20 mai, 2009
Les
livres!
D.I. où
la culture nous émeut!

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Les livres dont
nous parlons ici peuvent ne pas être disponibles dans le pays de nos lecteurs
et même chez nous, au Québec, car nous en recevons d’un peu partout de la francophonie vu notre
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disponible dans votre région, nous vous suggérons de contacter l’éditeur ou un
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de couverture lorsque disponibles en format électronique)
11/1
Deux livres sur le
journalisme reçus le 19 décembre 2008 :
Marc-François Bernier,
2008, Journalistes au pays de la
convergence. Sérénité, malaise et détresse dans la profession, Québec :
PUL, 210 p, ISBN : 978-2-7637-8722-0; http://pulaval.com/
Plusieurs chercheurs et observateurs des médias
soutiennent depuis des années que la concentration et la convergence des médias
ont des impacts sur la qualité, la diversité et l’intégrité de l’information.
Cet ouvrage présente les
conclusions d’une vaste enquête menée principalement auprès de journalistes à
l’emploi de Quebecor, Gesca et de la Société Radio-Canada. Autocensure,
autopromotion, détournement de la mission de service public du journalisme afin
de satisfaire la soif de profit des actionnaires, malaise, voire détresse
professionnelle, sont au programme. Il ressort de cette radiographie que les
journalistes aimeraient faire un meilleur travail, mais qu’ils sont souvent
empêchés, non par les lois, les annonceurs ou la partisannerie politique, mais
par leur propre entreprise de presse.
Pour la première fois,
nous pouvons dresser le portrait des opinions et des attitudes des journalistes
professionnels qui oeuvrent dans les grands conglomérats médiatiques du Québec.
Pour la biographie de
Marc-François Bernier, voir celle des
coauteurs du livre qui suit.
***
Marc-François Bernier,
Thierry Watine, François Demers, Charles Moumouni, Alain Lavigne, 2008,
L'héritage fragile du journalisme d'information. Des citoyens entre perplexité
et désenchantement, Québec : PUL, 216 p, ISBN : 978-2-7637-8810-4; http://pulaval.com/
Que reste-t-il du journalisme d’information ?
Consultés au cours de l’automne 2006, des lecteurs, auditeurs et
téléspectateurs de la région de Québec portent un regard critique et lucide sur
l’identité plurielle des nouvelles produites tous les jours par les médias
généralistes. Leur attachement à un modèle idéal de journalisme noble,
désintéressé et au service de la démocratie n’a d’égal que leur perplexité face
à la mixité croissante des catégories médiatiques et des genres
journalistiques. Souvent incapables de définir avec précision ce qu’on appelle
aujourd’hui « le journalisme », le discours des récepteurs laisse plutôt
poindre un sentiment général de dégradation des pratiques professionnelles. Au
cœur de leurs inquiétudes, la montée en puissance de l’opinion, l’attrait
grandissant pour le divertissement et, plus encore, la multiplication des
messages à saveur promotionnelle. À travers ce livre, les membres du Groupe de
recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP) tentent
de comprendre jusqu’à quel point l’ampleur du phénomène d’hybridation des
contenus contraint les citoyens à adapter – sinon à revoir – leur système de «
décodage » des médias. Même la presse dite de référence ne ferait aujourd’hui
plus exception à cette remise en question.
Les coauteurs :
Marc-François Bernier est
professeur agrégé, coordonnateur du programme de journalisme et titulaire de la
Chaire de recherche en éthique du journalisme (CREJ) à l’Université d’Ottawa.
Journaliste pendant près de 20 ans et spécialiste de l’éthique et de la déontologie
du journalisme, il est titulaire d’un doctorat en science politique.
Corédacteur du Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des
journalistes du Québec, il travaille également comme expert devant les
tribunaux civils dans des litiges mettant en cause les pratiques
journalistiques. Il est membre de la Commission canadienne pour l’UNESCO
(culture, communication et information).
François Demers
François Demers est
professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université
Laval (Québec) où il enseigne depuis 1980. Auparavant, il avait été journaliste
professionnel pendant 15 ans. Doyen de la Faculté des arts de 1987 à 1996, il a
publié, en français, en anglais et en espagnol, plus d’une quarantaine
d’articles savants et plus d’une trentaine de chapitres de livres. Au début de
2008, il a mené à terme la production du livre : Figures du journalisme Brésil,
Bretagne, France, La Réunion, Mexique, Québec (Québec, Les Presses de
l’Université Laval, 183 pages). Il est aussi le concepteur et l’animateur d’un
cours à distance par Internet sur le journalisme en ligne.
Charles Moumouni est
professeur agrégé au Département d’information et de communication de
l’Université Laval (Québec) et avocat au Barreau du Québec. Il est membre du
conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie et
vice-président du Réseau Théophraste, réseau mondial regroupant les centres
francophones de formation au journalisme. Coordonnateur du programme de
formation UNESCO-Université Laval sur le journalisme et le patrimoine mondial,
il est aussi rédacteur en chef de la revue Perspective Afrique ainsi que de
L’Année francophone internationale.
Alain Lavigne est
professeur agrégé au Département d’information et de communication de l’Université
Laval (Québec). Depuis 1999, son enseignement porte sur les techniques et les
métiers de la communication. Il assume, depuis 2004, la direction de la
maîtrise en communication publique et du diplôme d’études supérieures
spécialisées en relations publiques. Avant sa carrière universitaire, pendant
une dizaine d’années, il a été successivement journaliste et professionnel en
relations de presse.
THIERRY WATINE est
professeur titulaire au Département d’information et de communication de
l’Université Laval (Québec). Journaliste en France dans les années 1980,
directeur des études et de la recherche à l’École supérieure de journalisme de
Lille dans les années 1990, il est aujourd’hui responsable des formations en
journalisme international, économique et scientifique au 2e cycle à l’Université Laval. Fondateur et
rédacteur en chef de la revue Les Cahiers du journalisme depuis 1996, il
coordonne également le Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en
communication publique depuis 2000 (PNCP).
---
10/6
Reçu le 25 novembre
2008 : Baillargeon, Normand, 2008, L’Ordre moins le pouvoir (poche).
Histoire et actualité de l’anarchisme, Édition revue & augmentée, Marseille
(France) : Agone, ISBN :
978-2-7489-0097-2
224 pages, 11 x 18
cm : http://atheles.org/agone/
« Affirmez que vous êtes anarchiste et presque
immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un partisan du chaos voire
à un terroriste. Or, il faut bien le dire : rien n’est plus faux que ce
contre-sens qui résulte de décennies de confusion savamment entretenue autour
de l’idée d’anarchisme. En première approximation, disons que l’anarchisme est
une théorie politique au cœur vibrant de laquelle loge l’idée
d’antiautoritarisme, c’est-à-dire le refus conscient et raisonné de toute forme
illégitime d’autorité et de pouvoir. Une vieille dame ayant combattu lors de la
Guerre d’Espagne disait le plus simplement du monde : “Je suis anarchiste :
c’est que je n’aime ni recevoir, ni donner des ordres.” On le devine : cette
idée est impardonnable, cet idéal inadmissible pour tous les pouvoirs. On ne
l’a donc ni pardonné ni admis. »
On retrouve Normand
Baillargeon dans le film Chomsky et Compagnie sur le site des Mutins de
Pangée (http://www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/).
Sortie le 26 novembre 2008. Voir le programme des projections prévues au
www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/?p=101#
Militant anarchiste,
Normand Baillargeon enseigne les fondements de l’éducation et la muséologie à
l’université du Québec à Montréal.
> Notiz auf Deutsch : http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html
---
Reçu le 16 octobre
2008 : Kaufmann, Jean-Claude,
2008, Quand Je est un autre. Pourquoi et
comment ça change en nous, Paris : Armand Colin, Collection Individu et Société, 264 p. ISBN 9782200353711, www.somabec.com
Certaines expressions résument
l’esprit d’une époque. L’obligation «d'être soi-même» est le mot d’ordre de la
nôtre. Mais, passé l’évidence du droit à l’autonomie personnelle, rien n’est
clair.
«Soi-même» existe-t-il
vraiment?
Jean-Claude Kaufmann,
pour avoir perçu le sens de nos comportements les plus anodins, nous connaît
mieux que personne. Il inflige ici, mine de rien mais preuves à l’appui, une
sévère et utile correction à quelques-unes de nos croyances les mieux ancrées.
Non, il n’existe pas de
«soi» traversant la vie égal à lui-même. Il n’existe même pas de «centre» à
l’intérieur de nous. Notre identité est extraordinairement multiple et
changeante: tissée de moments parfois infimes où bascule tout ce que nous
sommes. Je n’est jamais autant je que lorsqu’il s’invente différent. Et c’est
très bien ainsi.
Ce livre novateur, où la
réflexion s’appuie sur le concret des grandes enquêtes menées par l’auteur
(Premier matin, Agacements), ouvre la voie de ce nouveau savoir-être, ni
rigidité illusoire, ni absence de repères, auquel nous aspirons tous.
---
10/5
Reçu le 2 septembre
2008 : Bizzoni, Lise et Prévost-Thomas, Cécile (sous la direction de),
2008, La chanson francophone engagée,
Montréal : Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/ ISBN : 978-2-89031-632-4
Loin de constituer un sous-genre de la chanson
francophone qui aurait comme seul trait d’engagement celui d’un texte à
vocation sociale ou politique, la chanson engagée, telle qu’envisagée ici,
ouvre les frontières de son appellation. Elle est à la fois un objet singulier
(musique, texte, voix) et une pratique plurielle (artistes, producteurs,
diffuseurs, médias, publics) qui s’expriment symboliquement (langue, identité)
en fonction de différents supports et espaces privés ou publics. Issus de la
réflexion commune d’un ensemble de jeunes chercheurs qui consacrent leurs
travaux à la chanson québécoise et française, les textes proposés permettent,
loin de toute idéologie, d’apprécier la pluralité de l’expression «chanson
engagée» à travers des approches littéraire, musicologique ou sociologique. Le
présent ouvrage témoigne de la pertinence de l’étude de cet art capable de
révéler les enjeux culturels de la société contemporaine.
Parmi les
auteurs-compositeurs et les groupes étudiés: Anne Sylvestre, Bérurier Noir,
Georges Brassens, Loco Locass, Mes Aïeux, Rachid Taha, Richard Desjardins, Les
Vulgaires machins, Thomàs Jensen, Zebda, etc.
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10/4
Reçu dans la semaine du
16 juin 2008 : Perla Serfaty-Garzon, 2008, Marre d'être la fée du logis ?
Paradoxes de la femme d'aujourd'hui, Paris : Armand Colin, 198 p.
ISBN : 978-2-200-35038-3 http://www.armand-colin.com/
Les femmes d'aujourd’hui
sont-elles des fées du logis ?
L’expression est désuète,
sent un peu l’ironie, paraît même insultante à certaines. Leurs mères en
étaient, oui… Elles, non… Elles se rebiffent à
l’idée. Car toutes ont une vie qui ne se résume plus à leur foyer et la
majorité d’entre elles ont un métier auquel elles tiennent. Elles savent
s’affirmer.
Et puis, pensant à tout
ce qu’elles s’imposent pour que tout aille bien chez elles, elles se disent :
après tout… Savoir faire éclore le bonheur au quotidien et le protéger ne
reste-t-il pas de la vraie magie ?
Les tâches et le souci de
la maison sont à partager, c’est sûr. Mais n’y a-t-il pas des pouvoirs qu’on
n’a aucune envie d’abdiquer ?
L’auteure nous entraîne
au coeur des paradoxes du quotidien au féminin. Une exploration vivante,
intime, émouvante. Et l’éclairage qu’elle apporte est neuf et original.
Perla Serfaty-Garzon, psychosociologue, est connue pour ses études sur
le chez-soi et l’intimité.
---
Reçu le 3 juin 2008,
Possibles (www.possibles.cam.org/),
Volume 31 no 3 et 4 Été/automne 2008, Le
documentaire art engagé
Très claires sur Le plan conceptuel, les frontières
entre fiction et documentaire, de même qu’entre l’acte créateur et
l’intervention, sont plus nébuleuses sur te terrain des pratiques. Doit-on
situer un Michael Moore plus près de l’activisme politique d’un Chomsky ou de
la narrativité d’un Oliver Stone? Et alors est-il accidentel qu’au moment même
où l’on constate partout un déclin du militantisme dans les partis politiques,
des films documentaires à la charge
dénonciatrice ou mobilisatrice, qu’on programme même dans des salles
commerciales, semblent accompagner dans le temps de nouvelles formes
d’engagement collectif, sans que le public de ces films se réduise aux groupes
activement engagés?
Le phénomène interroge
tant les organisations militantes que les milieux cinématographiques. Aurait-on
institué des cloisonnements contre-nature entre l’action et l’imaginaire? Entre
le monde de l’émotion privée et celui des solidarités et conflits plus larges?
Où situer dans l’éventail des actions visant te changement social, dans
l’ensemble de la production cinématographique, dans la galaxie de l’information
médiatique, ces documentaires qu’on dit (parfois avec hésitation) engagés?
14$ / ISSN 0703713-9
---
10/2
Reçu le 8 avril
2008 : De Cock, Laurence, Madeline, Fanny, Offenstadt, Nicolas et Wahnich,
Sophie, (Sous la direction de), 2008, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire
de France, France :
Agone/Passé & Présent (ISBN : 978-2-7489-0093-4 / 208 pages / 12 x 19 cm)
http://atheles.org/editeurs/agone/
Arrière de couverture:
Guy Môquet, Jaurès, les
colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son
mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet
usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène
grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours
d’une France mythique du candidat puis du président.
Comment voir clair dans
tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux
autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de
références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles
de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles
constructions historico-politiques ?
Une vingtaine
d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy
pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise
de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un
véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une
droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...
Sommaire :
Affaire Dreyfus, par
Thomas Loué
Afrique, par Laurence de
Cock
Maurice Barrès, par
Gérard Noiriel
Marc Bloch, par Gérard
Noiriel
Léon Blum, par Gérard
Noiriel
Cascade du bois de
Boulogne, par Jean-Marie Guillon
Charlemagne, par Fanny
Madeline
Choc des civilisations,
par Françoise Micheau
Georges Clemenceau, par
Nicolas Offenstadt
Communautarisme, par Éric
Soriano
La Commune, par Olivier
Le Trocquer
Condorcet, par Yannick
Bosc
Croisades, par Françoise
Micheau
De Gaulle, Sarkozy : une
drôle d’histoire, par Annie Collovald
Édit de Nantes, par
Jérémie Foa
Esclavage dans les
colonies françaises, par Éric Mesnard
État capétien, par Yann
Potin
Féodalités, par Fanny
Madeline
Jules Ferry, par Olivier
Le Trocquer
Fille aînée de l’Église,
par Fanny Madeline & Yann Potin
Fin de l’histoire, par
Michèle Riot-Sarcey
La « France éternelle »,
un paysage de campagne ?, par Pierre Schill
Glières, par Jean-Marie
Guillon
Victor Hugo, par Sylvie
Aprile
Jean Jaurès, par Blaise
Wilfert-Portal
Jeanne d’Arc, par Nicolas
Offenstadt
Claude Lévi-Strauss, par
Éric Soriano
Litanie, par Laurence de
Cock
Lumières, par Sophie
Wahnich
Lutte des classes, par
Éric Soriano
Lyautey, par Catherine
Coquery-Vidrovitch
Mai 68, ou L’actualité de
la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile
Georges Mandel, par
Jean-Marie Guillon
Guy Môquet, par Pierre
Schill
Jean Moulin, par Michel
Fratissier
Napoléon Bonaparte, par
Marc Belissa
Napoléon III, par Olivier
Le Trocquer
Passé colonial, par
Gilles Manceron
Pavillon de la lanterne,
par Yann Potin
Repentance, par Sandrine
Lefranc
Résistance, par
Jean-Marie Guillon
Rêve, par Laurence de Cock
Révolution française,
révolution, par Sophie Wahnich
Révolution française, ses
« grands hommes », par Marc Belissa
Rois de France, par Fanny
Madeline
La Terreur, terreur, par
Sophie Wahnich
Totalitarisme(s), par
Sonia Combe
Verdun, par Nicolas Offenstadt
Vichy, par Jean-Marie
Guillon
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9/3
Reçu le 14 mai
2007 :
Assogba, Yao (Sous la direction de), 2007, Regard sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne, Québec :
PUL, Sciences humaines, Éducation et IQRC, 168 pages, ISBN : 978-2-89224-356-7
Plus de 50 % de la
composante des populations africaines au sud du Sahara se retrouve dans la
catégorie d’âge de 15 à 35 ans. Cette jeunesse a hérité des conséquences
néfastes de la crise économique et sociale des années 1980. Le quotidien pour
elle est fait de précarité, de sous-emploi, de chômage, d’exclusion sociale…
Mais ces jeunes ne faiblissent pas devant les problèmes sociaux qu’ils vivent.
Ils se manifestent de diverses façons pour exprimer leurs aspirations et leurs
ambitions. Ils sont dynamiques, inventifs et créatifs dans tous les secteurs de
la société. Ils abordent avec philosophie leurs conditions de jeunes et
participent en tant qu’acteurs sociaux aux dynamiques mouvantes de l’Afrique
contemporaine.
Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs de milieux universitaires et
journalistiques résidant en Afrique, en Europe et au Québec présentent une
analyse des principales réalités sociales des jeunes d’Afrique subsaharienne.
Les auteurs s’appliquent, d’une part, à montrer les dynamiques des rapports de
cette jeunesse au système d’éducation, au marché du travail, à l’emploi, au
politique, à la culture et au social, et expliquent, d’autre part, les logiques
et les stratégies que les jeunes Africains développent pour faire face aux
défis que posent leurs conditions de vie. Sans aucun doute, la jeunesse
représente une des principales forces sociales qui travaillent l’Afrique
subsaharienne en mutation.
***
Assogba, Yao, 2007, La raison démasquée. Sociologie de l’acteur
et recherche sociale en Afrique, Québec : PUL, Sciences humaines, 108
pages, ISBN : 978-2-7637-8397-0
Cet ouvrage succinct éclaire les
conditions de l’émergence d’une sociologie de la
rationalité en Afrique et souligne sa grande capacité à
faire comprendre des phénomènes sociaux énigmatiques au premier abord.
L’observateur se retrouve ainsi devant un acteur social daté et situé, et ayant
de « bonnes raisons » de croire ce qu’il croit ou de se comporter comme il se
comporte. Partant du postulat selon lequel le développement des sciences
sociales réside dans les enquêtes concrètes, l’auteur prend bien soin de
montrer les relations de complémentarité entre la recherche qualitative et la
sociologie de la rationalité de l’acteur dans le contexte africain.
Ce qui impressionne dans ce petit
livre tonifiant, c’est le tranchant du regard et sa pertinence. La clarté de
l’exposé et de l’écriture, la cohérence de son cadre analytique et
l’originalité du principal message en font un ouvrage de prédilection, aussi
bien pour les étudiants et les chercheurs des sciences humaines que pour un
large public.
---
Reçu le 5 avril 2007 : Beaudry, Lucille, Chevrier, Marc, 2007, Une pensée libérale, critique ou
conservatrice ? Actualité de Hannah Arendt, d'Emmanuel Mounier et de George Grant
pour le Québec d’aujourd’hui, PUL/Prisme, 222 pages, ISBN :
978-2-7637-8435-9. www.pulaval.com/
Résumé :
De toutes parts fusent les critiques du Québec moderne né
de la Révolution tranquille. Ces critiques, associées souvent aux intellectuels
de « la nouvelle sensibilité historique », annoncent-elles un retour du
conservatisme ou alors une nouvelle forme de pensée critique ? S’inscrivant plutôt
dans l’horizon du libéralisme politique, les auteurs du présent ouvrage ont
entrepris d’interroger le Québec contemporain au travers de trois figures
critiques du monde moderne au XXe siècle : Hannah Arendt, Emmanuel Mounier et George Grant. Sous
l’éclairage de ces figures qui ont influencé plusieurs générations d’intellectuels
au Québec apparaissent les contradictions et les difficultés que le Québec a
rencontrées en entrant dans la modernité. Le présent ouvrage témoigne ainsi
d’un véritable parcours dans une pensée plurielle.
---
Reçu le 22 mars 2007 des
Presses de l’Université Laval : www.pulaval.com/
Harvill-Burton, Kathleen, 2006, Le nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent le code
religieux nazi (1932-1945), Québec : Presses de l’Université
Laval, 252 pages
ISBN : 2-7637-8336-8, Prix :$ 30,00
En 1920, le Parti nazi déclare son adhésion au christianisme positif dans
son programme politique. D’une perspective religieuse, une analyse des ouvrages
d’Adolf Hitler et d’Alfred Rosenberg nous conduit à une explication de ce «
christianisme positif » et nous étonne dans les répercussions de son
application.
L’hypothèse est la suivante : le nazisme comportait un objectif
religieux, qui était de faire disparaître le christianisme traditionnel pour le
remplacer par une vision nazie du « christianisme positif ».
Le livre présente la lutte antinazie de deux théologiens germanophones,
Paul Tillich et Karl Barth. Tillich voit dans le nazisme une illustration de sa
théorie du démonique. Le point de vue théologique christocentrique de Barth
suscite une résistance au sein des Églises protestantes allemandes et la
naissance de l’Église confessante.
En France, la résistance spirituelle est illustrée par deux théologiens
jésuites, les pères Pierre Chaillet et Gaston Fessard. L’action de ces deux
témoins prend un caractère prophétique au sein d’une Église qui n’a pas encore
pris conscience des implications perverses de l’idéologie nazie. Pierre
Chaillet organise la résistance spirituelle en fondant un journal clandestin et
œcuménique, le Témoignage chrétien. Gaston Fessard est l’auteur du premier
exemplaire, « France, prends garde de perdre ton âme ». De plus, il conteste
l’obligation d’une obéissance au gouvernement de Vichy en élaborant sa théorie
du « prince esclave ».
En projetant ainsi quelque lumière sur une période particulièrement trouble
du siècle dernier, ce livre montre comment politique et religion peuvent être
parfois enchevêtrées et quelle lucidité (prophétique et théologique) est
requise pour y voir clair et pour prendre les décisions et les engagements qui
s’imposent.
Biographie
Kathleen Harvill-Burton a
fait des études en sciences politiques et a obtenu une maîtrise en théologie.
Elle enseigne à l’Université de Bridgeport au Connecticut.
---
Dans notre section Dossier : « Jeff Fillion et le malaise québécois » Des pistes pour l’élection
actuelle!
Pennac, Daniel,
2007, CHAGRIN D'ÉCOLE, France : Gallimard nrf,
Collection blanche, Voir Chagrin! Sur Versailles (avec Guillaume
Depardieu) et chagrin d’école (livre)! Dans la section
Archives
Geet Éthier,
Marc, 2008, Ménage vert. Se faciliter la
vie en la protégeant (GUIDE PRATIQUE)
L’Homme biotech : humain ou posthumain ?
11/1
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 1, Livres :
www.societascriticus.com
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La langue sous la loupe des universitaires!
Ou
commentaires autour des livres de Jean Laponce, 2006, Loi de Babel et autres régularités des
rapports entre langue et politique, PUL, Sciences humaines et Gauvin, Lise, 2007, Écrire pour qui? L'écrivain francophone et ses publics,
Paris : Karthala, Collection : LETTRES DU SUD.
Commentaires
de Michel Handfield (9 janvier 2009)
En mars dernier j’ai écrit un édito « Le français, langue seconde? Pourquoi pas langue d’ici » suite
à une annonce de « cours de français
langue seconde » du ministère de l’immigration et des communautés
culturelles du Québec. Cette publicité me questionnait, vu tous les débats
entourant la place du français au Québec, à savoir si notre langue se maintient
ou si elle recule. Alors, pourquoi langue seconde et non pas langue d’ici? Cela
enverrait un message clair, car l’immigrant c’est la langue d’ici qu’il veut
maîtriser, la première langue d’ici, pas la langue seconde! Et si le français
est la seconde langue, c’est que l’anglais est la première langue, en genre et
en nombre en en Amérique! Voilà le message qu’on envoi. (1) De là à ce qu’il
choisisse l’anglais il n’y a qu’un pas.
Malgré mon nom de famille à consonance anglaise, l’anglais n’est pas ma
première langue. Même si je le lis assez bien, j’ai un accent et un délai quand
je le parle, car je peux parfois chercher un mot. Cela me nuit en entrevue. Pourtant, la langue
officielle au Québec est le français et j’ai appris l’anglais qu’on nous montre
à l’école. Je l’ai par contre amélioré au niveau de la lecture, études
obligent, mais peu au niveau oral, vivant en français. C’est dire toute
l’attraction de l’anglais puisqu’il faut un anglais presque parfait dans bien
des emplois ici, même si la langue officielle et de travail est le français
selon la loi. Voilà les réflexions dans lesquelles j’ai plongé en lisant la Loi de Babel et autres régularités des
rapports entre langue et politique de Jean Laponce.
Les individus préféreront une langue, car si « nous sommes équipés pour apprendre, emmagasiner et utiliser plus d’une
langue, (…) nous sommes ainsi faits que nous opérons avec plus d’efficacité
dans l’une d’entre elles. » (Laponce, p. 12) Et si nous poussons au
bilinguisme, il se peut que la langue seconde commune ne devienne dominante!
C’est l’effet Babel, qui « pousse à l’unilinguisme au-delà du bilinguisme
de transition. » (Ibid., p. 21)
Sur le marché langagier, l’anglais semble avoir la donne, ce qui est peu
encourageant pour nous du Québec, un îlot francophone dans un océan
anglophone ! Mais, la technologie pourrait changer les choses avec une
traduction simultanée, à la fois rapide et précise. Parler ou écrire en
français et être compris par l’autre dans sa langue d’origine, voilà ce que
nous prépare la traduction automatique ! (p. 32) Mais, en attendant, il
faut nous débattre avec une langue qui subit la concurrence de l’anglais même
sur notre territoire. Quand on voit le nombre d’emplois demandant l’anglais et
parfois même une troisième langue, particulièrement à Montréal, cela est
frappant. Même la fonction publique municipale, où la langue officielle est le
français, exige parfois un bilinguisme parfait, c'est-à-dire supérieur à ce que
l’école française nous donne comme maîtrise de la langue seconde. Faut dire
qu’elle ne donne parfois pas grand-chose si je me fie à mon temps !
Pourtant, c’est là que le français devrait être le seul critère d’embauche pour
envoyer un message clair : c’est la langue d’ici, donc de la fonction
publique et de travail! C’est la
« loi de Lyautey » (chapitre 6) :
« Lors d’une réunion de l’Académie française
qui, selon la Petite histoire, débattait de la définition du mot « langue », le
maréchal Lyautey aurait dit « une langue, c’est un dialecte qui a une armée et
une marine ». » (Ibid., p. 113)
Et
l’auteur de poursuivre un paragraphe plus bas, ce sans équivoque :
« Pour se protéger de la
concurrence, pour maintenir son autonomie, pour bien assurer sa survie, une
langue a de plus en plus besoin d’être une langue de gouvernement, d’être la
langue privilégiée dans laquelle se fait et se maintient le contact entre les
individus et les autorités publiques. Ces dernières peuvent être des
gouvernements locaux, régionaux ou étatiques, et mieux vaut le régional que le
local, et mieux vaut le national que le régional. Plus l’autorité publique sera
puissante, plus puissante sera sa langue. » (Ibid., p. 113)
Bref, ce livre devrait être lu par la
classe politique québécoise qui s’imagine que l’équilibre linguistique actuel
règle tout, car c’est particulièrement
faux à Montréal. Suffit de regarder les offres d’emplois de la région
métropolitaine pour voir que l’anglais et parfois même une troisième langue
sont de plus en plus demandés. Quel est
alors le territoire géographique et
économique de la langue française? Le Québec exception faite de
Montréal ? Pourtant, s’il y a davantage de langues et de nations que de pays,
c’est que certaines langues peuvent trouver leur territoire sans avoir
nécessairement besoin d’un pays. Mais, comment? Sont-elles menacées à long
terme ou leur territoire constitue une véritable enclave protégée ? Cela
dépend des systèmes politiques, mais certains s’en tirent bien. C’est notamment
le cas du Groenland qui a un « pouvoir
souverain en matière de langue et de culture » sans être un pays
indépendant. (p. 168) Un livre à lire ou à consulter tout au moins si les
questions linguistiques vous intéressent.
A souligner : l’index de la fin, ce qui manque trop souvent aux livres
francophones. Nous saluons donc cette initiative de l’éditeur.
***
L’autre livre dont nous voulons glisser un mot est celui de Lise Gauvin : Écrire pour qui? Un livre sur les rapports écrivains/publics, mais
aussi leur rapport à la langue, car nous ne retrouvons pas la même
« langue » chez tous les écrivains, même s’il s’agit de la langue
française! Question de prose et d’expression. De contexte, historique et sociopolitique
par exemple. Joual ou français pointu?
Lecteur d’essai,
j’avoue que ce livre était moins dans mes cordes, car je n’avais pas – ou peu –
de références littéraires. Mais, pour qui étudie la culture à travers la
littérature, il doit être un essentiel. Pour le lecteur de roman, un outil pour
aller plus loin et comprendre ce qu’il y a derrière les mots, car les mots sont
là pour faire comprendre une pensée à des publics dont les lecteurs font
partis. Parfois, à des publics éloignés de l’écrivain. Le parisien n’est pas
près du plateau Mt-Royal et de Tremblay; pourtant, il peut comprendre en
parallélisant le plateau dans une culture qui lui est proche. (2)
La même chose est
vraie du roman historique et social. Même si je ne suis pas un lecteur de
roman, Zola me parle, car je le lis avec distance comme un document
ethnométhodologique qui me décrit un autre temps en un autre lieu. La même
chose est vraie de Tremblay. Si je prends un exemple du livre, où Albertine
découvre « Bug-Jargal » de
Victor Hugo sous l’oreiller de son frère; un livre à l’index :
« Victor
Hugo, y’est toute à l’index! Toute au complet! » (p. 71)
Cela me parle d’une période de notre
histoire, mais parle aussi à d’autres, ailleurs. Ils peuvent même faire des
parallèles avec leur propre culture et histoire. Par exemple, ont-ils connus
les livres à l’index? C’est la marque d’où on est sur une échelle des
libertés : dans la grande noirceur, la grisaille ou la liberté! Bref, un
livre intéressant même si je ne l’ai lu qu’en diagonale. Pour qui s’intéresse à
la littérature, il est à lire.
***
Si
les langues peu utilisées sont menacées de disparaître (La loi de Babel), ceci
pourrait devenir le sort du français ici, car il est entouré par l’anglais, de
cet anglais que l’on nous demande de maîtriser de plus en plus parfaitement
pour le moindre emploi, même si la langue de travail est le français au Québec!
Le fait que notre littérature puisse s’exporter est peut être un sérieux coup
de main à sa défense cependant, car il montre que notre culture est encore
vivante. Mais, est-ce suffisant? Comment encourager la population à vivre en
français? Voilà la question à résoudre dans les grands centres comme Montréal,
où l’anglais et les autres langues prennent de plus en plus de place. Le recul du
français y est même très net nous dit Guillaume Bourgault-Côté dans le Devoir :
« Sur l'île de Montréal, la proportion de personnes dont le français est
la langue maternelle est passée sous la barre symbolique des 50 %, soit une
diminution de près de quatre points en cinq ans. Par ailleurs, désormais, seuls
54 % des foyers montréalais parlent surtout le français dans la cuisine, quelle
que soit la langue maternelle. » (3)
On se doit donc de
favoriser le français. A Montréal, cela peut se faire en acceptant que les
employés municipaux n’aient pas
nécessairement un anglais parfait pour travailler, même pas du tout; une façon
d’affirmer que la langue d’ici est le français! Je le souligne, car j’ai eu
connaissance qu’un anglais parfait est souhaitable dans bien des emplois
municipaux à Montréal. Alors qu’autrefois Montréal se targuait d’être la plus
grande ville francophone en Amérique, aujourd’hui elle se définit comme une
« métropole cosmopolite » ayant un « caractère francophone unique parmi les grandes villes nord-américaines! »
(4) Seulement un caractère francophone. Changement de perspective! « La loi de Babel » : quand
langue et politique s’emmêlent!
Notes :
1.
Michel Handfield, 31 mars 2008, Le français,
langue seconde? Pourquoi pas langue d’ici!, in Societas Criticus, revue de
critique sociale et politique, Vol. 10 no. 2, Éditos
2.
Ainsi, depuis la création des belles sœurs, cette pièce a tourné dans le monde
et rencontré ses publics malgré son côté québécois, voir montréalais, qu’on y
trouvait ici. C’est la beauté de la culture.
3.
Guillaume Bourgault-Côté, Recul
historique du français au Québec, in Le Devoir, Édition du mercredi 05
décembre 2007 : www.ledevoir.com/2007/12/05/167317.html
4.
Diversité montréalaise : venir à Montréal. Voir http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4637,8893598&_dad=portal&_schema=PORTAL
Arrière
de couverture
Reçu le
12 janvier 2007 : Laponce, Jean, 2006, Loi
de Babel et autres régularités des rapports entre langue et politique, PUL,
Sciences humaines ISBN : 2-7637-8410-0

Les
langues en contact établissent entre elles des rapports de communication, de
compétition, de coopération et de conflit que les politiques publiques
régissent plus ou moins, et plus ou moins bien. Or, ces rapports sont affectés
par des tendances naturelles auxquelles toute langue est confrontée, qu’elle
soit dominante ou minoritaire. Ce précis, qui présente ces tendances sous forme
de lois, s’adresse non seulement à l’étudiant des liens entre langue et
politique mais aussi à tous ceux qu’interpelle la protection de plus en plus
difficile de langues qui ont besoin de ces arcs-boutants que sont territoire, école, marché, famille et
gouvernement.
---
Reçu le 20 février 2008 :
Gauvin, Lise, 2007, ÉCRIRE POUR QUI?
L'écrivain francophone et ses publics, Paris : Karthala, Collection :
LETTRES DU SUD, 180 p., Format : 13,5X21,5 ISBN
9782845869363. www.somabec.com/
Au
moment où on s'interroge sur le sort des langues dans une perspective de
mondialisation, il est important de réfléchir aux conditions d'existence des
littératures de langue française et à leurs interrelations. La question des
rapports écrivains-publics est au cœur même des débats contemporains et met en
cause la lisibilité des codes culturels et langagiers.
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 1, Livres :
www.societascriticus.com
10/6
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 6, Livres :
www.societascriticus.com
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Reçu le 20 octobre 2008 : Geet Éthier, Marc, 2008, Ménage
vert. Se faciliter la vie en la protégeant (GUIDE PRATIQUE),
Montréal : Trécarré, 320 p., ISBN : 978-2-89568-385-8 / www.edtrecarre.com
Nous
sommes de plus en plus préoccupés par la qualité des produits de consommation
courante que nous utilisons, et conscients des risques évidents que présentent
certains d'entre eux. Souvent, les petits guides verts distribués par divers
organismes sont simplistes et limités, et offrent même parfois des solutions
déconseillées par les experts de la contamination corporelle. La plupart des
gens ne savent plus comment s'y prendre quand vient le temps de déboucher les
tuyaux, de limiter les pissenlits ou de détacher une cravate de soie. Ménage
vert propose des solutions réellement efficaces qui dépassent le vinaigre et le
bicarbonate de soude : de la tache d'encre sur la chemise à l'organisation des
éviers pour limiter la tâche d'entretien, tous les problèmes sont abordés. C'est
un guide facile à consulter, qui respecte à la fois la santé et l'environnement
et qui est inspiré par une approche dite « écosanté », une nouvelle orientation
de la recherche en pleine ébullition.
Divisé en cinq
sections (les pièces, les tâches, les taches, les produits, les accessoires),
le guide est doté d'un index permettant de trouver facilement tous les produits
et thèmes abordés. Il traite aussi des solutions pour l'entretien de
l'extérieur de la maison.
L’auteur
Après des études universitaires
en psychologie, Marc Geet Éthier a fait de la gestion d'entreprise, puis
de la formation et de la consultation privée. Il a publié des livres sur la
sexualité, les rapports affectifs et la contamination du corps. C'est un hasard
qui l'a mené à s'inquiéter et à enquêter sur le péril chimique. Auteur et
citoyen aujourd'hui convaincu qu'il est pressant de se prémunir contre la
contamination de nos corps, il se consacre, depuis la publication de Zéro
Toxique, à la mise à jour et à la diffusion des solutions concrètes proposées
par les chercheurs de pointe...
Commentaires de Michel Handfield
(28 novembre 2008)
Parler
de ce livre, ce n’est pas comme parler d’un autre essai. Je l’ai mis dans mon
bureau pour le lire, mais ce n’est pas ce qu’il faut faire. C’est de le mettre
au cœur de la maison, dans la cuisine par exemple, et de le consulter
régulièrement. On trouve que la maison se salit vite, on regarde la section
« En faire moins, faire mieux »! Ainsi, mettre un tapis à l’entrée
élimine une large part de la poussière qui entre dans la maison. Se déchausser,
encore plus! (p. 19) Pour éliminer le plus gros du nettoyage de la douche,
l’auteur recommande l’usage d’une raclette (squeegee)
pour enlever l’eau des parois après la douche. (p. 21) Ça fonctionne, je peux
vous le dire! Tout y passe, même des modèles de partage des tâches dans la
famille.
Puis
viennent les trucs et conseils, mais pas deux ou trois. Des centaines. Pour
tout. Ainsi, dans la lessive, l’auteur recommande de « laver les nouveaux
vêtements [de jeans et denin] avec les anciens pour redonner un peu de couleur
à ces derniers. » (p. 65) Mais, il faut mettre les mêmes couleurs ou des
couleurs très semblables j’imagine, car les jeans ne sont plus tous bleus! Il
explique aussi quoi faire avec les vêtements qui ne doivent pas être lavés, car
si cela est vrai pour certains, pour d’autres il existe des trucs et il en
donne. (pp. 60-1) A suivre avec précaution cependant.
Près
de 300 pages de textes plus un index détaillé pour s’y retrouver, ce qui fait
310 pages au total. On trouve aussi bien des trucs pour nettoyer la cuvette,
qu’enlever les taches de rouilles. Des recettes pour faire des nettoyants
maisons et des conseils pour acheter des produits commerciaux plus sûrs, ne
contenant pas de contaminants par exemple. Il donne aussi les produits à
éviter. Très utile.
C’est un livre de
référence pour la maison. Un essentiel. Comme tout bon livre de référence, vous
ne suivrez peut être pas tout à la lettre, mais vous serez au moins conscient
de vos choix. Je dirais que c’est un livre à avoir dans toutes les maisons
comme un dictionnaire et un bon livre de recette. C’est d’ailleurs à cela qu’il
s’apparente le plus, car il définit les choses, comme ce qu’est l’eau de javel;
explique les problèmes posés; et donne des solutions de remplacement, que ce
soit d’autres produits ou des recettes maisons pour nettoyer sécuritairement et
écologiquement. Le livre à s’offrir pour la maison, car il servira à tous les
membres du foyer puisqu’il couvre tout de la chambre au jardin en passant par
l’atelier!
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D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 6, Livres :
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10/5
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revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres :
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Nadeau,
Jean-François, 2007, Bourgault,
Québec : Lux / www.luxediteur.com/
Parlez de Pierre Bourgault (1934–2003)
et aussitôt les images fusent :
l’orateur, le chroniqueur, le
polémiste, le militant, l’original, le professeur, le batailleur, l’entêté. Ce
personnage toujours haut en couleur incarne puissamment à lui seul toute une
partie de l’histoire sociale et politique du Québec du XXe siècle.
La collection “Histoire politique” dans
laquelle s’inscrit cette bio – lui a permis d’avoir très tôt (il est né en
1969) un contact privilégié avec différents acteurs importants des scènes
culturelle et politique,
dont est issu
Bourgault.
Le livre a pour colonne vertébrale non
seulement une forte connaissance des développements politiques et sociaux qui
jalonnent notre histoire, mais surtout, de nombreux témoignages que le
biographe s’amuse à croiser. Aussi, certains des 18 chapitres comportent pas
moins de 100 notes qui
prouvent le sérieux
de la démarche. Si les récits des gens qui ont sillonné l’existence de
Bourgault diffèrent parfois de l’un à l’autre, les faits et les paroles
publiques, de même que les souvenirs colligés, permettent de dessiner une
figure assez juste du cheminement du polémiste.
La mémoire de ce dernier, d’ailleurs,
semble souvent celle sur laquelle on doit le moins compter tant ses dires
apparaissent difficiles à vérifier. Mais si le biographe est loin d’être
complaisant envers son sujet, il sait démontrer l’apport de celui-ci à la
société comme faire ressortir l’aspectcharismatique et magnétisant de l’homme
que l’on considère habituellement comme l’un des plus grands orateurs du pays.
Si les chapitres sur les différents types de nationalismes et sur la fondation
et l’élaboration du RIN sont particulièrement intéressants, c’est qu’on sent et
comprend mieux la mission de Bourgault, ainsi que sa contribution. Mais la
biographie ne se limite pas aux aspects de la vie politique de l’homme, on le
suit dans ses rapports familiaux, ses amours, comme on retrace son parcours
journalistique, de comédien et de parolier.
De son enfance en Estrie, en passant par
son adolescence au collège Jean-de-Brébeuf, ses pérégrinations parisiennes, son
militantisme ou l’enseignement, le livre cerne bien l’importance de l’homme
dans la Révolution tranquille et dans son siècle. C’est qu’à l’instar de son
Jean-François Nadeau a suivi le parcours de cet homme complexe et profondément
sensible, marqué au fer rouge des blessures qu’inflige une vie menée sans
compromis de bout en bout, jusque dans la démesure que favorise la passion. En
historien, il a scruté la jeunesse, la formation intellectuelle et les actions
politiques de cet être profondément original qui fut d’abord connu d’un large
public à titre de président du Rassemblement pour l’indépendance nationale
(RIN). Il a interrogé près de deux cents témoins et disséqué nombre de
documents d’archives souvent inédits à ce jour. Il a traqué, en un mot, cet
homme sur la piste de sa vie.
Critique, l’auteur ne statufie pas
Pierre Bourgault, pas plus qu’il ne l’instrumentalise. Il permet plutôt de
mieux le comprendre, jusque dans ses contradictions, au coeur de l’époque
tumultueuse qui fut la sienne.
Historien et politologue, Jean-François
Nadeau est directeur des pages culturelles du quotidien Le Devoir.
Commentaires de
Michel Handfield (7 octobre 2008)
Bourgault! J’aimais bien entendre son
commentaire à la radio et à la télé. Je l’ai aussi vu en conférence à
l’université de Montréal, une fois dans une grande salle, à l’occasion du
référendum de 1980, et une autre où il est venu dans un cours que j’avais pris
hors département. Sur l’opinion publique si je me rappelle bien. Dialecticien
et communicateur par excellence, il était plus qu’intéressant à écouter.
C’était plaisant. De quoi vouloir lire cette biographie.
Je
ne fus pas déçu, car en plus de Bourgault, on a droit à tout le contexte dans
lequel il a évolué, c’est-à-dire l’histoire du Québec contemporain, car né en
1934, il a eu 20 ans en 54 : les années de la grande noirceur (Duplessis).
Mais, c’était aussi la préparation de ce qui viendrait : la révolution tranquille,
acte fondateur du Québec d’aujourd’hui. Et Bourgault étant éclectique,
c’est-à-dire touche à tout, il s’intéressa autant au théâtre qu’à la politique;
écrivait des discours qu’il devait tempérer pour ne pas conduire à la
révolution, mais aussi des chansons, comme « entre deux joints » endisqué par Robert Charlebois en 1973
(pp. 366-8). On apprend aussi qu’il
s’intéressait autant aux vins qu’aux garçons, car tout y passe dans ce
livre. Indépendantiste de longue date, à la tête du RIN, il amènera son parti
au PQ naissant, mais sera toujours en porte-à-faux avec René Lévesque.
Pourtant, il sera ami avec Robert Bourassa, qui a fréquenté le même collège que
lui (Bréboeuf), mais est fédéraliste! Comme les québécois, il n’est pas à un
paradoxe près. On ne s’ennuie donc pas à cette lecture.
Malgré la pauvreté, car la politique ne
nourrissait pas son homme, il y était à sa place, alliant l’art du théâtre à
ses idées nationalistes. Et, il attirait un public qui le portait!
D’avant-garde, il espérait une évolution de la société québécoise. Dans les
années 60, il souhaitait des cafés-terrasses comme on en trouvait en Europe!
(p. 152) Il aura fallu attendre quelques décennies avant de les voir à
Montréal. Pas surprenant alors que pour lui l’indépendance ne soit pas une fin
en soi, mais un instrument de développement, car nous avions (et avons encore)
besoin de nous développer! Les problèmes seront encore là, « mais alors
nous aurons les moyens de les attaquer de front et d’essayer de les solutionner »
disait-il. (p. 115) Il reviendra d’ailleurs souvent sur cette
idée au cours de sa vie.
Mais, être un intellectuel, et surtout
un politique, n’était pas facile. Il voudra travailler à plus d’une occasion,
mais on lui refusera bien des emplois, car il n’a pas d’expériences. « En
effet, qu’est-ce qu’un intellectuel pareil peut bien être capable de faire de
ses deux mains? C’est ce que beaucoup de gens se demandent. » (p. 353)
Victime de sa renommée en quelque sorte. Cela lui arrivera souvent.
Sa personnalité et son charisme lui
auront par contre permis de se faire des amis fidèles qui le soutiendront,
notamment parmi ses étudiants dont certains deviendront célèbres. Toujours près
des médias, cette biographie parle aussi
d’eux.
Bref, faire le tour de la vie de
Bourgault, c’est faire le tour du Québec politique et culturel au minimum.
C’est donc une biographie plus qu’intéressante, car c’est aussi un condensé de
l’histoire du Québec contemporain. Si Bourgault est foncièrement montréalais,
il n’est pas né à Montréal et a fait le tour du Québec par et pour la
politique. C’est donc un plaisir que de faire ce tour avec cette biographie que
l’on doit à Jean-François Nadeau du
Devoir. À lire.
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D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres :
www.societascriticus.com
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres :
www.societascriticus.com
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Boniface, P., 2008, ATLAS DU MONDE GLOBAL,
Paris : Armand Colin/fayard, 128 p. Format : 25,4X19, ISBN 9782200350543,
Distr : www.somabec.com
Le monde
global, si complexe, est fait de risques mais aussi d’opportunités. Pascal
Boniface et Hubert Védrine le décryptent pour nous. Ils alertent sans alarmer,
avec le souci constant d’informer, d’expliquer, d’éclairer. Sans surcharger,
saturer ou embrouiller, ils montrent les multiples visions du monde des divers
pays et peuples : ce sont autant de regards croisés sur l’histoire et sur notre
monde riche de contradictions, d’antagonismes et d’espérances.
Commentaires de Michel Handfield
(7 octobre 2008)
Le
monde change. On le voit tous les jours ces derniers temps pour qui suit les
informations, que ce soit en bourse ou sur la scène géopolitique. Comment s’y
retrouver entre la mondialisation, la baisse de vos épargnes ou la montée de
l’URSS? Est-ce lié ou non?
Cet
« Atlas du monde global » est un bon outil pour se faire une idée et
acquérir des concepts pour nous aider à comprendre ce monde dans lequel nous
évoluons, mais qui nous semble parfois si étranger. C’est que cet Atlas fait un
topo des principales théories du monde, passées et actuelles, avec cartes et
explications claires. Ainsi, dans les grands repères du passé on regarde les
théories « du chandelier », soit que « l’homme moderne serait
issu de mutations et d’évolutions diverses à partir de descendant de Homo ergaster en Europe et de Homo erectus en Asie » (p. 7), et
celle « de l’Arche de Noé », qui « soutient l’idée d’une origine
africaine unique puis de migrations ayant peuplé la Terre. » (p. 9) On
trouve cela dans la première section : « Les grands repères du
monde ».
Puis, on en vient
à aujourd’hui dans la seconde section, « Les diverses interprétations du
monde global », où on explique des thèses comme le « clash des
civilisations » (pp. 28-9); le « monde unipolaire » (pp. 30-1)
et le « monde multipolaire » (pp. 32-4), qui est la théorie que je
préfère personnellement. Nous en avons d’ailleurs parlé à plus d’une occasion dans les pages de
Societas Criticus.
Le
lecteur avisé se demandera où est passé le monde bipolaire? On en parle entre
le monde unipolaire et multipolaire, car le monde bipolaire était relié à la
période d’opposition entre les États-Unis et l’URSS. Mais, avec l’effondrement
de cette dernière, les États-Unis ont semblé seul au monde jusqu’à ce que la
géopolitique vienne rappeler que ce n’était pas le cas et que le géant était
aux pieds d’argile. Tant l’Europe, la Chine que la Russie, qui reprend des
forces, n’ont pas l’intention de les laisser seul au sommet, d’où cette notion
de multipolarité de plus en plus présente sur la table des discussions
mondiales! Et que dire de l’Inde et du Brésil?
Naturellement,
s’il y a la politique, il a aussi les ressources, comme le pétrole (pp. 46-7)
et l’eau (pp. 60-1), qui peuvent être à la source de certains conflits. Et, que
dire des religions? (pp. 62-3) C’est ce qui est examiné dans la troisième
partie: « Les données globales ».
Cependant,
même si le monde peut être expliqué en moins de 130 pages, tous les acteurs
mondiaux ne le comprennent pas de la même façon, question de politique et de
culture. Ainsi, dans la quatrième et dernière partie on nous présente « Le
monde vu par » les États-Unis, les Européens, la France, …, le Canada, le
Brésil, … les islamistes, les Africains, les Méditerranéens, l’Iran, l’Inde, et
l’Afrique du Sud.
Bref,
un excellent ouvrage de référence pour Monsieur et Madame tout le monde qui
veut mieux comprendre ce qu’il entend aux nouvelles. C’est aussi un livre de
référence intéressant pour l’étudiant du secondaire et du cégep. Pour
l’universitaire, cela va si la géopolitique ou les affaires internationales ne
sont pas sa spécialité, car on parle ici d’un ouvrage grand public, mais très
bien fait.
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D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres :
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Jean-Pierre Béland (Sous la
direction de), 2006, L’Homme biotech : humain ou posthumain ?, PUL :
Sciences humaines, Éducation et IQRC, 144p. : www.pulaval.com
Les récentes
percées en biotechnologie ont soulevé plusieurs questions en éthique : transgénèse des animaux et des plantes, thérapie
génique, clonage, création de cellules souches, création des chimères
humain-animal, etc.

On peut imaginer
que, dans un avenir rapproché, on tente des modifications plus ambitieuses. Un
homme doté de l’odorat du chien, d’une protection contre les radiations
semblables à celle des bactéries, de la capacité d’hiberner comme l’ours. En
supposant que les obstacles techniques soient un jour surmontés, l’homme
disposerait alors de la maîtrise de son évolution et n’aurait de limite à son
imagination que les garde-fous législatifs qu’il pourrait lui opposer. Il
pourrait manipuler un embryon humain pour faire naître quelqu’un de beaucoup
plus puissant. Ainsi, le futur sera-t-il peuplé de super-humains génétiquement
modifiés ? L’Homme biotech est-il l’avenir de l’homme ? Il soulève dans l’esprit de certaines personnes
un dilemme : humain ou posthumain ? Pour d’autres, l’enjeu
éthique se formule ainsi : peut-on
transformer cet humain (ouverture post-humaniste) tout en sauvegardant la
dignité humaine ?
C’est pour
susciter la réflexion sur la problématique éthique internationale « L’Homme biotech :
humain ou posthumain ? » qu’un
colloque interdisciplinaire et interuniversitaire s’est tenu lors du 73e
congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), à
l’Université du Québec à Chicoutimi en 2005. Le recueil reprend les textes des
exposés et échanges par les conférenciers.
Commentaires de Michel Handfield
(7 octobre 2008)
Ce livre pose la
question de l’Homme puisqu’il a maintenant le contrôle de son évolution. (p. 2)
Restera-t-il humain ou mutera-t-il vers le « transhumain »? (pp. 9,
14, 46) A-t-il la liberté de devenir ou lui accorder cette liberté est-il le
début de la déshumanisation? On peut voir les biotechnologies comme une façon
de se dépasser si l’humain est libre de faire ses choix. Mais, inversement, ce
peut aussi être le moyen de créer des humains serviles sur commande. Tout est
ouvert dans ce laboratoire : du pire au meilleur!
Ceci pose aussi la
question de notre descendance et de ses droits, car si on peut créer nos descendants
comme on les veut, est-ce leur donner un biais qui pourra aussi leur nuire?
Pourrait-il nous poursuivre pour nos choix à leur égard puisqu’on aura pris la
place du hasard de la nature? Mais, plus terre à terre, pouvant maintenant
savoir les tares possibles de nos enfants dès les premières semaines de leur
conception, ceux-ci gagneront-ils le droit de poursuivre leurs parents s’ils
ont choisit de les avoir en sachant très bien qu’ils seront désavantagés dans
la vie, par un handicap par exemple, parce qu’eux n’ont n’a pas demandé à
naître, mais ont été choisi par leurs parents en dépit de cette tare
identifiable? (pp. 27-8) Des débats éthiques et juridiques en perspective.
Bref un livre qui
permet de se poser beaucoup de questions, même s’il pose des jalons de
réponses. Un livre qui intéressera tant le scientifique, l’humaniste que le
juriste, car ce sont des débats actuels, mais surtout à venir. A lire.
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D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres :
www.societascriticus.com
Quelques communiqués reçus (nouveautés)
Pour voir toutes les nouveautés des
Presses de l’Université Laval
www.pulaval.com/catalogue/recherche.html?recentes=1 ou www.pulaval.com/
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démocraties capitalistes.
En librairie
le 17 avril 2009
Collection contre-feux, 160 pages, 13 euros
ISBN : 978-2-7489-0102-3
http://agone.org/contrefeux/lepetitbourgeoisgentilhomme
ALFRED DÖBLIN
Peuple trahi
Novembre 1918. Une révolution allemande - Tome II
Avant-propos de Michel Vanoosthuyse
Roman traduit de l’allemand par Maryvonne Litaize & Yasmin Hoffmann
En librairie
le 17 mars 2009
ISBN : 978-2-7489-0100-9
512 pages, 28.00 euros, 14 x 21 cm
http://atheles.org/agone/marginales/peupletrahi/
La tétralogie *Novembre 1918* aux éditions Agone :
Bourgeois et soldats (tome 1) – février 2009
http://atheles.org/agone/marginales/bourgeoisetsoldats/index.html
Peuple trahi (tome 2) – mars 2009
http://atheles.org/agone/marginales/peupletrahi/
Retour du front (tome 3) – mai 2009
Karl & Rosa (tome 4) – octobre 2008
http://atheles.org/agone/marginales/karlrosa/index.html
Gérard
NOIRIEL
*Histoire, théâtre et politique*
En librairie
le 17 mars 2009
Collection contre-feux, 192 pages, 15 euros
ISBN : 978-2-7489-0103-0
http://atheles.org/agone/contrefeux/histoiretheatreetpolitique/
De mémoire
(2
Le deuil de l'innocence: un jour de septembre 1973 a Barcelone
JANN-MARC ROUILLAN
En librairie
le 17 mars 2009
Collection Memoires sociales, 192 pages, 15 euros
ISBN : 978-2-7489-0096-5
http://atheles.org/agone/memoiressociales/dememoire2/
Les derniers
exiles de Pinochet
Des luttes clandestines a la transition démocratique
Xavier Montanya
En librairie
le 17 mars 2009
Collection Mémoires sociales, 224 pages, 18 euros
ISBN : 978-2-7489-0095-8
http://atheles.org/agone/memoiressociales/lesderniersexilesdepinochet/
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http://www.revuerelations.qc.ca/
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Qu'est-ce
que l'adolescence ?
Coordonné par Véronique
Bedin
avril 2009 - 256
pages - 12,50 euros ISBN : 978-2-912601-72-8
Quand
commence et quand finit l’adolescence ?
Les filles et les garçons vivent-ils ce passage différemment ?
Les ados d'aujourd'hui sont-ils plus violents que ceux d'hier ?
Comment les parents vivent-ils cette période ?…
Ce livre donne la parole aux meilleurs spécialistes : sociologues, médecins, psychologues,
historiens... Il fait le point sur les bouleversements physiques et psychiques
de l’adolescent. Mais il éclaire aussi sur cette notion ambigüe qu'est
l’adolescence : un ensemble de représentations collectives qui varient selon
les sociétés et les générations.

Actes Sud: www.actes-sud.fr/
Agone: www.atheles.org/agone/
AK Press: www.akpress.org/
Allia: www.editionsallia.com/
Archipel: www.editionsarchipel.com/
Armand Colin: www.armand-colin.com/
Boréal: www.editionsboreal.qc.ca/
Chaire d’études
socio-économiques (UQAM): www.unites.uqam.ca/cese/
Christian
Bourgois: www.christianbourgois-editeur.fr/
Cumulus press: www.cumuluspress.com/
Diffusion Dimedia:
www.dimedia.com/
10/18: www.10-18.fr/
Dunod: www.dunod.com/
Éditeurs sans
frontières: www.editeurs-sans-frontieres.com/
Éditions du
Tricorne: www.tricorne.org/
Éditions
Saint-Martin: www.editions-saintmartin.com/
Éditions
Triptyque: www.triptyque.qc.ca/
Écosociété: www.ecosociete.org/
ERPI:www.erpi.com/
Europe(a): www.goethe.de/europe-a
Fayard: www.editions-fayard.fr/
Fides : www.editionsfides.com/
Flammarion: www.flammarion.qc.ca/
Fondation
littéraire Fleur de Lys: www.manuscritdepot.com
Gallimard: www.gallimard.fr/
Hachette: www.hachette.qc.ca/
HrtubiseHMH: www.hurtubisehmh.com/
JC Lattès:www.editions-jclattes.fr/index.html
L’instant
même : www.instantmeme.com/
La Découverte: www.editionsladecouverte.fr/
Lanctôt: www.lanctot-editeur.com/
Les belles
lettres: www.lesbelleslettres.com/
Les intouchables: www.lesintouchables.com/
Liber : www.editionsliber.org/
Lux éditeur: www.luxediteur.com/
MaxMilo: www.maxmilo.com/
Michel Lafon: www.michel-lafon.fr/
Mille et une
nuits: www.1001nuits.com/
Oxford University Press: www.oup.co.uk/
Pathfinder: www.pathfinderpress.com/
Payot: www.payot-rivages.fr/
Penguin: www.penguin.ca/
Perrin: www.editions-perrin.fr/
Plon: www.plon.fr/
PONS : www.pons.de/
Presses de la
cité: www.pressesdelacite.com/
Presses de la
renaissance: www.presses-renaissance.fr/
Presses de
l’Université de Montréal: www.pum.umontreal.ca/
Presses de
l’Université du Québec: www.puq.ca/fr/
Presses de
l’Université Laval: www.pulaval.com/
Presses
Universitaires de France: www.puf.com/
Québec-Amérique: www.quebec-amerique.com/
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éditeurs canadiens-français: www.livres-disques.ca/
Seuil: www.seuil.com/
Six brumes: www.6brumes.com/
Sogides: www.sogides.com/
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