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«I Touch». Le caractère fut donc grossit pour le
texte, mais réduit pour les notes et certains hyperliens.
7 novembre 2009
Commentaires Ciné, Arts &
Culture!
D.I. où la culture nous émeut!

www.societascriticus.com/DIculture.html
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ordinateur de table, portable, qu'en format «I Phone» et «I Touch».
Il se peut que cela entraîne des différences de lecture selon les appareils
utilisés, car le caractère fut grossit pour le texte, mais réduit pour les
notes et certains hyperliens.
D.I. a Vu! (Ciné, Théâtre
et quelques annonces d’événements)
Documents à ne pas taire!
(Notre section documentaire)
D.I. Arts et Culture
(Communiqués et reportages Arts et Culture)
Toutes
nos archives sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada
Revue Societas Criticus à Bibliothèque et
Archives nationales du Québec
Révisé le 7 novembre 2009
Dans les commentaires cinés, de
théâtres ou de spectacles, les citations sont rarement exactes, car même si
l’on prend des notes il est rare de pouvoir tout noter exactement. C’est généralement l’essence de ce qui est
dit qui est retenue, pas le mot à mot.
On
ne fait pas dans la critique, mais dans le commentaire, car, par ma formation
de sociologue, le film est un matériel et nourrit une réflexion qui peut le
dépasser. Certains accrocheront sur les décors, les plans de caméra, le jeu des acteurs ou la mise en scène, ce
qui m’atteint moins. Moi, j’accroche sur les problématiques qu’il montre et les
questions qu’il soulève. Le film est un matériel sociologique; un révélateur
social, psychosocial, socioéconomique ou sociopolitique. C’est ainsi que pour
de très bons films selon la critique, je peux ne faire qu’un court texte alors
que sur des films décriés en cœur, je peux faire de très longues analyses, car
le film me fournit davantage de matériel. Je n’ai pas la même grille, le même
angle, d’analyse qu’un cinéphile. Je prends d’ailleurs des notes durant les
projections de presse que je ne peux renier par la suite, même si je discute
avec des confrères qui ne l’ont pas apprécié de la même manière que moi, Je
peux par contre comprendre leur angle. J’encourage donc le lecteur à lire
plusieurs points de vue pour se faire une idée plus juste.
Peut être suis-je bon public aussi
diront certains, mais c’est parce que je prends le film qu’on me donne et non
celui que j’aurais fait, car je ne fais pas de cinéma, mais de l’analyse
sociale! (Je me demande parfois ce que cela donnerait avec une caméra
cependant.) Faut dire que je choisis aussi les films que je vais voir sur la
base du résumé et des « previews », ce qui
fait que si je ne saute pas au plafond à toutes les occasions, je suis rarement
déçu. Lorsque je ne suis pas le public
cible, je l’écris tout simplement. Si je n’ai rien à dire ou que je n’ai pas
aimé, je passerai mon tour, car pourquoi je priverais le lecteur de voir un
film qui lui tente. Il pourrait être
dans de meilleures dispositions pour le recevoir que moi. Alors, qui suis-je
pour lui dire de ne pas le voir? Une critique, ce n’est qu’une opinion après
tout. Une indication qu’il faut savoir lire, mais jamais au grand jamais une
prescription à suivre à la lettre. C’est d’ailleurs pour cela que je fais du
commentaire et non de la critique.
Michel Handfield, d’abord et avant
tout sociologue.
2 octobre
Je te mangerais. Un film de Sophie Laloy
IT MIGHT GET
LOUD au cinéma AMC Forum!
CLIENTE, un film de Josiane Balasko
« THE BOYS ARE BACK
» de Scott Hicks
« BRIGHT STAR »
(MON AMOUR), DE JANE CAMPION
Capitalism: a love
story de Michael Moore
ZOMBIELAND – Version française
9 octobre
« JE L’AIMAIS », DE ZABOU
BREITMAN AVEC MARIE-JOSÉE CROZE et DANIEL AUTEUIL
HAEUNDAE, UN DES PLUS GRANDS
SUCCÈS COMMERCIAL DE L’HISTOIRE DU CINÉMA CORÉEN
13 octobre (DVD)
LES GRANDES PERSONNES, un
film d’Anna Novion
16 octobre
THE DAMNED UNITED. À
l’affiche au cinéma AMC Forum!
LAW ABIDING CITIZEN / UN HONNÊTE CITOYEN
A SERIOUS MAN
23 octobre
An education
ASTRO
UN ANGE À LA MER
MICHAEL JACKSON:
THIS IS IT! Jusqu’au 3 décembre!
30 octobre
MICHAEL JACKSON'S
"THIS IS IT" TO BE PRESENTED IN THEATERS AROUND THE WORLD
BY SONY PICTURES ENTERTAINMENT AND SONY MUSIC
ENTERTAINMENT
-Film Drawn From
Legendary Entertainer's Last Rehearsals and Behind-The-Scenes Footage Will Be
Released in High Definition with Digital Sound
LES BEAUX GOSSES DE RIAD SATTOUF
6 novembre
LA DONATION DE
BERNARD ÉMOND (www.ladonation.com)
LOVE AND SAVAGERY au cinéma AMC Forum!
THE FOURTH KIND (Le quatrième type)
THE MEN WHO STARE AT GOATS de Grant Heslov (Les hommes qui regardent les chèvres)
STILL WALKING de
HIROKAZU KORE-DEA au Parrallèle
10 novembre (DVD)
TUDORS 3
NOS ENFANTS NOUS ACCUSERONT
13 novembre
« MARY & MAX » DE ADAM ELLIOT
« L’ARMÉE DU CRIME » DE ROBERT GUÉDIGUIAN
20 novembre
LA SAGA TWILIGHT : TENTATION (NEW MOON)
Fais-moi plaisir
Musée Haut musée Bas de Jean-Michel Ribes
« WELCOME »
BAD LIEUTENANT:
Port of Call New Orleans de Werner Herzog
LAST TRAIN HOME (LE DERNIER TRAIN), de Lixin Fan
Du 11 au 21 novembre 2009
13 novembre
ANTICHRIST,
DE LARS VON TRIER
27 novembre au 3 décembre 2009 :
Festival du Film Brésilien de Montréal (2009) www.brazilfilmfest.net/index.htm
« NUAGES SUR LA VILLE » DE SIMON GALIERO
4 DÉCEMBRE
« POUR TOUJOURS… LES CANADIENS » : www.pourtoujourslescanadiens.com.
11 décembre
« NOÉMIE : LE SECRET » www.noemielesecret.com
18 décembre
« THE YOUNG VICTORIA »
5 février 2010
Dear John
février 2010
Envoyés très spéciaux, de Frédéric Auburtin
avec Gérard Jugnot et Gérard Lanvin
(Vu des conflits
de codes et de versions, nous avons remplacé les communiqués réguliers de
certaines salles par des hyperliens, car nous avons dû refaire toute cette page
récemment dû à un bug d’hyperliens!)
lecinema.ca:
www.lecinema.ca/
Média Films: http://mediafilm.ca/
En primeur : www.enprimeur.ca
Allo Ciné! http://www.allocine.fr/film/
Tous nos liens ciné, arts et culture : www.societascriticus.com/DIculture.html
MUNICH INTERNATIONAL
is pleased to announce the call for entries for next year's short film festival
which will take place from June 17th through 23rd of 2010. The festival will
showcase the world's best contemporary short films at the historical Gloria Filmpalast in the heart of the Bavarian capitol.
Submissions
are open to non-German language films of all genres (fiction, animation,
documentary, experimental, etc.) from any nation of the world. Films must not
have been shown in Bavaria at a festival, in a theatre or on Bavarian
television before, and must not exceed a length of 15 minutes. All non-English
films must have English subtitles. The festival only screens 35mm prints and
progressive HD data files. The deadline for submissions is February 28, 2010, but
we kindly ask that you send your film in as soon as possible rather than
waiting until the deadline. Please check the complete submission requirements
at http://www.muc-intl.de
To submit
a film, please register at reelport.com – after registering, you will be guided
through the necessary steps, from the entry of simple data requests to the
automatic upload of a video file. You may also send a DVD preview copy to the
address mentioned on the reelport website. Please do
not send your preview copy directly to the festival.
Please
feel free to share this information with anyone who may wish to submit a film.
Thanks in advance for your interest and collaboration. We are looking forward
to meeting you in Munich in June 2010!

D.I. a VU! (Ciné et Théâtre)
11/6
Deux films pour éclairer nos débats actuels: Fausta et la journée de la jupe!
Trois films vus au
Festival du Nouveau Cinéma 2009
11/5
Taillés dans une autre
époque : Coco et Valentino!
Spécial FFM : Voir le numéro maintenant en bibliothèque : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1945365
11/6
D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture :
www.societascriticus.com
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DEMAIN DÈS L’AUBE DE DENIS DERCOURT
AVEC VINCENT PEREZ ET JÉRÉMIE RENIER
À L’AFFICHE DEPUIS LE 30 OCTOBRE
Métropole Films est heureuse
d’annoncer la sortie du film DEMAIN DÈS L’AUBE, du réalisateur français Denis Dercourt (Mes enfants ne sont pas comme les autres, La
tourneuse de pages). Présenté en Sélection officielle dans la section Un
Certain Regard lors du dernier Festival de Cannes, le film a été présenté dans
le cadre du 38e Festival du nouveau
cinéma et prendra l’affiche à Montréal le 30 octobre prochain.
La relation de deux frères dont le
plus jeune est passionné de batailles historiques, au point d'être coupé de la
réalité et de ne plus vivre qu'à travers les jeux de rôles. À la demande de
leur mère, Mathieu, l'aîné, va tenter de sortir Paul de cet univers mystérieux
et secret où la frontière entre jeu et réalité n'existe pas toujours. Pour y
parvenir, il n'aura d'autre choix que d'y basculer à son tour...
Drame psychologique se situant
entre le réel et le virtuel, Demain dès l’aube aborde le thème de l’addiction à
travers un face-à face mettant en vedette Vincent Perez (The Crow : la cité des
anges, Fanfan la Tulipe), que l’on avait pas vu au
cinéma depuis près de cinq ans, ainsi que l’acteur fétiche des frères Dardenne,
Jérémie Renier (Le Silence de Lorna, L’enfant).
Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
Dans « L’âge des ténèbres », de
Denys Arcand, on a droit à quelques scènes médiévales, car il existe des
groupes qui vivent leur passion pour le passé comme un jeu de rôle. Jean-Marc,
pouvait trouver ça drôle…
Mais, ici, dans « Demain dès
l’aube », ce n’est plus drôle du tout.
Cela devient même dramatique, car on dépasse le jeu de la reconstitution
historique, si précise soit-elle. On fait plus que de recréer le passé : on le
vit au point d’être prêt à le réécrire, en partie du moins; mêlant l’histoire,
ce qu’on voudrait qu’elle soit et les acteurs. Les conflits du jeu deviennent
des conflits réels. Du révisionnisme hard core, où
les règles et les allégeances du passé prennent le pas sur la vie
d’aujourd’hui. Leur personnage devient si incarné qu’il prend leur place. Ils
sont littéralement des soldats de l’armée napoléonienne!
Enrégimenté au point de tuer pour
sauver l’honneur de leur Régiment et de Napoléon! Si enrégimenté qu’il ne
faudrait qu’un ordre pour essayer de renverser la République s’ils le
pouvaient! Ça se sent! On dépasse le jeu
pour entrer dans l’idéologie. À fond! On devient facilement vulnérable à la manipulation des supérieurs. Un monde dangereux où suffirait d’un ordre
pour que cette armée, qui se croie investie du devoir de ramener l’histoire où
elle aurait dû être selon eux, bouge! Leur rêve, pas si cachée que cela : la
fin de la République et le retour d’un régime napoléonien! Investir Sarkozy des
pouvoirs de l’empereur? Ça fait peur! Un film d’Halloween pour amant d’histoire
et de politique!
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture :
www.societascriticus.com
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Deux films pour éclairer nos
débats actuels: Fausta et la journée de la jupe!
Commentaires de Michel Handfield (23 octobre 2009)
FAUSTA (LA TETA ASUSTADA)
Écrit et réalisé par CLAUDIA LLOSA
www.youtube.com/watch?v=Sjvz2M-F1bM
A l’affiche le 19 octobre
Pérou.
La mère, âgée, et Fausta se
remémorent cette histoire pour la nième fois. Ces hommes qui ont tué son père;
ce viol collectif; puis, on lui a fait manger le pénis de son mari, tout cela
alors qu’elle était enceinte. Fausta fut donc témoin de l’intérieur et,
ensuite, marquée par le « lait de la douleur » (la teta
asustada). Elle n’aurait pas d’âme selon la croyance populaire,
celle-ci s’étant cachée dans la terre pour échapper à l’horreur. Alors, lorsque
Fausta sera malade et ira à l’hôpital, le médecin lui dira que « Ça n’existe
pas cette maladie. » Mais, la croyance
populaire est plus forte que le docteur!
Sa maladie : des tubercules dans
le vagin, car elle s’y est inséré une
pomme de terre qui y germe. Pourquoi ce geste : pour éloigner les hommes,
car ils seraient dégoûtés s’ils voulaient la violer comme ils l’ont fait à sa
mère. « Seule la répulsion éloigne les répugnants » dit-elle.
Film intéressant, car il met en
lumière certaines problématiques. D’abord, les blessures qui se transmettent de
génération en génération. On peut facilement imaginer ce que ce peut être dans
les Balkans ou au Moyen-Orient, où il y
a des conflits plusieurs fois centenaires, quand ils ne sont pas millénaires.
Pensons au conflit israélo-palestinien. Reconstruire la confiance n’est pas une
affaire d’années, mais de générations!
Ensuite, si la vie n’est pas
facile, imaginez ce qu’elle est avec les mythes et les peurs en plus, transmis
d’une génération à l’autre alors qu’il faudrait les surmonter pour reconstruire.
On est alors dans un monde marqué par les croyances et une absence de confiance
même si le présent a changé, ce que son oncle lui dit d’ailleurs! Il est sûr
que les traumatismes d’un conflit récent ou de conflits subséquents laissent
des traces dans le pays. Ce qu’il faut, c’est de l’éducation.
Le problème, c’est qu’on
transporte parfois, et même souvent, ces stigmates ailleurs; en immigrant par
exemple, comme si on ne pouvait pas quitter totalement ce qu’on fuit! C’est
comme si on s’y attachait. Cela devient alors notre « culture » et on la
revendique, ce qui nous amène à parler d’un tout autre film : la journée de la
jupe!
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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« LA JOURNÉE DE LA JUPE » de Jean-Paul Lilienfeld
Mettant en vedette ISABELLE ADJANI
www.youtube.com/watch?v=MSs2R2ymjLQ
À L’AFFICHE DÈS LE 23 OCTOBRE
« J’ai passé les 18 premières années de ma vie à Créteil. Les cités, la
mixité sociale et ethnique étaient mon quotidien. J’y retourne régulièrement
voir ma mère. Je sais ce que c’était, je vois ce que c’est devenu. J’ai eu
envie de parler de ce qui m’avait permis d’en sortir et qui ne sert plus à ça
aujourd’hui : l’école. » Jean-Paul Lilienfeld,
réalisateur. (Notes de presse)
France, une cité! Ce pourrait être Créteil (1), cité du
réalisateur.
Un jour, Sonia
Bergerac, interprétée par Isabelle Adjani (2),
trouve un revolver chargé dans le sac d’un de ses élèves et, la
situation dérapant, les prend en otage. Ils vont cesser de la faire chier et
vont enfin écouter ce qu’elle a à leur dire! Tout y passe : les conflits
interpersonnels, ethniques et adolescents, parfois entremêlés en classe et à
l’école. Ces règles du respect qu’on n’écoute plus, car elles ne sont pas de
notre culture!
On examine ici le dérapage
multiculturel (3), car si la société d’accueil peut faire preuve de racisme, qu’en
est-il du racisme envers la société d’accueil? Puis, des racismes entre groupes
ethnoculturels et religieux qui se côtoient à l’école et dans la rue? Des
préjugés et des racismes parfois importés d’ailleurs! Qui en parle?
S’il y a un racisme réel, voire
structurel, il y a aussi une forme de racisme utilitaire qui sert de couverture
ou de laissez-passer pour tout faire sous la menace d’accusations gratuites de
racisme! Un racisme utile à qui sait s’en servir pour se couvrir ou atteindre
ses fins. Un racisme comme une arme tranchante!
Les systèmes, en capitulant par
peur d’accusations de racisme, mettent toute la
responsabilité sur les subalternes et les citoyens qui ne sont pas
nécessairement outillés pour faire face aux problèmes. Comme ces systèmes ne
jouent plus leur rôle d’intégrateur, la société pourrait ne devenir qu’un
agrégat de groupes vivants chacun dans sa culture et dans son coin. Si la
communication ne passe plus entre tous les citoyens, c’est un peu la mort
cérébrale du corps social qui arrive! Des cités, des régions et même des pays
qui deviennent les dortoirs de peuples disséminés sur la planète. Comme on
exporte du fer ou du blé, certains pays exportent des gens, souvent une
main-d’œuvre à bon marché pour ailleurs.
Le maghrébin, le juif, le québécois, le parisien, le londonien,
l’haïtien et le sicilien vivant ailleurs demeurent tous branchés sur la culture
et les coutumes de leur pays d’origine même s’ils sont voisins dans un nouveau
pays. (4) Ils restent de plus en plus attachés à l’origine par les réseaux de
communication moderne (l’internet, la télé et la radio ethnique), peu importe
où ils vivent sur la planète. Ils
écoutent ainsi leurs chaînes nationales ou des chaînes ethniques qui diffusent
dans leur pays d’accueil. Les pays deviennent comme d’immenses dortoirs pour
une main-d’œuvre locale;
délocalisée/relocalisée; ou en mouvement! Seuls les pauvres n’ont pas
vraiment le choix de quitter ou de rester! Ils peuvent rester là faute de moyens,
mais on peut aussi les expulser ou les déporter ailleurs, dans une autre région
par exemple.
A l’école, la culture nationale
est ainsi de plus en plus en concurrence et de moins en moins commune;
remplacée par la culture et les croyances des parents, que celles-ci
soient ethniques ou religieuses, mais
aussi par la culture médiatique et commerciale!
Elle est transmise par les parents; les amis; l’internet; la télé; la
musique et les clips; la radio; des livres fondateurs, comme la Bible ou le
Coran, mais aussi des romans et les médias écrits pour ne nommer que ceux-là.
L’école n’est plus le principal vecteur
de transmission de la culture. En fait, si les parents pouvaient choisir à
quelle classe leurs enfants pourraient assister, c'est-à-dire dans la culture de leur choix,
il n’est pas certain que tous assisteraient aux classes régulières de leur
région, ce même s’ils en sont à la
deuxième, troisième ou quatrième génération sur le sol national. Certains
parents choisiraient des classes de la même origine ethnoculturelles
qu’eux alors que d’autres choisiraient
une culture qu’ils jugent plus positive que la culture nationale ou que la
leur; une culture qui leur permettrait une mobilité sociale ou géographique
supérieure par exemple! Certaines écoles privées, notamment religieuses, plurilinguistiques
ou avec un programme international ou scientifique de niveau supérieur, jouent
en partie ce rôle pour les parents plus fortunés! Cependant, avec les nouvelles
technologies, bien des parents pourront faire ce choix de la maison s’ils ne le
peuvent déjà. Plutôt que de voir leurs enfants devant la télé conventionnelle,
on les placera devant un cours interactif, diffusé du pays d’origine ou d’un
autre pays, sur un réseau câblé ou par internet. On en est là! L’école subit
maintenant la concurrence de la mondialisation, mais on ne lui donne pas
toujours les moyens de l’assumer.
Avec le temps, les enfants
devenant adultes, ils pourront ne conserver ou ne choisir que ce qui leur
plaira dans cet éventail qui s’offre à eux, la culture devenant de plus en plus
un choix individuel comme pour tout autre produit. On parlera alors de profil
individualisé! Remarquez que cela a aussi du bon, mais on devrait pouvoir en
discuter collectivement. Savoir si un tronc commun est nécessaire pour
poursuivre un projet social ou national. Un vivre ensemble!
Ce mouvement n’a pas commencé
aujourd’hui. Il était déjà bien entamé il y a une décennie. (5) Comment revenir
alors au sens de la communauté? Puis, peut-on vraiment y revenir dans un monde
qui parle de plus en plus d’individualités et de mondialisme? Où est passée la
communauté entre ces deux extrêmes? Assiste-t-on à la fin des nations et au
retour de l’État-cité dans un monde continentalisé et mondialisé? Avec une
Afrique unie, nous nous en approcherions certainement! (6)
C’est donc un film à voir et à discuter.
En classe, dans les groupes communautaires, dans les lignes ouvertes… Un film que je recommande aussi à l’Assemblée
nationale et à la Chambre des communes dans leur ensemble! Aux juges aussi. S’il
ne peut être vu par tous, il devrait être vu par le plus grand nombre. Si on
veut des débats de société, ce film soulève les questions qu’il faut.
Notes :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Créteil
2. http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Adjani
3. Pour ceux que cette question intéresse, il faut lire
FINKIELKRAUT, Alain, 1987 [1989], La
défaite de la pensée, France: Gallimard, coll. Folio Essai.
4. Ils demeurent parfois attachés aux idées du passé
national qu’ils ont quitté, mais qui n’est plus la réalité de leur « nation »,
car elle peut avoir changé avec le temps. Un double décalage alors, de temps et
d’espace.
5. Sur ce sujet, même si ce livre date, je vous conseille
la lecture de Bauman, Zygmunt,
1999, Le coût humain de la mondialisation,
Paris: Hachette Pluriel.
6. Claude Lévesque, L'entrevue
- Plaidoyer pour des États unis d'Afrique (Entrevue avec Alpha Oumar Konaré,
homme d'État et intellectuel africain), in Le Devoir, Édition du lundi 19
octobre 2009 :
www.ledevoir.com/2009/10/19/272361.html
Rappel de quelques textes de Societas Criticus sur le
sujet :
Les accommodements… et les croyances! (Dans notre section Essais)
Michel Handfield, rédacteur-coéditeur de Societas
Criticus, Mémoire sur les accommodements
à la lumière de la démocratie et de la science, in Societas Criticus, revue de critique
sociale et politique, Vol. 9 no. 6, Essais
Michel Handfield, Le
feu n’est pas pris! Ou commentaires autour des débats actuels sur
l’accommodement raisonnable à la lumière d’Incendies de Wajdi
MOUAWAD (France : Actes Sud et Québec : Leméac,
96 pages), Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 9 no. 2, Essais
Annexes :
FAUSTA (LA TETA ASUSTADA)
Fausta, très
belle jeune femme péruvienne, est atteinte du syndrome de « La teta asustada », transmis par sa
mère qui vient de mourir. L’oncle qui les héberge exige de Fausta qu’elle parte
enterrer sa mère au village natal et finance les funérailles.
La jeune
femme, introvertie et sauvage, devient employée de maison chez une célèbre
concertiste, à qui elle va redonner l’inspiration en lui chantant des poèmes en
quechua. Cette rencontre est pour Fausta un premier pas vers sa libération …
Le contexte de « La teta asustada »
Entre les
années 70 et 90, le Pérou a traversé une des périodes les plus noires de son
histoire. Pendant plus de 20 ans, des milliers de femmes, victimes des
violences de la guerre, ont gardé le silence. Ces crimes ont laissé des
blessures et des traumatismes indélébiles, non seulement dans leurs âmes, mais
aussi dans celles de leurs enfants, qui ont hérité de leur terreur.
«La teta asustada » est une maladie
qui se transmet par le lait maternel. On dit que les enfants sont nés sans âme parce
que leur âme se serait cachée dans la terre pour échapper à l’horreur.
Fausta n’a pas
vécu la guerre mais a été témoin du viol de sa mère et du meurtre de son père
depuis le ventre maternel.
La guerre est
maintenant finie et plus personne ne lui fera de mal, pourtant elle est
effrayée par tout ce qui l’entoure. La mort soudaine de sa mère l’oblige à
affronter ses peurs et le secret qu’elle cache à l’intérieur d’elle-même : une
pomme de terre qu’elle s’est introduite dans le vagin, sorte de bouclier
protecteur pour repousser ceux qui oseraient la toucher.
FAUSTA raconte la quête de guérison de Fausta, un voyage
de la peur vers la libération.
LA JOURNÉE DE LA JUPE :
Axia Films est heureux d’annoncer la sortie du film LA JOURNÉE
DE LA JUPE de Jean-Paul Lilienfeld. Quatrième long métrage de Lilienfeld,
le film a été présenté au dernier Festival de Berlin dans la section Panorama.
Mettant en vedette Isaballe Adjani et Denis Podalydès, le film a suscité beaucoup controverse en France,
mais a eu un très beau succès critique et public.
Jean-Paul Lilienfeld, habitué à aborder les thèmes du racisme et de
la mixité offre ici à Isabelle Adjani son premier rôle au grand écran depuis
2003. Inspiré des émeutes de 2005 dans les banlieues en France, Lilienfeld brosse un portrait de la complexité des rapports
entre élèves et professeurs, du durcissement des positions de chacun et du
recul des relations entre garçons et filles. Adjani retrouve ici enfin un
personnage à la mesure de son talent.
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture :
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Trois films vus au Festival du
Nouveau Cinéma 2009
D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture :
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Claude Demers / Canada / 2009 / 87 min. / couleur /
français
Que ce soient
ses chansons ou les émissions qu’il a animées à la télévision, elles
connaissent bien sûr tout par cœur. Leur hystérie les soirs de concerts n’a
d’ailleurs rien à envier à celle du public des Rolling
Stones. Mais pour « ces dames en bleu », Michel Louvain est bien plus qu’un
simple chanteur. Un ami, un confident, un fantasme même. Héros du 3e âge, icône
kitsch, l’homme à la peignure et à la mise toujours impeccables leur a fait
tourner la tête pour de bon. À la limite de l’obsession. Mais là où certains en
auraient profité pour les observer avec un mépris distancié ou les transformer
en objets de raillerie condescendante, Claude Demers (Barbiers – Une histoire
d’hommes) choisit avec intelligence la voie de la tendresse pour nous faire
rencontrer plusieurs de ces fans qui suivent, depuis ses débuts dans les années
50, l’un des artistes québécois les plus populaires, encore aujourd’hui. Bourré
de documents d’archives, dévoilant l’intimité de Louvain autant que de ses
groupies, ce documentaire prenant, que le cinéaste a dédié à sa mère, est un
film extrêmement touchant, sensible et généreux qui, à cause d’un regard, nous
fait, à notre tour, tomber amoureux de ces Dames en bleu. | Helen Faradji
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
SON public! «
C'est comme si on avait 16 ans. On est a veille d'enlever nos ptite culotte! » Le film parfait pour comprendre la
psychosociologie des « fannes », car ce sont surtout
des dames qui le suivent, certaines depuis leur adolescence à la fin des années
50 ou au début des années 60! Il a commencé en 1957; 52 ans de carrière! Des
passions de jeunes filles qui se sont poursuivies. Il y en a même une, Nicole
je crois, qui a des photos de Michel dans sa chambre, car il est de la famille!
Si son mari n’avait pas accepté, c’eut été une grosse discussion, sinon une
cause de divorce! C’est « comme un amour d’enfance qui est resté malgré la vie!
»
Quant aux
hommes que compte son public, ce sont très majoritairement des hommes qui
suivent leur femme! Ils ont par contre appris à l’aimer…
Le public fait
le show dans ce film. Les fans seront comblés de toute manière. S’il aime son
public, on réalise toutefois qu’il n’a plus 20 ans. Parfois, il est fatigué,
car ses fans exigent beaucoup de lui : des photos; des orthographes; de le
toucher; de lui parler… Ce peut être
long après ses spectacles, mais il se prête encore au jeu. J’ai par contre eu
l’impression que des fois c’est trop. Il aurait le goût de dire « Assez! Pépère
est fatigué. » Mais, il se retient, car son public l’aime et il se sent
l’obligation de leur faire plaisir, car, il les fait encore rêver. Des
jeunesses avancées où il y avait autrefois des « jeunesses d’aujourd’hui »!
Ce film a un
côté ethnologique sur le vieillissement, car à travers ces dames et les
quelques hommes qui les accompagnent on a droit à des histoires de vies de
dames allant de la quarantaine, pour la
plus jeune, à 90 printemps pour la plus âgée, mais représentatives du public
que Michel Louvain attire depuis des
décennies. Un portrait d’une tranche de population dont on parle souvent, mais
qu’on voit peu : le vrai monde! On a
droit ici à leur sagesse, parfois touchante, parfois « kétaine », selon certains milieux du moins, de ce groupe
hétéroclite, car à part leur amour de Louvain, il y a des différences entre
eux. Un film qui donne cependant la chance à ces gens de s’exprimer sur un pan
de la culture populaire : leur culture!
L’époque
Louvain est d’ailleurs représentative d’une culture qui est en train de
disparaître depuis la fin du théâtre des variétés! Reste un certain type de
théâtre d’été qui ne disparaîtra pas
complètement avec ce public, mais qui
diminuera certainement vu le multiculturalisme; l’éducation; la
connaissance et la comparaison
grandissante avec ce qui se fait ailleurs, notamment à cause des moyens de
communications modernes; et une offre de plus en plus éclatées, surtout avec
les nouveaux moyens de diffusions qui permettent déjà d’assister à un opéra
diffusé en direct (ou en différé) au cinéma. Demain, ce sera aussi le théâtre
ou des artistes de variété qui pourront rejoindre ainsi plus de spectateurs
dans des zones où il n’est pas rentable de monter leur spectacle autrement, car
certains spectacles exigent une masse pour être rentable, vu leur coût, ce que
le Québec ne peut pas toujours offrir. Cette suroffre entraînera certainement
un réaménagement de l’offre culturelle globale. Pour ces raisons, il serait
intéressant de faire un autre documentaire sur le théâtre d’été avant que ce
genre ne disparaisse lui aussi. Un pan de la culture populaire à documenter
pour les générations futures…
Parlant de
legs aux générations futures, quelque chose transcende cependant les âges chez
les artistes, notamment quand on voit Michel Louvain travailler avec des
groupes plus jeunes, comme les Porns Flakes et les Lost Fingers, qui ont d’ailleurs
enregistré « La dame en bleu » sur un de leurs albums : « Rendez-vous rose »!
(Pour écouter cet extrait : www.youtube.com/watch?v=E3r37tPN_2g)
Certains succès de la culture populaire sont ainsi revisités et transmis
à d’autres générations! Cela est vrai de la chanson, mais aussi du cinéma et du
théâtre par exemple.
Un film qui
peut être touchant, là où certains pourraient n’y voir que du « kétaine ». Question du point de vue où on se place. Le
cinéma est toujours une question de point de vue d’ailleurs, que ce soit celui
du réalisateur, du public ou du critique.
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Textes ciné et culture :
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www.sonyclassics.com/aneducation/
23 octobre au cinéma AMC Forum dans sa version originale
anglaise.
An Education de Lone Scherfig a été présenté pour la première fois au
Festival du film de Sundance 2009, où il a remporté le Audience Award et le Cinematography Award dans la
catégorie World Cinema Dramatic
Competition.
Les critiques ont d’ailleurs surnommé l’actrice Carey Mulligan la It
Girl du Festival.
L’histoire se
déroule en 1961, avant l’émergence de la culture des folles années soixante à
Londres. Jenny, première de classe âgée
de 16 ans (Mulligan, qui en avait 22 au moment du tournage), désire ardemment
quitter sa vie ennuyeuse et voit l’université d’Oxford comme un moyen de s’en
sortir. Mais voilà que son existence est
bouleversée par l’arrivée d’un homme charmant (Peter Sarsgaard)
et plus âgé qu’elle qui va lui faire découvrir les cabarets et les voyages à
l’étranger.
Inspiré des
mémoires de la journaliste britannique Lynn Barber, le film – magnifiquement
tourné par John de Borman – dépeint une époque où le
Chanel N°5 et les cigarettes russes constituaient le summum du très chic. Le film est une réalisation de la Danoise Lone Scherfig (Italian for Beginners) d’après un
scénario de Nick Hornby, dont le livre An Education: The Screenplay est
publié au Canada par les éditions Penguin. La
distribution comprend également Alfred Molina dans le rôle du père borné de
Jenny, Dominic Cooper dans celui de l’élégant ami de
son prétendant et Emma Thompson qui campe
la directrice d’école désapprouvant la situation.
An Education est distribué au
Québec par Métropole Films Distribution.
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
Pour se
distinguer, dans ce milieu conservateur, Jenny écoute « Sous le ciel de Paris »
de Juliette Greco et rêve de Paris. « Sweet sixteen », elle tombera sous le charme quand un jeune
adulte la « cruisera », car il a les moyens de la
faire rêver. Il la sortira dans les clubs de jazz et l’amènera même à Paris. La
belle vie et la vraie musique! Paradoxalement, un an plus tard (1962) les
symboles musicaux de la contestation mondiale de la jeunesse seront
Britanniques, avec les Beatles et les Rolling Stones
qui tournent encore. Le blanc et le noir; les bons et les mauvais garçons!
Mais, on est en 1961 : un an avant cette révolution britannique et planétaire
de la musique!
Les parents ne
seront d’abord pas très chauds à l’idée de voir leur fille fréquenter un homme
de quelques années de plus qu’elle, mais il saura séduire la mère pour enlever
le père de ses jambes. On la verra passer d’adolescente à femme dans ses bras,
puis ce sera le réveil, car elle comprendra qui il est et ce qu’il fait dans la
vie. Elle sortira de sa naïveté et reprendra sa vie en main. Ce n’est cependant
pas donné à tous, il faut bien le dire. Brillante, elle pourra revenir dans la
voie qui était la sienne.
Film
intéressant qui montre que la vie peut parfois glisser sur un événement. A voir
pour l’histoire, car elle est bien contée, mais aussi parce que c’est une bonne
leçon sur ce qu’est la manipulation. On peut d’ailleurs tous tomber sur des
manipulateurs un jour, car il y en a de tous les genres et dans toutes les
sphères de la société; pas juste en politique ou en affaire comme on tend trop
souvent à le croire, influencé que nous sommes par les médias qui traquent
surtout ceux là. Mais, il y a aussi des manipulateurs du cœur, à l’école ou à
l’église! Des gens qui savent accrocher les bons sentiments pour en tirer un
avantage indu! « An education »… pour s’en prémunir!
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Lars von Trier / Italie,
Pologne, Allemagne, Danemark, France / 2008 / 104 min. / couleur / anglais
“In
any case, I can offer no excuse for Antichrist. Other than my
absolute belief in the film – the most important film of my entire career.”
Lars Von Trier
À la mort
tragique de son enfant, une femme (intense et magnifique Charlotte Gainsbourg,
récipiendaire du Prix d’interprétation à Cannes pour ce film) sombre dans la
dépression. Son mari (Willem Dafoe), psychanalyste de
renom, prend lui même en charge le cas. Pour régler les choses, les deux
s’isolent à «Eden», chalet perdu au cœur d’une
angoissante forêt. Et si les délires de la jeune femme étaient prémonitoires et
que le Mal était, maintenant, sur le point de descendre sur notre monde?
Réflexion sur la nature et les peurs naturelles de l’homme, ce nouveau film de
Lars Von Trier est un film d’horreur pur race (attention à la scène choc qui à
scandalisé Cannes). Rappelant Possession (Zulawski)
et Rosemary’s Baby (Polanski), il est aussi un
hommage au cinéma d’Andrei Tarkovsky. Un conte
sauvage profondément angoissé, qui inclut sorcières et satanisme, pensé pour
être la psychanalyse personnelle d’un Von Trier victime il y a deux ans d’une
sérieuse dépression nerveuse. Un vrai film de fou, donc… / Julien Fonfrède
Commentaires de Michel Handfield (22 octobre 2009)
Un couple
s’aime passionnément. Pendant qu’ils font l’amour, leur jeune enfant se lève, sort de sa couchette, se
promène, monte à la fenêtre de l’appartement et bascule. Leur vie a basculé en
même temps! Si monsieur s’en remet, sa femme ne s’en remet pas aussi
facilement. Psychanalyste, il prendra donc les choses en main. Mais, si près, est-il placé pour l’aider?
Cela n’accentuera-t-il pas plutôt leur drame?
Quand il
l’amène à leur maison d’Eden, isolé de tout, il
découvre l’hypersensorialité de son épouse, mais
aussi des comportements pour le moins étranges de celle-ci. Est-elle en
dépression profonde ou possédé par des esprits du mal, car « la nature est
l’église de Satan » lui expliquera-t-elle un jour! Les fléaux, comme les
ouragans, les tsunamis et quelques autres ne viennent-ils pas de la nature
d’ailleurs?
Tout est remis
en cause dans ce film, en commençant par l’image de douceur de la femme, car
ici on fait un parallèle entre femme et mère nature. La nature, c’est féminin!
Alors, si la femme trouvait un plaisir érotique dans la violence? Mais,
attention, pas par l’amour avec un « bum » ou un être
violent, car c’est elle qui sera violente avec lui! Et elle assume son désir de
violence. Pourquoi? Il essaiera de comprendre et on suivra cette quête…
On est donc
dans la psychose, les mythes et les mondes parallèles! Film intéressant, mais
pas pour tous. Film de peur pour psy,
intellos et gens avisés! Cœur sensible s’abstenir, car elle va aller loin dans
la torture même si on n’abuse pas de ces scènes. La salle a d’ailleurs réagit à
quelques occasions au Festival du Nouveau Cinéma même s’il s’agissait d’un
public de festival, donc avisé. On est dans l’attente du chaos. Intéressant.
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Sortie le 6 novembre, 2009
Rapport sur le 32e
FESTIVAL DES FILMS DU MONDE (Du 21 août
au 1er septembre 2008) in Societas Criticus,
Vol. 10 no. 5 (Du 5 août 2008 au 8 octobre 2008)
Allemagne - Azerbaïdjan / Regards sur les cinémas du monde
/ 2008 / Couleur / 87 min
Réalisateur : Veit Helmer
Scénariste : Veit Helmer, Zaza Buadze, Gordan Mihic, Ahmet Golbol
Photographie
: George Beridze
Montage : Vicent Assmann
Interprètes : Kristýna Malérova, Maximilian Mauff
Quelque part
entre l'Asie et l'Europe s'étend le village d'Absurdistan,
un coin perdu ne comptant que quatorze familles. Au village, le plus grand
problème, c'est le manque d'eau. Mais les femmes trouvent que ce sont les
hommes, le vrai problème. Tout simplement parce qu'ils ne lèvent pas le petit
doigt pour remédier à cette situation. Amis d'enfance, Aya et Temelko ont atteint l'âge où l'amitié s'est transformée en
profonde affection. Sauf qu'il n'est pas question qu'ils consument leur amour
avant quatre années et pour tout compliquer, il faudra qu'ils prennent un bain
ensemble, selon la tradition. Comment faire dans un endroit où l'eau est
presque inexistante?
Veit Helmer
Né en 1968,
Veit Helmer réalise des films depuis l'âge de 14 ans.
Il étudie la réalisation à l'Université du cinéma et de la télévision de Munich
et coproduit A TRICK OF LIGHT, de Wim Wenders. Il se crée une réputation grâce
à l'originalité de ses courts métrages pour lesquels il obtient de nombreux
prix dans divers festivals internationaux. Parmi ses films, on retiendra:
TUVALU (1999), GATE TO HEAVEN (2003).
Commentaires de Michel Handfield (10 septembre
2008)
Depuis la chute de l’URSS, ce village n’est plus attaché à
aucun pays. Libre! Oui, mais entravé aussi, car c’est la paresse chez les
hommes depuis qu’une tragédie a eu lieue alors qu’on voulait amener l’eau au
village. Des hommes sont disparus et, depuis, ceux qui restent ne font rien
pour remédier à la situation. L’eau arrive donc au goutte-à-goutte quand elle
arrive!
Les femmes tentent bien de les faire bouger, mais de
vraies têtes de mules que ces hommes. Elles iront jusqu’à la grève du sexe.
Heureusement qu’il y a Temelko, qui rêve d’Aya depuis
si longtemps qu’il bougera, car il n'est
pas question qu'ils consument leur amour avant de prendre un bain ensemble
comme le veut la tradition. Créatif et fantaisiste, on aura droit à quelques
surprises de sa part, ce qui donne un
film à la fois joli et divertissant! J’ai eu du plaisir même si j’ai pris très
peu de notes.
Rapport sur Mes
rendez-vous québécois du cinéma 2009! (section Documentaires)! in Societas Criticus,
Vol. 11 no. 2, du 8 février 2009 au 2 avril
2009 - 22 mars 2009
Sortie le 23 octobre au cinéma PARALLÈLE: 13h et 18h35.
Anaïs Barbeau-Lavalette et Emile Proulx-Cloutier
seront présents chaque jour aux séances
de 18h35 pour échanger avec le public!
ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE, EMILE PROULX-CLOUTIER / vidéo / coul. / 75 min / 2008 / v.o.f.,
s.-t.f. SCÉN. Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile Proulx-Cloutier IMA. Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile Proulx-Cloutier, Philippe Lavalette, Katerine
Giguère, Carlos Ferrand MONT. Elric
Robichon SON Martyne Morin,
Anaïs Barbeau-Lavalette, Émile Proulx-Cloutier MUS.
Catherine Major PROD. Pierre L. Touchette – Amérimage-Spectra DIST. Marc S. Grenier – Locomotion Distribution.
Les petits
géants raconte l’épopée de cinq enfants de cinquième et sixième année du
primaire qui participeront, avec 105 autres jeunes, à un projet inusité :
élaborer, réaliser et créer un spectacle musical inspiré de l’opéra Un bal
masqué de Verdi et y tenir des rôles devant plusieurs salles pleines à craquer!
ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE
cumule à son actif de nombreux documentaires et courts métrages qui ont été
présentés dans des festivals
internationaux. Son premier long métrage, Le ring, a été
particulièrement bien reçu par la critique. Elle travaille actuellement sur un
deuxième long métrage de fiction, Inch’Allah.
Émile Proulx-Cloutier réalise des courts métrages dont l’un a
reçu le Jutra du meilleur court métrage en 2005.
Habitué du Festival international de Clermont-Ferrand.
Commentaires de Michel Handfield
Comme c’était
la clôture des rendez-vous, on a eu droit à une entrée par un chanteur d’opéra.
C’est là qu’on voit que ce théâtre, l’impérial, est sous utilisé. Cette très
belle salle pourrait nous offrir plus que du cinéma : du théâtre, de la musique,
voir de l’opéra!
Quant au film,
il est fort intéressant. On est dans le Sud-ouest (St-Henri) avec des
conditions socioéconomiques et familiales
détériorées dans certains cas. Cependant, chaque enfant à aussi son caractère, issu en parti
des parents, mais aussi influencé par l’entourage, l’école, la télé… Alors, leur faire découvrir un autre monde
sera un plus pour eux. C’est ce que ces
jeunes de quelques écoles du primaire font grâce à un projet particulier :
monter un spectacle musical, inspiré d’un opéra, avec la collaboration de
l’opéra de Montréal. L’année où ce film fut tourné, cet opéra fut le bal masqué
de Verdi. Découverte pour ces enfants dont c’est probablement le premier
contact avec l’opéra. Par la bande, c’est aussi élargir la culture au milieu,
car les parents et les voisins sont mis au courant. Ils assisteront d’ailleurs
au spectacle final à la polyvalente du quartier. Ces petits seront chez les
grands et, en quelque sorte, initieront les grands à une forme de grande musique.
Assez intéressant.
On ne peut que
constater que les ambitions ne sont pas les mêmes d’un enfant à l’autre. S’il y
en a un qui veut être agent de sécurité, car c’est un bon métier, un autre veut
être le plus intelligent au monde! Rien de moins! Alors « je suis obligé de
faire des efforts » dit-il! Par contre, même s’il a le QI pour le faire, en
aura-t-il les moyens? Être né quelques kilomètres plus au nord (Westmount ou
Outremont), il aurait par contre toutes les chances de son côté. Le sociologue
en moi voit ici la théorie de l’inégalité sociale à la rencontre de la réalité,
sauf que, avec de tels projets culturels, de nouveaux espoirs sont permis. Il
faudrait davantage de ses projets, surtout que cela a un impact sur
l’éducation; un tel travail nécessitant de développer ses compétences en lecture, écriture et mémorisation en plus de
les motiver et de les responsabiliser, car le groupe compte sur chacun d’eux.
C’est donc une occasion d’apprentissage complet.
Un excellent
documentaire sur une excellente initiative. Les jeunes ont besoin de ce type
d’activités je crois. Nous aussi d’ailleurs, car la jeunesse c’est l’avenir. Il
faut donc leur donner plus de chance de réussite avec des projets particuliers
et une plus grande ouverture de l’école sur le milieu et la culture, mais sans
oublier la transmission du savoir et des compétences premières qui constituent
sa mission : leur apprendre à lire, écrire et compter! Il en va de notre
réussite collective. Une copie de ce film devrait être envoyée à la ministre de
l’éducation.
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11/5
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9 octobre
Réalisation : Éric Tessier
Scénarisation : Patrick Senécal
avec la participation d’Éric Tessier
Production : Pierre Even, Josée
Vallée / Cirrus
Distribution : Marc-André Grondin, Normand D'Amour, Sonia
Vachon, Mylène St-Sauveur
Le 5150, rue des Ormes se situe au
bout d’une petite rue tranquille dans une petite ville sans histoire. Suite à
une chute de vélo, Yannick se retrouve, malgré lui, séquestré par une famille
tout sauf sans histoire. Une famille menée d’une main de fer par Jacques
Beaulieu, le dernier des Justes, invincible aux échecs, où Maude, en épouse
soumise lui obéit autant qu’à Dieu. Où Michelle, 16 ans, s’affirme de plus en
plus, menaçante et insoumise. Et où Anne, 7 ans, au regard vide, renvoie
constamment Beaulieu à sa propre culpabilité. « Bats-moi aux échecs et je te
laisse partir ». Un marché simple pour Yannick : il y laisse sa peau ou sa
raison!
Commentaires de Michel Handfield (8 octobre 2009)
Un père pas très positif, raide
avec sa femme et qui boit. Le fils semble content de quitter la maison pour
s’installer en ville pour faire des études en cinéma!
Sa vie en ville commence, puis, un
jour, dû à une chute de vélo, alors qu’il était allé tourner des images dans un
cul de sac, il demande de l’aide au 5150 rue des Ormes. Comme il n’est pas
gêné, après avoir parlé au maître des lieux, il entre dans la maison pour
nettoyer une blessure, mais est attiré par des cris venant de l’étage. Il monte
et trouve un homme qui veut de l’aide. Trop curieux aux yeux de Jacques, le
maître de la maison, celui-ci le séquestre. Il découvrira alors une famille
particulière : un père qui tue par principe de justice et de morale; une mère
pieuse; une fille muette, voir autiste; et une ado qui aime la violence pour le
plaisir du pouvoir qu’elle lui procure.
On est dans le surréalisme.
Dans ce
huis clos, il découvrira que Jacques se croit investit d’une mission divine et
qu’il attend sa relève. De quoi devenir fou. Une fiction sur folie, la justice
et la foi. Sont-elles contagieuses? Voilà la question à répondre en sortant de
ce film.
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DE JANE CAMPION
DÈS LE 2 OCTOBRE
TVA FILMS est heureuse d’annoncer
la sortie de Bright Star (Mon Amour), le dernier film de la cinéaste néo-zélandaise
Jane Campion. Présenté en compétition officielle à Cannes et lors du dernier
Festival international des Films de Toronto, le film prendra l’affiche au
Québec dès le 2 octobre prochain.
Londres, 1818. Un jeune poète
anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne
entament une liaison amoureuse secrète. Pourtant, les premiers contacts entre
les deux jeunes gens sont assez froids. John trouve que Fanny est une jeune
fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée
par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de
John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny
pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le
meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux
jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de
leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent
sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre
", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une
obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus
nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...
Première et seule femme à avoir
décroché la prestigieuse Palme d’or de Cannes en 1993 pour son long métrage La
Leçon de piano, Jane Campion nous revient dix sept ans plus tard, avec Bright
Star, un drame romantique qui nous plonge dans l’Angleterre du XIXe siècle. Le
film met en vedette Ben Whishaw
(I’m not there, Le Parfum, histoire d’un meurtrier) et Abbie Cornish (Elizabeth : The Golden age, A Good Year).
Distribué par TVA Films, BRIGHT
STAR prendra l’affiche au Québec le 2 octobre prochain en version originale anglaise
et en version doublée en français.
Commentaires de Michel Handfield (8 octobre 2009)
Fanny, jeune fille de l’époque
victorienne coud et a du style. Comparé à son voisin, le poète John Keats (1),
elle est beaucoup plus épanouie! Mais, cela fait une histoire romantique avec
ses beautés et ses longueurs, car autre temps, autre mœurs, c’était beaucoup
plus compliqué que le texto!
Note :
1. http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Keats
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Taillés dans une autre époque :
Coco et Valentino!
Michel Handfield
1er octobre 2009
D’abord, COCO
AVANT CHANEL (1), d’Anne Fontaine, mettant en vedette Audrey Tautou, est l’histoire d’une petite fille placée dans un
orphelinat avec sa sœur par un père qu’elle attendra tous les dimanches, mais
qui ne viendra jamais les chercher.
Elle deviendra
une petite couturière qui refera des ourlets, des ajustements et des
réparations dans l'arrière-boutique d'un
tailleur de province de jour et une chanteuse dans un petit café de quartier le soir, où elle aura pour public des soldats éméchés et des hommes
d’un certain âge qui se cherchent une jeune fille pour une levrette! Puis, une
rencontre avec Etienne Balsan, chez qui elle ira
finalement trouver refuge parmi les cocottes et les fêtards, car Étienne est un
pilier de la fête! Là, elle rencontrera Boy Capel, qui l'aimait, mais qui était promis à une autre,
plus riche! Il lui dira d’ailleurs que « l'amour n'a rien à faire avec le
mariage, car le mariage est une affaire! » Ils seront donc amants, mais elle
demeurera toujours « la femme de personne
». Coco s’appartiendra!
Féministe et
moderne avant l’heure, elle observe que la femme de son temps n'est pas à
l'aise dans ses vêtements. Ceux-ci constituent même un empêchement à une
possible émancipation. Rebelle, dans ce monde où les conventions et la mode
empêchaient les femmes de respirer, elle osera mettre les ciseaux dans les
habits de ses amants pour s’habiller confortablement, mais avec une certaine
élégance, de façon à être libre de ses mouvements et de sa vie par la même
occasion. La femme empotée, très peu pour elle. Elle revendique le droit d’agir non pas comme un
homme, mais comme une citoyenne à part entière. Être élégante quand elle le
veut, mais capable de faire de l’équitation comme un homme pouvait le faire!
C’est Coco, anarchiste et créative.
Puis, elle
découvrira peu à peu que d’autres femmes voudraient aussi cette liberté. Elle
se mettra à leur confectionner des choses… jusqu’à devenir Chanel!
(www.chanel.com) C’est là que ce film se
termine.
C’est donc un
film à voir pour qui aime l’histoire, les biographies ou la mode. Ce n’est pas
un documentaire, mais un docu-fiction, c’est-à-dire une fiction basée sur des
éléments réels de la jeunesse de Coco Chanel. Mais, c’est aussi un film sur les
débuts du féminisme moderne, car le féminisme eut été plus difficile à faire
décoller si la femme était demeurée prisonnière des vêtements et des
conventions. En brisant ces conventions
pour elle-même, Coco a contribué au féminisme.
Une chance qu’existait un certain libéralisme social dans la France de
son temps par contre, car cela lui a donné une liberté d’action. Sans cela,
elle aurait étouffé.
Dans certaines
sociétés elle aurait pu être lapidée pour moins que cela! Alors, imaginer
prendre de la liberté pour les femmes devient
difficile. C’est là qu’on voit que pour changer les choses, il faut plus
que des leaders, mais un climat propice au changement, soit une certaine
tolérance. Encore aujourd’hui, dans certaines sociétés, cela est impossible, question
de coutumes et de religion. Ce film offre
donc un intérêt sociopolitique, ne serait-ce que par cette leçon.
Après Coco,
j’ai écouté le DVD « VALENTINO : LE DERNIER EMPEREUR » deux fois plutôt qu’une!
(2) Ça allait de soit!
Même si on vend
la « visite intime de l’univers somptueux de Valentino » et la « mode », c’est
d’abord la franchise du couturier que j’ai aimé. Quand il a dit qu’il faut naître avec ça, car
ça ne s’apprend pas à l’école, j’ai pensé à Coco qui créait d’abord pour elle.
Elle avait de l’idée. C’est ce qui fait la différence entre le bon ouvrier et
le créateur; l’artiste! Mais, l’idée, à l’époque n’allait pas sans la maîtrise
technique. Valentino le dit lui-même quand il se place dans la lignée des
artisans des années 1920! Ça ne se trouve plus maintenant, où l’atelier est
taylorisé/mondialisé! Quelqu’un dessine un modèle, d’autres le mettent en plan,
puis la production est délocalisée dans différentes parties du monde, là où ça
coûte le moins cher à produire et à assembler, pour être ensuite redistribué à
l’échelle mondiale de façon à couvrir tous les marchés rentables! Si, dans
l’atelier de Valentino, on voit des paillettes encore cousues main pour avoir
l’effet voulu, demain on n’en verra plus!
Ce film est
aussi l’histoire d’une relation d’amitié et d’affaires exceptionnelle entre
Valentino et Giancarlo Giammetti, son associé et
compagnon de vie. Si, dans les années 60, Valentino était la petite affaire
d’un artisan qui savait se faire remarquer; dans les années 70-80, c’est devenu
une compagnie de couture. Une ligne comme on-dit! Dans les années 80, ce fut la
flambée du nom avec le « licencing » de la marque!
Dans la décennie 90 les investisseurs ont commencé à entrer dans la mode et
c’est devenu « business as usual ». Maintenant,
seuls les chiffres comptent, car ce sont
les banquiers et les « traders » qui décident!
Profitez-en
pour admirer le faste des parades de mode et des créations faites à la main
comme on en voit dans le film, car cela nécessite des artisans et ce n’est pas
ce qui rapporte. C’est plutôt du marketing et des relations publiques. Ce sont
les accessoires griffés qui sont vraiment rentables maintenant. On semble donc
préparer la sortie de l’homme derrière la marque, maintenant qu’elle a sa place
au Panthéon de la mode. C’est d’ailleurs ce nom qui fait vendre et donne de la
valeur à l’entreprise dans ce monde d’aujourd’hui où on achète plus une marque
ou un logo pour le standing que pour son usage. C’est comme pour les montres :
si on veut du standing, on achète une « Rolex ». Si on veut l’heure, on achète
une « Timex » ou on regarde sur son cellulaire ou son « iPod
»! Ça fait des années que je n’ai plus de montre et j’ai l’heure quand même! On
vendra alors « Valentino » (www.valentino.com) et non plus le travail de
Valentino. A la fin du film, on apprendra même qu’il s’est retiré quelque temps
après le tournage, ce qui n’est pas du tout surprenant quand on a vu le
film.
Comme ce film
fut tourné dans le monde de la mode, on est dans le « glamour »; la beauté
créée de toutes pièces comme si elle était « standard » alors qu’elle est tout
ce qu’il y a de plus artificiel! Suffit
de voir la grandeur des filles à côté de Valentino pour voir que ce n’est pas
la femme moyenne. Pour les parades de
mode, tout est d’ailleurs préparé comme pour un spectacle; scénarisé comme un
film! Le cirque de la mode comme celui de la F1.
Petit, il
rêvait de stars de cinéma. A 13 ans, il
voulait habiller les belles dames de l’écran alors que d’autres jeunes de son
âge auraient plutôt voulu les déshabiller! C’est ce qui l’a décidé à devenir
créateur pour ces « belles dames » qu’il voyait au cinéma. Valentino rêvait
déjà, à cet âge, de devenir « glamour » plutôt que pompier ou policier.
Je pourrais poursuivre longtemps, mais je
conclurais plutôt par ces mots : Valentino, une histoire d’élégance et de
caractère! Car des caractères, il y en à là dedans. Des belles filles aussi…
Notes :
1. COCO AVANT CHANEL avec Audrey Tautou est distribué
au Québec par Alliance Vivafilm. Il met aussi en
vedette Benoît Poelvoorde, Alessandro Nivola, Marie Gillain et
Emmanuelle Devos. Le film a pris
l’affiche sur les écrans du pays le 25 septembre dernier.
2. VALENTINO : LE
DERNIER EMPEREUR, dès le 8 septembre
2009 en DVD ET BLU-RAY. Ce long-métrage inclut la participation de Gwyneth Paltrow, Anna Wintour, Claudia Schiffer, Elton John, Elizabeth Hurley,
Jeanne Beker et Karl Lagerfeld. Vous y trouverez 46
minutes d’extra ainsi que des scènes inédites au cinéma. En italien, français
et anglais avec sous-titres anglais, français, espagnol et italien.
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(Notre
section documentaire)
We all fall down: The
American Mortgage Crisis
RIDM
2008, in Vol. 10 no 6 (Du 8 octobre 2008 au 4 décembre
2008) :
http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs1570524
11/6
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Date: 2009
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Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
« Wall street is bankrupt!
» Cela frappe, surtout qu’avec Wall street, c’est aussi
les États-Unis qui semblent en banqueroutes. Des gens perdent leur foyer, qui
est aussi leur unique capital dans bien des cas. On peut alors penser à un autre documentaire
du même distributeur : « We all fall
down: The American Mortgage Crisis
» (1).
Les problèmes
des États-Unis signifient-ils la fin de leur modèle économique? Certains
supposent que oui. Trois experts nous présentent donc chacun un modèle
susceptible d’être la solution. Ensuite, un trio d'experts en jugera et devra
nommer un vainqueur. Quel devrait être le modèle à suivre pour sortir les
États-Unis du marasme?
Kishore Mahbubani, l’auteur de «
The New Asian Hemisphere »,
nous présente d’abord le modèle asiatique. C’est un finaliste à la feuille de
route impressionnante, surtout en matière de
développement économique : libre marché, résilience et bon gouvernement.
On y gère aussi une multitude culturelle. Mais, la liberté individuelle n’est
pas célébrée partout de la même manière! C’est à mettre au rang des faiblesses.
Le second
modèle est celui du Brésil. Ce modèle nous est présenté par Marcelo Cortes Neri, directeur du
Centro de Políticas Sociais
(www.fgv.br/cps/index.asp) de l’Instituto Brasileiro de Economia (www.ibre.fgv.br/). Ce modèle est à la fois pro-commercial
et pro-pauvres. Non pas un modèle à la Chavez, mais à la Lula (2); soit pour le
social, mais aussi pour le commerce et la liberté d’entreprise. Une forme de
libéralisme social contrairement au libéralisme économique états-unien, où le
gouvernement est parfois perçu comme un ennemi du peuple; régime souvent proche
de l’anarcho-capitalisme (3) selon moi, ce dont les États-Uniens ne semblent
pas assez conscients cependant! Suffit de les regarder manifester contre toutes
interventions de l’État, si minime qu’elles soient, pour le comprendre! Seul
son rôle policier et militaire semble toléré, mais, encore, il ne faut pas
toucher le droit des citoyens de porter une arme! Les États-Unis pourraient donc apprendre de
ce modèle, ce que notent d’ailleurs des membres du jury!
Le Brésil m’a
particulièrement touché, car il m’a fait remonter à une vie antérieure alors
que j’étais consultant sur un modèle participatif de cellules de travail. Deux
ans! J’avais assisté à l’époque à une conférence de Ricardo Semler, président
de Semco S.A., du Brésil (4), à l’hôtel Hilton
Bonaventure, où il présentait son modèle participatif! C’était le 25 novembre
1993! (5) Alors que la participation des employés dans l’entreprise fut une
mode ici, Semco fonctionne toujours selon ce modèle
et a vu son succès continuer! (6) Cette entreprise a toujours conservé sa façon de faire selon ce
que j’ai lu sur leur site : The Semco way! (7)
Wouter Bos, ministre des finances néerlandais dans une coalition,
mais aussi chef du Labour party, nous présente finalement le modèle européen.
(8) Un modèle mixte de libéralisme économique et politique, le marché poussant
le gouvernement à l’efficience! Un modèle d’équilibre et de « push » entre
entreprises, États et citoyens. Cependant, c’est un modèle continental, chaque
pays ayant accepté de perdre une part de leur souveraineté pour constituer un
nouveau palier de gouvernement supranational. Je ne crois pas que les
États-Unis soient prêts à perdre une part de leur souveraineté pour s’insérer
dans un tel gouvernement continental de
l’Amérique; de toute l’Amérique! J’ai déjà plaidé pour un tel parlement (9),
mais de là à le voir bientôt ça me surprendrait. Il n’a pourtant fallu que 50
ans à l’Europe pour le faire au sortir de la deuxième Guerre mondiale!
Les États-Unis
ne prendront jamais une solution venue d’ailleurs. Le jury, composé de Willem Buiter,
professeur au London School of Economics,
Parag Khanna, du New America Foundation's, et Amy Chua, professeure de droit à Yale, s’entendent là-dessus.
Ils assimileront cependant des parties de ces modèles qu’ils trouveront
intéressantes, pour se faire un « nouveau super modèle américain »! Espérons qu’ils regarderont aussi ce qui se
fait chez leurs voisins du nord, le Québec et le Canada, notamment en termes
d’assurances et d’assistance de l’État pour les citoyens. On ne peut se limiter
à ces trois modèles même s’ils sont intéressants. Le modèle de Rhénan devrait
aussi être considéré, car il s’agit d’un modèle de capitalisme social qui a
déjà fait ses preuves avant la mode du néolibéralisme. (10) Si Warren E. Buffett
croit au retour des trains (11), pourquoi ne pas croire au retour d’un
capitalisme plus social à la Rhénan?
Mais, peu
importe le modèle, une mise en garde s’impose : tous ne doivent pas
s’engouffrer dans une copie conforme d’un même modèle, car cela limite son
efficacité, niant les particularités de chaque région et leur créativité. Il
faut toujours laisser place à l’innovation et à la concurrence, car si le
T-shirt « fit all » est une belle invention, ce l’est d’abord parce que nous
avons aussi d’autres choix! Puis, comme les modes, les modèles peuvent se fader
avant de revenir au goût du jour. Dans les années 80, l’Émilie-Romagne fut un
modèle. (12) Qui en parle aujourd’hui? (13)
Le bien de ce
film est d’abord et avant tout d’ouvrir les yeux des états-uniens sur ce qui se
fait ailleurs, car il y a autre chose que l’American way
of life! Pour nous, non états-unien, il nous présente d’autres modèles
socioéconomiques et politiques. Si on entend parler de l’Europe et de l’Asie au
Canada, il est par contre plus rare d’entendre parler du Brésil comme d’un
modèle, car il est peu fréquent que l’on présente des pays du Sud et plus à
gauche comme des modèles de développement. Cela est donc rafraîchissant. Mais,
il faudrait peut-être aller plus loin et nous présenter des modèles de prise en
main locale, car « Think Globally,
Act Locally »! (14) Sujet
d’un futur documentaire?
Notes :
1. www.icarusfilms.com/new2009/fall.html
2. Chàvez : http://en.wikipedia.org/wiki/Hugo_Chávez
Lula
: http://en.wikipedia.org/wiki/Luiz_Inácio_Lula_da_Silva
3. Arnsperger, Christian, et Van
Parijs, Philippe, 2000, Éthique économique et sociale, France : La Découverte/repères
Lemieux, Pierre, 1988, L'anarcho-capitalisme,
Paris: PUF, «que sais-je?»
5. Ricardo Semler avait écrit un livre à l’époque pour
présenter son modèle : Maverick,
1993, U.S.A.: Warner books.
6. Deux références sur le sujet, mis à part le site
officiel de Semco (note 4) :
http://en.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Semler
www.duperrin.com/2007/05/24/il-ny-a-pas-que-la-pensee-unique-qui-permet-de-reussir/
7. The Semco Way:
www.semco.com.br/en/content.asp?content=3&contentID=605
8. http://fr.wikipedia.org/wiki/Wouter_Bos
9. L’histoire se répète dit-on! (Inclus Moment de
réflexion et Pour un Parlement de l’Amérique), in Societas Criticus, éditos,
Vol 8 no 2 (mars 2006).
10. Albert, Michel, 1991, Capitalisme contre capitalisme, Paris: Seuil, l'histoire immédiate.
Voir aussi :
http://en.wikipedia.org/wiki/Rhine_Capitalism
http://fr.wikipedia.org/wiki/Capitalisme_rhénan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Alber
t
11. MICHAEL
J. de la MERCED and ANDREW ROSS SORKIN,
Buffett Bets Big on Railroads’ Future, in New-York Times: November 3, 2009
: www.nytimes.com/2009/11/04/business/04deal.html?_r=1&em
12. Piore, Michael J., Sabel, Charles
F, 1984, The second industrial divide,
U.S.A. Basic Books; Lazerson, Mark, Small firm growth, American Sociological
Review, June 1988, Vol 53-3, pp. 330-342.
13. Nicola Bellinilien
(traduit par M.-S. Darviche et E. Négrier), Politique industrielle en Émilie-Romagne :
un modèle en quête de son avenir, in Pôle Sud, 1996, Vol. 5 No 5,
pp. 117-131. Référence internet :
www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pole_1262-1676_1996_num_5_1_951
14. http://en.wikipedia.org/wiki/Think_Globally,_Act_Locally
Jaquette
arrière du DVD:
With America's version of capitalism
seemingly heading for bankruptcy, is there a crisis-proof economic model that
can shape the 21st century? In THE WORLD'S NEXT SUPERMODEL, three prominent
thinkers argue for competing economic models. Kishore
Mahbubani, author of The New Asian Hemisphere,
pitches the Asian model, characterized by the economic successes of China,
India and Singapore. Wouter Bos,
Dutch Minister of Finance, claims that the values of the European model are
superior, while Brazilian economist Marcelo Neri
praises the economic success of his country.
The proposals for these models are
discussed by a jury consisting of macro-economist Willem Buiter,
professor at the London School of Economics, New America Foundation's Parag Khanna, an expert analyst
of global geopolitical issues, and author and Yale law and globalization
professor Amy Chua.
These expert "judges," in a
lively debate, examine the three models on the basis of issues such as social
stability, environmental sustainability, government and market relationship,
and their crisisproof nature. Their surprising
decision is sure to provoke continued debates on this important global issue.
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Commentaires de Michel Handfield (30 mai 2009)
«
Ownership is fundamental to a capital democracy ». Si vous ne possédez pas de
propriété, vous êtes en difficultés dans le monde capitaliste états-unien, car
la propriété est la base de ce système. Vu cet enjeu stratégique, l’État y a
pris une certaine place comme régulateur dans les années 30. Cependant, avec le
désengagement de l’État depuis les années Reagan, le gouvernement s’est peu à
peu retiré de ce secteur. Puis, avec les vagues de dérégulation des dernières
années, on a vu l’arrivée de prêteurs spécialisés à la place des banques
locales, qui avaient l’avantage de vivre dans leur marché et de bien le
connaître; le passage en bourse (Wall Street) des trusts hypothécaires, ce qui
les forçait à donner plus de rendements aux investisseurs nationaux et internationaux;
et, finalement, la dématérialisation des entreprises avec l’offre grandissante
de produits financiers et hypothécaires via l’internet. Il n’est même plus
nécessaire d’être une banque ou d’avoir une adresse sur rue pour être dans ce
marché, le financement étant devenu un produit dématérialisé et délocalisé
accessible de n’importe où dans le monde via la grande toile! Ayant délocalisé cette pierre angulaire de la
maison qu’est son financement, on a ainsi créé une bulle financière, ce qui a
fragilisé tout l’édifice économique états-uniens et étranger, car les
investisseurs internationaux ont eux aussi passablement investit dans ce marché
ouvert. Ils croyaient avoir enfin trouvé la pierre philosophale.
Aux
institutions financières solides se sont ajoutés des aventuriers du capitalisme
qui ont pu unir des capitaux assez
importants pour se faire prêteurs. Cependant, cela fut à risque pour eux, mais
aussi pour les emprunteurs, car un tel marché devenait une véritable aubaine
pour les fraudeurs. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé, la fraude
hypothécaire passant de 7000 cas en 2003
à 76000 en 2008! (1) Symptomatique d’un système qui devrait être révisé.
Puis, quand
les premières cartes ont commencées à tomber, ce système, victime de la
corruption et du rêve de l’argent vite fait, s’est écroulé, entrainant avec lui
le prix des maisons. Celles-ci, se dévaluant parfois au point de valoir moins
que les hypothèques qu’elles commandaient, ont entraînées des faillites en
cascade. Ce mouvement fut accentué du fait que la maison était devenue une
source de revenu dans ce marché haussier, la plupart des propriétaires
empruntant sur la hausse présumée de la valeur marchande de leur maison pour
consommer dans l’immédiat (s’acheter une télé de 92 pouces ou un Humer par exemple); envoyer leurs
enfants aux études, ce qui est plus sage cependant que de s’acheter un Humer;
ou, plus malheureusement, se payer des soins hospitaliers, car il n’existe pas
de système universel de santé comme au Canada chez notre voisin du sud. La
maison était en quelque sorte devenue le compte d’épargne familial. Celle-ci
touchée, tout le modèle de consommation états-unien était affecté. Cette crise
s’est donc étendue au reste de l’économie, le système états-unien étant ouvert,
ce qui a fait de l’industrie automobile la seconde victime de celle-ci. GM
devrait vraisemblablement se placer sous la protection des tribunaux le 1er
juin pour assurer sa restructuration. (2)
Comme on est
dans un monde fluide, l’économie est moins facile à lire qu’elle ne l’a déjà
été, ce même si les indices peuvent
parfois être haussier, car l’économie financière est beaucoup plus spéculative
que l’économie réelle et pas nécessairement en relation directe avec elle. De
plus, comme le capitalisme états-unien n’offre pas les mêmes protections que
d’autres modèles capitalistes offrent, ce que la droite états-unienne s’acharne
à appeler socialisme même si ce n’est qu’une autre forme de capitalisme plus
social (3), leur population est aussi
plus fragile à ces crises, ce qui contribue à les accentuer. Si, à la
place de la propriété privée et individuelle, il y avait eu davantage
d’habitations coopératives et communautaires par exemple, la crise n’aurait pas
eu le même impact; ni si les prêts immobiliers avaient été séparés des prêts à
la consommation, comme pour l’achat de la télé de 92 pouces ou du
Humer dont nous parlions plus haut, car cela fragilise la propriété.
C’est à se
demander pourquoi ils tiennent tant à ce système. Probablement l’appât du gain,
car leur système économique, en échange de cette insécurité, leur fait
miroiter la chance de gagner à la
loterie du capitalisme! Le système économique de notre voisin, une forme
d’économie casino? Peut-être! Et ce sera difficile à changer, car c’est
culturel. Dès que les choses iront mieux, la tendance sera forte à revenir au
capitalisme individuel, pur et dur, avec la promesse que ce type de crise ne se
reproduira plus puisque les marchés auront compris et s’autoréguleront mieux
que l’État ne pourrait le faire. On dérèglementera à nouveau avec la promesse
que les marchés sont plus murs. Ce sera vrai jusqu’à la prochaine crise, car
l’appât du gain fera qu’il y aura toujours de nouvelles brèches d’ouvertes,
surtout dans un système fortement
déréglementé pour faire plus de profits, ce le plus rapidement possible.
L’appât du gain est ce qui motive le plus les investisseurs et les
entrepreneurs capitalistes! La satisfaction du travail bien fait et de
l’utilité sociale ne sont pas un moteur suffisant pour ces gens. Cette crise
hypothécaire serait donc davantage culturelle qu’économique finalement. C’est
possible, car dans une autre culture, avec d’autres façons de faire, elle
n’aurait peut être pas eu lieue. Ce sont là des questions que ce film pose vu
du Canada.
Ce film donne
aussi beaucoup d’explications au pourquoi de cette crise en recourant à
plusieurs spécialistes, ce qui devrait intéresser les États-uniens au premier
chef, mais aussi les étudiants et professionnels de la finance des autres pays
occidentaux qui regardent souvent le modèle états-uniens comme « LE » modèle
des affaires. A un autre niveau, il devrait aussi intéresser un public des
sciences sociales et humaines qui ont un regard plus critique face au modèle
économique et social États-Unien. Puis, plus largement, il pourrait intéresser
un plus vaste public encore, soit celui intéressé par les films documentaires
en général, car c’est un public en croissance depuis quelques années. Ce public
devrait être intéressé par cette problématique, car elle est d’actualité, ayant
tenue la une des médias une large partie de l’année 2008 et de 2009 puisqu’on
en parle encore à l’occasion même si on parle parfois de reprise.
Notes :
1. J’ai aussi trouvé des références à ce sujet sur
l’internet :
www.fbi.gov/hq/mortgage_fraud.htm
2. General Motors :
Ultime offre de Washington, radio-canada.ca/Économie, jeudi 28 mai 2009 à
16 h 43 :
www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie-Affaires/2009/05/28/003-gm-tresor-offre.shtml
3. A ce sujet, lire Michel Albert, 1991, Capitalisme contre capitalisme, Paris:
Seuil, Points Actuels
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SORTIE EN MAGASIN DU
DEUXIÈME ALBUM DE MIN RAGER « FIRST STEPS »
SORTIE EN MAGASIN DU
PREMIER ALBUM DE JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET
SORTIE EN MAGASIN DU
PREMIER ALBUM DE VINCENT GAGNON « BLEU CENDRE »
SORTIE EN MAGASIN DU
PREMIER ALBUM DE JAZZ CULTURE CLUB « IMMANENCE »
Carole Therrien : « Vues du fleuve »
SORTIE EN MAGASIN DU
DEUXIÈME ALBUM DE CARL NAUD « L’ASCENSEUR »
Vol 11 no 6

SORTIE EN MAGASIN DU DEUXIÈME
ALBUM DE MIN RAGER « FIRST STEPS »
Montréal, le lundi 19 octobre 2009
Le label montréalais
Effendi Records est fier de vous annoncer la sortie du deuxième album de la
pianiste Min Rager, intitulé « First Steps ».
Disponible en
magasin et sur les plateformes de téléchargement (Itunes,
Zik.ca, Emuzic), dès le mardi 27 octobre 2009 (Distribution
Select).
Min Rager est,
sans aucun doute, une des pianistes de jazz les plus prometteuses au Canada. Ce
nouveau disque confirme autant son talent pour la composition que sa virtuosité
pianistique. Elle s’est entourée ici de certains des meilleurs musiciens de la
scène jazz montréalaise et bénéficie de leurs grandes aptitudes pour présenter
une belle collection de ses propres compositions. Alternant blues, ballades,
hard bop et bossa-nova, Min Rager offre aussi dans ce deuxième album de beaux
hommages aux grands John Coltrane et Miles Davis. Chaque pièce laisse place à
des improvisations plus saisissantes les unes que les autres. Une merveilleuse
musique jouée par de grands musiciens!
« FIRST STEPS» (FND097)
Min Rager - piano
Kevin Dean - trompette
Donny Kennedy - saxophone
alto
Fraser Hollins (2, 5, 6, 7) and Alec Walkington
(1, 8, 9) - basse
André
White - batterie
Walt Weiskopf
- saxophone ténor (4)
Josh Rager - piano (10)
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET
Effendi
Records est fier de vous annoncer la sortie du premier album en quartet signé
par le tromboniste Jean-Nicolas Trottier.
Disponible en
magasin et sur les plateformes de téléchargement (iTunes,
Zik.ca, eMusic), dès le mardi 27 octobre 2009
(Distribution Select).
Le tromboniste
Jean-Nicolas Trottier est un musicien très actif de
la scène jazz montréalaise. Après avoir sorti au mois de juillet dernier un
album avec le Jean-Nicolas Trottier Big Band, dont il est le compositeur, arrangeur et chef
d’orchestre, il présente ici un premier album en quartet. Ce disque est le
fruit de plus de deux ans de travail : une période de création mais aussi
d’exploration et d’apprentissage ayant pour but de mettre en avant la liberté
d'improvisation, les jeux de textures et les formes diverses. Un résultat des
plus originaux qui saura sans doute vous plaire!
Outre les
formations qu’il a fondées, Jean-Nicolas Trottier a
joué avec de grands ensembles tels que le Montréal Jazz Big
Band, Trombones Actions, le quintet de jazz ID, et aussi les big band de Joe Sullivan, Vic Vogel, Lorraine Desmarais et
Alain Caron. Il a également travaillé en tant qu’arrangeur entre autres pour
Ariane Moffat, Amylie Boisclair, Patrick Watson et DJ Champion.
« JEAN-NICOLAS TROTTIER QUARTET» (FND094)
Jean-Nicolas Trottier – trombone
Alexandre Côté – saxophones alto & soprano
Sébastien Pellerin – contrebasse
Michel Berthiaume – batterie
Vol 11 no 5
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE VINCENT GAGNON « BLEU CENDRE »
Montréal, le mercredi 23 septembre 2009 – Effendi Records
est fier de vous annoncer la sortie du premier album signé par le pianiste
Vincent Gagnon intitulé « Bleu cendre ».
Disponible en magasin et sur le site internet, www.effendirecords.com, dès le mardi
22 septembre 2009 (Distribution Select).
Après une première incursion sur
le label Effendi en tant que sideman il y a deux ans, Vincent Gagnon signe ce
premier album qui apporte une importante contribution au jazz québécois
moderne. Ce jeune pianiste puise ses inspirations chez les plus grands et
propose ici des compositions d’une grande originalité, comme sa pièce Après
l’une, un blues atypique, pour laquelle il remporte le Prix Etoiles-Galaxie de
Radio-Canada récompensant la meilleure composition interprétée lors du 30ième
festival International de Jazz de Montréal de 2009. Il est accompagné sur cet
album par Alain Boies aux saxophones, Michel Côté aux
saxophones et clarinette basse, Guillaume Bouchard à la contrebasse et François
Côté à la batterie.
« BLEU CENDRE » (FND096)
Vincent Gagnon – piano
Alain Boies – saxophones
Michel Côté – saxophones, clarinette basse
Guillaume Bouchard – contrebasse
François Côté – batterie
Pour plus d’informations
SORTIE EN MAGASIN DU PREMIER ALBUM
DE JAZZ CULTURE CLUB « IMMANENCE »
Montréal, le mercredi 23 septembre 2009 – Effendi Records
annonce avec fierté la sortie du premier album de Jazz Culture Club, groupe
vainqueur du concours de la relève Jupiter-Vandoren,
en mars 2008, dans le cadre de la série Jazz en Rafale.
Disponible en magasin et sur le site internet,
www.effendirecords.com, dès le mardi 22 septembre 2009 (Distribution Select).
Jazz Culture Club a remporté en mars 2008 le premier prix
du concours de la relève Jupiter-Vandoren, dans le
cadre de la série Jazz en Rafale 2008, dont voici le résultat : un premier
album intitulé « Immanence », commandité par Effendi et le Studio Victor à
Montréal. Les quatre musiciens originaires de Québec misent sur l’originalité,
l’atmosphère, et la cohésion avec le monde qui les entoure, d’où le titre de ce
premier opus. Ce talentueux groupe, composé de François Rioux (compositions et
guitares), Alexandre Dion (saxophones), David Gagné (contrebasse) et
Pierre-Emmanuel Beaudoin (batterie), se classe parmi les meilleurs de sa
génération au Québec. À suivre avec beaucoup d’attention!
« IMMANENCE » (FND093)
François Rioux – guitares
Alexandre Dion – saxophones
David Gagné – contrebasse
Pierre-Emmanuel Beaudoin – batterie
Carole Therrien : « Vues du fleuve »
Montréal, le jeudi 17 septembre 2009 – La maison de disque
Effendi Records est fière de présenter le nouvel album de Carole Therrien, chanteuse et gestionnaire du label montréalais
Effendi Records, intitulé « Vues du fleuve ».

Ce nouveau projet de Carole Therrien
s’impose au gré des ambiances, dévoilant l’ardeur et la créativité de cette
artiste au talent unique. Comme son titre l’indique, « Vues du fleuve » invite
à une promenade au bord de l’eau, guidée par la voix lyrique et chaleureuse de
Carole Therrien. Proposant à la fois des grands
titres du répertoire québécois et français, et des compositions originales, il
fera bon de redécouvrir des textes de Sylvain Lelièvre
et de Jacques Blanchet. Subtilement accompagnée par Yves Léveillé
au piano et Alain Bédard à la contrebasse, Carole Therrien surprend une fois de plus par sa grande
polyvalence.
Le premier extrait qui s’intitule *Atlantique* a été écrit
par Alain Labonté ( parolier
pour Bruno Pelletier, Annie Villeneuve, Marie Denise Pelletier, Marie Pier Perreault et plusieurs autres) sur une musique d’Yves Léveillé ( pianiste bien connu dans l’univers du jazz,
ayant travaillé avec plusieurs artistes de la scène dont Marie-Thérèse Fortin
pour sa tournée Barbara ).
Pour plus d’infos :
La chanson Atlantique sera disponible sur www.45tours.ca
dès le 17 septembre
Disponible en magasin et sur le site internet, www.effendirecords.com, dès le mardi
06 octobre 2009 (Distribution Select).
SORTIE EN MAGASIN DU DEUXIÈME
ALBUM DE CARL NAUD « L’ASCENSEUR »
Montréal, le mardi 8 septembre 2009 - La maison de disques Effendi Records est
fière de vous annoncer la sortie du deuxième album du guitariste Carl Naud intitulé « L’ascenseur ».
Disponible en magasin et sur le site internet,
www.effendirecords.com, dès le mardi 15 septembre 2009 (Distribution Select).
Le guitariste Carl Naud,
originaire d’Alma, a été remarqué lors de la sortie de son premier album «
Ouverture » en 2002. Il revient avec un deuxième opus sous l’étiquette Effendi,
toujours empreint de ce toucher léger et imaginatif qui lui est propre. Offrant
une majorité de compositions originales, cet album met autant en valeur son
talent d’improvisateur que son sens de la mélodie, et s’intègre parfaitement au
jazz moderne. Carl Naud est accompagné sur ce disque
de ses complices David Bellemarre aux saxophones,
John Roney au piano, Rémi-Jean Leblanc à la
contrebasse et la basse électrique, et Martin Auguste à la batterie.
« L’ASCENSEUR » (FND092)
Carl Naud – guitare
David Bellemarre – saxophones
John Roney – piano
Rémi-Jean Leblanc – contrebasse, basse électrique
Martin Auguste – batterie
D.I. Arts et
Culture (Communiqués et reportages Arts et
Culture)
Lancement de la 10e
saison d’Effendi Records au Upstairs!
D.I., Delinkan Intellectuel,
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Lancement de la 10e saison
d’Effendi Records au Upstairs!
Commentaires Michel Handfield
25 septembre 2009
Hier, j’ai assisté au 5 @ 7
d’Effendi Records (www.effendirecords.com)
qui marquait la 10e saison de cette maison de disque. Cela se passait au Upstairs (www.upstairsjazz.com), sur la
rue MacKay à Montréal. C’était le lancement des « beaucoups » : beaucoup de disques, car on approche du 100e
qui sera lancée en cette année 2009-10; beaucoup plus d’enregistrements au
studio 270 (www.studio270.ca); beaucoup
de jeunes artistes du jazz et du blues! Bref, un beau coup d’Effendi!
La fin du soutien du gouvernement
fédéral au jazz et au blues fut aussi soulignée. (1) Si je couvrais cet
événement pour le volet culture de societascriticus.com (2), l’autre volet du
portail, la critique sociale et politique n’était pas loin. J’ouvre donc une
parenthèse pour aller un cran plus loin sur ce point, Societas Criticus oblige:
c’est ça un gouvernement populiste, le gouvernement conservateur de Stephen
Harper! Il gouverne en ne finançant que ce qui est populaire et délaisse ce qui
l’est moins, mais pourtant essentiel au développement culturel et au libre
choix des citoyens. Je dirais même à la formation des citoyens, car on se forme
aussi par la culture! C’est ainsi que si je ne m’intéresse pas beaucoup aux
sports, je consens pourtant à ce qu’une partie de mes taxes et impôts aide au
développement et à la diffusion des sports
ou de la F-1 par exemple. Mais, en contrepartie, on doit aussi aider le
jazz, l’opéra, le classique et même l’électro-acoustique! Cela fait partie du
contrat social. Les conservateurs, qui ralliaient les communistes soviétiques
parce qu’ils n’avaient pas de liberté de choix à une autre époque, atteignent ainsi le même objectif qui
consiste à limiter les choix citoyens en ne finançant que le « mainstream »! C’est là qu’on voit que les extrêmes, de
droite ou de gauche, ne sont pas si éloignées l’une de l’autre, fruits
d’idéologues qui veulent nous dicter leurs choix en limitant les nôtres! Fin de
cette parenthèse plus politique.
On nous a enfin parlé de tournées
et de concerts pour des artistes d’Effendi. Parmi ceux-ci, « Carole Therrien démarre une tournée promotionnelle pour la sortie
de son nouvel album « Vue du fleuve » ». Nous avons d’ailleurs eu droit à
quelques extraits de cet Album par Carole. J’ai noté « jazz et poésie se
marient bien ici autour d’un sujet comme le fleuve. » Mon voisin de table,
Claude Ross, de la radio de Radio-Canada
à Rimouski (CJBR), m’a dit « elle s'illumine quand elle chante! » Je l’ai aussi
noté. Que dire de plus?
Pour en savoir plus sur ce volet
concert, il faut voir la section concert du site d’Effendi (www.effendirecords.com/fr/calendar.html)
et Jazz en rafale (www.jazzenrafale.com),
duquel Effendi est un partenaire. D’autres artistes associés à Effendi Records
sont ou seront en tournées européennes dans le cadre de « Québec Jazz ». Ainsi, Alain Bédard, François Bourassa et François Richard feront une
tournée en France, Italie, Belgique et Irlande. Peut-être trouverons-nous plus
de détails sur le futur site d’Effendi que l’on nous promet pour plus tard. A
suivre.
Dix nouveaux albums sont prévus
cet automne chez ce label. Mais, comme
l’automne est déjà commencé, Carl Naud (15 septembre), Jazz Culture Club et Vincent
Gagnon (22 septembre) devraient déjà être mis en marché au moment de la mise en
ligne de ce texte. Pour Carole Therrien (6 octobre),
ce sera une question de jours! Voici donc cette liste des sorties à venir :
Carl Naud – L’Ascenseur (FND092)
Jazz Culture Club – Immanence (FND093)
Vincent Gagnon – Bleu Cendre (FND096)
Carole Therrien – Vues du fleuve
(FND095)
Effendi lance 10 nouveaux albums cet automne
Min Rager – First Steps (FND097)
Jean-Nicolas Trottier (FND094)
Dave Watts (FND098)
Coffret compilation 10ème anniversaire (FND099)
Deux albums en sous-distribution :
Marianne Trudel & Levy Bourbonnais – L’embarquée
(TRUD-2009-1)
Michel Héroux (MH01)
Retrouvez aussi en hiver et au printemps la sortie du
premier album de Rafael Zaldivar, pianiste cubain
vainqueur du Concours de la Relève Jupiter-Vandoren
lors de la série Jazz en Rafale 2009, ainsi que les nouveaux albums de
Jean-Pierre Zanella et de l’octet Jazzlab.
Notes:
1. « Le jazz, le
classique, le folk et les musiques du monde laissés en plan par un changement
d'orientation » nous apprenait Le Devoir de vendredi dernier (18 septembre 2009) sous les
plumes de Guillaume Bourgault-Côté et d’Isabelle Paré
: Ottawa ampute l'aide aux musiques spécialisées.
Voir : www.ledevoir.com/2009/09/18/267557.html
2. Le volet culturel du portail est D.I., Délinkan Intellectuel, pour ceux qui ne l’ont pas remarqué,
façon de distinguer les deux volets du portail D.I. Societas
(www.societascriticus.com) que sont D.I. et Societas Criticus, la revue de
critique sociale et politique! Nous n’avons d’ailleurs pas la même approche
critique face à la politique et à la culture, où il s’agit d’un monde de créateurs
portant souvent leurs choses à bout de bras. Notre « motto
» est d’ailleurs « Où la culture... nous émeut! » pour D.I. alors qu’il est «
On n'est pas vache, on est critique! » pour Societas Criticus. Cela dit que nous serons donc beaucoup plus
durs face à la politique. Puis, dans une approche ethnométhodologique, nous
croyons que la culture est souvent porteuse de savoirs et de révélateurs
sociaux, notamment dans la littérature, le cinéma, le théâtre et l’opéra. C’est
plus souvent le cas dans l’essai, moins dans la musique, quoique certaines
paroles, certains titres et certaines musiques
instrumentales sont parfois des révélateurs très puissants aussi. On ne
peut donc négliger ce courant culturel qu’est la musique même si nous en
faisons un peu moins par manque de temps et non d’intérêt. Nous en annonçons
d’ailleurs beaucoup sur notre page « Le calendrier ». Ce n’est pas pour rien;
c’est que nous y croyons.
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 5, Textes ciné et culture :
www.societascriticus.com