30 janvier 2009
Le Journal/Fil
de Presse de Societas/D.I.

Reportages,
communiqués de presses et opinions!
Où est passée
l'identité québécoise dans le discours politique..?
Aider Haïti:
Passer de la parole au geste!
Richard Pound du
CIO dénoncé par Terres en vues
Le Québec exclu des tablettes (Source : alternatives,
le journal, Vol
14, no 10, juillet/août 2008)
Ce René est un
faux… Je le sais… C’est le mien
T comme Tibet (Mohamed Lofti)
Les harceleurs
sont parmi nous... Mohamed Lotfi, Journaliste et réalisateur radio
Les premiers
investissements de la Fiducie
Libres de le porter,
libres de l'enlever / Mohamed Lotfi, Journaliste et réalisateur radio,
Montréal. Suivi de Monsieur le Premier
Ministre, je vous écris une lettre...
Les cultures
des Premières Nations sont indispensables à Montréal
Étude : L'internet littéraire québécois, une
vraie honte!
Tous et toutes
ensemble pour le FSQ!
Bolivie : La coca est là pour rester
Égypte : Le
blogueur "Kareem Amer" condamné à quatre ans de prison
Cuba : Reporters sans
frontières réagit aux déclarations… à propos d'Internet
Manifestation
pour la justice et la paix au Liban
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sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada
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nationales du Québec
Vol
11 no 1
Societas Criticus, revue de critique sociale
et politique, Vol. 11 no 1, Le Journal/Fil de presse :
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Un lecteur nous a fait parvenir ce lien vers une
chronique de médiaterre qui raconte
les attentes déçues d'un citoyen qui fait une demande d'information à une
entreprise multinationale, concernant une préoccupation environnementale,
et qui ne reçoit finalement que la non réponse aseptisée propre à toutes
les bureaucratie du monde! Cette lettre qu'on nous sert trop souvent
finalement, tant au privé qu'au public! A lire à l'adresse suivante: www.mediaterre.org/canada-quebec/actu,20090107194944.html
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Societas Criticus, revue de critique
sociale et politique, Vol. 11 no 1, Le Journal/Fil de presse :
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Où est passée l'identité québécoise dans le discours politique..?
Mohamed Lotfi
Journaliste et réalisateur radio
Reçu
2008-12-15
Mis
en ligne 20 décembre 2008
« J'ai dis l'égalité, je n'ai pas dis l'identité. » Victor Hugo.
En aucun moment, au cours des
dernières élections provinciales, le projet de loi 195 sur l'identité de Pauline
Marois n'a refait surface. Étrangement,
aucun parti, même l'ADQ, n'a fait des préoccupations identitaires, soulevées à
la Commission Bouchard-Taylor, un enjeu électoral.
Aucun chef de parti n'a pris
position sur des sujets qui, il n'y a pas longtemps, dominaient tout l'espace
médiatique au Québec: Les accommodements
raisonnables, la laïcité, la croix à
l'Assemblée Nationale, le nouveau cours d'Éthique et cultures religieuses ou la
''lapidation des femmes'' à Herouville..!
Au début de novembre dernier, la
Ministre de l'immigration Yolande James a inscrit, dans le cadre de sa nouvelle
politique d'immigration, un nouveau contrat d'intégration aux nouveaux
immigrants qui les engage à apprendre le français et à respecter les valeurs
communes du Québec. Contrairement au
projet de loi sur l'identité de Pauline Marois, ce nouveau contrat n'a soulevé
aucun débat, aucune controverse. Ce nouveau contrat est pourtant étrangement
inspiré du projet de loi 195. Aucun mot,
aucune réaction n'ont été exprimés par les candidats sur la nouvelle politique
d'immigration du gouvernement libéral.
De la crise identitaire, qui a
dominé la campagne électorale de mars 2007, le Québec est passé à une crise
économique. Est-ce pour autant la fin
de l'instrumentalisation des préoccupations identitaires..? Je n'en suis pas sûr. Aucune déclaration de la part de Pauline
Marois ne laisse croire que son projet de loi sur l'identité est bel et bien
enterré.
Maintenant que Pauline Marois dirige
une opposition officielle plus forte et que l'ADQ ne risque plus de jouer avec
les préoccupations identitaires, le PQ saura t-il faire preuve d'une plus
grande maturité politique au chapitre de l'identité ?
Je suggère aux députés du Parti
québécois, comme à tous les nouveaux élus de notre Assemblée Nationale, de ne
jamais faire de l'identité québécoise un objet de loi. Mettre l'identité au cœur d'un projet
politique, c'est jouer avec le feu. Il suffit de consulter l'histoire pour s'en
rendre compte.
La conquête du pouvoir est légitime,
mais instrumentaliser des préoccupations identitaires pour y arriver c'est
gravement dangereux. En mettant l'accent sur l'apprentissage du français du
nouvel arrivant, tout projet de loi sur l'identité réduit une question de
citoyenneté à une affaire d'identité.
Pour un mieux vivre ensemble, le concept de citoyenneté s'est élargi au
cours de l'histoire en incluant des réalités politiques, sociales, économiques
et écologiques. Dans le contexte
québécois, un projet de citoyenneté devrait tenir compte de ces facteurs dans
un esprit rassembleur qui donne priorité à l'égalité des chances.
Oui, le français est au cœur de
l'identité québécoise, mais comme dirait Amine Maalouf, ''l'identité n'est pas
donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de
l'existence''. Cela va sans dire aussi bien sur le plan personnel que
collectif. Le français d'aujourd'hui
n'est pas celui d'hier. Il a pris des
couleurs nouvelles, des accents plus variés et des tournures qui reflètent un
imaginaire collectif plus riche. La
langue est la même, mais le langage est en permanente évolution.
C'est moins la perte du français qui
inquiète certains québécois, dits de souche, que l'avènement de langages
différents portés par des cultures différentes.
Ainsi, la jeune fille née ici mais de parents libanais, bien qu'elle
parle un français bien ''de chez-nous'', elle participe, mine de rien, à une
transformation du langage en concert
avec des milliers d'autres enfants d'immigrants.
Dans son livre '' Je nous et les
autres, être humain au-delà des appartenances'' (Aux éditions Le Pommier),
François Laplantine avance que ''
L'identité "propre" conçue comme propriété d'un groupe exclusif
serait inertie, car n'être que soi-même, identique à ce que l'on était hier,
immuable et immobile, c'est n'être pas, ou plutôt n'être plus, c'est-à-dire
mort''. Maalouf appellerait cela une
identité meurtrière.
Par ailleurs, plusieurs études
démontrent que depuis les 25 dernières années les immigrants du Québec
s'intègrent plus facilement et cela malgré le chômage qui les touche ici plus
que partout ailleurs au Canada (27% de
chômage dans la communauté maghrébine!!).
Je crains que le Parti québécois,
qui est à l'origine de la déconfessionnalisation du système scolaire, ne
débarque du train que lui-même a fait avancer en misant de nouveau sur
l'inertie par son projet de loi sur l'identité. Je lui suggère de concentrer ses efforts sur
la conception d'une charte de la laïcité made in Québec. Le Québec en sortira grandi.
Le défi qui attend les nouveaux élus
c'est de redonner aux québécois, dont les 43% d'abstentionnistes, le goût de la
politique avec des projets rassembleurs.
Et pourquoi pas avec la collaboration de Québec solidaire dont je salue
grandement l'entrée à l'Assemblée Nationale.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 11 no 1, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Vol
10 no 6
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Aider Haïti: Passer de la parole au geste!
Mohamed Lotfi, Journaliste et
réalisateur radio
Monsieur Harper,
Dans votre discours
d'accueil prononcé devant 69 délégations et chefs d'État participants au Sommet
de la Francophonie à Québec, j'ai retenu ces quelques phrases à propos d'Haïti:
''Notre solidarité envers ce pays est plus que jamais nécessaire. Haïti est le plus important bénéficiaire
d'aide au développement à long terme du Canada''.
Pour votre information,
Monsieur le Premier Ministre, le Canada continue de renvoyer à leur pays
d'origine des ressortissants haïtiens dont la plupart sont arrivés très jeunes
au Canada. En quoi le pays que vous
dirigez peut-il prétendre être solidaire avec Haïti en lui renvoyant des hommes
dont la précarité et la vulnérabilité ne feront qu'aggraver l'instabilité du
pays? En quoi le Canada peut-il
restaurer l'État de droit en Haïti en lui renvoyant des hommes dont plusieurs,
pour survivre, n'auront d'autre choix que de se joindre à des groupes
criminalisés?
Pour Radio-Canada, j'ai
déjà réalisé deux documentaires radiophoniques sur cette situation des déportés
haïtiens. Envoyé en 2002 comme
journaliste à Port-au-Prince, pour observer et rapporter cette réalité, deux
déportés du Québec m'avaient conduit au grand cimetière de la capitale
haïtienne pour lire, sur plusieurs tombes, les noms de quelques hommes que
j'avais connus à Montréal. Comment le Canada, qui prétend défendre les droits
de l'homme, peut-il réserver à des hommes qui ont longtemps été sous sa
responsabilité, un destin aussi tragique?
Même si les déportations
touchent des ressortissants de plusieurs origines, celles qui touchent des
membres de la communauté haïtienne méritent qu'on s'y arrête. Il y a
présentement au Canada, et surtout au Québec, plusieurs haïtiens qui n’ont pas
la nationalité canadienne même s’ils sont arrivés enfants au pays. Parmi eux,
certains ont commis, comme tant d'autres jeunes adolescents, des
actes répréhensibles aux yeux de la loi ce qui
les a rendus indésirables selon la loi canadienne sur l’immigration.
Ils sont donc condamnés à la déportation en Haïti après avoir purgé leur peine
au Canada.
Monsieur le Premier
Ministre, des témoignages d'une vingtaine de déportés que j'avais rencontrés à
Port-au-Prince, je vous transmets l'essentiel de leurs arguments, en espérant
que cela vous sensibilise au sort de ceux que le Canada envisage d’expulser
dans les prochains mois:
1- Nous sommes arrivés jeunes au
Canada. C'est là que nous avons grandi
et c'est là que nous avons appris le crime.
Donc, c'est au Canada que nous devons être réhabilités et réinsérés dans
la société.
2- Nous avons une famille et des
enfants au Canada dont nous avons été séparés.
Ne trouvez-vous pas ça injuste pour nos enfants d'être séparés de leurs
pères, surtout quand l’on sait le rôle négatif que peut jouer l'absence du père
dans l'éducation d'un enfant.
3- Nous considérons que nous payons le
prix de la négligence de nos parents. Ce
sont eux qui n'ont pas rempli les formalités nécessaires pour l'obtention de
notre nationalité canadienne. Notre vrai
crime, c'est d'être les enfants de parents négligents.
4- Nous sommes déportés dans un pays où
le taux de chômage dépasse les 80% et la pauvreté touche 90% de la
population. La situation politique et
sociale est très instable depuis le départ de Duvalier en 1986. Haïti n'est pas encore un pays assez organisé
ni assez sécuritaire pour nous assurer un nouveau départ dans la vie.
5- Après avoir vécu toute une vie au
Canada, on nous dit finalement que nous ne sommes pas canadiens. Déportés en Haïti, la population nous juge indignes
d'être haïtiens. Si nous ne sommes ni
canadiens, ni haïtiens, que sommes-nous?
J'apporte à votre
connaissance, Monsieur Harper, qu'au
Canada on ne déporte un contrevenant qu'à la fin de sa peine ce qui lui donne
le sentiment de subir une double peine, surtout quand la destination des
déportés s'appelle Haïti.
La déportation des
ressortissants haïtiens soulève des questions qui méritent un débat sérieux
auprès de vos collègues de la Chambre des Communes: la possibilité de
déportation d’une personne arrivée jeune au Canada devrait-elle être considérée de la même façon que celle
d’une personne arrivée ici à un âge adulte ? D’ailleurs, beaucoup d'immigrants
ayant un dossier criminel ne seront jamais déportés parce qu'ils ont obtenu
leur nationalité canadienne, souvent à
un âge adulte. Quand on sait que
certains ont choisi le Canada comme refuge, après avoir commis des crimes
contre l'humanité, qu’en penser?
Quel est le vrai crime
d'un déporté haïtien? Celui d'avoir un
dossier criminel au Canada sans la nationalité canadienne ou celui d'être né en
Haïti? Légalement, le Canada a le droit
de déporter des criminels qui n'ont pas la nationalité canadienne. On peut se
poser néanmoins la question: Est-il
moralement acceptable que les autorités canadiennes renvoient des personnes qui
ont grandi et construit leur identité au Canada sachant pertinemment que le
pays où ils sont expulsés est aussi instable que l’est Haïti?
Si les autorités
d’Immigration Canada ne font qu’appliquer la loi en renvoyant ces jeunes à
leurs pays d’origine, cette mesure a été suspendue, par ordre du gouvernement
canadien, dans le cas des ressortissants haïtiens durant la période qui a suivi
le départ de Jean-Claude Duvalier, soit de 1986 jusqu’au retour d’exil du Président
Jean-Bertrand Aristide en 1995. Mais, la
situation sociale et politique en Haïti n’est pas toujours stable et la
formation d’une police haïtienne par le Canada n’a aucunement amélioré la
sécurité, cela sans oublier que, ces dernières années, la nature n'a pas ménagé
ce pays. Des ouragans ont fait des milliers de morts et détruit le peu
d'infrastructure qu’il y avait encore dans certaines régions du pays!
Monsieur Harper, la politique de déportation de votre
gouvernement envoie le message que le Canada n’est pas un pays ouvert à tous.
Encore moins aux criminels de ce monde.
Message destiné à rassurer une partie de l’opinion publique il est vrai,
mais nous savons que la politique de déportation n’a jamais contribué à faire
baisser le taux de criminalité au Canada.
Notez bien que dans le cas de la plupart des déportés Haïtiens, c'est au
Canada qu'ils ont été initiés à la criminalité.
Ces déportés, qui ont grandi et construit leur identité au Canada,
payent trop cher le prix de l'obsession sécuritaire du gouvernement canadien et
tous les dérapages qu'elle produit depuis le 11 septembre 2001.
Si vous désirez
réellement que le Canada contribue au développement d'Haïti, s’il vous plaît,
procédez dès maintenant à rétablir le moratoire sur la déportation de tous les
ressortissants haïtiens ayant un dossier criminel. Vous rendriez un meilleur service au Canada
et à Haïti si vous choisissiez comme alternative des programmes de réinsertion
sociale.
Monsieur Harper, je vous
demande, en tant que canadien, de donner, suite à votre discours d'accueil
prononcé devant plusieurs chefs d'États de la francophonie, dont la Gouverneure
générale du Canada, du sens de la cohérence à vos politiques. Notre solidarité envers Haïti ainsi que notre
aide à son développement n'auront de sens que si votre gouvernement cesse, dès
maintenant, de corriger une erreur par une autre erreur. Dans l'intérêt des
deux pays.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 10 no 6, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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Richard Pound du CIO dénoncé par Terres en vues
Montréal, le 16 octobre 2008. Terres en vues a
adressé une plainte au Comité international olympique pour qu’on procède à des
sanctions contre Richard Pound qui a tenu publiquement des propos racistes et
discriminatoires envers les peuples autochtones d’Amérique. Ce dernier, dans
une entrevue au journal La Presse, a déclaré que « il y a 400 ans,
le Canada était un pays de sauvages, avec à peine 10 000 habitants
d’ascendance européenne », alors que la Chine aurait, elle, « une
civilisation de 5000 ans ».
Selon la lettre envoyée par Terres en vues au
Comité d’éthique du CIO, Richard Pound a affirmé que les Amérindiens n’avaient
ni culture, ni civilisation et que la seule présence civilisée en Amérique, il
y a quelques siècles, était assurée par les Européens.
S’appuyant sur le fait que la charte olympique stipule
que « Toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne
fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou
autres est incompatible avec
l’appartenance au Mouvement olympique », Terres en vues demande
qu’une sanction forte soit prononcée. Ainsi les Canadiens, à la veille de la
tenue des Jeux olympiques de Vancouver, sauraient de façon certaine que le
mouvement olympique n’adhère pas au credo raciste de Richard Pound.
Terres en vues est un organisme qui a pour but de créer des ponts entre les nations en
faisant connaître les cultures et
traditions des peuples amérindiens. « Les préjugés les plus tenaces
se trouvent soudain renforcés de l’opinion exprimée par un personnage investi
du prestige et de l’autorité de l’olympisme. », ce qui équivaut à un recul
considérable pour ceux qui croient au progrès des droits de l’homme, estime
André Dudemaine, le directeur de Terres en vues. Celui-ci rappelle les apports culturels et
civilisateurs des nations amérindiennes qui ont élaboré au cours d’une
occupation millénaire du territoire des langues, des cultures, des
organisations sociales et politiques, des réseaux d’échange commerciaux, des
techniques agricoles, des religions, des pratiques artistiques, des sports
(qu’on retrouve aujourd’hui dans les Jeux olympiques), des liens diplomatiques
et des modèles de développement respectueux de l’environnement.
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Vol. 10 no 6, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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COMMUNIQUE / Paris le 10 octobre 2008
Dix-huit associations et syndicats
ont lancé jeudi 9 octobre 2008, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée
nationale à Paris, un «Appel citoyen pour un encadrement et une transparence
des activités de lobbying en direction des instances de décision publiques ».
« L'influence croissante des groupes
d'intérêt industriels et financiers sur la décision publique devient
préoccupante », déclare Yveline NICOLAS, coordinatrice de l'association
Adéquations qui assure le secrétariat de cette initiative collective. « En
pleine crise financière, il devient urgent de réglementer ces pratiques de
lobbying et de rétablir la primauté de l'intérêt général sur les intérêts
particuliers. Un débat public est nécessaire sur la question du lobbying, qui
reste encore tabou en France ».
En ce moment même, le démantèlement
d'une partie substantielle des acquis du Grenelle de l'environnement témoigne
de la pression d'intérêts économiques privés sur des décisions résultant d'une
négociation collective qui visait un bien public vital : les équilibres
écologiques et sociaux de la planète.
Un règlement interne est en cours
d'élaboration à l'Assemblée nationale sur le lobbying et pourrait s'appliquer
dès janvier 2009. Les organisations signataires de l'Appel proposent une série
de mesures dont :
- un système obligatoire d'inscription pour tous
les lobbyistes dotés d'un budget de lobbying annuel significatif, avec la
publication de rapports d'activité, d'informations financières précises
figurant dans une base de données consultable en ligne ;
- des règles interdisant aux groupes de pression
l'emploi du personnel de l'Assemblée ou de leurs proches à des fins de
lobbying, ainsi que l'utilisation des lieux de pouvoir.
Yiorgos VASSALOS, représentant de la
campagne européenne Alter EU, a souligné que le « registre volontaire des
lobbyistes lancé le 23 juin dernier par la Commission européenne est un échec :
moins de 400 organisations se sont inscrites alors que 2600 groupes d'intérêts
ont des bureaux à Bruxelles. Il faut un système obligatoire et une déclaration
détaillée des budgets consacrés à chaque opération de lobbying ».
Le lobbying ne favorise pas la
démocratie. Il renforce le pouvoir des plus forts, donc le pouvoir de l'argent.
Le jeu est faussé : les moyens matériels et humains des différents acteurs ne
sont pas équitables.
Pourtant, des alternatives sont
possibles. Pour Jacques TESTART,
secrétaire général de la Fondation Sciences
citoyennes, « l'Etat doit garantir des dispositifs de régulation participatifs
qui reconnaissent l'expertise citoyenne : auditions pluralistes par les
décideurs, conférences de citoyens, création d'une haute autorité de
l'expertise (indépendante, pluraliste, contradictoire, transparente) et de
l'alerte
(statut des lançeurs d'alerte) ».
La frontière entre lobbying, trafic
d'intérêt, corruption est parfois floue. Selon Séverine TESSIER, présidente de
l'association Anticor, « le lobbying
contourne la souveraineté populaire en exerçant une influence, voire une
manipulation. Il faut sanctuariser les lieux de décision tels que l'Assemblée
nationale, refuser le système des badges qui assure actuellement un libre accès
à des lobbyistes. Ce refus fait aussi partie d'une pensée de la laïcité ».
Les signataires de « l'Appel citoyen
pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction
des instances de décision publiques » exerceront une action de veille et d'information
sur le lobbying et favoriseront la concertation des acteurs de la société
civile. Leur objectif : formuler des propositions s'appliquant à toutes les
instances de décisions publiques. Dans l'immédiat, ils vont demander à être
reçus par les députés en charge d'élaborer de nouvelles règles sur le lobbying
à l'Assemblée nationale.
Le texte de l'appel est publié en
ligne sur le site de l'association
Adéquations : www.adequations.org/spip.php?rubrique241
Organisations signataires de l'appel (au 10/10/08)
Action Consommation
ACME (Association pour un contrat mondial de l'eau)
Adéquations
AITEC (Association internationale de techniciens,
experts et chercheurs)
Anticor
ATTAC
Ban Asbestos France (association de lutte contre
l'amiante)
Cheminements Solidaires
Confédération paysanne
CRIIRAD (Commission de recherche et d'information
indépendantes sur la radioactivité)
FNAB (Fédération nationale de l'agriculture
biologique)
Fondation France Libertés
FGTE - CFDT (Fédération générale des transports et
de l'équipement)
Fondation Sciences citoyennes
Greenpeace
Inf'OGM
MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des
générations futures)
Réseau semences paysannes
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Vol
10 no 4
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Avis :
Dans alternatives,
le journal, Vol 14, no 10, juillet/août 2008, p. 3, un article a attiré
notre attention et nous avons décidé de le reproduire sur notre page Le journal/Fil de presse vu son
intérêt : Le Québec exclu des
tablettes. Cette reproduction est légale, car il est écrit en page 4 de ce
numéro que « La reproduction des
textes est autorisée. Veuillez mentionner la source », ce que nous
faisons avec plaisir. Nous invitons même
nos lecteurs à visiter le site d’alternatives (www.alternatives.ca/) si ce n’est déjà
fait, car c’est une excellente source d’informations.
Michel Handfield, éditeur de societascriticus.com.
La concentration en catimini de
la distribution alimentaire.
Le Québec exclu des tablettes
Vendredi 27 juin 2008 par Camille Beaulieu
Les producteurs agricoles et petits industriels de
l’alimentation sont expulsés par centaines des épiceries québécoises ces
dernières années. La part du Québec dans la transformation alimentaire
canadienne a chuté de 25 % à 20 %. Parallèlement, les importations de produits
transformés à l’étranger ont bondi à un milliard de dollars.
« Les produits québécois ont plus de difficulté
que leurs équivalents étrangers à se retrouver sur les tablettes de nos
épiceries, » s’étonne Dominique Arseneault, propriétaire d’un marché IGA à
Coaticook.
« Le Québec est un cas unique au monde,
explique Jacques Légaré, président-directeur général du Conseil de la
transformation agroalimentaire et des produits de consommation. Nulle par
ailleurs, à l’exception de l’Australie, ne trouve-t-on une telle concentration
dans la distribution alimentaire. »
La
politique des centrales d’achat
Discrètement et depuis au moins dix ans,
Loblaw-Provigo, Sobeys-IGA et Metro qui vendent 80 % des aliments et des
boissons au Québec, centralisent leurs approvisionnements. Les chaînes
réclament dorénavant de gros volumes, livrables selon la formule « juste à
temps » dans un entrepôt de la région de Montréal. Elles approvisionnent
ensuite les épiceries de tout le Québec.
Les propriétaires de marchés franchisés ont joui
longtemps d’une certaine latitude pour offrir des produits régionaux ou du
terroir. Ce qui leur permettait de se démarquer de la concurrence. Cette
liberté rétrécit comme peau de chagrin, constate Louise Ménard, propriétaire de
quatre IGA à Montréal. « On rogne davantage chaque année sur mes achats de
produits locaux et régionaux ! On me dit que les fournisseurs doivent
être « listés » au siège social. Alors, ils font de l’argent au
siège social et ils font de l’argent sur ce qu’ils me vendent. Et en plus, on
demande aux petits producteurs de fournir toute la chaîne… c’est une
aberration. »
En effet, tout se monnaye dans ce commerce. Les
fournisseurs paient des frais de référencement (introduction d’un nouvel
article sur la liste des produits offerts par la chaîne : c’est le fameux
listing). Les fournisseurs sortent ensuite le carnet de chèques pour la
publicité. Certains paient aussi pour trôner à un endroit stratégique sur la
tablette. D’autres, pour de la gomme, du chocolat ou un magazine, allongent des
centaines de milliers de dollars pour voisiner les caisses.
Les petits fournisseurs ne sont donc plus dans la
course. « Les chaînes ne s’intéressent qu’aux gros volumes, conclut Daniel
Mercier Gouin, directeur du Département d’économie agroalimentaire et des
sciences de la consommation à l’Université Laval. Les petits n’ont pas les
capacités de se faire référencer. La marge de manœuvre des franchisés s’est
réduite. Les marchés étalent des produits locaux, mais en petites
quantités. »
Au
diable l’autosuffisance alimentaire
Les géants de l’alimentation « tolèrent tout au
plus 10 % de produits régionaux hors des centrales d’achat et du
listing », accuse Philippe Mollé, chef et chroniqueur gastronomique.
Ghyslain Trudel, qui démarche pour des entreprises
hétéroclites comme l’ail mariné de la ferme Chant-O-vent de Saint-Esprit, les
canards de la ferme Aux Champs Élysé de Marieville, et des fromages du Lac
Saint-Jean, de l’Estrie ou des Iles-de-la-Madeleine abonde dans le même
sens : « Lorsqu’on réussit à entrer dans l’une des trois chaînes, ils
nous font sentir que c’est une faveur ! Les chaînes centralisent leurs
opérations pour éviter de concurrencer des produits déjà sur leurs tablettes »,
affirme ce promoteur de produits régionaux.
« La sélection est féroce, confirme Françoise
Pitt, qui fut rédactrice en chef pendant 13 ans du journal L’Alimentation. Ne
resteront bientôt, parmi les petits producteurs, que ceux qui offrent un produit
de niche, un produit du terroir. »
Beaucoup
de boîtes, peu de produits
Les trois chaînes, contraintes d’espace oblige, ne
tiennent que quelques marques d’un produit. Une marque maison, pour le haut de
gamme (Choix du président, Sélection, Nos compliments) et une marque sans nom.
Plus deux marques nationales — les beurres d’arachides Kraft, par exemple, et
Skippy, de Bestfoods Canada.
Cette concentration, à l’intérieur même des
épiceries, permet à trois boulangeries industrielles de vendre 88 % du
pain frais tranché au Québec. Elle explique aussi pourquoi, selon une étude de
l’Université Laval (Lambert et al. 2004), les coûts de production ont davantage
diminué que les prix des aliments payés par les consommateurs depuis l’entrée
en vigueur de l’ALÉNA en 1994, ce qui fait que les marges de profits sont
supérieures.
Loblaw-Provigo, Sobeys-IGA et Metro Richelieu se
simplifient encore l’existence en exigeant des fournisseurs capables
d’alimenter tous leurs points de vente au pays. Les petits produits sans
prestige ou moins rentables sont biffés du listing.
Que reste-t-il de l’autosuffisance alimentaire
dans ce contexte ? Réconciliées pour une fois, Loblaw et Sobeys gardent un
silence pudique sur le pourcentage de produits québécois sur leurs tablettes.
Metro avance 50 %. En réalité : « On est dans le noir le plus
total, » tranche Jean Larose, directeur général de l’UPA.
L’avenir des produits québécois en supermarché
demeure impossible à prédire, mais pour Jacques Légaré, président du Conseil de
la transformation agroalimentaire et des produits de consommation, la
concentration est inéluctable. « Dans 5 ou 10 ans, il y aura beaucoup
moins de distributeurs et de fournisseurs à travers le monde. Ici comme
ailleurs. »
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Reçu le 10 avril 2008, 11h53
Ce René est un faux… Je le sais… C’est le
mien.
Le René Lévesque que vous voyez dans la
série n’est pas René Lévesque. Il
n’était pas disponible pour le rôle.
Emmanuel Bilodeau a fait un travail
remarquable pour créer un René possible. Ce n’est toutefois pas le René que
Parizeau a connu, ni celui de Morin. Pas plus qu’il ne ressemble au René de
Corinne ni à celui de Tremblay ou de Beaudoin. Ce n’est pas non plus celui des
joueurs de poker avec lesquels il traversait certaines nuits ou celui de ses
conquêtes, en chemin…
C’est un René construit à partir de ce que
tous m’ont confié sans le savoir à travers les mémoires de Lévesque,
l’autobiographie de Parizeau, les écrits de Morin, les milliers de pages de
Pierre Godin, les centaines d’articles de journaux, les propos des
commentateurs politiques, les émissions de télé, les documentaires, la
magnifique série radio de Radio Canada,
les rencontres et… les propos recueillis auprès de Corinne Côté.
Malheureusement, personne ne raconte tout à fait la même histoire et les
contradictions sont souvent stupéfiantes. Alors je choisis le point de vue qui
me semble pertinent ou bien je tente de bâtir un « consensus ». Évidemment ce
ne sera jamais votre René…
Et puis toujours la même indignation
chaussée de gros sabots, véhiculée par
les mêmes personnes depuis la parution de la biographie de Pierre Godin. Une argumentation si pauvre quelle nous porte
à se questionner sur les vrais intentions. Des mots assassins pour masquer le
vide ? Ou pour miner toute crédibilité
au cas où…? Une technique qui vient des longues années en politique. Gérer le
message, contrôler l’image…
Et la caricature ?… J’ai visionné l’équivalent de vingt quatre heures
d’archives. On ne peut pas dire que la mode de cette époque aide beaucoup à la
sobriété... La vivacité d’esprit de
Garon, le bonheur sautillant de Charron, rien n’a été inventé. Pour ce qui est du reste, il a fallu dessiner
les personnages en trois coups de pinceau afin de les reconnaître, ils passent
si vite… C’est quand même dommage que
personne n’ait remarqué le magnifique discours que René tient aux étudiants,
juste avant les élections de ’76. Tellement actuel… Mais, bon, la politique
n’intéresse plus personne même que certains font tout ce qu’ils peuvent pour
entretenir le cynisme.
Qui a raison, qui n’a rien à dire, qui
tente de contrôler le message ? Autant de gens, autant de points de vue. Mais
il existe une passion commune qu’il aurait été préférable de partager avec les
jeunes générations qui, bientôt, ne se souviendront plus de leur histoire
plutôt que de s’enfarger dans les fleurs du tapis… Mais bon, le sens des
priorités n’est pas donné à tous. Bas de gamme vous disiez madame Tremblay ?…
Vous auriez fait un formidable personnage dans Bunker le cirque… Merci pour le cours de réalisation, Madame
Beaudoin. J’en avais bien besoin après
mes trois Gémeaux en fiction et mes deux prix internationaux pour le
documentaire sur Riopelle… Un autre personnage que j’ai eu tout faux…
Pierre Houle
Réalisateur.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 10 no 2, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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À tous les futurs médaillés
québécois des Jeux Olympiques de Pékin.
Malgré les multiples appels au
boycotte, l'évènement olympique chinois aura lieu cet
été. Vous y participerez en représentant le Canada et le
Québec. Je présume que certains parmi vous se sont déjà
demandés, face aux images qui nous parviennent du Tibet, comment
participer à de tels jeux sans paraître complices des atteintes aux droits
de l'Homme dont les tibétains sont victimes ?
Si vous cherchez à souligner
votre désaccord devant de telles atteintes sans pour autant boycotter les jeux,
il se présente à vous une occasion en or pour l'exprimer en donnant un sens
historique à vos victoires.
Ce qui fera de votre médaille un objet
unique, ce n'est pas l'incrustation d'un disque de jade au revers de chaque
médaille, comme on peut l'apprendre dans un communiqué de l'organisation des
jeux. Ce qui en fera une innovation audacieuse dans l'histoire de la
confection des trophées olympiques, un objet de collection unique, c'est
le sens que vous lui donnerez vous-mêmes en posant un petit geste.
Une fois sur le podium, après la
réception de votre médaille personne ne peut vous empêcher de la dédier au
peuple tibétain. Avec votre médaille dans la main, il vous suffit
simplement d'exécuter face au monde entier un signe de ''Time
out'' faisant allusion à la lettre T. T comme Tibet.
Suite à votre geste, vous n'êtes pas
obligés de faire un discours ni aucune déclaration à la
presse. Pas besoin de crier des slogans genre ''Nous sommes tous des
tibétains''. Tout le monde aura compris votre message.
Voici cinq raisons pour
justifier et motiver un tel geste:
1- Le Tibet
existe comme pays et comme peuple depuis 127 av JC. La Chine a violé
la souveraineté du territoire tibétain en 1950.
2- La
souveraineté d'un peuple ainsi que la protection de sa culture est un
droit inaliénable reconnu par l'Organisation des Nations Unies.
3- Revendiquer
le droit des tibétains à leur territoire et à la pratique pleine et entière de
leur culture, c'est plus qu'un geste de compassion. C'est un devoir
de solidarité internationale envers un peuple qui a choisi longtemps la
non violence comme politique de résistance.
4- Les impacts
d'un tel geste, les chinois seront les premiers à en bénéficier. Le
respect des droits de l'Homme au Tibet, des millions de chinois le désirent
pour eux-mêmes. Pour une Chine véritablement moderne. Liberté
d'expression, liberté de presse, ouverture sur Internet.
5- À quoi ça
sert de gagner une médaille olympique, aussi unique soi-elle, si elle
contribue à déshumaniser les Jeux et par le fait même, une certaine
humanité..?
Si certains parmi vous
doutent de la pertinence d'un tel geste ou de son impact auprès du
gouvernement chinois, je vous cite l'extrait d'un article publié au
journal le Devoir le 22 mars 2008 où Gil Courtemanche nous apprend
ceci:
« En 1968 à
Mexico, les Américains John Carlos et Tommie Smith, médaillés du 200 mètres,
avaient brandi un poing ganté de noir pour protester contre la discrimination
raciale dans leur pays. Ils sont passés à l'histoire, et aujourd'hui, sur le
campus de la State University de San Jose, une statue rappelle leur geste
courageux et exemplaire » (1)
40 ans plus tard, des millions
d'américains blancs envisagent sérieusement de choisir un homme noir comme
Président.
Si parmi
vous, médaillés québécois, certains réussissent à accomplir un
tel geste, sans doute que d'autres médaillés d'autres pays suivront votre
exemple. Si au cours des Jeux, vous êtes de plus en plus nombreux à
faire un T de vos deux mains, si votre petit geste fait boule de
neige, votre plus grande victoire, votre véritable exploit, sera
d'avoir réussi à redonner aux jeux olympiques leur dimension initiale,
celle que Pierre Coubertin prônait, à savoir que « le sport est un
moyen de redressement de l’esprit ».
Un petit geste
pacifique très rarement vu dans l'histoire pour faire réfléchir une
partie de l'humanité, dont plus d'un milliard de chinois, sur le sort d'un
peuple. Un geste qui peut s'avérer plus efficace que toutes les
pétitions et de tous les scénarios de boycottage. Également, un geste
qui fera sourire le Dallai Lama, lui-même pratiquant d'une résistance
pacifique et spirituelle.
Au cours de
l'histoire, le sport n'a t-il pas contribué à éviter des guerres et
peut-être même des conflits mondiaux. En appuyant les tibétains et leur
chef dans leur résistance pacifique, votre victoire sera aussi
de faire mentir ceux qui prétendent que les enjeux et les
intérêts commerciaux avec la Chine l'emportent sur les droits fondamentaux
d'un peuple de 5 millions.
Allez, osez
donner une leçon d'honneur à tous ces chefs d'État du monde qui
tremblent devant le ''monstre chinois'' en prétendant le faire dans notre
intérêt..!!
Le premier parmi
vous qui osera cet été, du haut de son podium avec sa médaille à la
main, porter assistance à un peuple en danger, entrera indéniablement
dans l'histoire.
Mohamed Lotfi
Journaliste et réalisateur radio..
1. NDLR : Gil Courtemanche, Le cas chinois, Le Devoir, Édition du
samedi 22 et du dimanche 23 mars 2008 :
www.ledevoir.com/2008/03/22/181770.html
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 10 no 2, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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Les harceleurs sont parmi nous...
Mohamed Lotfi,
Journaliste et réalisateur radio
Reçu le 8, publié le 22 mars 2008 avec la permission
de l’auteur.
Le
Québec est devenu la première juridiction en Amérique du Nord à adopter une loi
sur le harcèlement psychologique au travail. Dans la première année de son
adoption en juin 2004, 3500 plaintes ont
été déposées.
Malgré
l'embauche d'une trentaine d'enquêteurs supplémentaires, la Commission des
normes du travail ne disposait pas assez d'avocats pour défendre les victimes.
Un an et demi après l'adoption de la loi, une seule décision a été prise, en
février 2006, en faveur d’une plaignante.
Colette
Ganley travaillait comme gérante pour un restaurant Subway. Dans cette première décision en matière de
harcèlement psychologique au travail, le Commissaire Michel Denis a reconnu que
la plaignante a été victime.
La
moitié des plaintes de harcèlement psychologique au travail déposées en 2005 se
sont avérées fondées, indique un rapport soumis au gouvernement du Québec, deux
ans après l'entrée en vigueur de la loi contre le harcèlement au travail. Dans la majorité des cas, les entreprises et
administrations, publiques et privées, préfèrent obtenir des règlements à
l'amiable.
Comment
une commission peut-elle gagner de la crédibilité si elle ne produit pas plus
de jugements pour rendre justice et dissuader les harceleurs ? Malgré l'adoption d'une loi sur le
harcèlement au travail, la guerre d'usure contre les victimes, continue.
Le
harcèlement psychologique en milieu de travail est une guerre en silence. Elle
tue à petites doses des hommes et des femmes dans la plus totale indifférence. Ils sont de plus en plus nombreux et
nombreuses, près de votre bureau, à mourir d'une mort lente. À chaque jour d'une semaine de travail, des
milliers de gestes sont posés dans le but de transformer la vie d'un employé en
enfer. Si des caméras cachées de CNN ou
de TVA pouvaient les capter, vous seriez aussi terrifiés que devant les images
d'une guerre civile en Irak.
Faut-il
le voir et le vivre pour le croire ? Les
images de guerre n’empêchent plus personne de dormir. Être victime ou témoin de harcèlement au
travail peut porter gravement atteinte à la qualité de vie. Les caméras de télé
n'investissent pas des milieux de travail, elles ne sont pas encore partout,
mais les murs écoutent, regardent et ils leur arrivent, à l'occasion, d'avoir
envie de hurler ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER.
Le
harcèlement psychologique en milieu de travail est devenu un art digne d'un
gala hebdomadaire. Comme dans n'importe
quel art, certains excellent plus que d'autres.
Suite à plusieurs attaques réussies, au bout de sa cinquième journée de
guerre, le harceleur s'auto désigne le meilleur et s'autoproclame ''le
harceleur de la semaine''.
Le
harceleur de la semaine est un animal féroce qui a toutes les apparences d'un
humain muni d'un cerveau programmé pour accomplir le crime parfait. Il arrive au travail, toujours avec un plan
bien mijoté pour croquer sa proie sans laisser de traces. Vous ne saurez jamais le nom d'un harceleur
de la semaine, vous ne verrez jamais son visage dans le journal.
Par
définition, les harceleurs de la semaine sont anonymes. Entre eux, ils
s'échangent volontiers des trucs et des procédés pour raffiner leur art. On atteint l'excellence dans le harcèlement
en milieu de travail en provoquant des situations où le harceleur réussit à
passer, auprès de ses patrons, pour un harcelé.
Le harceleur de la semaine, fin renard, se plaint avant qu'on ne se
plaigne de lui. Il est programmé pour
écrire à ses patrons à la moindre occasion.
Sa plainte arrive avant celle de sa victime. Parfois, il n'en revient pas lui-même
d'obtenir gain de cause. Le harceleur
de la semaine ne travaille pas, il tue.
Le
harceleur de la semaine est une personne dont le cœur est gravement
asséché. Incapable d'aimer ou d'être
aimé. Toute son intelligence est mise au
service d'une machine à tuer l'autre.
Le harceleur de la semaine est en guerre perpétuelle contre
l'humanité.
Les
victimes du harcèlement en milieu de travail ne sont pas du même métal. Certaines résistent mieux que d'autres. Certaines se font justice elles-mêmes en
tuant les attaques dans l'œuf. Mais la
plupart des harcelés encaissent et souffrent en silence. Le harceleur de la semaine est assez malin
pour ne pas s'attaquer à n'importe qui.
Il sait apprendre de ses premières erreurs pour savoir reconnaître la
victime parfaite. Par ordre de
priorité, les précaires, les immigrants et les femmes, par leurs conditions,
sont des cibles de choix pour faire l'objet d'offensive. L'employé qui réunit ces trois critères de
vulnérabilités est forcément encore plus susceptible à faire objet d'agression.
Le
pire des harcelés est celui qui refuse de se reconnaître comme victime. Il incarne le syndrome du survivant. Il se ment à lui-même durant des mois et des
années. Il met les comportements
harcelants qu'il subit sur le dos des conditions de travail. Il se voit plutôt victime de situations
conflictuelles passagères et non de harcèlement psychologique. Telle que certaines femmes battues, le pire
des harcelés trouve des excuses à son agresseur et lui pardonne.
Et
ça continue ainsi durant des années jusqu'à ce que son corps sonne
l'alarme. Il n'en peut plus de
subir. Stress, angoisses et dépressions
cumulés en silence finissent par donner lieu à des maladies graves. Dans certains cas, le suicide n'est pas
exclu comme solution pour mettre fin au calvaire.
Dans
certains milieux de travail, ce qui pourrait rajouter à la souffrance d'une
victime de harcèlement, c'est le silence complice de son employeur et de ses collègues. Tout le monde sait, mais chacun fait semblant
de ne pas savoir. Selon la loi sur les
normes de travail, il est indiqué aux employés et aux employeurs de garder
confidentiels les rapports, les plaintes et les avertissements.
Les
silences renforcent le pouvoir du harceleur. Personne n'ose parler ou témoigner
contre lui. Pour justifier leur
impuissance, employeurs et employés évoquent le manque de preuves solides. En réalité, les collègues du harcelé ont
peur d'être à leur tour victimes de harcèlement.
Quand
à l'employeur du harcelé, il arrive que
par son impuissance, il développe à son tour un art autrement plus
mesquin. Celui de laisser croire au
harcelé qu'il serait peut-être un peu responsable de ce qui lui arrive. On atteint le comble de l'absurde lorsque le
harcelé le croit. Il se dit qu'il n'est
pas faux que nous soyons en partie tous responsables du comportement des autres
envers nous. Avec un tel raisonnement,
le harcelé aggrave sa situation et devient effectivement en partie responsable
de ce qui lui arrive.
Selon
la loi sur les normes du travail,
article 81.19, ''Le salarié a droit à un milieu de travail exempt de
harcèlement psychologique. L'employeur a l’obligation de prendre les moyens
raisonnables pour prévenir et faire cesser le harcèlement psychologique
lorsqu’il est informé d’une telle conduite''.
Par son impuissance à sanctionner l'harceleur, l'employeur finit par se
constituer complice. Certains
employeurs poussent l'absurde jusqu'à préférer renvoyer le harcelé que de punir
le harceleur. Il est plus facile de se
débarrasser du précaire que du syndiqué.
Selon
les mêmes normes de travail au Québec,
''Les dispositions concernant le harcèlement psychologique s’appliquent
à tous les salariés syndiqués ou non syndiqués et à tous les niveaux de la
hiérarchie organisationnelle y compris les cadres supérieurs. Toutes les
entreprises du Québec – autant du secteur privé que du secteur public sont
visées par de telles normes''. Dans la
réalité, la parole d'un précaire ne vaut pas celle d'un syndiqué encore moins
celle d'un patron.
J'aurais
bien aimé conclure en disant que tôt ou tard, le harceleur en milieu de travail
finit par goûter à sa propre médecine, parce que le crime parfait n'existe
pas. Hélas, les harceleurs sont parmi nous, plus nombreux
qu'on ne le pense. Terroristes
invisibles. Véritables ennemis de la paix.
Des milliers de victimes de harcèlement en milieu de travail croupissent
sous l'incompréhension et l'insensibilité de leurs collègues et leurs
employeurs.
Aussi
longtemps que le harcèlement en milieu
de travail n’est pas considéré comme une responsabilité collective, tant que le
silence des témoins persiste et tant que
la nouvelle loi sur les normes de
travail ne rend pas des jugements qui brisent le silence, les harceleurs seront encore plus présents et plus nombreux
parmi nous.
Qui ne dit mot
consent...
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Vol
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Michel Handfield
29 février 2008
La fin de semaine du 15 au 17 février,
soit en même temps que les rendez-vous du cinéma québécois, se tenait le au 6e salon du vélo Expodium. Il y
avait là des vélos à faire rêver, mais, il y avait surtout de l’information.
Vélo Québec par exemple, mais
aussi la FADOQ
Montréal, qui organise plusieurs activités dont certaines pour leurs membres
cyclistes. Plusieurs régions étaient là pour offrir leurs parcours et leurs
activités cyclistes, certaines taillées
pour les cyclotouristes et d’autres pour les randonneurs du dimanche et les
familles. Bref, une foule d’informations utiles pour qui fait du vélo
occasionnellement ou comme mode de vie. Une fenêtre vélo en plein cœur de
l’hiver. Le seul hic, c’est que je vais trouver le reste de l’hiver plus long
en attendant de sortir mon vélo!
A part les vélos, le salon se divisait
en 3 thèmes selon moi, soit le Vélo sportif, représenté par des
clubs « cyclosportifs », des compétitions et, naturellement, des
vélos à faire rêver le Lance Armstrong en herbe; le Vélo grand public,
avec clubs de randonnée, des promoteurs d’activités et d’événements vélocipèdes
pour tous; puis le Vélo sociopolitique, soit le vélo comme militantisme ou position citoyenne (ce
qui est mon cas). Dans ce créneau j’inclus Vélo Québec, dont je suis membre
d’ailleurs, et des organismes qui
utilisent le vélo pour soutenir ou promouvoir une cause. C’était le cas d’une route sans fin pour les centres
jeunesse de Montréal par exemple. Bref, un salon fort intéressant.
Comme il y avait beaucoup
d’informations, j’ai glané quelques sites au hasard du salon pour vous donner
un aperçu de ce que l’on peut y trouver. Naturellement, c’est peut être
l’événement d’à côté qui vous aurait intéressé davantage. Il vous faudra donc
visiter EXPODIUM l’année prochaine.
Hyperliens :
Vélo Québec : http://www.velo.qc.ca
La FADOQ Montréal : http://www.fadoqmtl.org/
Club de cyclotourisme Explo Tour : www.explotour.com
Fédération québécoise des sports
cyclistes : www.fqsc.net
Festival international Coupe du monde de
vélo de montagne Vélirium : www.velirium.com
Le tour du lac Simon : www.letourdulacsimonbmr.ca
La virée de la mairesse de
Repentigny : www.vireedelamairesse.com
Une route sans fin pour les centres
jeunesse de Montréal – institut universitaire : www.aidez-nous.ca (Voir
aussi www.centrejeunessedemontreal.qc.ca)
Association pour le développement des
sentiers de montagne au Québec (dont le Mt Royal) : www.adsvmq.org
Liste des exposants d’EXPODIUM 2008 :
www.expodium.ca/fra/visiteurs/liste_exposants.htm
Le
communiqué de clôture :
MA LIBERTÉ… MON VÉLO!
Le 6e Salon du
Vélo Expodium a accueilli près de 18 000 adeptes!
Montréal, le 17 février 2008
Pour
sa 6e édition du 15 au 17 février à la Place Bonaventure de Montréal, le Salon du
Vélo Expodium est fier d’avoir accueilli près de 18 000 visiteurs! Une fois de
plus cette année, le Salon du Vélo a su combler tous les adeptes avec une
programmation plus complète que jamais présentant des activités conçues pour
toute la famille, des spectacles palpitants, la plus importante section
cyclotourisme au Canada, une piste d’essai de 200 mètres et plus de 200
exposants et experts sur place!
Le
Salon du Vélo Expodium, l’événement annuel de référence pour connaître les
dernières nouveautés, les tendances et les nouvelles destinations à découvrir
sur roues, est le plus important Salon du genre au Québec consacré
exclusivement au vélo et au cyclotourisme si populaire aujourd’hui. C’est
d’ailleurs sans aucune surprise que la section cyclotourisme du Salon, la plus
importante exhibée au Canada, fut extrêmement populaire auprès des visiteurs,
avec plus de 130 forfaits voyages à vélo offerts dans plus de 30 pays.
«
Malgré les chutes de neige records que le
Québec connaît en ce moment, le Salon du Vélo Expodium est un succès
grandissant encore une fois cette année avec sa deuxième plus importante
affluence retenue à son histoire, soit un total de 17 779 visiteurs. Tout le
Québec roulera plus que jamais à vélo cette année, nous en avons eu pour tous les
goûts et tous les genres! Je vous promets une édition 2009 encore plus élaborée
et importante que jamais. Des projets sont d’ailleurs déjà en branle et
s’engagent à en surprendre plus d’un! Plusieurs d’exposants ont même déjà
confirmé leur retour sans aucune hésitation pour l’année prochaine et nous
avons également recueilli un nombre important de commentaires positifs des
visiteurs à leur sortie du Salon.» affirme Jan P. Dubé, président
d’Expodium International et promoteur du Salon.
Une
réussite : dimanche, la journée de la famille!
Pour souligner
l’importance et la place qu’occupent les sorties familiales, tous les enfants
de 12 ans et moins accompagnés de leurs parents ont été admis gratuitement au
Salon lors de la journée du dimanche 17 février, ce qui a contribué à finir le
salon en force et en beauté.
Le
6e Salon du vélo Expodium, présenté en collaboration avec La Presse, TQS et la
Fédération québécoise des sports cyclistes, remercie tous ses partenaires,
exposants et fidèles adeptes.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 10 no 1, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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Les premiers investissements de la
Fiducie
Michel Handfield
9 janvier 2008
J’ai
assisté à la conférence de presse de la Fiducie
du Chantier de l’économie sociale, dit la Fiducie (1), en décembre dernier avec l’intention de revenir sur le
sujet après le « rush » cinéma en prévision des fêtes. C’est
maintenant le temps d’en glisser un mot.
Lors
de cette conférence de presse tenue au cinéma Beaubien, l’un des bénéficiaires,
la Fiducie a annoncé ses premiers
investissements, soit de 2,6 millions $ répartis entre 8 entreprises d’économie
sociale de différents secteurs d’activités. Ces entreprises pourront réaliser
d’importants projets qui leur permettront de poursuivre ou d’accélérer leur
développement. En voici la liste tirée du communiqué, car nous pouvions
difficilement tout noter. Entre
parenthèses vous trouverez la
localisation, le montant de l’investissement de la Fiducie et l’usage projeté des fonds. Après une recherche Google,
nous avons ajouté le site internet de l’entreprise lorsque disponible:
-
Cinéma Beaubien (Montréal, 506.373$, agrandissement et rénovations), www.cinemabeaubien.com/;
-
Service funéraire coopérative Drummond/J.N. Donais Coopérative funéraire
(Drummondville, 500.000$, acquisition d’un bâtiment et travaux de
construction);
-
Les Légendes fantastiques (Drummondville, 412.000$, construction d’un
amphithéâtre extérieur doté d’un toit et développement d'un spectacle
inédit), www.legendesfantastiques.com/;
-
Centre d'interprétation sur la biodiversité du Québec (Bécancour, 381.969$,
rénovations et achat d’équipements), www.biodiversite.net/;
-
Les Serres coopératives de Guyenne (Guyenne, 250.000$, achat d’un équipement de
production) www.ville.amos.qc.ca/tourisme/guyenne.htm
(2);
-
Coopérative de l'Université de Sherbrooke (Sherbrooke, 250.000$, améliorations
locatives et achat d’équipements), http://coopusherb.com/;
-
Recyclo-Centre (Sorel-Tracy, 150.000 $, rénovation et agrandissement des
locaux);
-
Boutiques Chic Chez vous (Montréal, 150.000$, acquisition d’actifs), www.chicchezvous.pj.ca/.
On parle ici de « capital
patient ». (3) Pour ces 8 premiers projets, on a eu droit à un total de
2,6 M$ d’investissements annoncés de la part de la Fiducie, mais
l’investissement total est beaucoup plus important si l’on considère le montage
financier de chaque promoteur. Le développement économique et social n’est pas
qu’affaire de productivité comme le croyait un ancien premier ministre. C’est
aussi affaire de solidarité,
d’innovation, de créativité et, surtout, du support de la communauté. Une
affaire de cœur! C’est là que joue l’économie sociale.
C’est
pour faire connaître ces initiatives que nous en parlons, même si c’est avec du
retard par rapport aux médias spécialisés dans les questions économiques, car
nous croyons en l’importance de ces projets d’économie communautaire et
solidaire. Je ne pourrais dire autrement, ayant déjà été sur le conseil
d’administration d’une CDÉC de Montréal comme citoyen, poste que j’ai quitté
quand le site de Societas Criticus a pris davantage de mon temps. Mais, j’en ai
gardé un excellent souvenir et il me faisait plaisir de me retrouver dans ce
milieu lors de cette conférence de presse, car l’économie sociale est un milieu
dynamique. J’aurais le goût d’ajouter félicitation et continuez votre beau
programme.
Notes :
1. http://www.fiducieduchantier.qc.ca/
2.
Lorsque j’ai entendu parler des serres
coopératives de Guyenne j’ai immédiatement pensé à un excellent livre que
j’avais lu sur Guyenne. Je le recommande s’il est encore disponible : Laplante, Robert, 1995, L'expérience de Guyenne, Guyenne, Abitibi (Québec): Corporation de
développement de Guyenne
3.
« La Fiducie du Chantier de
l’économie sociale offre des prêts sans remboursement de capital avant 15 ans. Ce
capital patient permet de soutenir les opérations des entreprises et d’appuyer
des investissements immobiliers pour le développement de nouvelles activités. »
Pour plus de détails, voir :
http://fiducieduchantier.qc.ca/?module=document&uid=62
Hyperliens :
Les CDÉC du
Québec : www.lescdec.qc.ca/
Association des
centres locaux de développement du Québec: www.acldq.qc.ca/
Économie sociale
Québec : http://economiesocialequebec.ca/
Fédération des
Coopératives de Développement Régional (CDR) du Québec : www.fcdrq.coop/
Conseil
québécois de la coopération et de la mutualité : www.coopquebec.coop/
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Vol.
9 no. 8
Reçu à societascriticus@hotmail.com et
mis en ligne le 17 décembre 2007
Libres
de le porter, libres de l'enlever
Une marche à la mémoire
d'Aqsa Parvez
(Samedi 15
décembre, a eu lieu l'enterrement d'Aqsa)
Le
10 décembre dernier, Muhammad Parvez d'origine pakistanaise a tué sa fille de
16 ans, Aqsa Parvez, parce que cette dernière ne voulait plus porter le
hijab. Ce crime commis dans la région
de Toronto serait le premier du genre au Canada. Au Pakistan, on appelle ça un crime
d'honneur.
En
apprenant cette nouvelle, combien de femmes au Canada, portant le foulard
islamique, auraient eu envie de laisser tomber leurs foulards ne serait-ce
qu'une journée, pour exprimer toute leur indignation face à un crime aussi
horrible ?
Qui
parmi toutes ces femmes musulmanes voilées de partout au Canada, seraient
prêtes à initier une marche à la mémoire d'Aqsa Parvez ? Qui parmi ces femmes, oseraient faire partie
de cette marche, la tête dévoilée ? Qui
parmi elles, seraient assez lucides pour se dissocier d'une certaine aliénation
derrière le voile quand il est imposé à des jeunes filles ?
Voilà
une occasion qui se présente à toutes ces femmes musulmanes voilées pour donner
un autre sens à ce voile devenu l'objet d'amalgame par excellence.
Se
défaire de son voile, le temps d'une marche, est un geste qui me paraît
nécessaire dans les circonstances parce qu'il va dans le sens même de la foi de
ces femmes croyantes. Je les invite à
poser ce geste symbolique pour rappeler d'abord ce en quoi elles devraient
croire profondément, à savoir que Dieu
seul donne la vie et Dieu seul peut la retirer.
Le prophète des musulmans n'a t-il pas dit qu'une personne qui tue une
autre personne tue l'humanité toute entière.
Je les invite à se défaire de leurs voiles pour rappeler aussi qu'elles
sont tout aussi libres de le porter que de
l'enlever.
Elles
sont nombreuses ces femmes musulmanes voilées qui ne manquent pas une occasion
médiatique pour affirmer qu'elles portent leurs voiles par libre choix.
Au nom même de cette liberté, je les invite à l'enlever pour une bonne cause. Celles qui pensent qu'elles n'ont de compte à
rendre à personne, le meurtre d'Aqsa doit leur rappeler que certaines femmes ne
sont pas au même degré d'exercice de leur liberté.
En
invitant des femmes musulmanes voilées du Canada à une telle démarche, il ne
s'agit nullement de ma part d'appuyer ou non le port du voile. Mais devant les multiples significations que
le voile projette depuis la crise déclenchée en France il y a 4 ans, il est
peut-être temps de saisir une occasion pour donner au voile, le hijab
(appelez-le comme vous voulez) un autre sens que celui de la soumission. Quels soient ses arguments, en tuant sa
fille, Muhammad Parvez réconforte maintenant tous les arguments qui associent
le voile à la soumission. C'est cette association qu'il faut dénoncer.
À
ces musulmanes voilées, je ne suggère pas de renier leur foi ni de déchirer
leurs voiles publiquement. Au risque de
me répéter, je crois que la meilleure façon pour elles de ne pas cautionner ce
crime est de poser un geste de liberté symboliquement frappant.
Le
meurtre d'Aqsa Parvez me paraît aussi grave que la tuerie de
Polytechnique. Qui mieux que des femmes
portant le foulard islamique pour le dénoncer publiquement, en laissant tomber
leurs voiles. Libre à elles de le porter
à nouveau ou de le laisser tomber à jamais.
L'important est de marquer l'imaginaire collectif par un acte de
liberté. Ce même acte qu'une jeune
fille de 16 ans a payé de sa vie.
Si
elles ne sont que trois ou quatre femmes musulmanes voilées à répondre à cette
invitation, le combat solitaire d'Aqsa
n'aura pas été vain.
Si
j'étais une femme musulmane voilée, voilà ce que j'aurais fait. Parce qu'en
tuant Aqsa Parvez, on a tué une partie de moi-même...
Mohamed Lotfi
Journaliste et réalisateur radio / Montréal
www.souverains.qc.ca/flash4.html
PS: Le 25
février 2004, le Devoir a publié un texte dans lequel je proposais « Que
les jeunes musulmanes françaises tenant à porter leur voile à l'école le
laissent tomber une seule fois, mais publiquement ». Cliquez pour la suite http://www.ledevoir.com/2004/02/25/48224.html,
Un autre article sur le voile http://www.ledevoir.com/2007/04/25/140775.html
***
Monsieur le Premier Ministre, je vous écris une lettre...
« Dans
la définition du Nous québécois, on devrait envisager la
possibilité pour un homme musulman de faire sa prière cinq
fois par jour dans une église catholique. Je le fais depuis deux ans. »
Abdelkader Belaouni
Monsieur Harper,
Comme vous savez, le 5 décembre dernier, le président français Nicolas Sarkozy
a lancé, lui-même, un appel au chef des Forces armées révolutionnaires de
Colombie Manuel Marulanda pour demander la libération de la franco-colombienne,
Ingrid Betancourt. Les mots de Sarkozy prononcés en direction de la jungle
colombienne sont ceux du premier chef d'État qui ose ce qu'aucun autre chef
d'état avant lui n'a jamais osé. Malgré tout ce que je pense de Nicolas Sarkozy
et de ses méthodes populistes, je salue solennellement son geste.
En écoutant l'appel de Sarkozy, j'ai pensé à Abdelkader Belaouni qui
lutte depuis deux ans, à partir du sanctuaire de l'église St-Charles à
Montréal, pour obtenir un statut de réfugié. Bien sûr, Belaouni n'est pas
l'otage d'une guérilla et se trouve loin d'une jungle. Le seul point commun
entre Belaouni et Betancourt, c'est l'état dégradant de leur santé. En tant
qu'aveugle et diabétique, Belaouni aussi se trouve au bout de ses forces. Pour
des raisons humanitaires, le Canada doit libérer cet homme de l'angoisse qui le
ronge quotidiennement. Le 1er janvier 2008, l'angoisse aura duré deux ans.
Je vous invite
Monsieur le premier Ministre à poser un geste humanitaire, un geste courageux
qui ne sera pas le premier accordé par le Canada à un demandeur d'asile. Avant
lui, plusieurs d'autres algériens ont déjà obtenu le statut de réfugié,
pourquoi pas lui? Belaouni ne représente aucune menace à la société, son
dossier est celui d'un homme qui a fui un pays où sa vie était en danger. Il y
a quelques mois un réfugié iranien a obtenu, pour des raisons humanitaires le statut
de réfugié. Lui aussi avait trouvé refuge dans une église anglicane à Vancouver
depuis 2004.
Est-ce trop vous demander Monsieur Harper d'accorder un statut de réfugié
à Abdelkader Belaouni avant la fin de ce mois pour qu'il célèbre lui aussi
Noël, avec ceux et celles qui constituent maintenant sa famille?
Qui au Canada, Monsieur Harper, aurait peur d'un homme aveugle et
diabétique? Un homme dont le parcours force compassion et admiration. Après
avoir été champion national de judo dans son pays d'origine, le sort lui a
réservé un autre destin. Après avoir perdu la vue en 1992, il aurait pu perdre
la vie s'il n'avait pas fuit un pays o? une guerre civile a fait quelques
150 000 morts. Ce sont les menaces répétées contre sa vie qui l'ont poussé à
l'exil d'abord aux États-Unis, puis au Canada en 2003. En tant qu'aveugle,
Abdelkader a toujours peur pour sa vie, sa situation est trop vulnérable devant
d'éventuels règlements de compte du passé.
D'autre part, depuis quatre ans, Abdelkader s'est très bien intégré
au Canada où il se sent maintenant chez-lui. Il bénéficie d'un réseau de
soutien extraordinaire. Cela prouve et confirme les capacités d'intégration de
cet homme que ses amis appellent Kader. 54 associations et organismes dont
la Ligue des droits et libertés, la Table de concertation Action Gardien de
Pointe St-Charles, la Clinique médicale Communautaire de Pointe St-Charles et
les Services Juridiques Communautaires de Pointe St-Charles et le Comité «
Welfare Rights», ont clairement et officiellement exprimé leur soutien.
Jean Lalande, Coordonnateur de Welfare Rights affirme: "M.Belaouni
s'est bien intégré à la vie de notre quartier, participant à de nombreuses
activités communautaires et s'étant fait de nombreux amis dans la population
locale. Abdelkader est maintenant devenu un des nôtres et c'est pourquoi tant
de gens chez nous sont si préoccupés pour sa sécurité ". D'ailleurs, 5
citoyens canadiens, issus de sa nouvelle communauté, sont prêts à le parrainer.
J'ai fait la
connaissance d'Abdelkader Belaouni en 2005 lors de cette marche de 5 jours de
Montréal à Ottawa en solidarité avec les sans-statut. Il ne savait pas alors
que sa demande de statut de réfugié allait être rejetée. J'ai parlé longuement
avec lui. Ma curiosité n'était plus du journalisme, mais celle d'un homme qui
rencontre un autre homme. Il m'a raconté son parcours douloureux mais plein de
courage. J'ai noté son humour et son optimisme naturel qui explique pourquoi il
avait autour de lui autant d'amis. Des amis qui n'arrivent toujours
pas à comprendre pourquoi le statut de réfugié lui a été refusé. Depuis deux
ans, personne ne le laisse tomber. Cela explique pourquoi malgré son état de
santé très fragile, Kader tient le coup. Cinq fois par jour il fait sa prière
dans un sanctuaire catholique.
Monsieur Harper, l'enjeu des sans-statut nous concerne tous. L'avenir du
Québec et du Canada repose aussi sur ces immigrants sans statut et leurs
enfants qui partagent déjà les bancs d'écoles avec les nôtre. Mine de rien, ils
font partie de nous. ''Il suffit d'ouvrir les yeux'' me disait une femme qui
soutient la cause de Belaouni. Les amis de ces personnes, les amoureux et
amoureuses de ces personnes partagent leur insécurité, leurs souffrances,
parfois leurs joies, leurs vies.
Kader n'a pas la chance d'avoir le Président français comme ami. Les
sans-statuts comme lui ont comme amis des hommes et des femmes ''ordinaires'',
des citoyens canadiens qui se donnent corps et âme pour rétablir la dignité.
Parfaitement conscients de leurs droits et de leur devoir, le sentiment
d'impuissance ne les atteint pas.
Monsieur Harper, les citoyens canadiens qui soutiennent Kader
perçoivent le Canada comme la terre des possibles. Pour la première
fois dans l'histoire de ce pays, une femme noire a été nommée au sommet de
l'État. De plus en plus de canadiens venus d'ailleurs sont élus à la chambre
des Communes et à l'Assemblée Nationale du Québec. Ça serait dans la suite
naturelle des choses que de régulariser le statut d'un homme qui a démontré son
attachement à sa société d'accueil. Abdelkader Belaouni aime le Canada et
particulièrement le Québec parce qu'il s'y sent plus en sécurité. Avec autant
de solidarité, comment ne peut-il pas se sentir chez-lui?
Monsieur le Premier Ministre, puisque les promesses de plusieurs députés
de l'opposition ne donnent apparemment aucun résultat, je vous écris une
lettre, vous la lirez peut-être, si vous avez le temps. C'est le temps des
fêtes, le temps de poser un geste d'humanité.
Allez-y, SVP faites-le,
je vous le demande solennellement.
Mohamed Lotfi
Journaliste et
réalisateur radio
Appuyé par :
1- Louise Vandelac, Professeure à
L'UQAM
2- Richard Desjardins, Artiste /
Montréal
3- François
Avard, Auteur / Montréal
4- Richard Séguin,
Auteur - compositeur - intérprète
5- Edith Butler, Artiste/ MONTREAL
6- Jamil Azzaoui, Artiste/ Montréal
7- Catherine Durand,
Auteure-Compositrice-Interprète
8- Georges Leroux, Professeur à l'UQAM
9- Coral Egan, Artiste / Montréal
10- Pierre Jasmin, Professeur à l'UQAM et président
des Artistes pour la Paix
11- Marie-Michele Poisson, Professeure de philo au
CEGEP Ahuntsic
12- Clotilde Bertrand, Membre d'Amnistie
internationale / Montréal
13- Marcela Valdivia, Avocate
14- Claude Grégoire, Réalisateur / chargé de cours,
Université de Montréal
15- Majid Blal, Auteur, poète, chroniqueur
et économiste / Sherbrooke
16- Nicodème Camarda, Poète / Montréal
17- Bruno Bouliane, Cinéaste / Montréal
18- Isabelle Burgun, Journaliste / Montréal
19- Bianca Côté, Auteure / Montréal
20- Nicole Fontaine, Écrivaine / Eastman
21- Anne Lescot, Cinéaste / membre du Collectif
2004 Images (Paris)
22- Tony Tremblay, Poète, écrivain et communicateur
23- Béchir Gacem, Éditeur
24- Silvia Martinez, Féministe et Organisatrice
communautaire
25- Denis Kosseim, Professeur de philosophie
Collège André-Laurendeau
26- Priscilla Bittar, Conseillère syndicale
CCMM-CSN
27- Clément Trudel, Journaliste (retraité) / Percé
28- Alain Gerbier, Journaliste / Sculpteur
/ Montréal
29- Bruce Katz, Membre fondateur du groupe
Palestiniens et Juifs (PAJU)
30- Louise Dugal, Cinéaste
31- Jean-Luc DION, Ingénieur / Trois-Rivières
32- Thibaud de Corta, Artiste / Montréal
33- Audrey Bernard, Artiste chanteuse /
Montréal
34- Claire Vezina, Musicienne, auteure-compositeure
/ Québec
35- Kattam Laraki-Côté, Musicien percussionniste /
Montréal
36- Pascale Hamet, Intervenante en santé mentale /
Montréal
37- Jean-Luc Thievent, Artiste / Montréal
38- Amghar Mohammed Karim, Rapeur & Poète
urbain.
39- Céline Flahault, Artiste / Montréal
40- Gaëtan Dostie, Écrivain /
Montréal
41- Serge Lemire, Animateur radio / Sherbrooke
42- Mélissa Lavergne, Musicienne percussionniste /
Montréal
43- Eric Allain, Agent d'artistes / Montréal
44- Geneviève Bilodeau, Artiste / Montréal
45- Caroline d'été, Auteur-compositeur-interprète /
Montréal
46- Denise Babin, Membre de l'AQOCI / Montréal
47- Anne-Marie Gélinas, Auteure - compositeure -
intérprète / Montréal
48- Lundo, Musicien / chango family / Montréal
49- Martin Petit, Chercheur socioéconomique IRIS /
Montréal
50- Philippe Côté, Artiste urbain / Montréal
51- Aicha Barkatis, Sociologue
52- Karine Chapdelaine, Artiste/ Montréal
53- Pierre-Alain Cotnoir, Chercheur / Montréal
54- Aldo Miguel Paolinelli, Montréal
55- Annie Bujo, Artiste /
Montréal
56- Maryse Letarte, Auteur-compositeur-interprète
/ Mont-St-Hilaire
57- Bruno Dubuc, Rédacteur / vidéaste
/ Montréal
58- André Le Corre, Fondateur du groupe de Montréal
des AmiEs du Monde Diplomatique
59- Rachad Antonius, Professeur de
sociologie a l'UQAM
60- Claire Lapointe, Coopérante au Mali
61- Louise Harel, Députée Hochelaga-Maisonneuve
62- Jack
Costello, Director, Jesuit Refugee and Migrant Service / Toronto
63- Marcel
Sévigny, Résident de Pointe-Saint-Charles et membre du comité de soutien à
Kader
64- Marco
Silvestro, Étudiant au doctorat en socio, UQAM Chargé de cours en socio,
UQAM / Résidant de Pointe-Saint-charles
65- Stéphane Gendron, Maire de Huntingdon /
animateur radio.
66- Ratiba Hadj-Moussa, Professeur de sociologie à
l'Université York (Toronto)
67- Éric Tadros, Artiste
68- Chafiik, Membre de Loco Locass / Montréal
69- Marie-Claude Gagnon, Auteure et professeure de
communication
70- Isabelle Baez, Enseignante à l'UQAM et
journaliste
71- Sylvain Beaudet, Platrier
72- Yves Poisson, Professeur retraité /
Université Laval
73- Marc Déry, Artiste / Montreal
74- Audrey Camirand, Artiste et professeur
/ Centre du Québec.
75- Geneviève Lambert-Pilotte, Intervenante chez
Les Scientifines
76- David Barbeau, Médecin /
Montréal
77- Isabelle Senécal, Psychologue
/ Hôpital du Sacré Coeur / Montréal
78- Alexandre Senécal, Médecin
vétérinaire / Montréal
79- Philippe Robert de Massy, Avocat
80- Lou Vercelletto, Étudiante en
cinéma / Montréal - Lyon
81- Louise Boivin, Doctorante en relations
industrielles
82- Nadia Ghalem, Écrivaine
83- Anna
Kruzynski, Professeure adjointe, École des affaires publiques et
communautaires, Université Concordia
84- Sonia Béland, Intervenante en sécurité
alimentaire / Montréal
85- Christian Mistral, Écrivain.
86- Éric McComber, Écrivain
87- Norman Baillargeon, Professeur à l'UQAM
88- Maria-Hélèna Pacelli, Photographe /
Montréal
89- France Gauthier, Journaliste, animatrice et
auteure
90- Denise Robitaille-Robert, psychologue,
psychothérapeute.
91- Dany Lafrenaye, Capitaine.
92- Maryse Beauregard, Producteur
93- Louise
Caroline Bergeron, Maitrisante en philosophie pour l'enseignement au
collégial / Sept Îles.
94- Marie-Thérèse Fortin, Directrice artistique /
Montréal
95- Geneviève Brouillette, Actrice /
Actrice
96- Gaston Bellemere, Éditeur
97- Nathalie Collin, Recherchiste Radio /
Huntingdon
98- Marc Chabot, Parolier / Québec
99- Iolande Cadrin-Rossignol, Réalisatrice,
scénariste
100- Khadija Mounib, Conseillère en
développement de carrière
101- Jean-Pierre Charbonneau, Ancien
président de l'Assemblée nationale du Québec
et
102- Guy Robert, Psychologue
103- Gabor Szilasi, photographe
104- Ève Lamont, Documentariste
105- Yves Robitaille, Administrateur errant et
conteur ambulant, Montréal
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 8, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
____________________________________________________
Les cultures des Premières Nations sont indispensables à Montréal
Montréal, le 9 novembre 2007. L’image de marque de Montréal métropole
culturelle bénéficie grandement des initiatives qui mettent en valeur les arts
et le patrimoine des Premières Nations; l’établissement d’un lieu culturel
permanent dédié aux cultures premières deviendrait un atout majeur dans le
rayonnement international de Montréal.
Tel est le message livré aux leaders montréalais lors du Rendez-vous 2007,
Montréal métropole culturelle par Terres en vues, un organisme voué à la
promotion et à la diffusion des arts amérindiens et inuit. André Dudemaine, le
directeur de Terres en vues, invite le maire de Montréal à rencontrer périodiquement
les représentants des Premières Nations afin de « souder les liens de
coopération au plus haut niveau possible ».
Terres en vues dispose également d’un kiosque dans le Salon du rendez-vous.
Samian, le jeune rappeur algonquin y sera lundi après-midi pour présenter en
avant-première le nouveau clip La Paix des braves, créé et interprété
avec les Loco Locass. Écrite à plusieurs mains, cette oeuvre est un exemple
probant des liens dynamiques qui se tissent entre les artistes des premiers
peuples et la scène culturelle montréalaise. Un signe que les choses bougent
dans la bonne direction, selon Terres en vues qui souhaite la création d’un
fonds de développement culturel pour soutenir l’émergence, dans la métropole du
Québec, des artistes amérindiens et inuit.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 8, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Vol
9 no 5
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 5, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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From: www.manuscritdepot.com
Subject: Étude :
L'internet littéraire québécois, une vraie honte!
Étude réalisée par la Fondation littéraire
Fleur de Lys
L'internet littéraire québécois est une
vraie honte !
COMMUNIQUÉ – 26 JUIN 2007
(Montréal, le 26
Juin 2007) À la lumière d'une étude effectuée du 15 au 22 Juin dernier, la
Fondation littéraire Fleur de Lys conclut que «l'internet littéraire québécois
est une vraie honte» en comparaison avec ce qui se fait ailleurs, notamment en
France et aux États-Unis.
Faits
saillants de l'étude
Seulement 6% des
membres de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois ont un site
internet déclaré à leur association.
Plus de 40
éditeurs ont un site internet sans aucun mot-clé, pas même les noms de leurs
auteurs et les titres de leurs livres, pour les fins de repérage par les
moteurs de recherche.
Plusieurs noms
de domaine d'auteurs québécois reconnus n'ont toujours pas été enregistrés et
ainsi protégés de la fraude dont suzannejacob.com, denisebombardier.com,
marie-laberge.com et gilles-vigneault.com.
Des géants de la
littérature québécoise voient leurs noms de domaine détournés dont Michel
Tremblay et Émile Nelligan (micheltremblay.com et emilenelligan.com).
Le «Portail du livre
au Québec» fait la promotion d'auteurs étrangers à même nos taxes et nos
impôts.
Mises à jour
déficientes de plusieurs sites internet de grande importance dont celui de
l'Association Nationale des Éditeurs de Livres où la dernière actualité remonte
à plus d'un an.
Le ministère
québécois de la culture et des communications qui parle du «Livre et de la
lecture» au Québec uniquement en termes d'«industrie», de «production» et de
«marché local» sur son site internet.
Absence de
portail culturel québécois sur internet alors que le Canada et la France
possèdent le leur depuis déjà plusieurs années.
C'est un article
publié dans l'édition du 15 Juin dernier du quotidien français Le Monde sous le
titre «Les
sites de promotion de livres se diversifient et s'enrichissent» qui a
incité la Fondation littéraire Fleur de Lys à dresser un portrait de la
situation au Québec.
Les
sites internet des éditeurs québécois
L'organisme
s'est penché tout d'abord sur les sites internet des éditeurs québécois pour
découvrir que plus de 40 d'entre eux ne possèdent aucun mot-clé, pas même les
noms de leurs auteurs et les titres de leurs livres. Il faut savoir que les
moteurs de recherche tels Google et Yahoo se basent essentiellement sur les
mots-clés d'une page web pour la référer aux internautes suivant les termes
utilisés dans leurs requêtes. Et plus les mots-clés insérés dans le code de la
page sont répétés dans le texte publié sur cette page, plus cette dernière
sortira parmi les premiers résultats de la recherche de l'internaute utilisant
les mêmes mots-clés dans sa recherche. L'absence de mots-clés est donc une
véritable catastrophe pour ces éditeurs et leurs auteurs.
La
présence de nos auteurs sur internet
Ensuite, la
fondation a évalué la présence de nos auteurs sur internet. Elle a relevé que,
sur les 1389 membres de
l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ), seulement 80 ont un site internet déclaré à leur
association, soit 6%. On ne peut donc pas soutenir que les membres de UNEQ
soient passés à l'ère de l'internet. La
fondation croit que cette absence des auteurs sur internet est sans aucun doute
lié au fait qu'ils ont l'habitude de s'en remettre à leurs éditeurs pour
promouvoir leurs livres voire pour entretenir la communication avec leurs
auteurs.
La fondation a
même relevé que les adresses URLs (Uniform Resource Locator. Adresse d'une page
web : http://www...) de plusieurs grands auteurs québécois ne sont pas
protégées. C'est le cas, par exemple, de suzannejacob.com,
gilles-vigneault.com, denisebombardier.com et marielaberge.info Ainsi,
n'importe qui peut se porter acquéreur de ces URLs pour moins de 10.00$/an et
les détourner à son profit. Nous en avons pour preuve les détournements des
URLs micheltremblay.com et
emilenelligan.com qui conduisent à des sites commerciaux unilingues anglais qui
exploitent la popularité de ces auteurs.
Il faut savoir
qu'il y a plusieurs URLs possibles avec un même nom. On peut enregistrer le nom
en un seul mot ou encore avec un trait d'union entre le prénom et le nom. Il
faut aussi se protéger dans tous les «domaines» possibles : .com, .info, .net,
.org, .ca et autres. Par exemple, si «marielabertge.info» n'a pas été
enregistré, «marielaberge.com» l'a été mais ses fans demeurent sur leur appétit
car le site internet de cet auteur à succès est toujours en construction quatre
ans après l'enregistrement de l'URL. Ce délai va à l'encontre de l'internet car
si un site peut être en construction quelques jours voire quelques semaines, on
dépasse toutes les limites avec 4 ans d'attente.
«Notre»
banque de données littéraires en ligne
Et toujours
selon la Fondation, l'internaute ne peut pas se tourner vers L'ILE,
l'infocentre littéraire des écrivains québécois de l'UNEQ car, cette banque de
données littéraires est incomplète contrairement à ce qui est écrit : «Un site
complet, unique en son genre». En réalité, le site comprend seulement 1067
écrivains, triés sur le volet. Denise Bombardier n'est y pas. Léon Dion n'a pas
été sélectionné malgré qu'il ait remporté de nombreux prix littéraires dont
celui de l'Académie française en 1965. Cet «infocentre littéraire des écrivains
québécois» donne une fausse image de la littérature québécoise aux visiteurs
sur le site. Et pourtant, il est subventionné par nos gouvernements !
Notre
«Portail du livre au Québec»
Que dire du site
qui prétend être le «Portail du livre au Québec», tenu par l'éditeur du journal
Le libraire, qui fait la promotion d'auteurs étrangers. Le 19 Juin dernier, «À
la une» de ce «Portail du livre au Québec», 10 auteurs étrangers et... 2
auteurs québécois. Et dans la section «Liens / Sites d'auteurs», on retrouve un
lien vers le site de l'auteur des célèbres Harry Potter et les sites de
plusieurs auteurs français dont Jacques Attali, Jacques Salomé, Marc Lévy,... comme
si ces derniers avaient besoin de notre aide. Car, une fois de plus, c'est avec
l'argent des contribuables québécois que se fait cette promotion d'auteurs
étrangers au détriment d'auteurs québécois sur internet.
L'internet
littéraire québécois... international
La fondation a
observé que cette approche internationale est très répandue sur l'internet
littéraire québécois. Elle va à l'encontre des règles élémentaires du marketing
qui se doit d'être ciblé pour bien servir les internautes. On doit réduire la
cible à la manière d'une loupe qui concentre les rayons du soleil en un tout
petit point, surtout lorsque les investissements sont aussi limités qu'au
Québec.
Le Guide Livres
de La Toile du Québec est un bel exemple avec ses liens tout azimuts. L'effort
est plus que louable. Mais dans la section «Actualité littéraire», il n'y a
aucune distinction entre les sites québécois et étrangers. Dans le contexte où
le nombre de magazines littéraires québécois est très limité, il va de soi, non
seulement d'en encourager leur lecture, à tous le moins de les identifier comme
québécois, mais aussi et surtout d'en n'oublier aucun. Or, au moins quatre
magazines québécois (Lettres québécoises, Alibis, Solaris, lurelu) ne sont pas
de la liste tandis qu'on retrouve le New York Times, January Magazine et les
sites français Livresse, KaFkaïens Magazine, Magazine littéraire et Lire.
D'autres sites
associés au monde québécois du livre sont tout aussi louables mais peine perdue
pour fidéliser les internautes en raison d'une mise à jour défaillante. Par
exemple, sur le site de l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL),
la dernière actualité et le dernier événement littéraire en liste remontent à
plus d'un an, respectivement à Mai 2006 et Novembre 2005. Et au moment de
l'étude, l'agenda du site de l'Association des libraires du Québec ne comptait
qu'une seule activité pour le mois en cours et aucune à venir... jusqu'en avril
2008. En pareil cas, il vaut mieux éliminer la section plutôt que de donner
l'impression qu'il ne s'est rien passé, qu'il ne se passe rien et qu'il ne se
passera rien car l'image de la vitalité du monde québécois du livre en prend
pour son rhume aux yeux des internautes. La fidélisation de ces derniers repose
sur une mise à jour journalière, hebdomadaire, à tout le moins mensuelle, des
sites internet. Les internautes délaissent rapidement les sites dits
«statiques», sans mise à jour régulière. On ne peut pas alors compter sur ces
sites pour promouvoir les nouveautés et intéresser les gens à une actualité le
temps venu.
Le
livre québécois sur le site internet du ministère québécois de la culture et
des communications
Enfin, la
fondation a analysé le site du ministère québécois de la Culture et des
Communications, section «Livre et lecture». Si le ministère affirme avoir pour
responsabilité «de soutenir le livre et la lecture», c'est loin d'être le cas
de son site internet. Le «Panorama du secteur» donne une vision très restreinte
du monde du livre au Québec. Le discours y est essentiellement affairiste. On y
dit que «l'édition de livres est la plus ancienne des industries culturelles
québécoises», «apparue au cours des années 1960», et on en parle uniquement en
termes de «production» et de «marché local». Ce discours confirme, aux yeux du
monde entier, que notre gouvernement n'accorde d'importance à la culture que
sous son aspect industriel et économique. Il n'est donc pas étonnant que le mot
«littérature» soit absent du panorama que dresse notre ministère du secteur du
livre et de la lecture au Québec.
Est-ce que cette
approche purement administrative est commune à tous les sites gouvernementaux à
travers le monde ? Non. Le site du ministère français de la Culture et de la
Communication est beaucoup plus convivial pour l'auteur, l'éditeur et le
libraire. Par exemple, le nouvel auteur y trouvera une page d'information bien
documentée qui répond aux questions suivantes : Comment protéger votre oeuvre ?
Qu'est-ce que le droit de copie ? Comment faire éditer votre oeuvre ?
Pouvez-vous bénéficier d'aides, de bourses...?
Au sujet des
droits d'auteur, le site de notre ministère donne uniquement deux références
aux nouveaux auteurs, l'Union des Écrivaines et des Écrivains québécois (UNEQ)
et l'Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), sans aucune autre
explication. Ces deux références laissent croire aux visiteurs que les droits
d'auteur au Québec relèvent légalement de ces deux associations. Or, le secteur
des droits d'auteurs au Québec, comme dans les autres provinces canadiennes,
est plutôt sous la responsabilité du gouvernement du Canada. Un lien vers
l'Office de la propriété intellectuelle du Canada et un autre vers la
Commission du droit d'auteur du Canada s'imposent lorsque vient le temps de
parler des droits d'auteur.
L'internet
littéraire et la culture québécoise encore et toujours sans portail
Enfin, la
Fondation souligne dans son étude l'absence de portail culturel québécois sur
internet. Un portail est un «site Web dont la page d'accueil propose, en plus
d'un moteur de recherche, des hyperliens avec une foule d'informations et de
services utiles et attrayants, qui est conçu pour guider les internautes et
faciliter leur accès au réseau» (Office québécois de la langue française).
C'est la multitude des sites internet sur un sujet donné et la difficulté pour
l'internaute de tous les trouver qui a donné naissance aux portails. En fait,
il s'agit sans doute du moyen le plus efficace pour l'internaute d'avoir une
vue d'ensemble d'un secteur sur internet qui soit le juste reflet de la
réalité.
C'est dans ce
contexte que les gouvernements de la France et du Canada se sont dotés d'un
portail culturel en prenant soin de réserver une section entièrement dédiée au
livre. Ce n'est pas le cas du gouvernement du Québec qui officialise encore une
fois sa difficulté à se mettre à l'heure de l'internet. L'internaute se voit
toujours obligé de chercher à gauche et à droite sur le web pour découvrir ici
et là une parcelle de l'univers culturel québécois en l'absence d'un portail
officiel.
Le retard du
Québec saute aux yeux à la simple lecture de la liste des sous-sections de
«Livres et littérature» du portail culturel français. Par exemple, on se
demande quelles informations le gouvernement du Québec pourrait bien
transmettre aux internautes au sujet de la Littérature en ligne, de la
Littérature/hypertexte/ordinateurs et du Livre électronique, quels Exemples de
création littéraire sur internet pourrait-il donner, et où orienterait-il les
internautes quant à la Vente en ligne d'ouvrages numérisés, puisqu'il est en
retard dans tous ces domaines et plusieurs autres, dont l'édition en ligne. La
Fondation littéraire Fleur de Lys se bat depuis cinq ans pour obtenir une aide
gouvernementale pour sa maison d'édition en ligne mais les gouvernements du Québec
et du Canada restent sourds à ses demandes, préférant financer d'autres sites
et activités sur internet qui, nous venons de le voir, sont loin d'être à la
hauteur des normes professionnelles reconnues.
Malheureusement,
l'internaute ne peut pas se fier au portail culturel du Canada, notamment à la
section «Écriture», sous section «Québec» puisque cette dernière liste
seulement 14 sites internet québécois alors qu'il y en a quelques centaines
sinon plus d'un millier dans ce domaine. Il se peut que le gouvernement du
Canada ne reconnaisse pas les autres sites littéraires québécois comme étant
des «liens culturels de qualité». Ainsi, il y aurait au Québec seulement deux
salons du livre dignes de mention selon le portail culturel du Canada, celui de
l'Outaouais et celui de Montréal. Il ne faut pas que l'internaute oublie qu'il
se trouve sur un portail sélectif. Autrement, il croira que seulement deux
régions du Québec organisent leur salon du livre. Et n'oublions pas que cette fausse
image du monde québécois du livre sur le portail culturel canadien est en
partie financé par les contribuables du Québec.
Pour notre
fondation, ce manque rigueur sur internet de la part de nos gouvernements n'a
d'égal que leur manque de compétence et leur manque d'expériences
professionnelles des avantages de l'internet.
Formation
et appel d'offre
Notre étude
confirme le besoin observé au cours des cinq dernières années à titre de
pionniers de l'édition en ligne au Québec : il y a un besoin criant de
formation pratique des éditeurs, y compris leurs webmestres, et des auteurs.
C'est pourquoi nous annonçons un programme de formation pour l'automne prochain
dont l'objectif est d'aider les éditeurs à rendre leurs sites internet plus
performants à peu de frais et les auteurs à se doter d'un site internet et/ou
d'un blogue (carnet), des outils essentiels pour assurer leur présence sur le
net. Et dans certains cas, tels les blogues, ces outils sont disponibles
gratuitement. Il suffit de s'y investir personnellement pour apprendre comment
s'en servir efficacement et ainsi rejoindre des milliers de lecteurs
potentiels.
L'étude met
également en évidence le besoin d'un portail littéraire québécois à combler de
toute urgence compte tenu de l'ampleur de notre retard. La Fondation littéraire
Fleur de Lys lance donc un appel d'offre aux concepteurs de sites web
intéressés par la complexité d'un tel projet où chaque aspect de la littérature
aura sa propre section à l'instar de chaque région du Québec, un projet qui
pourra assurément servir de modèle à un portail élargi à l'ensemble de la
culture québécoise. Informations disponibles sur le site internet de la
fondation (manuscritdepot.com). On peut également prendre connaissance des
autres détails de l'étude de la fondation au sujet de l'internet littéraire
québécois sur le même site internet.
Site
de la Fondation : http://www.manuscritdepot.com
Le
Dossier : http://www.manuscritdepot.com/nouvelles/dossier.1.htm
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 5, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Vol.
9 no 3
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 3, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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Tous et toutes ensemble pour le
FSQ!
Le Forum Social québécois
reçoit l’appui de personnalités des domaines culturel et politique :
Armand Vaillancourt, Louise Beaudoin, Paul Piché, Raôul Duguay, Samian.
Montréal,
le 24 avril 2007
Plusieurs
personnalités des domaines culturel et politique s’affichent comme les
porte-parole du Forum Social Québécois (FSQ), un événement militant qui
regroupera quelques milliers de personnes du
23 au 26 août prochain à Montréal (UQAM et environs).
Pour
Armand Vaillancourt, sculpteur
québécois engagé, le FSQ « s’inscrit dans la lignée des batailles
historiquement menées par les peuples du Québec et du monde »,
« servira d’outil d’urgence pour contrer la montée de la droite partout
dans le monde » et, « en unissant les moyens que chacun développe pour
changer le monde, opposera la solidarité et l’espoir à
l’exploitation de l’homme par l’homme ».
Louise Beaudoin,
ancienne ministre péquiste qui a participé à deux Forums sociaux mondiaux, est
convaincue de la pertinence et de la nécessité des forums sociaux. Elle
considère que « tous ces échanges et ce dialogue, en aboutissant à
des actions concertées, donnent lieu à des résultats concrets », et cite
pour exemple l’adoption de la convention sur la diversité culturelle à
l’UNESCO, qui, elle espère, sauvera la culture de sa marchandisation.
Selon
Raôul Duguay, artiste
multidisciplinaire, «…le FSQ, c'est la convergence des intelligences
créatrices, du pouvoir de l'imagination et de la solidarité citoyenne au
service d'une humanité qui ne se soucie pas seulement de survivre mais de vivre
mieux. Les alternatives proposées au FSQ concernent l'avenir des générations et
doit les unir. » Selon lui, « seul le peuple, seule une levée massive de
gens peut transformer le monde. »
Samian,
jeune rappeur algonquin d’Abitibi, souhaite « établir des ponts entre la
nation québécoise et les premières nations, ainsi qu’entre les
générations. » À travers son art, il souhaite que s’opère « une
conscientisation large sur ce que les communautés autochtones vivent encore
aujourd’hui. »
Quant à Paul Piché,
auteur-compositeur-interprète, le FSQ est plus que jamais pertinent, puisque
« ...la bataille de la solidarité est sans répit et que tous ceux qui y
croient comme moi savent que nous avons plus que jamais besoin de nous
parler. »
Plusieurs
autres artistes québécois se joignent au FSQ, en participant à un spectacle
bénéfice ce jeudi 26 avril à La Tulipe. Dès 19h30, les Djs Kobal, Naes et Naej ouvriront la soirée : elle
sera animée dès 21h00 par François Gourd,
avec Samian, Paul Piché, Kalmunity,
les Zapartistes, Bombolessé, Zuruba, Ève Cournoyer, Jean-François Lessard, Paul Cargnello, Les Roturiers, Héloïse Rémy
(danse) et Francis Halin (poésie).
Quelques
milliers de personnes sont attendues pour cet événement de quatre jours où se
tiendront près de 300 activités proposées par les participants eux-mêmes,
réparties selon huit axes thématiques. Les activités débuteront le 23 août par
un grand spectacle d’ouverture, suivi de deux jours de débats, conférences,
ateliers de discussions et performances artistiques socialement engagées. Le 26
août, une assemblée des mouvements sociaux permettra d'élaborer une déclaration
collective et un calendrier d’actions concertées et se conclura par une grande
marche manifestive.
Depuis
février, plus de 35 activités ont déjà été inscrites au programme par des
citoyens et organisations militantes du Québec. Des panélistes des quatre coins
du globe sont également attendus à l’événement. Des collectifs régionaux sont
présentement actifs ou en cours de fondation partout sur le territoire, afin de
créer un événement rassembleur et représentatif de la diversité québécoise.
Porté
par une multitude de bénévoles et d’organisations œuvrant dans tous les
secteurs de la société civile québécoise, le FSQ vise à susciter un réel débat
de société sur le Québec que nous voulons ; il représente une opportunité
unique de dialogue dans le but de chercher solidairement des alternatives à
l’hégémonie du néolibéralisme. C’est à notre tour de penser le Québec !
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 3, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 3, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
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Bolivie : La coca est là pour rester
Nous avons lu cet article dans Alternatives/Le Journal,
Vol. 13 no. 7 / Avril 2007, et nous avons décidé de le reproduire dans
le « Journal/Fil de presse »
de Societas Criticus vu l’éclairage qu’il apporte sur la coca, qui ne doit pas
se réduire à la drogue qu’on en tire. En fait, il est aussi con d’interdire les
produit de la coca, dû à l’existence de la cocaïne, qu’il serait con
d’interdire les produits de la patate si on réussissait à en tirer une drogue
un jour, la « patatéïne » par exemple! Imaginez votre hamburger
ou votre poulet sans frites; votre
soirée du hockey ou de Super Bowl sans chips; votre rôti de bœuf sans patates en purées! Ce ne serait plus
pareil. C’est un peu la même chose pour la coca…
A l’occasion d’une conférence
de presse, tenue à Montréal il y a quelques années déjà, j’ai eu la chance de
gouter de la tisane de coca et c’était bien. Un peu comme un thé vert avec un
petit feeling de plus! Malheureusement, cette tisane ne semble pas se trouver
en épicerie ici. Du moins je n’en ai jamais vu quand j’ai jeté un coup
d’œil, mais faut dire que je n’ai pas
poussé mes recherches plus qu’il ne le faut.
Pourtant, il s’agissait d’un produit emballé comme toutes tisanes commerciales
que l’on retrouve sur le marché. Un produit standard; rien de fabrication
domestique, artisanale ou illégale. Un produit tout ce qu’il y a de plus
commercial. Je ne me souviens plus de la marque, mais j’ai trouvé la Mate de Coca de marque Windsor Mate (www.hansa.com.bo/windsor/mates.php) sur internet, ce qui donne une bonne idée de
ce que je veux dire. C’était peut être celle là même, mais je ne pourrais le
certifier.
Sur ce, bonne lecture de cet
article que nous reproduisons avec plaisir ici, d’autant plus qu’Alternatives mentionne dans ses pages
que « La reproduction des textes est
autorisée. Veuillez mentionner la source. » Vous trouverez toutes ces
informations suite au texte.
Michel
Handfield, éditeur Societas Criticus, 8 avril 2007
***
Bolivie : La coca est là pour rester
Louis Jean – 29 mars 2007
En Bolivie et dans les Andes, la feuille de coca fait
partie de la vie de tous les jours, un peu comme le café en Occident. Mais plus
au Nord, on continue de l’associer à son puissant dérivé, la cocaïne. Au point
où la question est devenue un sujet de friction internationale.
Depuis six heures du matin, la soixantaine de soldats du
peloton Amarillo patrouillent dans une région reculée du Chapare, à la
recherche de plantations de coca. Il est près de midi lorsqu’ils découvrent
finalement une petite parcelle de terre sur laquelle pousse le fameux arbuste,
qui sert de matière première à la cocaïne. Sur l’ordre du caporal Chambi, qui
dirige le peloton, les soldats se mettent aussitôt à arracher chaque petite
pousse avec acharnement. Tout cela, alors même qu’ils mâchent... de la coca, la
plante qu’ils sont justement en train d’éradiquer.
La situation des soldats illustre le dilemme devant
lequel se trouvent les Boliviens. D’un côté, la feuille de coca joue un rôle
central dans la culture locale. On l’utilise depuis des millénaires à des fins
alimentaires, médicales, rituelles et sociales. D’un autre côté, le pays a
besoin du support économique des Etats-Unis. Et celui-ci est conditionnel au
respect de la politique d’éradication prévue dans leur ambitieux programme de
lutte contre la drogue.
Depuis 1988, le gouvernement bolivien tolère la
production d’une certaine quantité de coca, destinée à la mastication et à
l’usage traditionnel. Mais au-delà de ce quota national, l’armée éradique des
champs entiers, comme vient de l’apprendre à ses dépens Gregorio Udaeta, le
petit producteur du Chapare dont les soldats s’affairent à détruire la récolte.
« On a besoin de la coca parce que rien d’autre ne pousse dans cette terre,
proteste-t-il. Il n’y a aucune autre plante qui puisse me donner un revenu pour
faire vivre ma famille. »
Rien en faire. En 10 minutes, le vieil homme vient de
perdre les trois quarts de son revenu annuel.
Dans une région comme celle du Chapare, la coca est avant
tout une histoire de survivance. Le territoire, situé au centre du pays, a été
peuplé par des gens qui, comme Gregorio Udaeta, se sont retrouvés sans emploi
après la chute du prix de l’étain et la privatisation des entreprises d’État,
au cours des années 1980. Confrontés à un sol peu fertile, en quête d’un revenu
immédiat, plusieurs cultivateurs se sont tournés vers la coca. La plante était
idéale. Contrairement aux arbres fruitiers, elle produisait une récolte dès la
première année. La coca possédait aussi l’avantage de fournir trois récoltes
par an. Sans compter qu’on pouvait la transporter assez facilement.
Reste que le principal attrait de la coca demeure son
prix de vente. En raison de la demande élevée et du contrôle de la production,
une livre de feuille de coca se vend environ 20 bolivianos (3 $) dans les
marchés locaux. En comparaison, une livre de banane rapporte rarement plus que
50 centavos (7 cents). Voilà qui explique pourquoi, même si notre Gregorio
Udaeta possédait une bananeraie de deux hectares, soit environ la superficie de
quatre terrains de football américain, il tirait la majorité de son revenu
d’une plantation de coca de la taille d’une patinoire de hockey.
Les vertus de la coca
et les méfaits de la cocaïne
En Bolivie, le parfum caractéristique de la coca flotte
un peu partout dans les maisons et dans les marchés. Les habitants l’ont
totalement intégrée à leur mode de vie. Ils lui attribuent aussi de multiples
vertus. « La coca aide mes hommes à travailler plus fort et elle leur permet de
travailler plus longtemps », explique le caporal Chambi. « Et lorsque tu
reviens à la maison avec un sac de coca, ta femme est contente, ajoute-t-il à
la blague. Ça te permet d’accomplir ta mission. »
N’en déplaise au caporal Chambi, les vertus
aphrodisiaques de la coca restent à prouver. Mais plusieurs des propriétés
attribuées à la plante reposent sur des bases scientifiques. L’étude la plus
exhaustive sur le sujet, réalisée par une équipe franco-bolivienne et publiée
dans le Journal of Physiology en 1995, rapporte plusieurs effets positifs pour
les « mastiqueurs ». Par exemple, en raison d’une augmentation du taux
d’adrénaline dans le sang, ces derniers tolèrent mieux la fatigue et ils
peuvent travailler plus longtemps. L’étude indique également que la coca permet
de tolérer davantage la faim, le froid et le manque d’oxygène en altitude.
En Bolivie, les étudiants et les chauffeurs de taxi
utilisent d’abord la coca pour vaincre la fatigue, un peu comme nous le faisons
avec le café. Mais l’échelle mondiale, la coca n’est pas à la veille de
remplacer le café. Depuis 1961, la plante sacrée des Incas est considérée comme
un stupéfiant par le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime. Au
même titre que l’héroïne. En Occident, on l’associe immanquablement à la
cocaïne, son puissant dérivé. Tout cela même si la feuille de coca ne contient
que de très faibles quantités de l’alcaloïde cocaïne, l’élément qu’on extrait
pour produire la drogue.
Dans les faits, une chique de 12 grammes de coca permet
d’ingérer l’équivalent de 60 mg de cocaïne. Mais comme l’absorption est très
lente, l’effet sur le corps est assez limité. L’euphorie recherchée par les
cocaïnomanes ne se produit pas, selon Hilde Spielvoguel, principale auteure de
l’étude publiée dans le Journal of Physiology. « C’est dommage qu’il y ait tant
de désinformation à propos de la coca. Dans les études que nous avons faites,
nous n’avons rien trouvé de dangereux [...] La coca n’est pas plus une drogue
que le café. L’effet de la coca est même très semblable à celui du café, mais
sans produire de l’acide dans l’estomac », explique-t-elle.
De la coca à la
présidence
On le devinera, la lutte contre la drogue menée par
Washington, depuis les années 1980, n’est pas très populaire en Bolivie. Même
le caporal Chambi, dont le travail consiste à détruire des plantations de coca,
semble avoir des réserves. « S’il y a de la demande pour la cocaïne, il y aura
toujours de l’offre. Et la demande, elle ne vient pas d’ici. Les Boliviens ne
consomment pas la cocaïne », dit-il.
En attendant la suite, la lutte contre la drogue a fait
naître l’un des mouvements politiques les plus puissants en Bolivie : les
cocaleros. Organisés autour d’une structure syndicale héritée de l’époque minière,
ces producteurs de coca ont orchestré plusieurs révoltes populaires. Au point
d’être en partie responsables de la démission de cinq présidents boliviens au
cours des six dernières années.
Faut-il s’en étonner ? L’actuel président, Evo Morales,
est lui-même un ancien cocalero. Tabassé, emprisonné et qualifié de
narco-terroriste par Washington, Morales a continué à lutter pour la
reconnaissance de la coca. Il est vite devenu le chef de file du mouvement. En
2001 à Cochabamba, il a entrepris une marche de 384 km vers la capitale, devant
des milliers de manifestants qui scandaient : « Vive la coca, mort aux Yankees
». Cinq ans plus tard, en décembre 2005, dans un revirement de situation
totalement inattendu, le même Evo Morales a remporté les élections nationales.
Avec 53,7 % des suffrages !
Devenu président, Morales a dû adapter quelque peu son
discours. Il mène aujourd’hui une campagne internationale pour la
décriminalisation de la coca sous la bannière : « oui à la coca, non à la
cocaïne ». Autrement dit, il tente de convaincre le monde que la coca n’est pas
de la cocaïne, tout comme le raisin n’est pas du vin. L’enjeu n’est pas
négligeable. Une éventuelle reconnaissance internationale permettrait à la
Bolivie d’industrialiser et d’exporter plusieurs produits à base de coca, comme
des boissons énergisantes, du thé, de la farine et des cosmétiques.
« Nous exportons déjà à Cuba et au Venezuela » nous dit
le porte-parole de la présidence, Alex Contreras. « Et nous comptons bientôt
élargir notre marché à la Chine et à l’Afrique du Sud, qui sont
particulièrement intéressées », ajoute-t-il. Selon lui, l’industrialisation de
la coca s’inscrit même dans la nouvelle stratégie de lutte contre la drogue du
gouvernement Morales. « L’industrialisation utilisera les excédents de coca,
qui n’iront plus au narcotrafic », explique-t-il.
Pour mener à bien son projet, le président Morales a fait
passer le quota national de coca de 12 000 à 20 000 hectares, en décembre
dernier. Du même coup, il a légitimé la production de milliers de paysans qui,
comme Gregorio Udaeta, étaient jusqu’alors considérés comme des
narcotrafiquants.
Il n’empêche. La Bolivie a un long chemin à parcourir
pour rallier les États-Unis à cette nouvelle stratégie. Depuis l’annonce de
l’augmentation du quota de coca, en guise de représailles, les États-Unis ont
réduit leur aide à la Bolivie pour le contrôle de la drogue de 25 %. Un dur
coup pour l’un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, qui est aussi l’un
des plus grands bénéficiaires per capita de l’aide américaine au monde.
Le président Morales se retrouve donc coincé entre la
volonté de Washington et les revendications du mouvement cocalero, qu’il dirige
encore. Jusqu’à maintenant, il a réussi à convaincre les syndicats d’éradiquer
une certaine quantité de coca, espérant ainsi pouvoir sauver les liens
commerciaux privilégiés avec les États-Unis. On estime que le commerce avec le
partenaire américain assure un emploi à environ 100 000 Boliviens, en plus de
permettre l’exportation de produits d’une valeur de 300 millions de dollars.
Mais revenons à la plantation de notre Gregorio Udaeta,
où les soldats du caporal Chiambi ont achevé la destruction de la récolte de
coca. Tout s’est passé dans le calme. Même que le caporal ne cache pas sa
satisfaction. « Avant, c’était des commandos [qui détruisaient les
plantations], explique le caporal. Nous étions masqués et il y avait souvent
des confrontations violentes avec les paysans. »
Comble de l’ironie, au moment où les soldats s’apprêtent à
partir, Gregorio Udaeta leur tend un petit sac de coca, selon le rituel d’usage
en Bolivie. Ce geste est central à toute une culture : on le fait par
fraternité - comme les Occidentaux s’offrent un verre - mais aussi pour
communier avec les ancêtres et la Pachamama, la Terre mère. Pour les soldats,
qui viennent pourtant de détruire la plantation de coca du vieil homme, il ne
saurait être question de refuser.
_____________________
Cet article a été réalisé avec le soutien financier de l’ACDI.
Source : Alternatives, Le Journal, Vol. 13 no 7 / Avril 2007 p. 1 et
p. 5. Au moment où nous l’avons mis ce texte en ligne cet article était disponible à l’adresse
suivante www.alternatives.ca/article2841.html.
Le site d’Alternatives est: www.alternatives.ca/.
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 9 no 3, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Vol.
9 no 2
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Égypte : Le blogueur "Kareem
Amer" condamné à quatre ans de prison
Reporters sans frontières (www.rsf.org)
22.02.2007
Abdel Kareem Nabil Suleiman ("Kareem
Amer") a été condamné, le 22 février 2007, à quatre ans de prison pour
avoir "incité à la haine de l'islam" et insulté le président égyptien
sur son blog. "Cette sentence est honteuse. Hosni Moubarak avait promis il
y a trois ans presque jour pour jour de supprimer du code pénal les peines de
prison pour les délits de presse. La condamnation de Kareem est un message
d'intimidation adressé au reste de la blogosphère égyptienne, qui avait prouvé
ces dernières années qu'elle constituait un contre-pouvoir efficace aux dérives
autoritaires du gouvernement ", a déclaré Reporters sans frontières.
La suite sur www.rsf.org/article.php3?id_article=21074
Cuba : Reporters sans frontières réagit aux
déclarations du ministre de la Communication à propos d'Internet
Reporters sans frontières (www.rsf.org) 13.02.2007
Le ministre de la Communication, Ramiro
Valdes, a déclaré, le 12 février 2007, qu'il considérait Internet comme un
"outil d'extermination globale" (Tool for global extermination) et
qu'il fallait impérativement que cette "arme sauvage" (wild colt)
soit "contrôlée". L'officiel cubain a par ailleurs expliqué que si
très peu de ses citoyens accédaient à Internet, la faute en revenait à
l'embargo américain, qui empêche son pays de se raccorder au Web dans de bonnes
conditions. Reporters sans frontières rappelle que le retard de Cuba en matière
d'Internet résulte avant tout de la volonté du gouvernement de contrôler la
circulation de l'information sur son territoire.
La suite sur www.rsf.org/article.php3?id_article=20998
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Manifestation pour la justice et la
paix au Liban
Michel Handfield
9 août 2006
Dimanche 6 août,
13h00, au Parc Lafontaine. La foule scandait « On veut marcher, on veut marcher… », car on a eu droit à une bonne
heure de discours avant le départ (je me suis pointé pour 13h), sous le gros
soleil. Discours de libanais,
syndicalistes, politiciens, parti marxiste-léniniste du Québec et j’en passe.
J’y allais « pour la justice et la
paix au Liban », mais j’avais l’impression d’être récupéré par
diverses organisations, certaines avec lesquelles je pouvais être en accord,
d’autres non. Je sentais un malaise intérieur.
Je n’ai donc
fait qu’une partie de la marche en appuie à « la justice et la paix au Liban », car je n’étais pas sûr
d’être en accord avec toutes les organisations présentes, tous les slogans
affichés et scandés! Je suis du doute, alors que plusieurs des groupes sur
place me semblaient de la vérité absolue! Si je comprends très bien l’association
entre sionisme et nazisme sur certaines pancartes dans le contexte actuel (1),
j’ai aussi l’impression d’un fascisme divin de l’autre côté, avec la
suppression de la libre pensée au nom de Dieu par exemple, ce qui ne me plaît
guerre davantage. Je ne peux rejeter un fascisme pour en appuyer un autre.
Si l’on croit
faire la paix par une idéologie de remplacement, qu’elle soit politique ou
religieuse, on se trompe. Toute idéologie implique un dogme et une fermeture
qui ne peut conduire qu’à une nouvelle dictature et un conflit avec d’autres
idéologues. Quant le Peuple est prêt à chasser ses dictateurs, il le fait. Il a
alors une chance d’instaurer une démocratie, car il a fait un bout de chemin en
ce sens et sait ce qu’il ne veut plus. Mais quand une puissance étrangère vient
chasser un dictateur, au nom d’une idéologie soit disant universelle, il y a de
fortes chances de voir s’instaurer une nouvelle dictature après le départ de
cette force, au mieux égale à l’ancienne et au pire plus despotique, car le système
a horreur du vide et le plus fort le comblera. Ce sera alors le temps des
revanches, non de la justice démocratique. Les États-Unis sont d’ailleurs en
train de l’apprendre à leurs dépends en Irak :
« Dans le même temps, l'armée américaine a
pour la première fois reconnu qu'al-Qaïda, qu'elle considérait comme l'ennemi
public numéro un en Irak, représentait désormais une menace secondaire par
rapport aux affrontements confessionnels. » (2)
La solution
n’est pas là; elle est au-delà des idéologies et des dogmes, mais c’est un
débat qui est loin d’être possible actuellement, d’autant plus qu’on voit un
retour des vérités toutes faites, religieuses et politiques! (3) J’ai donc fini
ma marche pour la paix, seul avec ma blonde, loin de la récupération idéologique
et politique de cet événement. L’important c’était de faire acte de présence,
façon de montrer qu’on était pour la paix! C’est ce que j’ai fait, mais je me
suis éloigné de la récupération… d’un pas paisible mais assuré.
Notes :
1. A ce sujet, lire notre texte sur « Le pianiste » (DVD), paru dans Societas Criticus, Vol.
5 no 2 – Hiver 2003, et repris dans notre édito du 14 juillet 2006 : Liberté, Fraternité, Égalité! (Vol. 8,
no 5) :
2. AFP , Reuters, Craintes de guerre civile en Irak - Bagdad reçoit des renforts
américains, Le Devoir, Édition du lundi 7 août 2006 :
www.ledevoir.com/2006/08/07/115350.html
3. Notamment du côté des groupes religieux,
comme les sionistes juifs et chrétiens confondus, qui veulent un retour au
grand Israël biblique pour accélérer le retour de Dieu sur terre. Ils sont
prêts à la guerre pour créer cet État mythique, car la vérité est dans la
Bible! De l’autre côté, il y a des groupes musulmans pour qui l’Occident, le
juif et le chrétien représentent le mal et qui sont pour la création d’un monde
arabo-musulman expurgé d’Israël. Tout dialogue est alors impossible entre ces
groupes guidés par Dieu lui-même! On est ici dans une guerre de religion sous
prétexte d’antiterrorisme. Ceux qui croient que ce sont uniquement des raisons
économiques se trompent, même s’il y en a.
Références recommandées
:
CHEBEL,
Malek, 2005, L'Islam et la Raison,
France : Perrin
Hajji,
Sadek, et Marteau, Stéphanie, 2005, Voyage
dans la France musulmane, France : Plon
Laurent,
Eric, 2004, La face cachée du 11 septembre, Plon
(France) / Transcontinental (Canada)
Laurent,
Éric, 2003, Le monde secret des Bush,
France/Canada : Plon/Transcontimental
Rabkin,
Yakov M., 2004, L’opposition juive au
sionisme, Québec : Les presses de l’université Laval
St-Onge,
J-Claude, 2002, Dieu est mon copilote,
Montréal: écosociété
Sorman,
Guy, 2003, Les enfants de Rifaa,
musulmans et modernes, France : Fayard
Zone libre, 23 janvier 2004, Les chrétiens sionistes :
www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/04-01/chretiens.asp
Zone libre, 25
juillet 2003, Les martyrs du Hezbollah :
www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/03-07/hezbollah.html
Annexe :
Manifestation
Le Québec se mobilise pour la justice et la paix au Liban,
maintenant !
Dimanche 6 août, 13h00 au Parc Lafontaine
(angle De LaRoche et Rachel)
3 août 2006
Alternatives vous invite à se joindre à son
équipe ce dimanche à 13h00 au Parc Lafontaine à l’angle des rues De la Roche et
Rachel pour la Manifestation pour la justice et la paix au Liban,
maintenant !
Nous invitons les Québécois et Québécoises
à protester énergiquement contre la position unilatéralement pro-israélienne et
pro-Bush du gouvernement Harper.
Nous invitons les Québécoises et les
Québécois à marcher pour :
Exiger,
maintenant, l’arrêt des bombardements et un cessez-le-feu immédiat et
sans condition ;
Demander
le respect des conventions internationales et de « toutes » les
résolutions de l’ONU reliées à ce conflit
Exiger
que le gouvernement Harper se dissocie de la politique des États-Unis et
fasse plutôt la promotion de la justice et de la paix au Proche-Orient
Manifester
notre solidarité envers les peuples libanais et palestinien
Depuis le 12 juillet 2006, le Liban est
devenu un pays martyr. Au nom de son droit légitime à vivre en sécurité, Israël
a plongé le Liban dans l’insécurité totale. Par terre, par mer et par air, les
bombardements n’en finissent plus de mettre le Liban à feu et à sang.
Le résultat de cette agression
« mesurée » selon le premier ministre du Canada ? Plus de 800
civils morts, plus de 3000 blessés, près d’un million de personnes déplacées,
la totalité des infrastructures détruites (aéroport, routes, maisons, moyens de
communication, usines, etc), les plages envahies par une marée noire suite aux
bombardements de réserves de pétrole.
Le symbole de cette folie meurtrière ?
Les corps déchiquetés des enfants innocents de Cana.
Au même moment, l’armée israélienne
continue de bombarder et de tuer des civils palestiniens dans la bande de Gaza
et dans les territoires occupés de la Cisjordanie.
Les
groupes en présence :
Aide Médicale pour la Palestine (AMP),
Alternatives, Al Siraj Foundation, Annahda Cultural and Social Centre, Artiste
pour la paix, Association Al-Hidaya , Association Al-Rissala Libano-Canadienne,
Association de Culture et Héritage Libanais (LCHA), Union des Associations
Étudiantes Musulmanes (UMSA), Association of Islamic Charitable Projects,
Association des Jeunes Libanais Musulmans, Association de Musulman Canadien
(MAC), Bloc Québécois (BQ), Canadian Muslim Forum, Canado Égyptien pour la
démocratie (CEPD), Coalition contre la déportation des réfugié(e)s
palestinien(ne)s, Centrale des services du Québec (CSQ), Centre Culturel
Libanais (CCL), Centre Libanais Islamique de Montréal, CanadienNEs pour la
Justice et la paix au Moyen Orient (CJPME), Coalition pour la Justice et la
paix en Palestine (CJPP), Coalition Solidarité Liban, Coalition des Tables
régionales d’organismes communautaires, Congres Islamique Canadien (CIC),
Conseil central de Montréal (CSN), Comité des Solidarité humaines du Chili,
Confédération des syndicats nationaux (CSN), Council of Lebanese-Canadian
Organization, Échec à la guerre, Fédération étudiante collégiale du Québec
FECQ, Fédération de Femmes du Québec (FFQ), Fédération des infirmières et
infirmiers du Québec (FIIQ), Fédération des Travailleurs et travaileuses du
Québec (FTQ), Fondation Canado Palestinien (FCP), Forum Musulman Canadien
(FMC-CMF), Le Regroupement des Algériens du Canada (RAC), Ligue des Droits et
Libertés , Mouvement d’Abord Solidaires, Mouvement de solidarité internationale
Montréal (ISM), Musulmans canadiens pour Jérusalem (CMJ), Objection de
conscience (OCVC), Palestiniens et Juifs uni(e)s (PAJU), Parole Arabe (PA),
Parti Marxiste Léniniste de Québec (PMLQ), Présence musulmane (PM), Québec
Solidaire (QS), Regard Alternatif Media (RAM), Regroupement des Algériens du
Canada (RAC), Réseau de Vigilance, Solidarity for Palestinian Human Rights
(SPHR), Table Régionale des Organismes Communautaires Autonomes Montérégie
(TROCM), Tadamon ! Montréal
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Societas Criticus, revue de critique sociale et politique,
Vol. 8 no 5, Le Journal/Fil de presse : www.homestead.com/societascriticus
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