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Reportages, communiqués de presses et opinions!
Les meilleures lignes de Societas Criticus en direct
Mots
du
Les conservateurs et les symboles canadiens (Vol. 13 no 9)
Et les journalistes parlent du manque de sérieux des blogues! (Vol. 13 no 9)
Réaction à l'article « Les fusions municipales, 10 ans après » (Vol. 14 no 1)
La SQ met en garde les « shérifs » du Web (Vol. 14 no 1)
Des études sur la langue française qui feront parler comme toujours! ( Vol. 13 no 8)
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Par Michel Handfield
Des mots que je place sur Twitter et/ou Facebook alors que je suis devant mon ordinateur ou que j'ai accès à un réseau sans fil, en direct d'un événement par exemple. Pour la mise en ligne sur cette page, des corrections ont parfois dû être faites, car il faut parfois tourner les coins ronds pour les besoins du médium que sont « Twitter » et « Facebook », mais aussi pour la rapidité d'action du direct lors d'un événement qui demande toute notre attention ou presque! Mais, ces corrections sont minimales pour ne pas en changer l'apparence directe et instantanée. Souvent de l'orthographe et de la ponctuation.
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Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 13 no 10, Le
Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com (
Mots du 2011-11-01
Agréablement surpris par le café moka de McDo! Vrai que j'y vais pas souvent. Découverte: ils ont le wi-fi où je suis. (vers 16 hre)
À écrire, à écrire, on néglige! J'ai pris une pause d'une semaine de ménage. Ça fait du bien parfois de s'éloigner du clavier! (vers 8 hre)
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Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 13 no 9, Le
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Les conservateurs refaçonnent les symboles canadiens in Le Devoir (29/09/2011) Voir www.ledevoir.com/politique/canada/332474/les-conservateurs-refaconnent-les-symboles-canadiens
Mon commentaire sur Linked in, Facebook et Google + :
On en met trop sur le retour aux valeurs passées, mais tant qu'à être là dedans pourquoi pas un pas de plus : la bicitoyenneté canado-britannique! Comme ça on aurait un passeport qui nous donnerait l'Europe! Au moins on aurait un gain réel!
Michel Handfield
Mon commentaire sur Twitter (140 caractères obligent!) :
On en met trop sur les valeurs passées; tant qu'à y être pourquoi pas la bicitoyenneté canado-brit! Et un passeport qui ns donne l'Europe
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Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 13 no 9, Le
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Et les journalistes parlent du manque de sérieux des blogues! Le concurrent est toujours moins crédible, mais... Bruni-Ockrent… Rien ne vaut l'amitié pour se faire interviewer. Sur Rue 89 : www.rue89.com/2011/09/27/bruni-ockrent-un-bon-copain-eloigne-les-durs-entretiens-223884
Réaction à l'article « Les fusions municipales, 10 ans après »
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 14 no 1, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
En réaction à l'article « Les fusions municipales, 10 ans après - Montréal: un système « bâtard » difficile à améliorer selon Louis Bernard » paru dans Le Devoir, 7 janvier 2012, sous la plume de Robert Dutrisac. (1)
Commentaires
de Michel Handfield (
En 1996 j'avais écrit un long texte, « Il faudrait donner plus de poids à la CUM », paru dans La Presse (5 juin 1996, B 3) et que vous trouverez en annexe de ce texte. J'y suggérais qu'on rapatrie ce qui concerne l'ile de Montréal, que ce soit du provincial ou du fédéral, à une Communauté Urbaine de Montréal dignement élue par les citoyens de l'ile!
On conservait ainsi les villes, mais avec moins d'élus, et une représentation plus près des citoyens en utilisant à bon escient ce qu'on appelait alors les conseils de quartier. Au total on aurait eu le même nombre d'élus, mais réparti sur 3 paliers, avec votation des citoyens pour en assurer la représentativité : Communauté urbaine de Montréal; villes et quartiers, là où le nombre de citoyens le justifie, comme dans le cas de Montréal. Bref, beaucoup plus simple que les fusions, défusions et une Communauté métropolitaine à laquelle on ne s'identifie pas et qui me semble parfois un club privé où chacun défend ses intérêts à l'abri du citoyen, ce qui doit faire plaisir au gouvernement qui s'est conservé un droit de gérance. Diviser pour régner!
J'eusse aimé qu'il y eût une consultation publique sur les fusions, car j'étais contre cette fusion forcée même si j'étais – et suis encore – citoyen de l'ancien Montréal. Puis, aujourd'hui, un haut fonctionnaire impliqué dans ces fusions nous apprend que ce modèle n'était pas vraiment bon! Alors, pourquoi n'a-t-il tout simplement pas dit au premier ministre que son idée n'était pas bonne? Pour conserver son emploi?
À quoi servent les études et l'expérience chez les hauts fonctionnaires et conseillers politiques si ça ne sert pas à se tenir debout? Moi, j'ai envoyé mon CV je ne sais combien de fois au gouvernement pour me faire répondre « manque d'expériences » à tous les coups malgré mes études. À la lecture de cet article, je me demande maintenant si la vraie raison n'était pas que j'écrivais trop souvent aux journaux pour dénoncer ce qui m'apparaissait incorrect. J'avais des opinions et je les exprimais. Bref, j'eusse pu être un empêcheur de tourner en rond! Valait-il mieux ne pas me recruter? C'est en partie une boutade, mais je me le demande parfois sérieusement. Comme aujourd'hui, quand je vois M. Bernard nous dire que « Le système qui a été mis en place finalement est tellement bâtard qu'il est très difficile à améliorer »! C'est qu'on le voyait déjà à l'époque, alors pourquoi a-t-il persisté? Pour faire plaisir au premier ministre qui voulait cette fusion (2) en oubliant que le boss, c'est le peuple! Et si le peuple ne se reconnait plus dans ses institutions, celles-ci sont-elles encore légitimes? (3)
Me semble qu'on paie ces experts pour conseiller, même si ça fait mal! À l'époque, n'aurait-il pas pu dire à ses patrons que ça n'avait pas de bon sens plutôt que de contribuer à nous faire avaler les fusions de force, car c'est ce qu'on a fait. C'est comme aujourd'hui où on nous dit qu'on ne parlera pas de constitution pour notre bien! Pourtant, on devrait la rafraichir que cette constitution, en commençant par y reconnaitre les villes pour ce qu'elles sont : des entités réelles! Dans l'histoire du monde, bien des villes ont précédé les États. Avant même de parler d'État, on parlait d'État cité!
Puis, par une pirouette sémantique assez particulière, on efface maintenant le peuple! Comme ça, d'un trait de crayon, on est devenu des clients de l'État et de ses services! Et comme client, notre seul choix est d'aller ailleurs si ça ne fait pas notre affaire, d'où le discours du démantèlement de l'État au profit du secteur privé.
Si le « Discours de la servitude volontaire » de La Boétie (4) ne vous dit rien, vous devriez le lire. Puis, il devrait être au programme scolaire du secondaire pour éveiller les jeunes esprits. Mais, il n'y sera pas, car cela fait réfléchir et un citoyen qui réfléchit est plus subversif qu'un client qui consomme! C'est la triste réalité.
Notes
2. À la décharge de M. Louis Bernard, on pourrait probablement dire la même chose des hauts fonctionnaires et conseillers politiques qui ont travaillé le dossier des défusions sans revenir tout à fait aux anciennes villes, ni proposer de nouveaux choix aux citoyens. Par exemple, on aurait pu proposer d'appliquer le même modèle que celui des commissions scolaires à Montréal, soit 3 villes : Montréal-Est, Montréal-Centre et Montréal-Ouest. Des consultations publiques auraient alors pu être organisées et un référendum fait au besoin à l'échelle de l'ile sur les 2 ou 3 propositions les plus populaires parmi le retour au statuquo; une ile, une ville; 3 villes pour l'ensemble de l'ile; et les défusions à la pièce, ce que l'on a connu avec tous les maux que cela entraine.
3. Ici quelques nuances s'imposent. Si le premier ministre ne peut tout décider, car ce serait une dictature, le peuple ne peut tout exiger non plus, car ce serait du populisme à outrance, ce qui n'est pas nécessairement mieux ! Manque de vision et de distance. C'est pour cela qu'il faut d'abord distinguer entre les structures comme un État ou une ville, qui sont aussi une forme d'organisation sociale; les institutions, qui peuvent être politiques, juridiques, scolaires (i) et économiques par exemple; et les infrastructures, qui sont physiques comme les ponts, les arénas, les écoles, les musées ou la Place des arts par exemple.
Ceci étant dit, le gouvernement doit gérer au mieux, ce qui veut dire tenir compte des avis scientifiques et des spécialistes; mais sans complaisance de leur part pour faire plaisir aux gouvernants! Il a donc une marge de manœuvre, mais pas toute la liberté. Ainsi, pour les structures, tout changement important, comme une abolition ou une fusion, doit être sanctionné par une majorité référendaire ou une cour supérieure. Ici une remarque s'impose cependant pour les sociétés démocratiques: la séparation du politique et du religieux devrait être faite d'office sans référendum pour les institutions publiques, comme les commissions scolaires par exemple. De la même façon, le parlement canadien devrait avoir le droit d'enlever les références à Dieu dans la constitution canadienne sans autres consultations pour marquer la séparation entre les croyances religieuses et l'État. (ii)
En ce qui concerne les institutions, c'est l'affaire de la constitution et du politique, comme pour les lois. Prérogative gouvernementale oblige. Mais, des balises doivent être inscrites dans la constitution déterminant à l'avance que pour certains changements une majorité aux 2/3 de l'assemblée ou un référendum populaire est nécessaire! La séparation du politique, du juridique et de l'exécutif doit aussi être inscrite dans l'acte constitutionnel.
Pour la gestion des infrastructures – comme les ponts, les routes et les transports en commun par exemple – c'est l'affaire du gouvernement et/ou des villes concernées. Mais, on doit en faire une gestion éclairée et à long terme. Décider de laisser moins de place à l'automobile sur les routes pour y inclure des voies réservées au transport en commun, c'est une décision éclairée en raison des études scientifiques sur l'environnement que nous avons actuellement. Mais, c'est sûr qu'un gouvernement obscurantiste peut ne pas suivre les avis scientifiques. Au peuple de mieux choisir ses représentants et de demander un mode de scrutin plus approprié, comme certaines formes de proportionnelle. Par contre, certaines balises, comme certaines structures et institutions sociales et politiques dument protégées par la constitution, empêchent en partie des reculs insurmontables qui pourraient être dus à certains gouvernements idéologiques, mais je dis bien en partie!
Pour les commissions scolaires, la situation est un peu différente ici. Dans le cas canadien et québécois, c'est une structure constitutionnelle et on ne peut l'abolir par une simple loi. Par contre, l'État peut décider de les rendre plus efficientes en élargissant leur mandat par exemple. Ainsi, des cours et des conférences pour les adultes pourraient se tenir dans les écoles hors du temps des classes ordinaires, une façon d'utiliser plus efficacement ces équipements que l'on paie avec nos impôts et d'en faire bénéficier une plus large part de la population que la seule clientèle scolaire. On pourrait aussi voir s'il y a des possibilités de partager la bibliothèque et l'auditorium des écoles et des cégeps avec la ville par exemple; une façon de ne pas doubler ces investissements pour refaire des bibliothèques et des salles de spectacle municipales à côté de celles déjà existantes dans ces institutions publiques, car on ne fait qu'accroitre les frais pour le même citoyen qui contribue déjà à plusieurs paliers de gouvernement. Avant de réinvestir, il faut peut-être maximiser l'usage de ce qui existe déjà, mais qui est sous-utilisé. C'est cela de la bonne gouvernance avant même de couper les dépenses ou de privatiser parce que c'est à la mode.
Bref, sans tout changer, l'État a encore beaucoup de marge de manœuvre à sa disposition pour améliorer les choses. Mais, il est souvent plus facile de justifier l'inaction en la mettant sur le dos des structures qui nous bloquent que sur notre inaction pour des raisons électoralistes ou idéologiques!
Remarques
i) À souligner qu'au Canada, les commissions scolaires sont des structures reconnues par la constitution canadienne, ce qui fait que ne peut les abolir qui veut! Inversement, les villes n'ont pas cette reconnaissance constitutionnelle, mais sont plutôt perçues comme « des créations de la province », ce qui fait que la province peut en décider!
ii) Pour tous ceux qui croient à tort que l'État canadien est laïque, la première ligne de la constitution se lit comme suit: « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit »! (http://lois.justice.gc.ca/fr/Charte/index.html). Qu'arrive-t-il si quelqu'un commet un acte terroriste au nom de Dieu et l'invoque comme défense?
4. http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire
Hyperliens
État: http://fr.wikipedia.org/wiki/État
Ville: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ville
Gouvernement municipal (Canada) :
http://thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/gouvernement-municipal
Commissions scolaires:
- http://thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/commission-scolaire
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_scolaire
Structure: http://fr.wikipedia.org/wiki/Structure
Organisation sociale: http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_sociale
Infrastructure: http://fr.wikipedia.org/wiki/Infrastructure
Institution : http://fr.wikipedia.org/wiki/Institution
Infrastructure et superstructure au sens marxiste:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Superstructure_(philosophie)
Annexe
Texte paru dans La Presse du mercredi 5 juin 1996, p. B 3. Cependant, à la différence du texte original paru dans La Presse, le texte reproduit ici fut corrigé selon la graphie rectifiée que nous utilisons maintenant, d'où quelques petites différences orthographiques avec l'original.
Il faudrait donner plus de poids à la CUM
Michel Handfield
L'auteur est un sociologue qui a développé un intérêt particulier pour les questions d'organisation et de stratégie.
Depuis un certain temps, les idées de privatisation des services publics de Pierre Bourque sont contestées par les médias et l'opposition. Cependant, il faut distinguer entre deux types de privatisation: le recours à des travailleurs externes et la vente d'actifs municipaux. Les deux types ne sont pas du même ordre.
Dans le cas du recours à des travailleurs externes, c'est davantage une question de régie interne. On peut être en désaccord avec ce principe et proposer d'autres solutions à nos élus (comme des horaires de 8 heures par jour, moins l'heure de lunch, sur trois quarts de travail, ce qui couvrirait la journée entière et diminuerait le recours au temps supplémentaire pour une semaine de 35 heures). Mais, ce n'est pas à cette question que nous nous intéressons ici, car elle ne concerne pas toute l'ile de Montréal.
Il en va autrement de la vente d'actifs municipaux - comme un réseau d'aqueduc, un musée, un site historique ou écologique, etc. Cela a un impact à l'extérieur de la Ville et concerne toute la région. Tel est le cas du dossier de la privatisation de l'eau, car Montréal est le fournisseur de 16 autres municipalités de la CUM. Cependant, dire à l'administration actuelle de ne pas vendre son réseau d'aqueduc ne met pas fin au dossier. Une autre administration pourra toujours le ressortir au nom d'une approche « économiste » à court terme. Une autre solution consisterait en son achat par la CUM, ce qui serait logique puisque ce réseau la dessert.
On ne règle cependant pas le problème des « solutions municipales » qui semblent parfois bonnes pour la municipalité concernée, mais vont à l'encontre du bien commun de la CUM. Prenons l'exemple du développement économique. Toutes les municipalités veulent attirer des emplois, mais cela se fait souvent au détriment de l'ensemble de l'ile de Montréal. On ouvre de nouveaux parcs industriels pour attirer des entreprises qui étaient ailleurs dans la région et l'on assiste à des transferts entre zones montréalaises. Il est vrai que parfois l'on a empêché des investissements d'aller à l'extérieur de l'ile, surtout s'il s'agissait d'un déménagement pour des raisons de croissance que l'ancienne localisation ne permettait pas. Mais d'autres fois l'on n'a que déplacé des emplois du voisin à chez nous par des avantages fiscaux. On n'en sort pas gagnant, car il n'y a pas d'Investissements supplémentaires et cela amène une pression à la hausse de la fiscalité des contribuables, pour compenser les cadeaux faits aux entreprises, ce qui amène les gens à quitter vers la banlieue. La vision manque.
Pourquoi ne pas changer le régime politique de l'ile de Montréal et donner plus de poids à la Communauté urbaine:
- En y transférant tous les services communs à l'ile qu'ils soient municipaux, provincial ou fédéral: comme l'eau, les pompiers, les Commissions scolaires, la formation professionnelle (pour répondre aux besoins des entreprises de la Communauté), etc.;
- En lui donnant la coordination du développement économique de l'ile, pour empêcher que des villes ne se « tirent dessus » pour attirer des investisseurs, ce qui a pour effet d'affaiblir la Communauté plutôt que de la renforcer, car en même temps que naissent de nouveaux parcs industriels d'autres sont abandonnés laissant une image de vide économique - et où les bienfaits des Investissements sont amoindris par les cadeaux qui ont été faits;
- En lui donnant les moyens de récupérer les éléments de patrimoine menacés par les ventes de feu de certaines municipalités et des niveaux supérieurs de gouvernement;
- En ayant un Conseil élu par les habitants de la CUM (1);
- En donnant plus de moyens financiers à la Communauté urbaine par différents transferts fiscaux des gouvernements qui lui cèdent des responsabilités.
Quant aux municipalités, elles conserveraient les responsabilités locales soit la gestion des services municipaux (entretien des rues, enlèvement des ordures, environnement, etc.) et l'orientation des autres services (santé, éducation, etc.); la prise en charge du développement économique et communautaire local; l'orientation de leur développement; etc. Cela se ferait en coopération avec le Conseil de la CUM et les citoyens, qui seraient partie prenante de Conseils locaux.
Dans le cas de la Ville de Montréal, qui a une taille démographique plus importante, certaines responsabilités communes relèveraient du Conseil municipal, comme la gestion des finances, mais avec la participation des citoyens aux débats et aux orientations. Les Conseils de quartier auraient pour leur part la responsabilité de la gestion et de l'orientation des services locaux; de la prise en charge du développement économique et communautaire; de leur environnement, etc. Cela se ferait avec la participation des citoyens et ces Conseils auraient un Pouvoir de décision réel. Naturellement, la coordination et l'arbitrage entre les quartiers, pour éviter une concurrence néfaste entre eux, demeureraient la responsabilité du Conseil municipal.
Ce sont là quelques pistes pour lancer ce débat, car la région de Montréal est dans un marasme qu'on ne peut laisser aller. Il faut changer la situation. Je ne prétends pas apporter toutes les réponses et j'invite les lecteurs à contribuer au débat pour une nouvelle organisation politique de l'ile de Montréal avant qu'il ne soit trop tard. Cela m'apparait une nécessité. C'est aussi l'occasion de promouvoir une décentralisation des pouvoirs provincial et fédéral vers les Communautés urbaines, car plus près des citoyens. C'est d'ailleurs une tendance qui se dessine au niveau mondial, car le citoyen s'identifie de plus en plus à sa région et au monde, mais de moins en moins à son pays. On n'est plus des États-Unis, de la France, de l'Asie, du Canada ou du Québec, mais de Boston, de la Silicon Valley, de Paris, de Toronto, de Montréal, de la Beauce,... (2)
Notes:
1. Les modalités de représentation de ce Conseil sont à trouver. Une suggestion cependant. Nous pourrions avoir à choisir un candidat pour la Présidence du Conseil de la CUM parmi une liste de candidats en même temps que se dérouleraient toutes les élections municipales de l'ile de Montréal. On voterait ainsi pour le maire et notre conseiller à la Ville sur un bulletin de vote et pour le Président de la CUM sur un second bulletin de vote. Ce poste serait ainsi au-dessus de la politique municipale et représenterait tous les citoyens de l'ile. Quant aux autres élus, nous les choisirions dans un second temps par une élection de quartier en assemblée publique. Nous nommerions alors un représentant à la CUM parmi tous les élus de notre quartier ou de notre arrondissement. Ce serait plus représentatif que ce ne l'est actuellement, car c'est généralement le parti au pouvoir qui détermine quels candidats il envoie à la CUM.
2. À ce sujet, la lecture de Groupe de Lisbonne, 1995, Limites à la Compétitivité, Québec: Boréal est très enrichissante. Les auteurs y parlent, entre autres, de l'importance accrue de la ville et des villes-région dans le cadre de l'économie mondiale aux dépens des États nation.
La SQ met en garde les « shérifs » du Web
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 14 no 1, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
Mis en ligne le 25 décembre 2011
MONTRÉAL, le 19 déc. 2011 /CNW Telbec/ - La Sûreté du Québec tient à mettre en garde les citoyens qui seraient tentés de s'improviser « shérifs » du Web, particulièrement en matière de pornographie juvénile.
En vous faisant passer pour une personne de moins de 18 ans et en tentant de communiquer avec de supposés prédateurs sexuels, vous risquez en effet de vous retrouver avec du matériel qui préconise ou conseille une activité sexuelle avec une personne de moins de 18 ans, ou avec des photos de pornographie juvénile.
Vous vous exposez alors à des accusations de possession, de distribution et production de pornographie juvénile (art.163.1 du Code criminel), et possiblement de leurre au moyen d'un ordinateur (art 172.1 du Code criminel).
Dans le cadre du travail policier, l'enquête est faite selon les règles du Code criminel, qui prévoit une exception pour ces infractions si la personne qui la commet a un but légitime dans l'administration de la justice. C'est le cas pour un policier, mais pas pour un citoyen.
À noter par ailleurs que, de façon générale, les éléments d'informations recueillies par un citoyen peuvent rarement être utilisés comme preuve à la cour et ne peuvent donc pas servir à porter des accusations.
La Sûreté du Québec souligne que la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet est bien l'affaire de tous, mais que les citoyens devraient se concentrer sur l'éducation des enfants, la prévention et, s'il y a lieu, le signalement, et laisser aux policiers le volet répression.
Les policiers vous invitent à transmettre toute information au sujet de l'exploitation sexuelle des jeunes à votre poste de police local ou à l'adresse Internet suivante : www.cyberaide.ca.
Des études sur la langue française qui feront parler comme toujours!
Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 13 no 8, Le Journal/Fil de presse : www.societascriticus.com
L’Office québécois de la langue française dépose des études démolinguistiques (Source : site web de l'OQLF)
L’Office à dépose le 9 septembre une série d’études consacrées à la langue maternelle et à la langue le plus souvent parlée à la maison par la population québécoise. On peut consulter les cinq études du volet démolinguistique, le résumé, les faits saillants ainsi que le communiqué de presse en cliquant sur ce lien :
www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/sociolinguistique/index.html
Les tendances se maintiennent et de nouveaux comportements se profilent (Communiqué de l'OQLF)
Québec et Montréal, le 9 septembre 2011. – À la lumière des cinq études réalisées en 2010 dans le cadre de son mandat de suivi de l'évolution de la situation linguistique au Québec et remises aujourd'hui à la ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Mme Christine St-Pierre, l'Office québécois de la langue française constate que les grandes tendances déjà observées se maintiennent. Les études révèlent aussi certains changements indéniables dans les pratiques linguistiques.
Le maintien des grandes tendances
Les données portant sur la langue maternelle démontrent en effet que, dans l'ensemble du Québec, de 1996 à 2006, le poids relatif de la population allophone a continué d'augmenter pour se situer à 11,4 % et que, dès lors, celui de la population francophone a diminué à 79 %, alors que la population anglophone est demeurée relativement stable, à 7,7 %. L'immigration internationale en constante progression, le ralentissement de l'accroissement naturel, le vieillissement de la population, les migrations interprovinciales et intraprovinciales et, dans une moindre mesure, les substitutions linguistiques influent grandement sur le portrait démolinguistique du Québec.
Pour ce qui est de la langue le plus souvent parlée à la maison, dans l'ensemble du Québec, en 2006, le poids relatif des francophones a légèrement diminué pour atteindre 81,1 %, celui des anglophones est demeuré relativement stable à 10 % et celui des allophones a augmenté pour atteindre 6,5 %.
Basées, pour une bonne part, sur les trois derniers recensements canadiens disponibles (1996, 2001 et 2006), mais issues d'analyses détaillées effectuées par des chercheurs indépendants, experts en démolinguistique, les études démontrent que ces phénomènes touchent l'ensemble du territoire du Québec. Ils sont d'autant plus perceptibles dans la grande région de Montréal où s'établissent majoritairement les immigrants, comme c'est le cas des autres grandes villes canadiennes. Par ailleurs, dans la mesure où l'étalement urbain est un phénomène mondial, le Québec n'y échappe pas. Ainsi, de 2001 à 2006, la proportion de francophones sur l'île de Montréal a décru en raison des départs vers les autres régions du Québec, notamment vers la couronne métropolitaine. Étant donné que les anglophones et les allophones ont aussi accru leur migration vers cette couronne, le poids relatif des francophones de la grande région de Montréal a diminué (67,9 % en 2006 par rapport à 68,6 % en 1996), en ce qui a trait à la langue le plus souvent parlée à la maison.
Les nouveaux comportements
Les comportements linguistiques des personnes de langues maternelles tierces sont très variés. Bien qu'on ne puisse, selon une des études, déterminer si les caractéristiques du quartier de résidence influencent le comportement linguistique des immigrants allophones, une cartographie de leur distribution a été réalisée et elle démontre que, dans 42 des 56 quartiers de la grande région de Montréal, le français a été la langue vers laquelle la majorité des substitutions des allophones ont eu lieu en 2006. Par ailleurs, même si une minorité de ces personnes (39 %) ont fait une substitution linguistique au cours de leur vie, les données du recensement de 2006 permettent de constater, pour la première fois, que la proportion de cette population qui a fait une substitution vers le français (51 %) a dépassé la proportion de celle ayant fait une substitution vers l'anglais (49 %), alors que ces taux étaient respectivement de 39 % vers le français et de 60 % vers l'anglais, en 1996. Parmi les immigrants allophones qui n'ont pas fait de substitution linguistique, au moins la moitié connaît le français, la proportion atteignant même plus de 8 personnes sur 10 parmi celles qui sont arrivées au Québec avant l'âge de 15 ans.
Comme l'indique une des recherches, des personnes de toutes générations ont effectué une substitution linguistique vers le français, mais dans des proportions diverses. Pour l'ensemble du Québec, parmi toutes les personnes ayant effectué une substitution, les générations 1,0 (allophones nés à l'étranger de deux parents nés à l'étranger, arrivés après l'âge de 14 ans) et 1,5 (allophones nés à l'étranger de deux parents nés à l'étranger, arrivés avant l'âge de 15 ans) ont les plus forts taux de substitution vers le français (70 % et 45 %). Pour expliquer ce taux élevé, les auteurs proposent quatre hypothèses : la connaissance du français avant l'arrivée des immigrants au Québec, la sélection en faveur d'immigrants qui connaissent le français, la durée de présence au Québec et l'obligation pour certains répondants et pour les enfants des allophones de fréquenter le système scolaire francophone, ce qui a une influence sur la langue parlée à la maison. Enfin, comme en 2001, plus de 9 personnes sur 10, toutes langues maternelles confondues, connaissent le français.
La situation dans 20 ans
Selon les hypothèses les plus probables du scénario de référence tracé dans les perspectives démolinguistiques, le portrait de l'ensemble du Québec en 2031 se dessinerait ainsi qu'il suit : en matière de langue le plus souvent parlée à la maison, le poids démographique des francophones baisserait à 77,9 % et celui des anglophones à 10,1 %, alors que celui des allophones augmenterait à 12,1 %. Dans l'ensemble de la grande région de Montréal, le poids des francophones serait de 63,1 %, celui des anglophones de 16,3 % et celui des allophones de 20,6 %. Dans le reste du Québec, la proportion de francophones devrait demeurer au-dessus de 93 %, avec une légère diminution du poids des anglophones à 3,6 % et une augmentation minime du poids des allophones à 3,1 %.
Les prochaines étapes
Après la publication de cette première série d'études consacrées à la langue maternelle et à la langue d'usage de la population québécoise, les jalons sont maintenant posés pour que l'Office puisse poursuivre son analyse de la situation linguistique dans d'autres domaines, notamment la langue du commerce et des affaires, la langue de service et la langue du travail.
Les membres de l'Office tiennent à remercier les chercheurs qui ont réalisé les travaux et à souligner la contribution du Comité de suivi de la situation linguistique et de son président, M. Marc Termote, dans l'examen des études.
On peut consulter les cinq études du volet démolinguistique ainsi que le résumé en cliquant sur l'onglet Suivi de la situation linguistique dans le site de l'Office québécois de la langue française (www.oqlf.gouv.qc.ca).
Créé en 1961, l'Office définit et conduit la politique québécoise en matière d'officialisation linguistique, de terminologie ainsi que de francisation de l'Administration et des entreprises et surveille l'évolution de la situation linguistique au Québec tout en assurant le respect de la Charte de la langue française.
La ministre Christine St-Pierre réagit à la publication des études démolinguistiques de l'OQLF
MONTRÉAL, le 9 sept. 2011 /CNW Telbec/ - Dans le cadre de son mandat de suivi de la situation linguistique, l'Office québécois de la langue française a rendu publiques aujourd'hui cinq études démolinguistiques réalisées à sa demande par des chercheurs et démographes reconnus. Ces études sont résumées dans un document produit par l'Office intitulé : Suivi démolinguistique de la population du Québec. Le tout est disponible dans le site de l'Office (www.oqlf.gouv.qc.ca).
Réagissant à cette publication, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, Mme Christine St-Pierre, a déclaré : « Ces études viennent en quelque sorte approfondir les données du recensement de 2006. Elles en confirment les grandes tendances qui font en sorte que la population québécoise, sous l'effet de la baisse de la fécondité des francophones, du vieillissement conséquent de la population et de l'augmentation du nombre d'immigrants n'ayant pas le français comme langue maternelle, tend à se diversifier sur le plan linguistique. »
Cela s'est notamment traduit, en 2006, par une diminution de la part représentée par les francophones dans la population du Québec, que ceux-ci soient définis en termes de langue maternelle ou de langue d'usage à la maison. Ce phénomène est d'ailleurs plus perceptible sur l'île de Montréal et, dans une moindre mesure, dans la région métropolitaine de recensement de Montréal.
La ministre a toutefois tenu à souligner qu'il y a des aspects encourageants, notamment le fait que plus de neuf Québécois sur dix connaissent le français et qu'une tendance favorable aux transferts linguistiques des allophones vers le français se confirme, surtout auprès des cohortes récentes d'immigrants.
Mme St-Pierre a aussi déclaré qu'il faudra « toujours faire preuve de vigilance étant donné la situation géopolitique du Québec en Amérique du Nord et que rien ne peut être tenu pour acquis en ce qui a trait à la pérennité de la langue française, particulièrement à Montréal ».
À ce propos, la ministre a rappelé qu'en 2008, dans le sillage de la publication du recensement de 2006, elle a mis en œuvre la Stratégie commune d'intervention pour Montréal 2008-2013, Le français, notre affaire à tous. Cette stratégie propose, en concertation avec divers partenaires socio-économiques gouvernementaux, plusieurs mesures de soutien pour la francisation des entreprises ainsi que pour les personnes ne parlant pas le français. Le second bilan des réalisations de cette stratégie a été rendu public en juin dernier (www.spl.gouv.qc.ca).
Les données sur la langue du recensement de 2011 devraient être publiées par Statistique Canada en octobre 2012 et permettront d'évaluer si la situation linguistique évolue dans le sens des perspectives tracées dans ce bilan de l'OQLF.
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Depuis 2009 nous faisons cette revue en Open Office (www.openoffice.org), auquel s'ajoute maintenant Libre Office (www.documentfoundation.org/), façon de promouvoir le logiciel libre. Le caractère fut grossi pour le texte, mais réduit pour les notes et certains hyperliens de manière à fonctionner autant sur ordinateur de table, portable, qu'en format «iPhone» et «iPod touch». Dans le but d'utiliser la graphie rectifiée, nous avons placé les options de correction de notre correcteur à « graphie rectifiée », façon de faire le test de la nouvelle orthographe officiellement recommandée sans toutefois être imposée. Voir www.orthographe-recommandee.info/. Cependant, comme nous passons nos textes à un correcteur ajusté en fonction de la nouvelle orthographe, il est presque certain que certaines citations et autres références soient modifiées en fonction de l’orthographe révisée sans même que nous nous en rendions compte, les automatismes étant parfois plus rapide que l’œil. Ce n'est cependant pas davantage un sacrilège que de relire les classiques du français en français moderne. On y comprendrait parfois peu si on les avait laissés dans la langue du XVe, XVI ou XVIIe siècle. Les langues évoluent et il faut suivre. L'important est davantage de ne pas trafiquer les idées, ou le sens des citations et autres références, que de modifier l'orthographe de notre point de vue.
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