre autres
Sarastro (La flûte enchantée) aux
opéras de Hambourg et de Munich, au Teatre Liceu de Barcelone, au Los Angeles
Opera, à l’Opéra National de Paris-Bastille et au Metropolitan Opera ;
Rocco (Fidelio) au Festival de
Glyndebourne, au Dallas Opera et au San Diego Opera ; Fasolt (Das Rheingold) et Hunding (Die Walküre) au San Francisco Opera ;
et enfin le Roi (Aida) au
Metropolitan Opera. Il est à l’aise également au concert et dans les studios,
ayant enregistré notamment Sarastro sur étiquette Erato et plusieurs cantates
de Bach pour la marque DGG Archiv. Débuts à l’OdM
Chef
d’orchestre
Alain Trudel (Canada)
Alain
Trudel jouit d’une réputation de musicien hors-pair. Chef titulaire du CBC Radio
Orchestra et principal chef invité du Victoria
Symphony Orchestra, il est également le chef du Toronto Symphony Youth
Orchestra, en plus d’être directeur musical et chef de l’Orchestre symphonique
de Laval. Il a été invité à diriger de nombreux orchestres ici et ailleurs,
parmi lesquels le Toronto Symphony Orchestra, le Vancouver Symphony Orchestra,
l’orchestre du Centre National des Arts, Les Violons du Roy, l’Orchestre
Métropolitain, le City Chamber Orchestra of Hong Kong, l’Orquestra Sinfonica de
Guatemala, le Tokyo Metropolitan Chamber Orchestra, le Northern Sinfonia au
Royaume-Uni et l’Orchestre de Saint-Pétersbourg. Débuts à l’OdM
Metteur
en scène
Kelly Robinson (Canada)
Directeur du programme « Opera as
Theatre » et directeur du théâtre du Centre d’art de Banff, Kelly Robinson mène une carrière qui couvre
l’opéra, le théâtre, le cinéma et la télévision. Parmi ses réalisations, on
note Les pêcheurs de
perles, Eugène Onéguine, The Turn of the Screw et La Cenerentola, à
Edmonton, Victoria, Calgary, Winnipeg et Vancouver, de même que les premières
mondiales de Filumena et Frobisher à Calgary, en plus de
remarquables productions de The Sound of
Music et Guys and Dolls au
Festival de Stratford. Aux États-Unis, il a dirigé des productions très
applaudies de La flûte enchantée, La bohème et La belle Hélène pour des maisons d’opéra à Dallas, en Utah, à
Portland et en Arizona. Débuts à l’OdM
Décors
et costumes
David Hockney (Royaume-Uni)
L’œuvre de David Hockney comprend des
tableaux, des portraits, des photographies, des illustrations pour des
magazines, des livres, des films et des vidéos, mais aussi plusieurs célèbres
séries de gravures et d’autres créations réalisées avec l’aide de l’ordinateur.
Il commence à créer pour la scène en 1986, réalisant des décors et des costumes
pour le Royal Court Theatre de Londres. Il a conçu des productions de The
Rake’s Progress, La femme sans
ombre, L’enfant et les
sortilèges, La flûte
enchantée, Tristan und Isolde,
Le rossignol et Les
mamelles de Tirésias pour de
nombreuses compagnies incluant Glyndebourne, le Royal Opera House, le
Metropolitan Opera, le Lyric Opera de Chicago et le San Francisco Opera. Débuts
à l’OdM
Éclairages
ANNE-CATHERINE SIMARD-DERASPE (Canada)
Au théâtre, elle a conçu les éclairages pour Les fourberies de Scapin (Théâtre
Denise-Pelletier), Le caillou de saturne
(Théâtre du p'tit loup), Le père Léonidas
et la Réaction (Montreal Arts Interculturel), Ce fou de Platonov (Théâtre Prospero); Molière en hiver (Bain St-Michel) et Théâtre
sans animaux (Théâtre La Licorne) À l’opéra, elle a réalisé les éclairages pour Il tabarro/Suor Angelica (Opéra de
Montréal, 2006) et était assistante aux éclairages pour Thaïs (Palm
Beach Opera). Directrice technique et conceptrice pour I Musici de
Montréal, elle
est présentement directrice technique au Centre d'Arts Orford. Dernière
présence à la compagnie : Lucia di
Lammermoor (2009)
Note :
1. Victoroff, 1978, La publicité et l’image, Paris : Denoël/Gonthier, coll. Médiations
Hyperliens :
La flûte enchantée :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Flûte_enchantée
Mozart : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mozart
David Hockney (en anglais) : http://en.wikipedia.org/wiki/David_Hockney
Emanuel
Schikaneder : http://fr.wikipedia.org/wiki/Emanuel_Schikaneder
Theater auf der Wieden : http://fr.wikipedia.org/wiki/Theater_an_der_Wien
Isis: http://fr.wikipedia.org/wiki/Isis
Osiris : http://fr.wikipedia.org/wiki/Osiris
Eros : http://fr.wikipedia.org/wiki/Eros
Mythologie Grecque (en anglais): http://en.wikipedia.org/wiki/Greek_mythology
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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La donation de Bernard Émond
www.youtube.com/watch?v=QXufTrPG8uA
À
l’affiche le 6 novembre
Présenté en première québécoise au Festival du Cinéma
International en Abitibi-Témiscamingue le 31 octobre, La Donation de Bernard
Émond, prendra l’affiche à travers le Québec le 6 novembre prochain.
Ce film, 3e volet de la trilogie de Bernard Émond sur
la foi, l’espérance et la charité, a reçu trois prix au 62e Festival de Locarno
: le Prix Don Quichotte remis par la Fédération internationale des ciné-clubs –
International Federation of Film Societies (FICC / IFFS), le 2e prix du Jury
Jeunesse et le Prix Qualité et environnement. Il a été sélectionné au TIFF et
sera bientôt projeté au Festival International du Film de Pusan (Corée du Sud).
Élise Guilbault reprend le personnage de Jeanne
qu’elle interprétait dans La Neuvaine, premier film de la trilogie de Bernard
Émond. Pour ce rôle, elle a obtenu le Jutra 2006 de la meilleure actrice tout
comme elle obtenait le Jutra 2002 pour son interprétation dans La Femme qui
boit, également réalisé par Bernard Émond.
Produit par Bernadette Payeur de l’ACPAV, le film met
aussi en vedette Jacques Godin. Se joignent à la distribution Éric Hoziel,
Françoise Graton, Angèle Coutu, Monique Gosselin et Sylvain Marcel.
Le docteur Rainville, un vieux médecin de campagne
très attaché à ses patients, doit prendre sa retraite et cherche un remplaçant.
Jeanne Dion, une urgentologue de Montréal, accepte de venir le remplacer à
Normétal pendant quelques semaines, mais elle ne pense pas demeurer plus
longtemps dans ce village éloigné du Québec. Normétal est un village sur le
déclin, dont la seule entreprise majeure, une mine, a fermé il y a trente ans.
La vie y est difficile et le rapport avec les patients, beaucoup plus intime
que celui qu’a connu Jeanne à l’urgence d’un grand hôpital. À la mort du vieux
médecin, Jeanne doit décider si elle reste ou non au village et si elle accepte
une responsabilité qui l’engage bien au-delà de ce qu’elle entrevoyait.
La production du film a bénéficié du support de
Téléfilm Canada et de la SODEC, avec la participation du Fonds Harold Greenberg
et de COGECO. Il a été produit grâce aux programmes de crédit d’impôt fédéral
et provincial, à la collaboration de Radio-Canada, de Super Écran et au
partenariat de Technicolor.
Les Films Séville distribue
le film au Canada et à l’étranger.
Commentaires
de Michel Handfield (15 novembre 2009)
L’histoire du pays, c’est une lutte contre la nature.
On l’a sorti de la forêt. Maintenant que les jeunes quittent pour travailler en
ville ou dans les mines, le bois reprend le terrain perdu et les terres
redeviennent en friche. (1)
On est dans une histoire de vies et d’arrière-pays,
soit celle d’une région que l’on a littéralement fait sortir du bois suite à la
crise économique des années 1930, mais qui y retourne peu à peu depuis que le
processus de mondialisation de l’économie est amorcé; processus qui condamne
les petits marchés, mais aussi les régions qui dépendent de ressources en perte
de demande ou fortement concurrencées par de nouveaux joueurs étrangers sur les
mêmes marchés. C’est le cas de l’Abitibi-Témiscamingue, car elle fut construite
sur des ressources naturelles – mines,
forêt et agriculture – qui ont été durement frappées par la crise
actuelle (2), exception faite de l’or.
L’action du film se passe à Normétal, ville dont la mine fut fermée en
1975. (3)
Le médecin du coin doit maintenant prendre une
vacance, voir sa retraite, et demande
donc un remplacement par le biais des petites annonces de la revue de
l’association médicale. Jeanne, que l’on a vu dans « La neuvaine »,
premier film de cette trilogie, décide de quitter son urgence de Montréal pour
venir passer un mois à Normétal en remplacement du Dr Rainville. D’abord médecin
de la compagnie, il s’est enraciné, ayant littéralement mis au monde une partie
de ce petit hameau abitibien!
On découvre à la fois la grandeur et la
petitesse de ce coin de pays. D’abord, grandeur des paysage, mais aussi des
citoyens, car il fallait être fait fort pour sortir un village de la forêt.
Mais, aussi, petitesse, car on est dans de petites communauté où tout le monde
se connaît. Une forme de promiscuité, ce qui fait qu’il est parfois difficile
de s’affirmer; d’être autrement! Cela peut être étouffant et susciter une forme
d’asphyxie psycho-sociale, car on manque d’air pour se déployer! Peuvent
s’ensuivre des états dépressifs, de l’alcoolisme ou des poly toxicomanies peu
importe l’âge. Ce sont des cas pour le docteur de la place qui les connaît comme
si c’étaient ses enfants. Une forme de proximité que ne connaît pas une
urgentologue de la grande ville.
On navigue entre la grandeur et beauté
des paysages, mais aussi le manque de ressources pour les citoyens, parfois la
misère. Pas grand chance d’aller à l’opéra ou au théâtre. Mais, à la chasse,
si!
Si Jeanne décide de rester, car le docteur Rainville
aimerait bien prendre sa retraite après ce mois de vacance, ce serait une forme
de don de sa personne, car elle abandonnerait une part d’elle-même en ville
pour eux. Mais, elle recevrait aussi un
don de la nature en retour, car la région est d’une grandeur dont l’on n’a pas
idée en ville. Ne serait-ce qu’elle offre des horizons à perte de vue!
On peut cependant se demander si ces régions
ne sont pas comme un malade sous poumon artificiel : en voie de
disparaître. Mais, tout comme on voit littéralement l’urgentologue de la ville
s’incarner dans ce rôle, on peut croire qu’avec un coup de pouce, comme
l’internet à haute vitesse, ces régions pourraient en profiter pour se
réincarner. Cette technologie permettrait des échanges avec le monde et une
renaissance de plusieurs de ces villages, car les gens qui y sont attachés, et
souvent débrouillard pour vivre dans ces régions éloignées, pourraient trouver
des façons d’utiliser ces moyens pour redonner une nouvelle vie à leur coin de
pays. Cela pourrait aller des cours à distance à la création de liens
d’affaires, car la région a des choses à offrir, mais le marché local ne lui
suffit pas! Avec l’internet, on a la
planète! La mondialisation économique ne doit pas être laissée que dans les
mains de quelques-uns, surtout qu’avec l’internet elle peut se démocratiser!
Aux entreprises peuvent s’ajouter des artisans, mais aussi des coopératives de travail,
modèle que l’on ne regarde pas assez souvent ici au Québec. Pourtant, l’Abitibi
en offre un excellent exemple avec la coopérative de Guyenne. (4)
Film austère diront certains. Mais, une austérité
comme on en voit dans les cathédrales : grandiose et parlante à qui sait
écouter le silence et regarder l’horizon! Il y a des fois où l’image en dit
davantage que des mots ne pourraient le faire. Quand on dit qu’une image vaut
mille mots!
Question sociologique : ce film nous permet de
voir l’organisation sur le terrain pour les professionnels de la santé en
région. Des milliers de km à parcourir; l’ambulance qui est parfois à une
demi-heure de route; et le travail qui doit être partagé entre le cabinet, les
visites à domicile, car la personne âgée n’a pas toujours les moyens de prendre
la route, et le travail d’urgence au centre de santé de la région, qui peut
être un multi ressources s’occupant à la fois des urgences, d’hospitalisation
et de soins de longue durée (hébergement). (5) Une vocation au vrai sens du
terme : Un don de soit.
Notes :
1. Tout le monde a une idée d’une terre en friche, où les arbres repoussent; où la forêt reprend du terrain. Mais, il y a aussi des zones urbaines en friche. Même s’il s’agit d’une ébauche, la page Wikipédia sur le sujet est intéressante comme explication de base : http://fr.wikipedia.org/wiki/Friche
2. Abitibi-Témiscamingue :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abitibi-Témiscamingue
3. « Normétal
est située à la limite Nord-Ouest de l’Abitibi, à 750 km de Montréal. Bâti
autour d’une mine de cuivre exploitée à partir de la fin des années trente et
fermée en 1975, le village comptait 2500 habitants à son apogée dans les années
soixante. Ils sont environ 1000 aujourd’hui. » (Notes de presse du
film)
Voir le site de la ville pour tout l’historique : www.normetal.ao.ca
Autre site à visiter sur la région : www.abitibi-ouest.net/
Voir aussi les documentaires suivants, les deux premiers avec visionnement en ligne :
Bernard Gosselin, Pierre Perrault, 1975, Un royaume vous attend, ONF, 109 min 55 s : www.onf.ca/film/royaume_vous_attend/
Desjardins Denys, 2007, Au pays des colons, ONF : 77 min 22
s: www.onf.ca/film/au_pays_des_colons/
Gilles Groulx, Normétal, ONF, 1959, 17 min 23 s :
http://onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=36
4. On peut ici penser à Guyenne en Abitibi, ville coopérative. Voir :
www.mrcabitibi.qc.ca/chic.htm. A lire, aussi: Laplante, Robert, 1995, L'expérience de Guyenne, Guyenne, Abitibi (Québec): Corporation de développement de Guyenne. Même si je suis purement montréalais, j’avais eu du plaisir à lire ce livre il y a plusieurs années. La raison de cette lecture pour le montréalais que j’étais : mon implication dans le mouvement du développement communautaire et mon intérêt pour les coopératives. Si je suis moins impliqué, Societas Criticus oblige, j’ai toujours de l’intérêt pour ces mouvements sociaux.
5. Les images ont été tournées au CSSS des Aurores-Boréales à Macamic nous apprend un blogue de la région :
http://chez-zoreilles.blogspot.com/.
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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DEMAIN DÈS L’AUBE DE DENIS DERCOURT
AVEC VINCENT PEREZ ET JÉRÉMIE RENIER
À L’AFFICHE DEPUIS LE 30 OCTOBRE
Métropole Films est heureuse
d’annoncer la sortie du film DEMAIN DÈS L’AUBE, du réalisateur français Denis
Dercourt (Mes enfants ne sont pas comme les autres, La tourneuse de pages).
Présenté en Sélection officielle dans la section Un Certain Regard lors du
dernier Festival de Cannes, le film a été présenté dans le cadre du 38e Festival du nouveau cinéma et prendra
l’affiche à Montréal le 30 octobre prochain.
La relation de deux frères dont le
plus jeune est passionné de batailles historiques, au point d'être coupé de la
réalité et de ne plus vivre qu'à travers les jeux de rôles. À la demande de
leur mère, Mathieu, l'aîné, va tenter de sortir Paul de cet univers mystérieux
et secret où la frontière entre jeu et réalité n'existe pas toujours. Pour y
parvenir, il n'aura d'autre choix que d'y basculer à son tour...
Drame psychologique se situant
entre le réel et le virtuel, Demain dès l’aube aborde le thème de l’addiction à
travers un face-à face mettant en vedette Vincent Perez (The Crow : la cité des
anges, Fanfan la Tulipe), que l’on avait pas vu au
cinéma depuis près de cinq ans, ainsi que l’acteur fétiche des frères Dardenne,
Jérémie Renier (Le Silence de Lorna, L’enfant).
Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
Dans « L’âge des ténèbres », de
Denys Arcand, on a droit à quelques scènes médiévales, car il existe des
groupes qui vivent leur passion pour le passé comme un jeu de rôle. Jean-Marc,
pouvait trouver ça drôle…
Mais, ici, dans « Demain dès l’aube
», ce n’est plus drôle du tout. Cela
devient même dramatique, car on dépasse le jeu de la reconstitution historique,
si précise soit-elle. On fait plus que de recréer le passé : on le vit au point
d’être prêt à le réécrire, en partie du moins; mêlant l’histoire, ce qu’on
voudrait qu’elle soit et les acteurs. Les conflits du jeu deviennent des
conflits réels. Du révisionnisme hard core, où les règles et les allégeances du
passé prennent le pas sur la vie d’aujourd’hui. Leur personnage devient si incarné
qu’il prend leur place. Ils sont littéralement des soldats de l’armée
napoléonienne!
Enrégimenté au point de tuer pour
sauver l’honneur de leur Régiment et de Napoléon! Si enrégimenté qu’il ne
faudrait qu’un ordre pour essayer de renverser la République s’ils le
pouvaient! Ça se sent! On dépasse le jeu
pour entrer dans l’idéologie. À fond! On devient facilement vulnérable à la manipulation des supérieurs. Un monde dangereux où suffirait d’un ordre
pour que cette armée, qui se croie investie du devoir de ramener l’histoire où
elle aurait dû être selon eux, bouge! Leur rêve, pas si cachée que cela : la
fin de la République et le retour d’un régime napoléonien! Investir Sarkozy des
pouvoirs de l’empereur? Ça fait peur! Un film d’Halloween pour amant d’histoire
et de politique!
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culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Deux films pour éclairer nos débats
actuels: Fausta et la journée de la jupe!
Commentaires de Michel Handfield (23 octobre 2009)
FAUSTA (LA TETA ASUSTADA)
Écrit et réalisé par CLAUDIA LLOSA
www.youtube.com/watch?v=Sjvz2M-F1bM
A l’affiche le 19 octobre
Pérou.
La mère, âgée, et Fausta se
remémorent cette histoire pour la nième fois. Ces hommes qui ont tué son père;
ce viol collectif; puis, on lui a fait manger le pénis de son mari, tout cela
alors qu’elle était enceinte. Fausta fut donc témoin de l’intérieur et,
ensuite, marquée par le « lait de la douleur » (la teta asustada). Elle
n’aurait pas d’âme selon la croyance
populaire, celle-ci s’étant cachée dans la terre pour échapper à l’horreur.
Alors, lorsque Fausta sera malade et ira à l’hôpital, le médecin lui dira que «
Ça n’existe pas cette maladie. » Mais,
la croyance populaire est plus forte que le docteur!
Sa maladie : des tubercules dans
le vagin, car elle s’y est inséré une
pomme de terre qui y germe. Pourquoi ce geste : pour éloigner les
hommes, car ils seraient dégoûtés s’ils voulaient la violer comme ils l’ont
fait à sa mère. « Seule la répulsion éloigne les répugnants » dit-elle.
Film intéressant, car il met en
lumière certaines problématiques. D’abord, les blessures qui se transmettent de
génération en génération. On peut facilement imaginer ce que ce peut être dans
les Balkans ou au Moyen-Orient, où il y
a des conflits plusieurs fois centenaires, quand ils ne sont pas millénaires.
Pensons au conflit israélo-palestinien. Reconstruire la confiance n’est pas une
affaire d’années, mais de générations!
Ensuite, si la vie n’est pas
facile, imaginez ce qu’elle est avec les mythes et les peurs en plus, transmis d’une
génération à l’autre alors qu’il faudrait les surmonter pour reconstruire. On
est alors dans un monde marqué par les croyances et une absence de confiance
même si le présent a changé, ce que son oncle lui dit d’ailleurs! Il est sûr
que les traumatismes d’un conflit récent ou de conflits subséquents laissent
des traces dans le pays. Ce qu’il faut, c’est de l’éducation.
Le problème, c’est qu’on
transporte parfois, et même souvent, ces stigmates ailleurs; en immigrant par
exemple, comme si on ne pouvait pas quitter totalement ce qu’on fuit! C’est
comme si on s’y attachait. Cela devient alors notre « culture » et on la
revendique, ce qui nous amène à parler d’un tout autre film : la journée de la
jupe!
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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« LA JOURNÉE DE LA JUPE » de Jean-Paul Lilienfeld
Mettant en vedette ISABELLE ADJANI
www.youtube.com/watch?v=MSs2R2ymjLQ
À L’AFFICHE DÈS LE 23 OCTOBRE
« J’ai passé les 18 premières années de ma vie à Créteil. Les cités, la
mixité sociale et ethnique étaient mon quotidien. J’y retourne régulièrement
voir ma mère. Je sais ce que c’était, je vois ce que c’est devenu. J’ai eu
envie de parler de ce qui m’avait permis d’en sortir et qui ne sert plus à ça
aujourd’hui : l’école. » Jean-Paul Lilienfeld, réalisateur. (Notes de
presse)
France, une cité! Ce pourrait être Créteil (1), cité du réalisateur.
Un jour, Sonia
Bergerac, interprétée par Isabelle Adjani (2),
trouve un revolver chargé dans le sac d’un de ses élèves et, la
situation dérapant, les prend en otage. Ils vont cesser de la faire chier et
vont enfin écouter ce qu’elle a à leur dire! Tout y passe : les conflits
interpersonnels, ethniques et adolescents, parfois entremêlés en classe et à
l’école. Ces règles du respect qu’on n’écoute plus, car elles ne sont pas de
notre culture!
On examine ici le dérapage
multiculturel (3), car si la société d’accueil peut faire preuve de racisme,
qu’en est-il du racisme envers la société d’accueil? Puis, des racismes entre
groupes ethnoculturels et religieux qui se côtoient à l’école et dans la rue?
Des préjugés et des racismes parfois importés d’ailleurs! Qui en parle?
S’il y a un racisme réel, voire
structurel, il y a aussi une forme de racisme utilitaire qui sert de couverture
ou de laissez-passer pour tout faire sous la menace d’accusations gratuites de
racisme! Un racisme utile à qui sait s’en servir pour se couvrir ou atteindre
ses fins. Un racisme comme une arme tranchante!
Les systèmes, en capitulant par
peur d’accusations de racisme, mettent toute la
responsabilité sur les subalternes et les citoyens qui ne sont pas
nécessairement outillés pour faire face aux problèmes. Comme ces systèmes ne
jouent plus leur rôle d’intégrateur, la société pourrait ne devenir qu’un
agrégat de groupes vivants chacun dans sa culture et dans son coin. Si la
communication ne passe plus entre tous les citoyens, c’est un peu la mort
cérébrale du corps social qui arrive! Des cités, des régions et même des pays
qui deviennent les dortoirs de peuples disséminés sur la planète. Comme on
exporte du fer ou du blé, certains pays exportent des gens, souvent une main-d’œuvre
à bon marché pour ailleurs. Le
maghrébin, le juif, le québécois, le parisien, le londonien, l’haïtien et le
sicilien vivant ailleurs demeurent tous branchés sur la culture et les coutumes
de leur pays d’origine même s’ils sont voisins dans un nouveau pays. (4) Ils
restent de plus en plus attachés à l’origine par les réseaux de communication
moderne (l’internet, la télé et la radio ethnique), peu importe où ils vivent sur la planète. Ils écoutent ainsi leurs
chaînes nationales ou des chaînes ethniques qui diffusent dans leur pays
d’accueil. Les pays deviennent comme d’immenses dortoirs pour une main-d’œuvre
locale; délocalisée/relocalisée; ou en
mouvement! Seuls les pauvres n’ont pas vraiment le choix de quitter ou de
rester! Ils peuvent rester là faute de moyens, mais on peut aussi les expulser
ou les déporter ailleurs, dans une autre région par exemple.
A l’école, la culture nationale
est ainsi de plus en plus en concurrence et de moins en moins commune; remplacée
par la culture et les croyances des parents, que celles-ci soient ethniques ou religieuses, mais aussi par la
culture médiatique et commerciale! Elle
est transmise par les parents; les amis; l’internet; la télé; la musique et les
clips; la radio; des livres fondateurs, comme la Bible ou le Coran, mais aussi
des romans et les médias écrits pour ne nommer que ceux-là. L’école n’est plus
le principal vecteur de transmission de
la culture. En fait, si les parents pouvaient choisir à quelle classe leurs
enfants pourraient assister,
c'est-à-dire dans la culture de leur choix, il n’est pas certain que
tous assisteraient aux classes régulières de leur région, ce même s’ils en sont à la deuxième, troisième
ou quatrième génération sur le sol national. Certains parents choisiraient des
classes de la même origine ethnoculturelles qu’eux alors que d’autres choisiraient une culture
qu’ils jugent plus positive que la culture nationale ou que la leur; une
culture qui leur permettrait une mobilité sociale ou géographique supérieure
par exemple! Certaines écoles privées, notamment religieuses,
plurilinguistiques ou avec un programme international ou scientifique de niveau
supérieur, jouent en partie ce rôle pour les parents plus fortunés! Cependant,
avec les nouvelles technologies, bien des parents pourront faire ce choix de la
maison s’ils ne le peuvent déjà. Plutôt que de voir leurs enfants devant la
télé conventionnelle, on les placera devant un cours interactif, diffusé du
pays d’origine ou d’un autre pays, sur un réseau câblé ou par internet. On en
est là! L’école subit maintenant la concurrence de la mondialisation, mais on
ne lui donne pas toujours les moyens de l’assumer.
Avec le temps, les enfants
devenant adultes, ils pourront ne conserver ou ne choisir que ce qui leur
plaira dans cet éventail qui s’offre à eux, la culture devenant de plus en plus
un choix individuel comme pour tout autre produit. On parlera alors de profil
individualisé! Remarquez que cela a aussi du bon, mais on devrait pouvoir en discuter
collectivement. Savoir si un tronc commun est nécessaire pour poursuivre un
projet social ou national. Un vivre ensemble!
Ce mouvement n’a pas commencé
aujourd’hui. Il était déjà bien entamé il y a une décennie. (5) Comment revenir
alors au sens de la communauté? Puis, peut-on vraiment y revenir dans un monde
qui parle de plus en plus d’individualités et de mondialisme? Où est passée la
communauté entre ces deux extrêmes? Assiste-t-on à la fin des nations et au
retour de l’État-cité dans un monde continentalisé et mondialisé? Avec une
Afrique unie, nous nous en approcherions certainement! (6)
C’est donc un film à voir et à discuter.
En classe, dans les groupes communautaires, dans les lignes ouvertes… Un film que je recommande aussi à l’Assemblée
nationale et à la Chambre des communes dans leur ensemble! Aux juges aussi.
S’il ne peut être vu par tous, il devrait être vu par le plus grand nombre. Si
on veut des débats de société, ce film soulève les questions qu’il faut.
Notes :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Créteil
2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Adjani
3. Pour ceux que cette question intéresse, il faut lire
FINKIELKRAUT, Alain, 1987 [1989], La
défaite de la pensée, France: Gallimard, coll. Folio Essai.
4. Ils demeurent parfois attachés aux idées du passé
national qu’ils ont quitté, mais qui n’est plus la réalité de leur « nation »,
car elle peut avoir changé avec le temps. Un double décalage alors, de temps et
d’espace.
5. Sur ce sujet, même si ce livre date, je vous conseille
la lecture de Bauman, Zygmunt, 1999, Le
coût humain de la mondialisation, Paris: Hachette Pluriel.
6. Claude Lévesque, L'entrevue
- Plaidoyer pour des États unis d'Afrique (Entrevue avec Alpha Oumar Konaré,
homme d'État et intellectuel africain), in Le Devoir, Édition du lundi 19
octobre 2009 :
www.ledevoir.com/2009/10/19/272361.html
Rappel de quelques textes de Societas Criticus sur le
sujet :
Les accommodements… et les croyances! (Dans notre section Essais)
Michel Handfield, rédacteur-coéditeur de Societas
Criticus, Mémoire sur les accommodements
à la lumière de la démocratie et de la science, in Societas Criticus, revue de critique
sociale et politique, Vol. 9 no. 6, Essais
Michel Handfield, Le
feu n’est pas pris! Ou commentaires autour des débats actuels sur
l’accommodement raisonnable à la lumière d’Incendies de Wajdi MOUAWAD
(France : Actes Sud et Québec : Leméac, 96 pages), Societas Criticus, revue de
critique sociale et politique, Vol. 9 no. 2, Essais
Annexes :
FAUSTA (LA TETA ASUSTADA)
Fausta, très
belle jeune femme péruvienne, est atteinte du syndrome de « La teta asustada »,
transmis par sa mère qui vient de mourir. L’oncle qui les héberge exige de
Fausta qu’elle parte enterrer sa mère au village natal et finance les
funérailles.
La jeune
femme, introvertie et sauvage, devient employée de maison chez une célèbre
concertiste, à qui elle va redonner l’inspiration en lui chantant des poèmes en
quechua. Cette rencontre est pour Fausta un premier pas vers sa libération …
Le contexte de « La teta asustada »
Entre les
années 70 et 90, le Pérou a traversé une des périodes les plus noires de son
histoire. Pendant plus de 20 ans, des milliers de femmes, victimes des violences
de la guerre, ont gardé le silence. Ces crimes ont laissé des blessures et des
traumatismes indélébiles, non seulement dans leurs âmes, mais aussi dans celles
de leurs enfants, qui ont hérité de leur terreur.
«La teta
asustada » est une maladie qui se transmet par le lait maternel. On dit que les
enfants sont nés sans âme parce que leur âme se serait cachée dans la terre
pour échapper à l’horreur.
Fausta n’a pas
vécu la guerre mais a été témoin du viol de sa mère et du meurtre de son père
depuis le ventre maternel.
La guerre est
maintenant finie et plus personne ne lui fera de mal, pourtant elle est
effrayée par tout ce qui l’entoure. La mort soudaine de sa mère l’oblige à
affronter ses peurs et le secret qu’elle cache à l’intérieur d’elle-même : une
pomme de terre qu’elle s’est introduite dans le vagin, sorte de bouclier
protecteur pour repousser ceux qui oseraient la toucher.
FAUSTA raconte la quête de guérison de Fausta, un voyage
de la peur vers la libération.
LA JOURNÉE DE LA JUPE :
Axia Films est
heureux d’annoncer la sortie du film LA JOURNÉE DE LA JUPE de Jean-Paul
Lilienfeld. Quatrième long métrage de
Lilienfeld, le film a été présenté au dernier Festival de Berlin dans la
section Panorama. Mettant en vedette Isaballe Adjani et Denis Podalydès, le
film a suscité beaucoup controverse en France, mais a eu un très beau succès
critique et public.
Jean-Paul
Lilienfeld, habitué à aborder les thèmes du racisme et de la mixité offre ici à
Isabelle Adjani son premier rôle au grand écran depuis 2003. Inspiré des
émeutes de 2005 dans les banlieues en France, Lilienfeld brosse un portrait de
la complexité des rapports entre élèves et professeurs, du durcissement des
positions de chacun et du recul des relations entre garçons et filles. Adjani
retrouve ici enfin un personnage à la mesure de son talent.
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Trois films vus au Festival du
Nouveau Cinéma 2009
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culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Claude Demers / Canada / 2009 / 87 min. / couleur /
français
Que ce soient
ses chansons ou les émissions qu’il a animées à la télévision, elles
connaissent bien sûr tout par cœur. Leur hystérie les soirs de concerts n’a
d’ailleurs rien à envier à celle du public des Rolling Stones. Mais pour « ces
dames en bleu », Michel Louvain est bien plus qu’un simple chanteur. Un ami, un
confident, un fantasme même. Héros du 3e âge, icône kitsch, l’homme à la
peignure et à la mise toujours impeccables leur a fait tourner la tête pour de
bon. À la limite de l’obsession. Mais là où certains en auraient profité pour
les observer avec un mépris distancié ou les transformer en objets de raillerie
condescendante, Claude Demers (Barbiers – Une histoire d’hommes) choisit avec
intelligence la voie de la tendresse pour nous faire rencontrer plusieurs de
ces fans qui suivent, depuis ses débuts dans les années 50, l’un des artistes québécois
les plus populaires, encore aujourd’hui. Bourré de documents d’archives,
dévoilant l’intimité de Louvain autant que de ses groupies, ce documentaire
prenant, que le cinéaste a dédié à sa mère, est un film extrêmement touchant,
sensible et généreux qui, à cause d’un regard, nous fait, à notre tour, tomber
amoureux de ces Dames en bleu. | Helen Faradji
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
SON public! «
C'est comme si on avait 16 ans. On est a veille d'enlever nos ptite culotte! »
Le film parfait pour comprendre la psychosociologie des « fannes », car ce sont
surtout des dames qui le suivent, certaines depuis leur adolescence à la fin
des années 50 ou au début des années 60! Il a commencé en 1957; 52 ans de
carrière! Des passions de jeunes filles qui se sont poursuivies. Il y en a même
une, Nicole je crois, qui a des photos de Michel dans sa chambre, car il est de
la famille! Si son mari n’avait pas accepté, c’eut été une grosse discussion,
sinon une cause de divorce! C’est « comme un amour d’enfance qui est resté
malgré la vie! »
Quant aux
hommes que compte son public, ce sont très majoritairement des hommes qui
suivent leur femme! Ils ont par contre appris à l’aimer…
Le public fait
le show dans ce film. Les fans seront comblés de toute manière. S’il aime son
public, on réalise toutefois qu’il n’a plus 20 ans. Parfois, il est fatigué,
car ses fans exigent beaucoup de lui : des photos; des orthographes; de le
toucher; de lui parler… Ce peut être
long après ses spectacles, mais il se prête encore au jeu. J’ai par contre eu
l’impression que des fois c’est trop. Il aurait le goût de dire « Assez! Pépère
est fatigué. » Mais, il se retient, car son public l’aime et il se sent
l’obligation de leur faire plaisir, car, il les fait encore rêver. Des
jeunesses avancées où il y avait autrefois des « jeunesses d’aujourd’hui »!
Ce film a un
côté ethnologique sur le vieillissement, car à travers ces dames et les
quelques hommes qui les accompagnent on a droit à des histoires de vies de
dames allant de la quarantaine, pour la
plus jeune, à 90 printemps pour la plus âgée, mais représentatives du public
que Michel Louvain attire depuis des
décennies. Un portrait d’une tranche de population dont on parle souvent, mais
qu’on voit peu : le vrai monde! On a
droit ici à leur sagesse, parfois touchante, parfois « kétaine », selon
certains milieux du moins, de ce groupe hétéroclite, car à part leur amour de
Louvain, il y a des différences entre eux. Un film qui donne cependant la
chance à ces gens de s’exprimer sur un pan de la culture populaire : leur
culture!
L’époque
Louvain est d’ailleurs représentative d’une culture qui est en train de
disparaître depuis la fin du théâtre des variétés! Reste un certain type de
théâtre d’été qui ne disparaîtra pas
complètement avec ce public, mais qui
diminuera certainement vu le multiculturalisme; l’éducation; la
connaissance et la comparaison
grandissante avec ce qui se fait ailleurs, notamment à cause des moyens de
communications modernes; et une offre de plus en plus éclatées, surtout avec
les nouveaux moyens de diffusions qui permettent déjà d’assister à un opéra
diffusé en direct (ou en différé) au cinéma. Demain, ce sera aussi le théâtre
ou des artistes de variété qui pourront rejoindre ainsi plus de spectateurs
dans des zones où il n’est pas rentable de monter leur spectacle autrement, car
certains spectacles exigent une masse pour être rentable, vu leur coût, ce que
le Québec ne peut pas toujours offrir. Cette suroffre entraînera certainement
un réaménagement de l’offre culturelle globale. Pour ces raisons, il serait
intéressant de faire un autre documentaire sur le théâtre d’été avant que ce
genre ne disparaisse lui aussi. Un pan de la culture populaire à documenter
pour les générations futures…
Parlant de
legs aux générations futures, quelque chose transcende cependant les âges chez
les artistes, notamment quand on voit Michel Louvain travailler avec des
groupes plus jeunes, comme les Porns Flakes et les Lost Fingers, qui ont
d’ailleurs enregistré « La dame en bleu » sur un de leurs albums : «
Rendez-vous rose »! (Pour écouter cet extrait : www.youtube.com/watch?v=E3r37tPN_2g)
Certains succès de la culture populaire sont ainsi revisités et transmis
à d’autres générations! Cela est vrai de la chanson, mais aussi du cinéma et du
théâtre par exemple.
Un film qui
peut être touchant, là où certains pourraient n’y voir que du « kétaine ».
Question du point de vue où on se place. Le cinéma est toujours une question de
point de vue d’ailleurs, que ce soit celui du réalisateur, du public ou du
critique.
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www.sonyclassics.com/aneducation/
23 octobre au cinéma AMC Forum dans sa version originale
anglaise.
An Education
de Lone Scherfig a été présenté pour la première fois au
Festival du film de Sundance 2009, où il a remporté le Audience Award et le Cinematography Award dans la
catégorie World Cinema Dramatic Competition.
Les critiques ont d’ailleurs surnommé l’actrice Carey Mulligan la It
Girl du Festival.
L’histoire se
déroule en 1961, avant l’émergence de la culture des folles années soixante à
Londres. Jenny, première de classe âgée
de 16 ans (Mulligan, qui en avait 22 au moment du tournage), désire ardemment
quitter sa vie ennuyeuse et voit l’université d’Oxford comme un moyen de s’en
sortir. Mais voilà que son existence est
bouleversée par l’arrivée d’un homme charmant (Peter Sarsgaard) et plus âgé
qu’elle qui va lui faire découvrir les cabarets et les voyages à l’étranger.
Inspiré des
mémoires de la journaliste britannique Lynn Barber, le film – magnifiquement
tourné par John de Borman – dépeint une époque où le Chanel N°5 et les
cigarettes russes constituaient le summum du très chic. Le film est une réalisation de la Danoise
Lone Scherfig (Italian for Beginners) d’après un scénario de Nick Hornby, dont
le livre An Education: The Screenplay est publié au Canada par les éditions
Penguin. La distribution comprend également Alfred Molina dans le rôle du père
borné de Jenny, Dominic Cooper dans celui de l’élégant ami de son prétendant et
Emma Thompson qui campe la directrice
d’école désapprouvant la situation.
An Education est distribué au Québec par Métropole Films
Distribution.
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
Pour se
distinguer, dans ce milieu conservateur, Jenny écoute « Sous le ciel de Paris »
de Juliette Greco et rêve de Paris. « Sweet sixteen », elle tombera sous le
charme quand un jeune adulte la « cruisera », car il a les moyens de la faire
rêver. Il la sortira dans les clubs de jazz et l’amènera même à Paris. La belle
vie et la vraie musique! Paradoxalement, un an plus tard (1962) les symboles
musicaux de la contestation mondiale de la jeunesse seront Britanniques, avec
les Beatles et les Rolling Stones qui tournent encore. Le blanc et le noir; les
bons et les mauvais garçons! Mais, on est en 1961 : un an avant cette
révolution britannique et planétaire de la musique!
Les parents ne
seront d’abord pas très chauds à l’idée de voir leur fille fréquenter un homme
de quelques années de plus qu’elle, mais il saura séduire la mère pour enlever
le père de ses jambes. On la verra passer d’adolescente à femme dans ses bras,
puis ce sera le réveil, car elle comprendra qui il est et ce qu’il fait dans la
vie. Elle sortira de sa naïveté et reprendra sa vie en main. Ce n’est cependant
pas donné à tous, il faut bien le dire. Brillante, elle pourra revenir dans la
voie qui était la sienne.
Film intéressant
qui montre que la vie peut parfois glisser sur un événement. A voir pour
l’histoire, car elle est bien contée, mais aussi parce que c’est une bonne
leçon sur ce qu’est la manipulation. On peut d’ailleurs tous tomber sur des
manipulateurs un jour, car il y en a de tous les genres et dans toutes les
sphères de la société; pas juste en politique ou en affaire comme on tend trop
souvent à le croire, influencé que nous sommes par les médias qui traquent
surtout ceux là. Mais, il y a aussi des manipulateurs du cœur, à l’école ou à
l’église! Des gens qui savent accrocher les bons sentiments pour en tirer un
avantage indu! « An education »… pour s’en prémunir!
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Lars von Trier / Italie, Pologne, Allemagne, Danemark,
France / 2008 / 104 min. / couleur / anglais
“In
any case, I can offer no excuse for Antichrist. Other than my
absolute belief in the film – the most important film of my entire career.”
Lars Von Trier
À la mort tragique
de son enfant, une femme (intense et magnifique Charlotte Gainsbourg,
récipiendaire du Prix d’interprétation à Cannes pour ce film) sombre dans la
dépression. Son mari (Willem Dafoe), psychanalyste de renom, prend lui même en
charge le cas. Pour régler les choses, les deux s’isolent à «Eden», chalet
perdu au cœur d’une angoissante forêt. Et si les délires de la jeune femme
étaient prémonitoires et que le Mal était, maintenant, sur le point de
descendre sur notre monde? Réflexion sur la nature et les peurs naturelles de
l’homme, ce nouveau film de Lars Von Trier est un film d’horreur pur race
(attention à la scène choc qui à scandalisé Cannes). Rappelant Possession
(Zulawski) et Rosemary’s Baby (Polanski), il est aussi un hommage au cinéma
d’Andrei Tarkovsky. Un conte sauvage profondément angoissé, qui inclut
sorcières et satanisme, pensé pour être la psychanalyse personnelle d’un Von
Trier victime il y a deux ans d’une sérieuse dépression nerveuse. Un vrai film
de fou, donc… / Julien Fonfrède
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
Un couple
s’aime passionnément. Pendant qu’ils font l’amour, leur jeune enfant se lève, sort de sa couchette, se
promène, monte à la fenêtre de l’appartement et bascule. Leur vie a basculé en
même temps! Si monsieur s’en remet, sa femme ne s’en remet pas aussi
facilement. Psychanalyste, il prendra donc les choses en main. Mais, si près, est-il placé pour l’aider?
Cela n’accentuera-t-il pas plutôt leur drame?
Quand il
l’amène à leur maison d’Eden, isolé de tout, il découvre l’hypersensorialité de
son épouse, mais aussi des comportements pour le moins étranges de celle-ci.
Est-elle en dépression profonde ou possédé par des esprits du mal, car « la
nature est l’église de Satan » lui expliquera-t-elle un jour! Les fléaux, comme
les ouragans, les tsunamis et quelques autres ne viennent-ils pas de la nature
d’ailleurs?
Tout est remis
en cause dans ce film, en commençant par l’image de douceur de la femme, car
ici on fait un parallèle entre femme et mère nature. La nature, c’est féminin!
Alors, si la femme trouvait un plaisir érotique dans la violence? Mais,
attention, pas par l’amour avec un « bum » ou un être violent, car c’est elle
qui sera violente avec lui! Et elle assume son désir de violence. Pourquoi? Il
essaiera de comprendre et on suivra cette quête…
On est donc
dans la psychose, les mythes et les mondes parallèles! Film intéressant, mais
pas pour tous. Film de peur pour psy,
intellos et gens avisés! Cœur sensible s’abstenir, car elle va aller loin dans
la torture même si on n’abuse pas de ces scènes. La salle a d’ailleurs réagit à
quelques occasions au Festival du Nouveau Cinéma même s’il s’agissait d’un
public de festival, donc avisé. On est dans l’attente du chaos. Intéressant.
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culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Sortie le 6 novembre, 2009
Rapport sur le 32e
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE (Du 21 août
au 1er septembre 2008) in Societas Criticus,
Vol. 10 no. 5 (Du 5 août 2008 au 8 octobre 2008)
Allemagne - Azerbaïdjan / Regards sur les cinémas du monde
/ 2008 / Couleur / 87 min
Réalisateur : Veit Helmer
Scénariste : Veit Helmer, Zaza Buadze, Gordan Mihic, Ahmet
Golbol
Photographie
: George Beridze
Montage :
Vicent Assmann
Interprètes : Kristýna Malérova, Maximilian Mauff
Quelque part
entre l'Asie et l'Europe s'étend le village d'Absurdistan, un coin perdu ne
comptant que quatorze familles. Au village, le plus grand problème, c'est le
manque d'eau. Mais les femmes trouvent que ce sont les hommes, le vrai
problème. Tout simplement parce qu'ils ne lèvent pas le petit doigt pour
remédier à cette situation. Amis d'enfance, Aya et Temelko ont atteint l'âge où
l'amitié s'est transformée en profonde affection. Sauf qu'il n'est pas question
qu'ils consument leur amour avant quatre années et pour tout compliquer, il
faudra qu'ils prennent un bain ensemble, selon la tradition. Comment faire dans
un endroit où l'eau est presque inexistante?
Veit Helmer
Né en 1968,
Veit Helmer réalise des films depuis l'âge de 14 ans. Il étudie la réalisation
à l'Université du cinéma et de la télévision de Munich et coproduit A TRICK OF
LIGHT, de Wim Wenders. Il se crée une réputation grâce à l'originalité de ses
courts métrages pour lesquels il obtient de nombreux prix dans divers festivals
internationaux. Parmi ses films, on retiendra: TUVALU (1999), GATE TO HEAVEN
(2003).
Commentaires de Michel Handfield (10 septembre
2008)
Depuis la chute de l’URSS, ce village n’est plus attaché à
aucun pays. Libre! Oui, mais entravé aussi, car c’est la paresse chez les
hommes depuis qu’une tragédie a eu lieue alors qu’on voulait amener l’eau au
village. Des hommes sont disparus et, depuis, ceux qui restent ne font rien
pour remédier à la situation. L’eau arrive donc au goutte-à-goutte quand elle
arrive!
Les femmes tentent bien de les faire bouger, mais de
vraies têtes de mules que ces hommes. Elles iront jusqu’à la grève du sexe.
Heureusement qu’il y a Temelko, qui rêve d’Aya depuis si longtemps qu’il
bougera, car il n'est pas question
qu'ils consument leur amour avant de prendre un bain ensemble comme le veut la
tradition. Créatif et fantaisiste, on aura droit à quelques surprises de sa
part, ce qui donne un film à la fois
joli et divertissant! J’ai eu du plaisir même si j’ai pris très peu de notes.
Rapport sur Mes rendez-vous
québécois du cinéma 2009! (section Documentaires)! in
Societas Criticus, Vol. 11 no. 2, du 8 février 2009 au 2 avril 2009 - 22 mars 2009
Sortie le 23 octobre au cinéma PARALLÈLE: 13h et 18h35.
Anaïs Barbeau-Lavalette et Emile Proulx-Cloutier seront présents chaque jour aux séances de 18h35
pour échanger avec le public!
ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE, EMILE PROULX-CLOUTIER / vidéo /
coul. / 75 min / 2008 / v.o.f., s.-t.f. SCÉN. Anaïs
Barbeau-Lavalette, Émile Proulx-Cloutier IMA. Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile
Proulx-Cloutier, Philippe Lavalette, Katerine Giguère, Carlos Ferrand MONT.
Elric Robichon SON Martyne Morin, Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile
Proulx-Cloutier MUS. Catherine Major PROD. Pierre L. Touchette –
Amérimage-Spectra DIST. Marc S. Grenier – Locomotion Distribution.
Les petits
géants raconte l’épopée de cinq enfants de cinquième et sixième année du
primaire qui participeront, avec 105 autres jeunes, à un projet inusité :
élaborer, réaliser et créer un spectacle musical inspiré de l’opéra Un bal
masqué de Verdi et y tenir des rôles devant plusieurs salles pleines à craquer!
ANAÏS
BARBEAU-LAVALETTE cumule à son actif de nombreux documentaires et courts
métrages qui ont été présentés dans des festivals internationaux. Son premier long métrage, Le
ring, a été particulièrement bien reçu par la critique. Elle travaille
actuellement sur un deuxième long métrage de fiction, Inch’Allah.
Émile
Proulx-Cloutier réalise des courts métrages dont l’un a reçu le Jutra du
meilleur court métrage en 2005. Habitué du Festival international de
Clermont-Ferrand.
Commentaires de Michel Handfield
Comme c’était
la clôture des rendez-vous, on a eu droit à une entrée par un chanteur d’opéra.
C’est là qu’on voit que ce théâtre, l’impérial, est sous utilisé. Cette très
belle salle pourrait nous offrir plus que du cinéma : du théâtre, de la
musique, voir de l’opéra!
Quant au film,
il est fort intéressant. On est dans le Sud-ouest (St-Henri) avec des
conditions socioéconomiques et familiales
détériorées dans certains cas. Cependant, chaque enfant à aussi son caractère, issu en
parti des parents, mais aussi influencé par l’entourage, l’école, la télé… Alors, leur faire découvrir un autre monde
sera un plus pour eux. C’est ce que ces
jeunes de quelques écoles du primaire font grâce à un projet particulier :
monter un spectacle musical, inspiré d’un opéra, avec la collaboration de
l’opéra de Montréal. L’année où ce film fut tourné, cet opéra fut le bal masqué
de Verdi. Découverte pour ces enfants dont c’est probablement le premier
contact avec l’opéra. Par la bande, c’est aussi élargir la culture au milieu,
car les parents et les voisins sont mis au courant. Ils assisteront d’ailleurs
au spectacle final à la polyvalente du quartier. Ces petits seront chez les
grands et, en quelque sorte, initieront les grands à une forme de grande
musique. Assez intéressant.
On ne peut que
constater que les ambitions ne sont pas les mêmes d’un enfant à l’autre. S’il y
en a un qui veut être agent de sécurité, car c’est un bon métier, un autre veut
être le plus intelligent au monde! Rien de moins! Alors « je suis obligé de
faire des efforts » dit-il! Par contre, même s’il a le QI pour le faire, en
aura-t-il les moyens? Être né quelques kilomètres plus au nord (Westmount ou
Outremont), il aurait par contre toutes les chances de son côté. Le sociologue
en moi voit ici la théorie de l’inégalité sociale à la rencontre de la réalité,
sauf que, avec de tels projets culturels, de nouveaux espoirs sont permis. Il
faudrait davantage de ses projets, surtout que cela a un impact sur
l’éducation; un tel travail nécessitant de développer ses compétences en lecture, écriture et mémorisation en plus de
les motiver et de les responsabiliser, car le groupe compte sur chacun d’eux.
C’est donc une occasion d’apprentissage complet.
Un excellent
documentaire sur une excellente initiative. Les jeunes ont besoin de ce type
d’activités je crois. Nous aussi d’ailleurs, car la jeunesse c’est l’avenir. Il
faut donc leur donner plus de chance de réussite avec des projets particuliers
et une plus grande ouverture de l’école sur le milieu et la culture, mais sans
oublier la transmission du savoir et des compétences premières qui constituent
sa mission : leur apprendre à lire, écrire et compter! Il en va de notre
réussite collective. Une copie de ce film devrait être envoyée à la ministre de
l’éducation.
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culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
11/5
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9 octobre
Réalisation : Éric Tessier
Scénarisation : Patrick Senécal avec la participation
d’Éric Tessier
Production : Pierre Even, Josée Vallée / Cirrus
Distribution : Marc-André Grondin, Normand D'Amour, Sonia
Vachon, Mylène St-Sauveur
Le 5150, rue des Ormes se situe au
bout d’une petite rue tranquille dans une petite ville sans histoire. Suite à
une chute de vélo, Yannick se retrouve, malgré lui, séquestré par une famille
tout sauf sans histoire. Une famille menée d’une main de fer par Jacques
Beaulieu, le dernier des Justes, invincible aux échecs, où Maude, en épouse
soumise lui obéit autant qu’à Dieu. Où Michelle, 16 ans, s’affirme de plus en
plus, menaçante et insoumise. Et où Anne, 7 ans, au regard vide, renvoie
constamment Beaulieu à sa propre culpabilité. « Bats-moi aux échecs et je te
laisse partir ». Un marché simple pour Yannick : il y laisse sa peau ou sa
raison!
Commentaires de Michel Handfield (8 octobre 2009)
Un père pas très positif, raide
avec sa femme et qui boit. Le fils semble content de quitter la maison pour
s’installer en ville pour faire des études en cinéma!
Sa vie en ville commence, puis, un
jour, dû à une chute de vélo, alors qu’il était allé tourner des images dans un
cul de sac, il demande de l’aide au 5150 rue des Ormes. Comme il n’est pas
gêné, après avoir parlé au maître des lieux, il entre dans la maison pour
nettoyer une blessure, mais est attiré par des cris venant de l’étage. Il monte
et trouve un homme qui veut de l’aide. Trop curieux aux yeux de Jacques, le
maître de la maison, celui-ci le séquestre. Il découvrira alors une famille
particulière : un père qui tue par principe de justice et de morale; une mère
pieuse; une fille muette, voir autiste; et une ado qui aime la violence pour le
plaisir du pouvoir qu’elle lui procure.
On est dans le surréalisme.
Dans ce
huis clos, il découvrira que Jacques se croit investit d’une mission divine et
qu’il attend sa relève. De quoi devenir fou. Une fiction sur folie, la justice
et la foi. Sont-elles contagieuses? Voilà la question à répondre en sortant de
ce film.
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DE JANE CAMPION
DÈS LE 2 OCTOBRE
TVA FILMS est heureuse d’annoncer
la sortie de Bright Star (Mon Amour), le dernier film de la cinéaste
néo-zélandaise Jane Campion. Présenté en compétition officielle à Cannes et
lors du dernier Festival international des Films de Toronto, le film prendra
l’affiche au Québec dès le 2 octobre prochain.
Londres, 1818. Un jeune poète
anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison
amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens
sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop
effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de
John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny
pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le
meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux
jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de
leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent
sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre
", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une
obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus
nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
Première et seule femme à avoir
décroché la prestigieuse Palme d’or de Cannes en 1993 pour son long métrage La
Leçon de piano, Jane Campion nous revient dix sept ans plus tard, avec Bright
Star, un drame romantique qui nous plonge dans l’Angleterre du XIXe siècle. Le
film met en vedette Ben Whishaw (I’m not there, Le Parfum, histoire d’un meurtrier)
et Abbie Cornish (Elizabeth : The Golden age, A Good
Year).
Distribué par TVA Films, BRIGHT
STAR prendra l’affiche au Québec le 2 octobre prochain en version originale
anglaise et en version doublée en français.
Commentaires de Michel Handfield (8 octobre 2009)
Fanny, jeune fille de l’époque
victorienne coud et a du style. Comparé à son voisin, le poète John Keats (1),
elle est beaucoup plus épanouie! Mais, cela fait une histoire romantique avec
ses beautés et ses longueurs, car autre temps, autre mœurs, c’était beaucoup
plus compliqué que le texto!
Note :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Keats
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Taillés dans une autre époque :
Coco et Valentino!
Michel Handfield
1er octobre 2009
D’abord, COCO
AVANT CHANEL (1), d’Anne Fontaine, mettant en vedette Audrey Tautou, est
l’histoire d’une petite fille placée dans un orphelinat avec sa sœur par un
père qu’elle attendra tous les dimanches, mais qui ne viendra jamais les
chercher.
Elle deviendra
une petite couturière qui refera des ourlets, des ajustements et des
réparations dans l'arrière-boutique d'un
tailleur de province de jour et une chanteuse dans un petit café de quartier le soir, où elle aura pour public des soldats éméchés et des hommes
d’un certain âge qui se cherchent une jeune fille pour une levrette! Puis, une
rencontre avec Etienne Balsan, chez qui elle ira finalement trouver refuge
parmi les cocottes et les fêtards, car Étienne est un pilier de la fête! Là,
elle rencontrera Boy Capel, qui
l'aimait, mais qui était promis à une autre, plus riche! Il lui dira
d’ailleurs que « l'amour n'a rien à faire avec le mariage, car le mariage est
une affaire! » Ils seront donc amants, mais elle demeurera toujours « la femme de personne ». Coco s’appartiendra!
Féministe et moderne
avant l’heure, elle observe que la femme de son temps n'est pas à l'aise dans
ses vêtements. Ceux-ci constituent même un empêchement à une possible
émancipation. Rebelle, dans ce monde où les conventions et la mode empêchaient
les femmes de respirer, elle osera mettre les ciseaux dans les habits de ses
amants pour s’habiller confortablement, mais avec une certaine élégance, de
façon à être libre de ses mouvements et de sa vie par la même occasion. La
femme empotée, très peu pour elle. Elle
revendique le droit d’agir non pas comme un homme, mais comme une
citoyenne à part entière. Être élégante quand elle le veut, mais capable de
faire de l’équitation comme un homme pouvait le faire! C’est Coco, anarchiste
et créative.
Puis, elle
découvrira peu à peu que d’autres femmes voudraient aussi cette liberté. Elle
se mettra à leur confectionner des choses… jusqu’à devenir Chanel!
(www.chanel.com) C’est là que ce film se
termine.
C’est donc un
film à voir pour qui aime l’histoire, les biographies ou la mode. Ce n’est pas
un documentaire, mais un docu-fiction, c’est-à-dire une fiction basée sur des
éléments réels de la jeunesse de Coco Chanel. Mais, c’est aussi un film sur les
débuts du féminisme moderne, car le féminisme eut été plus difficile à faire
décoller si la femme était demeurée prisonnière des vêtements et des
conventions. En brisant ces conventions
pour elle-même, Coco a contribué au féminisme.
Une chance qu’existait un certain libéralisme social dans la France de
son temps par contre, car cela lui a donné une liberté d’action. Sans cela,
elle aurait étouffé.
Dans certaines
sociétés elle aurait pu être lapidée pour moins que cela! Alors, imaginer
prendre de la liberté pour les femmes devient
difficile. C’est là qu’on voit que pour changer les choses, il faut plus
que des leaders, mais un climat propice au changement, soit une certaine
tolérance. Encore aujourd’hui, dans certaines sociétés, cela est impossible,
question de coutumes et de religion. Ce film offre donc un intérêt sociopolitique, ne serait-ce
que par cette leçon.
Après Coco,
j’ai écouté le DVD « VALENTINO : LE DERNIER EMPEREUR » deux fois plutôt qu’une!
(2) Ça allait de soit!
Même si on
vend la « visite intime de l’univers somptueux de Valentino » et la « mode »,
c’est d’abord la franchise du couturier que j’ai aimé. Quand il a dit qu’il faut naître avec ça, car
ça ne s’apprend pas à l’école, j’ai pensé à Coco qui créait d’abord pour elle.
Elle avait de l’idée. C’est ce qui fait la différence entre le bon ouvrier et
le créateur; l’artiste! Mais, l’idée, à l’époque n’allait pas sans la maîtrise
technique. Valentino le dit lui-même quand il se place dans la lignée des
artisans des années 1920! Ça ne se trouve plus maintenant, où l’atelier est
taylorisé/mondialisé! Quelqu’un dessine un modèle, d’autres le mettent en plan,
puis la production est délocalisée dans différentes parties du monde, là où ça
coûte le moins cher à produire et à assembler, pour être ensuite redistribué à
l’échelle mondiale de façon à couvrir tous les marchés rentables! Si, dans
l’atelier de Valentino, on voit des paillettes encore cousues main pour avoir
l’effet voulu, demain on n’en verra plus!
Ce film est
aussi l’histoire d’une relation d’amitié et d’affaires exceptionnelle entre
Valentino et Giancarlo Giammetti, son associé et compagnon de vie. Si, dans les
années 60, Valentino était la petite affaire d’un artisan qui savait se faire
remarquer; dans les années 70-80, c’est devenu une compagnie de couture. Une
ligne comme on-dit! Dans les années 80, ce fut la flambée du nom avec le «
licencing » de la marque! Dans la décennie 90 les investisseurs ont commencé à
entrer dans la mode et c’est devenu « business as usual ». Maintenant,
seuls les chiffres comptent, car ce sont
les banquiers et les « traders » qui décident!
Profitez-en
pour admirer le faste des parades de mode et des créations faites à la main
comme on en voit dans le film, car cela nécessite des artisans et ce n’est pas
ce qui rapporte. C’est plutôt du marketing et des relations publiques. Ce sont
les accessoires griffés qui sont vraiment rentables maintenant. On semble donc
préparer la sortie de l’homme derrière la marque, maintenant qu’elle a sa place
au Panthéon de la mode. C’est d’ailleurs ce nom qui fait vendre et donne de la
valeur à l’entreprise dans ce monde d’aujourd’hui où on achète plus une marque
ou un logo pour le standing que pour son usage. C’est comme pour les montres :
si on veut du standing, on achète une « Rolex ». Si on veut l’heure, on achète
une « Timex » ou on regarde sur son cellulaire ou son « iPod »! Ça fait des
années que je n’ai plus de montre et j’ai l’heure quand même! On vendra alors «
Valentino » (www.valentino.com) et non plus le travail de Valentino. A la fin
du film, on apprendra même qu’il s’est retiré quelque temps après le tournage,
ce qui n’est pas du tout surprenant quand on a vu le film.
Comme ce film
fut tourné dans le monde de la mode, on est dans le « glamour »; la beauté
créée de toutes pièces comme si elle était « standard » alors qu’elle est tout
ce qu’il y a de plus artificiel! Suffit
de voir la grandeur des filles à côté de Valentino pour voir que ce n’est pas
la femme moyenne. Pour les parades de
mode, tout est d’ailleurs préparé comme pour un spectacle; scénarisé comme un
film! Le cirque de la mode comme celui de la F1.
Petit, il
rêvait de stars de cinéma. A 13 ans, il
voulait habiller les belles dames de l’écran alors que d’autres jeunes de son âge
auraient plutôt voulu les déshabiller! C’est ce qui l’a décidé à devenir
créateur pour ces « belles dames » qu’il voyait au cinéma. Valentino rêvait
déjà, à cet âge, de devenir « glamour » plutôt que pompier ou policier.
Je pourrais
poursuivre longtemps, mais je conclurais plutôt par ces mots : Valentino, une
histoire d’élégance et de caractère! Car des caractères, il y en à là dedans.
Des belles filles aussi…
Notes :
1. COCO AVANT CHANEL avec Audrey Tautou
est distribué au Québec par Alliance
Vivafilm. Il met aussi en vedette Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie
Gillain et Emmanuelle Devos. Le film a pris
l’affiche sur les écrans du pays le 25 septembre dernier.
2. VALENTINO : LE
DERNIER EMPEREUR, dès le 8 septembre
2009 en DVD ET BLU-RAY. Ce long-métrage inclut la participation de Gwyneth
Paltrow, Anna Wintour, Claudia Schiffer, Elton John, Elizabeth Hurley, Jeanne
Beker et Karl Lagerfeld. Vous y trouverez 46 minutes d’extra ainsi que des
scènes inédites au cinéma. En italien, français et anglais avec sous-titres
anglais, français, espagnol et italien.
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culture, Vol. 11 no 5, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
(Notre
section documentaire)
We all fall down: The
American Mortgage Crisis
RIDM 2008,
in Vol. 10 no 6 (Du 8 octobre 2008 au 4 décembre
2008) :
http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1570524
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Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
« Wall street
is bankrupt! » Cela frappe, surtout qu’avec Wall street, c’est aussi les
États-Unis qui semblent en banqueroutes. Des gens perdent leur foyer, qui est
aussi leur unique capital dans bien des cas.
On peut alors penser à un autre documentaire du même distributeur : « We
all fall down: The American Mortgage Crisis » (1).
Les problèmes
des États-Unis signifient-ils la fin de leur modèle économique? Certains
supposent que oui. Trois experts nous présentent donc chacun un modèle
susceptible d’être la solution. Ensuite, un trio d'experts en jugera et devra
nommer un vainqueur. Quel devrait être le modèle à suivre pour sortir les
États-Unis du marasme?
Kishore
Mahbubani, l’auteur de « The New Asian Hemisphere », nous présente d’abord le
modèle asiatique. C’est un finaliste à la feuille de route impressionnante,
surtout en matière de développement
économique : libre marché, résilience et bon gouvernement. On y gère aussi une
multitude culturelle. Mais, la liberté individuelle n’est pas célébrée partout
de la même manière! C’est à mettre au rang des faiblesses.
Le second
modèle est celui du Brésil. Ce modèle nous est présenté par Marcelo Cortes
Neri, directeur du Centro de Políticas
Sociais (www.fgv.br/cps/index.asp) de
l’Instituto Brasileiro de Economia (www.ibre.fgv.br/). Ce modèle est à la fois
pro-commercial et pro-pauvres. Non pas un modèle à la Chavez, mais à la Lula
(2); soit pour le social, mais aussi pour le commerce et la liberté
d’entreprise. Une forme de libéralisme social contrairement au libéralisme
économique états-unien, où le gouvernement est parfois perçu comme un ennemi du
peuple; régime souvent proche de l’anarcho-capitalisme (3) selon moi, ce dont
les États-Uniens ne semblent pas assez conscients cependant! Suffit de les
regarder manifester contre toutes interventions de l’État, si minime qu’elles
soient, pour le comprendre! Seul son rôle policier et militaire semble toléré,
mais, encore, il ne faut pas toucher le droit des citoyens de porter une
arme! Les États-Unis pourraient donc
apprendre de ce modèle, ce que notent d’ailleurs des membres du jury!
Le Brésil m’a
particulièrement touché, car il m’a fait remonter à une vie antérieure alors
que j’étais consultant sur un modèle participatif de cellules de travail. Deux
ans! J’avais assisté à l’époque à une conférence de Ricardo Semler, président
de Semco S.A., du Brésil (4), à l’hôtel Hilton Bonaventure, où il présentait
son modèle participatif! C’était le 25 novembre 1993! (5) Alors que la
participation des employés dans l’entreprise fut une mode ici, Semco fonctionne
toujours selon ce modèle et a vu son succès continuer! (6) Cette entreprise a toujours conservé sa façon de faire selon ce
que j’ai lu sur leur site : The Semco way! (7)
Wouter Bos,
ministre des finances néerlandais dans une coalition, mais aussi chef du Labour
party, nous présente finalement le modèle européen. (8) Un modèle mixte de libéralisme
économique et politique, le marché poussant le gouvernement à l’efficience! Un
modèle d’équilibre et de « push » entre entreprises, États et citoyens.
Cependant, c’est un modèle continental, chaque pays ayant accepté de perdre une
part de leur souveraineté pour constituer un nouveau palier de gouvernement
supranational. Je ne crois pas que les États-Unis soient prêts à perdre une
part de leur souveraineté pour s’insérer dans un tel gouvernement continental de l’Amérique; de
toute l’Amérique! J’ai déjà plaidé pour un tel parlement (9), mais de là à le
voir bientôt ça me surprendrait. Il n’a pourtant fallu que 50 ans à l’Europe
pour le faire au sortir de la deuxième Guerre mondiale!
Les États-Unis
ne prendront jamais une solution venue d’ailleurs. Le jury, composé de Willem Buiter, professeur au
London School of Economics, Parag Khanna, du New America Foundation's, et Amy
Chua, professeure de droit à Yale, s’entendent là-dessus. Ils assimileront cependant
des parties de ces modèles qu’ils trouveront intéressantes, pour se faire un «
nouveau super modèle américain »!
Espérons qu’ils regarderont aussi ce qui se fait chez leurs voisins du
nord, le Québec et le Canada, notamment en termes d’assurances et d’assistance
de l’État pour les citoyens. On ne peut se limiter à ces trois modèles même
s’ils sont intéressants. Le modèle de Rhénan devrait aussi être considéré, car
il s’agit d’un modèle de capitalisme social qui a déjà fait ses preuves avant
la mode du néolibéralisme. (10) Si
Warren E. Buffett croit au retour des trains (11), pourquoi ne pas
croire au retour d’un capitalisme plus social à la Rhénan?
Mais, peu
importe le modèle, une mise en garde s’impose : tous ne doivent pas
s’engouffrer dans une copie conforme d’un même modèle, car cela limite son
efficacité, niant les particularités de chaque région et leur créativité. Il
faut toujours laisser place à l’innovation et à la concurrence, car si le
T-shirt « fit all » est une belle invention, ce l’est d’abord parce que nous
avons aussi d’autres choix! Puis, comme les modes, les modèles peuvent se fader
avant de revenir au goût du jour. Dans les années 80, l’Émilie-Romagne fut un
modèle. (12) Qui en parle aujourd’hui? (13)
Le bien de ce
film est d’abord et avant tout d’ouvrir les yeux des états-uniens sur ce qui se
fait ailleurs, car il y a autre chose que l’American way of life! Pour nous,
non états-unien, il nous présente d’autres modèles socioéconomiques et
politiques. Si on entend parler de l’Europe et de l’Asie au Canada, il est par
contre plus rare d’entendre parler du Brésil comme d’un modèle, car il est peu
fréquent que l’on présente des pays du Sud et plus à gauche comme des modèles
de développement. Cela est donc rafraîchissant. Mais, il faudrait peut-être
aller plus loin et nous présenter des modèles de prise en main locale, car «
Think Globally, Act Locally »! (14) Sujet d’un futur documentaire?
Notes :
1. www.icarusfilms.com/new2009/fall.html
2. Chàvez : http://en.wikipedia.org/wiki/Hugo_Chávez
Lula
: http://en.wikipedia.org/wiki/Luiz_Inácio_Lula_da_Silva
3. Arnsperger, Christian, et Van Parijs, Philippe, 2000, Éthique économique et sociale, France :
La Découverte/repères
Lemieux, Pierre, 1988, L'anarcho-capitalisme,
Paris: PUF, «que sais-je?»
5. Ricardo Semler avait écrit un livre à l’époque pour
présenter son modèle : Maverick,
1993, U.S.A.: Warner books.
6. Deux références sur le sujet, mis à part le site
officiel de Semco (note 4) :
http://en.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Semler
www.duperrin.com/2007/05/24/il-ny-a-pas-que-la-pensee-unique-qui-permet-de-reussir/
7. The
Semco Way:
www.semco.com.br/en/content.asp?content=3&contentID=605
8. http://fr.wikipedia.org/wiki/Wouter_Bos
9. L’histoire se répète dit-on! (Inclus Moment de
réflexion et Pour un Parlement de l’Amérique), in Societas Criticus, éditos,
Vol 8 no 2 (mars 2006).
10. Albert, Michel, 1991, Capitalisme contre capitalisme, Paris: Seuil, l'histoire immédiate.
Voir aussi :
http://en.wikipedia.org/wiki/Rhine_Capitalism
http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme_rhénan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Alber
t
11.
MICHAEL J. de la MERCED and ANDREW ROSS SORKIN, Buffett Bets Big on Railroads’ Future, in New-York Times: November
3, 2009 : www.nytimes.com/2009/11/04/business/04deal.html?_r=1&em
12. Piore,
Michael J., Sabel, Charles F, 1984, The
second industrial divide, U.S.A. Basic Books; Lazerson, Mark, Small firm growth, American Sociological
Review, June 1988, Vol 53-3, pp. 330-342.
13. Nicola Bellinilien (traduit par M.-S. Darviche et E.
Négrier), Politique industrielle en
Émilie-Romagne : un modèle en quête de son avenir, in Pôle Sud, 1996, Vol.
5 No
5, pp. 117-131. Référence internet :
www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pole_1262-1676_1996_num_5_1_951
14. http://en.wikipedia.org/wiki/Think_Globally,_Act_Locally
Jaquette
arrière du DVD:
With America's version of capitalism
seemingly heading for bankruptcy, is there a crisis-proof economic model that
can shape the 21st century? In THE WORLD'S NEXT SUPERMODEL, three prominent
thinkers argue for competing economic models. Kishore Mahbubani, author of The
New Asian Hemisphere, pitches the Asian model, characterized by the economic
successes of China, India and Singapore. Wouter Bos, Dutch Minister of Finance,
claims that the values of the European model are superior, while Brazilian
economist Marcelo Neri praises the economic success of his country.
The proposals for these models are
discussed by a jury consisting of macro-economist Willem Buiter, professor at
the London School of Economics, New America Foundation's Parag Khanna, an
expert analyst of global geopolitical issues, and author and Yale law and
globalization professor Amy Chua.
These expert "judges," in a lively
debate, examine the three models on the basis of issues such as social
stability, environmental sustainability, government and market relationship,
and their crisisproof nature. Their surprising decision is sure to provoke
continued debates on this important global issue.
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Commentaires de Michel Handfield (30 mai 2009)
«
Ownership is fundamental to a capital democracy ». Si vous ne possédez pas de
propriété, vous êtes en difficultés dans le monde capitaliste états-unien, car
la propriété est la base de ce système. Vu cet enjeu stratégique, l’État y a
pris une certaine place comme régulateur dans les années 30. Cependant, avec le
désengagement de l’État depuis les années Reagan, le gouvernement s’est peu à
peu retiré de ce secteur. Puis, avec les vagues de dérégulation des dernières
années, on a vu l’arrivée de prêteurs spécialisés à la place des banques
locales, qui avaient l’avantage de vivre dans leur marché et de bien le
connaître; le passage en bourse (Wall Street) des trusts hypothécaires, ce qui
les forçait à donner plus de rendements aux investisseurs nationaux et
internationaux; et, finalement, la dématérialisation des entreprises avec
l’offre grandissante de produits financiers et hypothécaires via l’internet. Il
n’est même plus nécessaire d’être une banque ou d’avoir une adresse sur rue
pour être dans ce marché, le financement étant devenu un produit dématérialisé
et délocalisé accessible de n’importe où dans le monde via la grande toile!
Ayant délocalisé cette pierre angulaire
de la maison qu’est son financement, on a ainsi créé une bulle financière, ce
qui a fragilisé tout l’édifice économique états-uniens et étranger, car les
investisseurs internationaux ont eux aussi passablement investit dans ce marché
ouvert. Ils croyaient avoir enfin trouvé la pierre philosophale.
Aux
institutions financières solides se sont ajoutés des aventuriers du capitalisme
qui ont pu unir des capitaux assez
importants pour se faire prêteurs. Cependant, cela fut à risque pour eux, mais
aussi pour les emprunteurs, car un tel marché devenait une véritable aubaine
pour les fraudeurs. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé, la fraude
hypothécaire passant de 7000 cas en 2003
à 76000 en 2008! (1) Symptomatique d’un système qui devrait être révisé.
Puis, quand
les premières cartes ont commencées à tomber, ce système, victime de la
corruption et du rêve de l’argent vite fait, s’est écroulé, entrainant avec lui
le prix des maisons. Celles-ci, se dévaluant parfois au point de valoir moins
que les hypothèques qu’elles commandaient, ont entraînées des faillites en
cascade. Ce mouvement fut accentué du fait que la maison était devenue une
source de revenu dans ce marché haussier, la plupart des propriétaires
empruntant sur la hausse présumée de la valeur marchande de leur maison pour
consommer dans l’immédiat (s’acheter une télé de 92 pouces ou un Humer par exemple); envoyer leurs
enfants aux études, ce qui est plus sage cependant que de s’acheter un Humer;
ou, plus malheureusement, se payer des soins hospitaliers, car il n’existe pas
de système universel de santé comme au Canada chez notre voisin du sud. La
maison était en quelque sorte devenue le compte d’épargne familial. Celle-ci
touchée, tout le modèle de consommation états-unien était affecté. Cette crise
s’est donc étendue au reste de l’économie, le système états-unien étant ouvert,
ce qui a fait de l’industrie automobile la seconde victime de celle-ci. GM
devrait vraisemblablement se placer sous la protection des tribunaux le 1er juin
pour assurer sa restructuration. (2)
Comme on est
dans un monde fluide, l’économie est moins facile à lire qu’elle ne l’a déjà
été, ce même si les indices peuvent
parfois être haussier, car l’économie financière est beaucoup plus spéculative que
l’économie réelle et pas nécessairement en relation directe avec elle. De plus,
comme le capitalisme états-unien n’offre pas les mêmes protections que d’autres
modèles capitalistes offrent, ce que la droite états-unienne s’acharne à
appeler socialisme même si ce n’est qu’une autre forme de capitalisme plus
social (3), leur population est aussi
plus fragile à ces crises, ce qui contribue à les accentuer. Si, à la
place de la propriété privée et individuelle, il y avait eu davantage
d’habitations coopératives et communautaires par exemple, la crise n’aurait pas
eu le même impact; ni si les prêts immobiliers avaient été séparés des prêts à
la consommation, comme pour l’achat de la télé de 92 pouces ou du
Humer dont nous parlions plus haut, car cela fragilise la propriété.
C’est à se
demander pourquoi ils tiennent tant à ce système. Probablement l’appât du gain,
car leur système économique, en échange de cette insécurité, leur fait
miroiter la chance de gagner à la
loterie du capitalisme! Le système économique de notre voisin, une forme
d’économie casino? Peut-être! Et ce sera difficile à changer, car c’est
culturel. Dès que les choses iront mieux, la tendance sera forte à revenir au
capitalisme individuel, pur et dur, avec la promesse que ce type de crise ne se
reproduira plus puisque les marchés auront compris et s’autoréguleront mieux
que l’État ne pourrait le faire. On dérèglementera à nouveau avec la promesse
que les marchés sont plus murs. Ce sera vrai jusqu’à la prochaine crise, car
l’appât du gain fera qu’il y aura toujours de nouvelles brèches d’ouvertes,
surtout dans un système fortement
déréglementé pour faire plus de profits, ce le plus rapidement possible.
L’appât du gain est ce qui motive le plus les investisseurs et les
entrepreneurs capitalistes! La satisfaction du travail bien fait et de
l’utilité sociale ne sont pas un moteur suffisant pour ces gens. Cette crise
hypothécaire serait donc davantage culturelle qu’économique finalement. C’est
possible, car dans une autre culture, avec d’autres façons de faire, elle
n’aurait peut être pas eu lieue. Ce sont là des questions que ce film pose vu
du Canada.
Ce film donne
aussi beaucoup d’explications au pourquoi de cette crise en recourant à
plusieurs spécialistes, ce qui devrait intéresser les États-uniens au premier
chef, mais aussi les étudiants et professionnels de la finance des autres pays
occidentaux qui regardent souvent le modèle états-uniens comme « LE » modèle
des affaires. A un autre niveau, il devrait aussi intéresser un public des
sciences sociales et humaines qui ont un regard plus critique face au modèle
économique et social États-Unien. Puis, plus largement, il pourrait intéresser
un plus vaste public encore, soit celui intéressé par les films documentaires
en général, car c’est un public en croissance depuis quelques années. Ce public
devrait être intéressé par cette problématique, car elle est d’actualité, ayant
tenue la une des médias une large partie de l’année 2008 et de 2009 puisqu’on
en parle encore à l’occasion même si on parle parfois de reprise.
Notes :
1. J’ai aussi trouvé des références à ce sujet sur
l’internet :
www.fbi.gov/hq/mortgage_fraud.htm
2. General Motors : Ultime
offre de Washington, radio-canada.ca/Économie, jeudi 28 mai 2009 à 16 h 43
:
www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/05/28/003-gm-tresor-offre.shtml
3. A ce sujet, lire Michel Albert, 1991, Capitalisme contre capitalisme, Paris:
Seuil, Points Actuels
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SORTIE EN MAGASIN DU
DEUXIÈME ALBUM DE MIN RAGER « FIRST STEPS »
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER
ALBUM DE JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET
SORTIE EN MAGASIN DU
PREMIER ALBUM DE VINCENT GAGNON « BLEU CENDRE »
SORTIE EN MAGASIN DU
PREMIER ALBUM DE JAZZ CULTURE CLUB « IMMANENCE »
Carole Therrien : «
Vues du fleuve »
SORTIE EN MAGASIN DU
DEUXIÈME ALBUM DE CARL NAUD « L’ASCENSEUR »
Vol 11 no 6

SORTIE EN MAGASIN DU DEUXIÈME ALBUM
DE MIN RAGER « FIRST STEPS »
Montréal, le lundi 19 octobre 2009
Le label
montréalais Effendi Records est fier de vous annoncer la sortie du deuxième
album de la pianiste Min Rager, intitulé « First Steps ».
Disponible en
magasin et sur les plateformes de téléchargement (Itunes, Zik.ca, Emuzic), dès
le mardi 27 octobre 2009 (Distribution Select).
Min Rager est,
sans aucun doute, une des pianistes de jazz les plus prometteuses au Canada. Ce
nouveau disque confirme autant son talent pour la composition que sa virtuosité
pianistique. Elle s’est entourée ici de certains des meilleurs musiciens de la
scène jazz montréalaise et bénéficie de leurs grandes aptitudes pour présenter
une belle collection de ses propres compositions. Alternant blues, ballades,
hard bop et bossa-nova, Min Rager offre aussi dans ce deuxième album de beaux
hommages aux grands John Coltrane et Miles Davis. Chaque pièce laisse place à
des improvisations plus saisissantes les unes que les autres. Une merveilleuse
musique jouée par de grands musiciens!
« FIRST STEPS» (FND097)
Min Rager
- piano
Kevin Dean - trompette
Donny Kennedy - saxophone
alto
Fraser
Hollins (2, 5, 6, 7) and Alec Walkington (1, 8, 9) - basse
André
White - batterie
Walt Weiskopf
- saxophone ténor (4)
Josh Rager - piano (10)
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET
Effendi
Records est fier de vous annoncer la sortie du premier album en quartet signé
par le tromboniste Jean-Nicolas Trottier.
Disponible en
magasin et sur les plateformes de téléchargement (iTunes, Zik.ca, eMusic), dès
le mardi 27 octobre 2009 (Distribution Select).
Le tromboniste
Jean-Nicolas Trottier est un musicien très actif de la scène jazz montréalaise.
Après avoir sorti au mois de juillet dernier un album avec le Jean-Nicolas
Trottier Big Band, dont il est le compositeur, arrangeur et chef d’orchestre,
il présente ici un premier album en quartet. Ce disque est le fruit de plus de
deux ans de travail : une période de création mais aussi d’exploration et
d’apprentissage ayant pour but de mettre en avant la liberté d'improvisation,
les jeux de textures et les formes diverses. Un résultat des plus originaux qui
saura sans doute vous plaire!
Outre les
formations qu’il a fondées, Jean-Nicolas Trottier a joué avec de grands
ensembles tels que le Montréal Jazz Big Band, Trombones Actions, le quintet de
jazz ID, et aussi les big band de Joe Sullivan, Vic Vogel, Lorraine Desmarais
et Alain Caron. Il a également travaillé en tant qu’arrangeur entre autres pour
Ariane Moffat, Amylie Boisclair, Patrick Watson et DJ Champion.
« JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET» (FND094)
Jean-Nicolas Trottier – trombone
Alexandre Côté – saxophones alto & soprano
Sébastien Pellerin – contrebasse
Michel Berthiaume – batterie
Vol 11 no 5
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE VINCENT GAGNON « BLEU CENDRE »
Montréal, le mercredi 23 septembre 2009 – Effendi Records
est fier de vous annoncer la sortie du premier album signé par le pianiste
Vincent Gagnon intitulé « Bleu cendre ».
Disponible en magasin et sur le site internet, www.effendirecords.com, dès le mardi
22 septembre 2009 (Distribution Select).
Après une première incursion sur
le label Effendi en tant que sideman il y a deux ans, Vincent Gagnon signe ce
premier album qui apporte une importante contribution au jazz québécois
moderne. Ce jeune pianiste puise ses inspirations chez les plus grands et
propose ici des compositions d’une grande originalité, comme sa pièce Après
l’une, un blues atypique, pour laquelle il remporte le Prix Etoiles-Galaxie de
Radio-Canada récompensant la meilleure composition interprétée lors du 30ième
festival International de Jazz de Montréal de 2009. Il est accompagné sur cet
album par Alain Boies aux saxophones, Michel Côté aux saxophones et clarinette
basse, Guillaume Bouchard à la contrebasse et François Côté à la batterie.
« BLEU CENDRE » (FND096)
Vincent Gagnon – piano
Alain Boies – saxophones
Michel Côté – saxophones, clarinette basse
Guillaume Bouchard – contrebasse
François Côté – batterie
Pour plus d’informations
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE JAZZ CULTURE CLUB « IMMANENCE »
Montréal, le mercredi 23 septembre 2009 – Effendi Records
annonce avec fierté la sortie du premier album de Jazz Culture Club, groupe
vainqueur du concours de la relève Jupiter-Vandoren, en mars 2008, dans le
cadre de la série Jazz en Rafale.
Disponible en magasin et sur le site internet,
www.effendirecords.com, dès le mardi 22 septembre 2009 (Distribution Select).
Jazz Culture Club a remporté en mars 2008 le premier prix
du concours de la relève Jupiter-Vandoren, dans le cadre de la série Jazz en
Rafale 2008, dont voici le résultat : un premier album intitulé « Immanence »,
commandité par Effendi et le Studio Victor à Montréal. Les quatre musiciens
originaires de Québec misent sur l’originalité, l’atmosphère, et la cohésion
avec le monde qui les entoure, d’où le titre de ce premier opus. Ce talentueux
groupe, composé de François Rioux (compositions et guitares), Alexandre Dion
(saxophones), David Gagné (contrebasse) et Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie),
se classe parmi les meilleurs de sa génération au Québec. À suivre avec
beaucoup d’attention!
« IMMANENCE » (FND093)
François Rioux – guitares
Alexandre Dion – saxophones
David Gagné – contrebasse
Pierre-Emmanuel Beaudoin – batterie
Carole Therrien : « Vues du fleuve
»
Montréal, le jeudi 17 septembre 2009 – La maison de disque
Effendi Records est fière de présenter le nouvel album de Carole Therrien,
chanteuse et gestionnaire du label montréalais Effendi Records, intitulé « Vues
du fleuve ».

Ce nouveau projet de Carole Therrien s’impose au gré des
ambiances, dévoilant l’ardeur et la créativité de cette artiste au talent
unique. Comme son titre l’indique, « Vues du fleuve » invite à une promenade au
bord de l’eau, guidée par la voix lyrique et chaleureuse de Carole Therrien.
Proposant à la fois des grands titres du répertoire québécois et français, et
des compositions originales, il fera bon de redécouvrir des textes de Sylvain
Lelièvre et de Jacques Blanchet. Subtilement accompagnée par Yves Léveillé au
piano et Alain Bédard à la contrebasse, Carole Therrien surprend une fois de
plus par sa grande polyvalence.
Le premier extrait qui s’intitule *Atlantique* a été écrit
par Alain Labonté ( parolier pour Bruno Pelletier,
Annie Villeneuve, Marie Denise Pelletier, Marie Pier Perreault et plusieurs
autres) sur une musique d’Yves Léveillé ( pianiste bien connu dans l’univers du
jazz, ayant travaillé avec plusieurs artistes de la scène dont Marie-Thérèse
Fortin pour sa tournée Barbara ).
Pour plus d’infos :
La chanson Atlantique sera disponible sur www.45tours.ca
dès le 17 septembre
Disponible en magasin et sur le site internet, www.effendirecords.com, dès le mardi
06 octobre 2009 (Distribution Select).
SORTIE EN MAGASIN DU DEUXIÈME
ALBUM DE CARL NAUD « L’ASCENSEUR »
Montréal, le mardi 8 septembre 2009 - La maison de disques Effendi Records est
fière de vous annoncer la sortie du deuxième album du guitariste Carl Naud
intitulé « L’ascenseur ».
Disponible en magasin et sur le site internet,
www.effendirecords.com, dès le mardi 15 septembre 2009 (Distribution Select).
Le guitariste Carl Naud, originaire d’Alma, a été remarqué
lors de la sortie de son premier album « Ouverture » en 2002. Il revient avec
un deuxième opus sous l’étiquette Effendi, toujours empreint de ce toucher
léger et imaginatif qui lui est propre. Offrant une majorité de compositions
originales, cet album met autant en valeur son talent d’improvisateur que son
sens de la mélodie, et s’intègre parfaitement au jazz moderne. Carl Naud est
accompagné sur ce disque de ses complices David Bellemarre aux saxophones, John
Roney au piano, Rémi-Jean Leblanc à la contrebasse et la basse électrique, et
Martin Auguste à la batterie.
« L’ASCENSEUR » (FND092)
Carl Naud – guitare
David Bellemarre – saxophones
John Roney – piano
Rémi-Jean Leblanc – contrebasse, basse électrique
Martin Auguste – batterie
D.I. Arts et
Culture (Communiqués et reportages Arts et
Culture)
Lancement de la 10e saison
d’Effendi Records au Upstairs!
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 5, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Lancement de la 10e saison
d’Effendi Records au Upstairs!
Commentaires Michel Handfield
25 septembre 2009
Hier, j’ai assisté au 5 @ 7
d’Effendi Records (www.effendirecords.com)
qui marquait la 10e saison de cette maison de disque. Cela se passait au Upstairs (www.upstairsjazz.com),
sur la rue MacKay à Montréal. C’était le lancement des « beaucoups » : beaucoup
de disques, car on approche du 100e qui sera lancée en cette année 2009-10;
beaucoup plus d’enregistrements au studio 270 (www.studio270.ca); beaucoup de jeunes
artistes du jazz et du blues! Bref, un beau coup d’Effendi!
La fin du soutien du gouvernement
fédéral au jazz et au blues fut aussi soulignée. (1) Si je couvrais cet
événement pour le volet culture de societascriticus.com (2), l’autre volet du
portail, la critique sociale et politique n’était pas loin. J’ouvre donc une
parenthèse pour aller un cran plus loin sur ce point, Societas Criticus oblige:
c’est ça un gouvernement populiste, le gouvernement conservateur de Stephen
Harper! Il gouverne en ne finançant que ce qui est populaire et délaisse ce qui
l’est moins, mais pourtant essentiel au développement culturel et au libre
choix des citoyens. Je dirais même à la formation des citoyens, car on se forme
aussi par la culture! C’est ainsi que si je ne m’intéresse pas beaucoup aux
sports, je consens pourtant à ce qu’une partie de mes taxes et impôts aide au
développement et à la diffusion des sports
ou de la F-1 par exemple. Mais, en contrepartie, on doit aussi aider le
jazz, l’opéra, le classique et même l’électro-acoustique! Cela fait partie du
contrat social. Les conservateurs, qui ralliaient les communistes soviétiques
parce qu’ils n’avaient pas de liberté de choix à une autre époque, atteignent ainsi le même objectif qui
consiste à limiter les choix citoyens en ne finançant que le « mainstream »!
C’est là qu’on voit que les extrêmes, de droite ou de gauche, ne sont pas si
éloignées l’une de l’autre, fruits d’idéologues qui veulent nous dicter leurs
choix en limitant les nôtres! Fin de cette parenthèse plus politique.
On nous a enfin parlé de tournées
et de concerts pour des artistes d’Effendi. Parmi ceux-ci, « Carole Therrien
démarre une tournée promotionnelle pour la sortie de son nouvel album « Vue du
fleuve » ». Nous avons d’ailleurs eu droit à quelques extraits de cet Album par
Carole. J’ai noté « jazz et poésie se marient bien ici autour d’un sujet comme
le fleuve. » Mon voisin de table, Claude Ross,
de la radio de Radio-Canada à Rimouski (CJBR), m’a dit « elle s'illumine
quand elle chante! » Je l’ai aussi noté. Que dire de plus?
Pour en savoir plus sur ce volet
concert, il faut voir la section concert du site d’Effendi (www.effendirecords.com/fr/calendar.html)
et Jazz en rafale (www.jazzenrafale.com),
duquel Effendi est un partenaire. D’autres artistes associés à Effendi Records
sont ou seront en tournées européennes dans le cadre de « Québec Jazz ». Ainsi, Alain Bédard,
François Bourassa et François Richard feront une tournée en France, Italie,
Belgique et Irlande. Peut-être trouverons-nous plus de détails sur le futur
site d’Effendi que l’on nous promet pour plus tard. A suivre.
Dix nouveaux albums sont prévus
cet automne chez ce label. Mais, comme
l’automne est déjà commencé, Carl Naud
(15 septembre), Jazz Culture Club et Vincent Gagnon (22 septembre)
devraient déjà être mis en marché au moment de la mise en ligne de ce texte.
Pour Carole Therrien (6 octobre), ce sera une question de jours! Voici donc
cette liste des sorties à venir :
Carl Naud – L’Ascenseur (FND092)
Jazz Culture Club – Immanence (FND093)
Vincent Gagnon – Bleu Cendre (FND096)
Carole Therrien – Vues du fleuve (FND095)
Effendi lance 10 nouveaux albums cet automne
Min Rager
– First Steps (FND097)
Jean-Nicolas Trottier (FND094)
Dave Watts (FND098)
Coffret compilation 10ème anniversaire (FND099)
Deux albums en sous-distribution :
Marianne Trudel & Levy Bourbonnais – L’embarquée
(TRUD-2009-1)
Michel Héroux (MH01)
Retrouvez aussi en hiver et au printemps la sortie du
premier album de Rafael Zaldivar, pianiste cubain vainqueur du Concours de la
Relève Jupiter-Vandoren lors de la série Jazz en Rafale 2009, ainsi que les
nouveaux albums de Jean-Pierre Zanella et de l’octet Jazzlab.
Notes:
1. « Le jazz, le
classique, le folk et les musiques du monde laissés en plan par un changement
d'orientation » nous apprenait Le Devoir de vendredi dernier (18 septembre 2009) sous les
plumes de Guillaume Bourgault-Côté et d’Isabelle Paré : Ottawa ampute l'aide aux musiques spécialisées. Voir : www.ledevoir.com/2009/09/18/267557.html
2. Le volet culturel du portail est D.I., Délinkan
Intellectuel, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué, façon de distinguer les deux
volets du portail D.I. Societas (www.societascriticus.com) que sont D.I. et
Societas Criticus, la revue de critique sociale et politique! Nous n’avons
d’ailleurs pas la même approche critique face à la politique et à la culture,
où il s’agit d’un monde de créateurs portant souvent leurs choses à bout de
bras. Notre « motto » est d’ailleurs « Où la culture... nous émeut! » pour D.I.
alors qu’il est « On n'est pas vache, on est critique! » pour Societas
Criticus. Cela dit que nous serons donc
beaucoup plus durs face à la politique. Puis, dans une approche
ethnométhodologique, nous croyons que la culture est souvent porteuse de
savoirs et de révélateurs sociaux, notamment dans la littérature, le cinéma, le
théâtre et l’opéra. C’est plus souvent le cas dans l’essai, moins dans la
musique, quoique certaines paroles, certains titres et certaines musiques instrumentales sont parfois des révélateurs
très puissants aussi. On ne peut donc négliger ce courant culturel qu’est la
musique même si nous en faisons un peu moins par manque de temps et non
d’intérêt. Nous en annonçons d’ailleurs beaucoup sur notre page « Le calendrier
». Ce n’est pas pour rien; c’est que nous y croyons.
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de
culture, Vol. 11 no 5, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com