Cette page fut redessinée pour fonctionner autant sur
ordinateur de table, portable, qu'en format «I Phone» et «I Touch». Le caractère fut donc grossit
pour le texte, mais réduit pour les notes et certains hyperliens.
7 novembre, 2009
Les
livres!
D.I. où la
culture nous émeut!

www.societascriticus.com/DIculture.html
Les livres dont nous parlons ici
peuvent ne pas être disponibles dans le pays de nos lecteurs et même chez nous,
au Québec, car nous en recevons d’un peu
partout de la francophonie vu notre présence Internet.
En conséquence, si un livre dont nous parlons n’est pas disponible dans votre
région, nous vous suggérons de contacter l’éditeur ou un libraire Internet
auquel vous avez confiance pour le
commander en ligne.
Nouveaux
livres reçus (avec descriptif)
Sous la
jaquette (Commentaires livresques!)
Visitez
les éditeurs (hyperliens)
Toutes nos archives
sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada
Revue
Societas Criticus à Bibliothèque et Archives nationales du Québec
La page
des plaisirs: www.societascriticus.com/DIplaisirs.html
(Avec présentation d’arrière de
couverture lorsque disponibles en format reproductible)
11/6
Patry, Sylvie, 2009, RENOIR
AU XXe SIÈCLE, France: Découvertes Gallimard/Réunion des Musées Nationaux
(imprimé en Italie par Zanardi Group), 48 pages, ISBN
9782070337446, 8,40 € :
http://www.gallimard.fr/
Voir notre texte RENOIR AU XXe SIÈCLE
11/5
4
septembre 2009, 4 livres reçus de Somabec : www.somabec.com
Frankl, V., 2009, NOS RAISONS DE VIVRE À l'école du sens de la
vie, Paris : INTEREDITIONS, 2009, 224 p. ISBN 9782729610074 ($44.95)
Ce que j'appelle le vide existentiel constitue un
défi pour la psychiatrie contemporaine. De plus en plus de patients se
plaignent d'un sentiment de vide et de non-sens, qui peut, selon moi, être
attribué à deux facteurs. Contrairement à l'animal, les instincts ne disent pas
à l'être humain ce qu'il doit faire. Et contrairement aux époques plus
reculées, les traditions ne lui indiquent plus ce qu'il devrait faire. Le plus
souvent l'être humain ne sait même plus ce qu'il veut fondamentalement. Ainsi,
faute de savoir lui-même à quoi il aspire, il en vient à désirer de faire ce
que les autres font (conformisme) ou de faire ce que les autres veulent qu'il
fasse (totalitarisme).
J'espère réussir à partager avec le lecteur ma
conviction qu'en dépit de l'effondrement des traditions, la vie recèle un sens
pour chacun, et plus encore, qu'elle conserve ce sens, littéralement jusqu'à
notre dernier souffle.
Au sommaire:
- 1ère partie: Les fondements: Au-delà de la clinique, une vision de
l'humain; L'auto-transcendance en tant que phénomène humain; Qu'est-ce que le
sens?
- 2e partie: Les pratiques: Le vide existentiel: un défi individuel et
un défi thérapeutique; Les techniques: l'injonction paradoxale, le commun
dénominateur; L'accompagnement, le positionnement, le soin de l'âme.
Le Guernic, A. 2009,
SORTIR DES CONFLITS Méthode et
outils pratiques, avec l'analyse transactionnelle, Paris, INTEREDITIONS,
2009, 240 p., ISBN 9782729610036 $39.95
Nous subissons tous le poids des conflits, tant dans
notre vie professionnelle que personnelle. Et s'ils sont difficilement
évitables, l'important est de savoir en sortir. Pour cela, il faut avoir les
bonnes clés car la bonne volonté ne suffit pas. C'est ce que vous apporte ce
livre: une grille de lecture, une méthode et des outils vous permettant:
- D'identifier la nature du conflit: sa source et son
moteur;
- De le résoudre en fonction du type identifié;
- De développer vos compétences relationnelles pour
prévenir ou désamorcer les conflits naissants.
L'ouvrage se fonde sur une démarche privilégiée,
l'analyse transactionnelle (AT), qui, comme son nom l'indique, a pour objet l'étude
de nos mécanismes relationnels et de nos transactions avec les autres. Il offre
ainsi des solutions appropriées et applicables au quotidien pour pacifier nos
relations. De nombreux exemples vous aident à vous familiariser avec les outils
décrits et avec les solutions proposées. Quelle que soit votre situation, vous
trouverez dans cet ouvrage l'état d'esprit et les outils avec lesquels vous
pourrez résoudre un conflit, petit ou grand.
Steiner, C., 2009, LE
CONTE CHAUD ET DOUX DES CHAUDOUDOUX, Paris : INTEREDITIONS, 28 p. ISBN
9782729610005, $19.95
Claude Steiner est psychothérapeute et il a un
jour imaginé d'expliquer l'Analyse transactionnelle aux enfants. Le résultat
est cet adorable conte, joliment illustré des dessins chauds et doux de PEF. Un
charmant album que s'arrachent les enfants... et les grands enfants depuis près
de 20 ans.
Légaré, M., Mailhot,
S., psychologues, 2008, SOYEZ HEUREUX,
PENSEZ AUTREMENT ! Réflexions et exercices pratiques: Comprendre, Agir, Grandir, Québec : 2PSYS, 2009, 160 p. ISBN
9782981087300, $24.95
Notre quête du bonheur peut être ardue et nous le
cherchons souvent un peu partout, parfois en vain. Il nous arrive à tous…
D'avoir de la difficulté à mettre nos limites; De perdre le contrôle de nos
émotions; De nous sentir incompris; De vouloir plaire à tous; D'avoir
l'impression que tout va mal dans notre vie; D'avoir de la difficulté à
surmonter certains éléments douloureux de notre passé; D'être très exigeant
envers nous-mêmes; De nous sentir tendus et stressés.
Il existe plusieurs causes à ces difficultés. Et
si une partie de la réponse à ces malaises se cachait à l'intérieur de nous?
Que pouvons-nous faire concrètement pour être plus heureux? Rédigé dans un
langage simple par deux psychologues qui se basent sur leur expérience
clinique, ce livre présente une approche orientée vers l'action. Il propose une
réflexion sur votre façon de voir la vie, suggère des moyens concrets et
présente des exercices simples et pratiques qui vous feront cheminer vers un
mieux-être intérieur. Voici un livre qui pourrait bien changer votre vie!
Au sommaire:
Section 1: Huit styles de pensées inappropriées: Anticipation négative;
Rumination du passé; Lecture de pensée; Perception sélective; Négativisme;
Vouloir être aimé de tous; Dramatisation; Perfectionnisme; Section 2: Prendre
conscience de ses pensées inadéquates; Section 3: Adopter des pensées
adéquates; Section 4: La devise; Section 5: Passer de la pensée aux gestes;
Section 6: Bilan des apprentissages.
11/1
Deux livres sur le journalisme
reçus le 19 décembre 2008 :
Marc-François Bernier, 2008, Journalistes au pays de la convergence.
Sérénité, malaise et détresse dans la profession, Québec : PUL, 210 p,
ISBN : 978-2-7637-8722-0; http://pulaval.com/
Plusieurs chercheurs et observateurs
des médias soutiennent depuis des années que la concentration et la convergence
des médias ont des impacts sur la qualité, la diversité et l’intégrité de
l’information.
Cet ouvrage présente les
conclusions d’une vaste enquête menée principalement auprès de journalistes à
l’emploi de Quebecor, Gesca et de la Société
Radio-Canada. Autocensure, autopromotion, détournement de la mission de service
public du journalisme afin de satisfaire la soif de profit des actionnaires,
malaise, voire détresse professionnelle, sont au programme. Il ressort de cette
radiographie que les journalistes aimeraient faire un meilleur travail, mais
qu’ils sont souvent empêchés, non par les lois, les annonceurs ou la
partisannerie politique, mais par leur propre entreprise de presse.
Pour la première fois, nous
pouvons dresser le portrait des opinions et des attitudes des journalistes
professionnels qui oeuvrent dans les grands
conglomérats médiatiques du Québec.
Pour la biographie de
Marc-François Bernier, voir celle des
coauteurs du livre qui suit.
Marc-François Bernier, Thierry Watine, François Demers, Charles Moumouni,
Alain Lavigne, 2008, L'héritage fragile du journalisme d'information. Des
citoyens entre perplexité et désenchantement, Québec : PUL, 216 p, ISBN :
978-2-7637-8810-4; http://pulaval.com/
Que reste-t-il du journalisme
d’information ? Consultés au cours de l’automne 2006, des lecteurs, auditeurs
et téléspectateurs de la région de Québec portent un regard critique et lucide
sur l’identité plurielle des nouvelles produites tous les jours par les médias
généralistes. Leur attachement à un modèle idéal de journalisme noble,
désintéressé et au service de la démocratie n’a d’égal que leur perplexité face
à la mixité croissante des catégories médiatiques et des genres
journalistiques. Souvent incapables de définir avec précision ce qu’on appelle
aujourd’hui « le journalisme », le discours des récepteurs laisse plutôt
poindre un sentiment général de dégradation des pratiques professionnelles. Au
cœur de leurs inquiétudes, la montée en puissance de l’opinion, l’attrait
grandissant pour le divertissement et, plus encore, la multiplication des
messages à saveur promotionnelle. À travers ce livre, les membres du Groupe de
recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP) tentent
de comprendre jusqu’à quel point l’ampleur du phénomène d’hybridation des
contenus contraint les citoyens à adapter – sinon à revoir – leur système de «
décodage » des médias. Même la presse dite de référence ne ferait aujourd’hui
plus exception à cette remise en question.
Les coauteurs :
Marc-François Bernier est
professeur agrégé, coordonnateur du programme de journalisme et titulaire de la
Chaire de recherche en éthique du journalisme (CREJ) à l’Université d’Ottawa.
Journaliste pendant près de 20 ans et spécialiste de l’éthique et de la
déontologie du journalisme, il est titulaire d’un doctorat en science
politique. Corédacteur du Guide de déontologie de la Fédération professionnelle
des journalistes du Québec, il travaille également comme expert devant les
tribunaux civils dans des litiges mettant en cause les pratiques
journalistiques. Il est membre de la Commission canadienne pour l’UNESCO
(culture, communication et information).
François Demers
François Demers est professeur
titulaire au Département d’information et de communication de l’Université
Laval (Québec) où il enseigne depuis 1980. Auparavant, il avait été journaliste
professionnel pendant 15 ans. Doyen de la Faculté des arts de 1987 à 1996, il a
publié, en français, en anglais et en espagnol, plus d’une quarantaine
d’articles savants et plus d’une trentaine de chapitres de livres. Au début de
2008, il a mené à terme la production du livre : Figures du journalisme Brésil,
Bretagne, France, La Réunion, Mexique, Québec (Québec, Les Presses de
l’Université Laval, 183 pages). Il est aussi le concepteur et l’animateur d’un
cours à distance par Internet sur le journalisme en ligne.
Charles Moumouni
est professeur agrégé au Département d’information et de communication de
l’Université Laval (Québec) et avocat au Barreau du Québec. Il est membre du
conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie et
vice-président du Réseau Théophraste, réseau mondial regroupant les centres
francophones de formation au journalisme. Coordonnateur du programme de
formation UNESCO-Université Laval sur le journalisme et le patrimoine mondial,
il est aussi rédacteur en chef de la revue Perspective Afrique ainsi que de
L’Année francophone internationale.
Alain Lavigne est professeur
agrégé au Département d’information et de communication de l’Université Laval
(Québec). Depuis 1999, son enseignement porte sur les techniques et les métiers
de la communication. Il assume, depuis 2004, la direction de la maîtrise en
communication publique et du diplôme d’études supérieures spécialisées en
relations publiques. Avant sa carrière universitaire, pendant une dizaine
d’années, il a été successivement journaliste et professionnel en relations de
presse.
THIERRY WATINE est professeur
titulaire au Département d’information et de communication de l’Université
Laval (Québec). Journaliste en France dans les années 1980, directeur des
études et de la recherche à l’École supérieure de journalisme de Lille dans les
années 1990, il est aujourd’hui responsable des formations en journalisme
international, économique et scientifique au 2e cycle à l’Université Laval. Fondateur et
rédacteur en chef de la revue Les Cahiers du journalisme depuis 1996, il
coordonne également le Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en
communication publique depuis 2000 (PNCP).
10/6
Reçu le 25 novembre 2008 : Baillargeon, Normand, 2008, L’Ordre moins le pouvoir
(poche). Histoire et actualité de l’anarchisme, Édition revue & augmentée,
Marseille (France) : Agone, ISBN : 978-2-7489-0097-2, 224 pages, 11 x 18
cm : http://atheles.org/agone/
« Affirmez que vous êtes
anarchiste et presque immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un
partisan du chaos voire à un terroriste. Or, il faut bien le dire : rien n’est
plus faux que ce contre-sens qui résulte de décennies de confusion savamment
entretenue autour de l’idée d’anarchisme. En première approximation, disons que
l’anarchisme est une théorie politique au cœur vibrant de laquelle loge l’idée
d’antiautoritarisme, c’est-à-dire le refus conscient
et raisonné de toute forme illégitime d’autorité et de pouvoir. Une vieille
dame ayant combattu lors de la Guerre d’Espagne disait le plus simplement du
monde : “Je suis anarchiste : c’est que je n’aime ni recevoir, ni donner des
ordres.” On le devine : cette idée est impardonnable, cet idéal inadmissible
pour tous les pouvoirs. On ne l’a donc ni pardonné ni admis. »
On retrouve Normand Baillargeon
dans le film Chomsky et Compagnie sur le site des Mutins de Pangée (http://www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/).
Sortie le 26 novembre 2008. Voir le programme des projections prévues au
www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/?p=101#
Militant anarchiste, Normand Baillargeon
enseigne les fondements de l’éducation et la muséologie à l’université du
Québec à Montréal.
> Notiz auf Deutsch :
http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html
Reçu le 16 octobre 2008 : Kaufmann, Jean-Claude, 2008, Quand Je est un
autre. Pourquoi et comment ça change en nous, Paris : Armand Colin,
Collection Individu et Société, 264 p. ISBN 9782200353711, www.somabec.com
Certaines expressions résument
l’esprit d’une époque. L’obligation «d'être soi-même» est le mot d’ordre de la
nôtre. Mais, passé l’évidence du droit à l’autonomie personnelle, rien n’est
clair.
«Soi-même» existe-t-il vraiment?
Jean-Claude Kaufmann, pour avoir perçu
le sens de nos comportements les plus anodins, nous connaît mieux que personne.
Il inflige ici, mine de rien mais preuves à l’appui, une sévère et utile
correction à quelques-unes de nos croyances les mieux ancrées.
Non, il n’existe pas de «soi» traversant
la vie égal à lui-même. Il n’existe même pas de
«centre» à l’intérieur de nous. Notre identité est extraordinairement multiple
et changeante: tissée de moments parfois infimes où bascule tout ce que nous
sommes. Je n’est jamais autant je que lorsqu’il
s’invente différent. Et c’est très bien ainsi.
Ce livre novateur, où la réflexion
s’appuie sur le concret des grandes enquêtes menées par l’auteur (Premier
matin, Agacements), ouvre la voie de ce nouveau savoir-être, ni rigidité
illusoire, ni absence de repères, auquel nous aspirons tous.
10/5
Reçu le 2 septembre 2008 : Bizzoni, Lise et Prévost-Thomas, Cécile (sous la direction
de), 2008, La chanson francophone engagée,
Montréal : Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/ ISBN : 978-2-89031-632-4
Loin de constituer un sous-genre
de la chanson francophone qui aurait comme seul trait d’engagement celui d’un
texte à vocation sociale ou politique, la chanson engagée, telle qu’envisagée
ici, ouvre les frontières de son appellation. Elle est à la fois un objet
singulier (musique, texte, voix) et une pratique plurielle (artistes,
producteurs, diffuseurs, médias, publics) qui s’expriment symboliquement
(langue, identité) en fonction de différents supports et espaces privés ou
publics. Issus de la réflexion commune d’un ensemble de jeunes chercheurs qui
consacrent leurs travaux à la chanson québécoise et française, les textes
proposés permettent, loin de toute idéologie, d’apprécier la pluralité de l’expression
«chanson engagée» à travers des approches littéraire, musicologique ou
sociologique. Le présent ouvrage témoigne de la pertinence de l’étude de cet
art capable de révéler les enjeux culturels de la société contemporaine.
Parmi les auteurs-compositeurs et
les groupes étudiés: Anne Sylvestre, Bérurier Noir,
Georges Brassens, Loco Locass, Mes Aïeux, Rachid Taha, Richard Desjardins, Les Vulgaires machins, Thomàs Jensen, Zebda, etc.
10/4
Reçu dans la semaine du 16 juin
2008 : Perla Serfaty-Garzon, 2008, Marre d'être
la fée du logis ? Paradoxes de la femme d'aujourd'hui, Paris : Armand
Colin, 198 p. ISBN : 978-2-200-35038-3
http://www.armand-colin.com/
Les femmes d'aujourd’hui
sont-elles des fées du logis ?
L’expression est désuète, sent un
peu l’ironie, paraît même insultante à certaines. Leurs mères en
étaient, oui… Elles, non… Elles se
rebiffent à l’idée. Car toutes ont une vie qui ne se résume plus à leur foyer
et la majorité d’entre elles ont un métier auquel elles tiennent. Elles savent
s’affirmer.
Et puis, pensant à tout ce
qu’elles s’imposent pour que tout aille bien chez elles, elles se disent :
après tout… Savoir faire éclore le bonheur au quotidien et le protéger ne
reste-t-il pas de la vraie magie ?
Les tâches et le souci de la
maison sont à partager, c’est sûr. Mais n’y a-t-il pas des pouvoirs qu’on n’a
aucune envie d’abdiquer ?
L’auteure nous entraîne au coeur des paradoxes du quotidien au féminin. Une
exploration vivante, intime, émouvante. Et l’éclairage qu’elle apporte est neuf
et original.
Perla Serfaty-Garzon, psychosociologue, est connue pour
ses études sur le chez-soi et l’intimité.
9/3
Reçu le 14 mai 2007 :
Assogba, Yao (Sous la direction de), 2007, Regard sur... la jeunesse en Afrique
subsaharienne, Québec : PUL, Sciences humaines, Éducation et IQRC, 168
pages, ISBN : 978-2-89224-356-7
Plus
de 50 % de la composante des populations africaines au sud du Sahara se
retrouve dans la catégorie d’âge de 15 à 35 ans. Cette jeunesse a hérité des
conséquences néfastes de la crise économique et sociale des années 1980. Le
quotidien pour elle est fait de précarité, de sous-emploi, de chômage,
d’exclusion sociale… Mais ces jeunes ne faiblissent pas devant les problèmes
sociaux qu’ils vivent. Ils se manifestent de diverses façons pour exprimer
leurs aspirations et leurs ambitions. Ils sont dynamiques, inventifs et
créatifs dans tous les secteurs de la société. Ils abordent avec philosophie
leurs conditions de jeunes et participent en tant qu’acteurs sociaux aux
dynamiques mouvantes de l’Afrique contemporaine.
Dans
cet ouvrage collectif, des chercheurs de milieux universitaires et
journalistiques résidant en Afrique, en Europe et au Québec présentent une
analyse des principales réalités sociales des jeunes d’Afrique subsaharienne.
Les auteurs s’appliquent, d’une part, à montrer les dynamiques des rapports de
cette jeunesse au système d’éducation, au marché du travail, à l’emploi, au
politique, à la culture et au social, et expliquent, d’autre part, les logiques
et les stratégies que les jeunes Africains développent pour faire face aux
défis que posent leurs conditions de vie. Sans aucun doute, la jeunesse
représente une des principales forces sociales qui travaillent l’Afrique
subsaharienne en mutation.
Assogba, Yao, 2007, La
raison démasquée. Sociologie de l’acteur et recherche sociale en Afrique,
Québec : PUL, Sciences humaines, 108 pages, ISBN : 978-2-7637-8397-0
Cet ouvrage succinct éclaire les
conditions de l’émergence d’une sociologie de la
rationalité en Afrique et souligne sa
grande capacité à faire comprendre des phénomènes sociaux énigmatiques au
premier abord. L’observateur se retrouve ainsi devant un acteur social daté et
situé, et ayant de « bonnes raisons » de croire ce qu’il croit ou de se
comporter comme il se comporte. Partant du postulat selon lequel le
développement des sciences sociales réside dans les enquêtes concrètes,
l’auteur prend bien soin de montrer les relations de complémentarité entre la
recherche qualitative et la sociologie de la rationalité de l’acteur dans le
contexte africain.
Ce qui impressionne dans ce petit livre
tonifiant, c’est le tranchant du regard et sa pertinence. La clarté de l’exposé
et de l’écriture, la cohérence de son cadre analytique et l’originalité du
principal message en font un ouvrage de prédilection, aussi bien pour les
étudiants et les chercheurs des sciences humaines que pour un large public.
- Possibles, Le documentaire art
engagé;
- Harvill-Burton,
Kathleen, Le nazisme comme religion;
-
Praagh, Shauna Van, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et d’épée;
- Angenot,
Marc, Eddi, Maï-Linh, et
Vernes, Paule-M., La tolérance est-elle une vertu politique?
- De Cock
et al. (Sous la direction), Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France.
11/6
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no
6, Livres : www.societascriticus.com
_____________
Patry, Sylvie, 2009, RENOIR AU XXe SIÈCLE, France: Découvertes
Gallimard/Réunion des Musées Nationaux (imprimé en Italie par Zanardi Group), 48 pages, ill., rel., sous couv. ill., 120 x 170 mm.
Collection Hors série à l occasion de l’exposition RENOIR AU XXe SIÈCLE présentée aux Galeries nationales du Grand
Palais à Paris du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010, ISBN 9782070337446, 8,40
€ : http://www.gallimard.fr/
Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
Petit
poids lourd, c’est la première chose que j’ai remarquée alors qu’il était
encore dans l’enveloppe. Quand j’ai ouvert, j’ai compris : les pages se
déplient parfois en 4/4 pour faire paraître des reproductions de 23,5 X 32 cm alors que ce livre en fait à
peine 12,5 X 17,5! Comme ce livre ne fait qu’environ 1 cm d’épaisseur (1),
c’est dire que la qualité du papier y est pour quelque chose dans le poids. La
qualité de la gravure, elle, y fait quelque chose pour le plaisir de l’œil, car
c’est un livre d’art avec une impression de qualité. Le texte est clair, concis
et intéressant. On apprend, ainsi, que :
« (…) les tableaux de Renoir et de ses amis Monet, Pissarro, Cézanne,
Morisot ou Sisley, peinent à s’imposer au Salon officiel. En réaction, ils
organisent en 1874 une première exposition indépendante, suivie de sept autres.
Leur peinture libre et esquissée est qualifiée par dérision
d’ « impressionniste ». Dès la fin des années 1870
toutefois, Renoir se détache d’un mouvement dont il remet en cause la stratégie
et le style. »
Cet extrait est tiré de la section
« Le commencement d’un triomphe »,
car ce livre n’est pas paginé, mais divisé en sections.
Suivant
cette section, nous avons « Une famille en peinture », où on
apprend que les principaux sujets de Renoir sont ses proches; « Nouveaux cercles, nouveaux amateurs »,
où on apprend cette fois que Renoir à pris ses distances face au courant
impressionniste, mais a conservé « des
contacts avec ses amis de jeunesse ». Je dirais que Renoir est devenu
Renoir! On parle ensuite de la « nouvelle
manière de Renoir »! Cette manière, c’est la vie! Il peint sa femme,
ses enfants, la « Boulangère »,
une comédienne, mais en les retravaillant. « C’est le peintre qui fait le
modèle » comme le dit si bien le titre de cette 4e section.
À
67 ans, « il s’installe dans la maison des Collettes à Cagnes-sur-Mer, non
loin de Nice. » Après des années à Paris et en voyage! L’auteur parle donc
d’ « Une nouvelle Arcadie »!
(2) Artiste, il expérimentera différentes techniques et d’autres formes d’art,
comme la sculpture par exemple. « Le
don de la décoration, le goût de l’expérimentation », c’est Renoir,
même si c’est un Renoir moins connu! De son temps, il fera aussi des nus au
début du XXe siècle comme pour bien d’autres peintres. Mais, il les placera en
plein air. La femme, symbole des la nature, s’y mariera dans une célébration de
la vie et de la beauté. C’est le « Testament :
nus et odalisques », qu’il laissera! Il aura marqué son temps et ceux
qui le suivront. Picasso le consacrera « Le « pape de la peinture » », titre de la dernière
section de ce livre d’art!
Si
ce livre donne le goût de voir l’exposition, ce qui n’est pas possible pour
tous, il est aussi un concentré de celle-ci pour ceux qui n’ont pas la chance
d’aller à Paris, comme moi qui demeure à Montréal! Une excellente idée-cadeau
pour ceux qui aiment Renoir par exemple, qu’on vous l’offre ou que vous vous
l’offriez vous-même, car on n’est jamais mieux servi que par soi-même! Si vous
ne le trouvez pas en librairie, il y a certainement moyen de le commander par
internet.
Notes :
1. Mesures approximatives que j’ai prises avec une
règle!
2. Selon Wikipédia on parlerait d’une utopie, d’un
lieu idéal; pastoral et harmonique! Voir :
http://en.wikipedia.org/wiki/Arcadia_(utopia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadie_(poésie)
Arrière de couverture
On
oublie souvent que Renoir, né en 1841 et devenu l'une des grandes figures de
l'impressionnisme des années 1870, continua d'être un peintre actif et admiré
au début du XXe siècle : cinq ans avant sa mort en 1919, alors qu'il est riche
et célèbre, il déclarait « commencer à savoir peindre ». Les dernières années
de Renoir se caractérisent en effet par un profond renouvellement de sa
peinture et un goût constant de l'expérimentation, qui le conduit vers de
nouvelles techniques comme la sculpture. Renoir invente une peinture conciliant
la référence à la tradition, de l'Antiquité au XVIIIe siècle en passant par
Titien ou Rubens. Peintre de figures, comme il aime à le proclamer, il explore
un nombre limité de thèmes et place le nu féminin à la source de toutes les
audaces : libération de la couleur, affranchissement des règles de l'anatomie
et de la perspective, au profit d'une nouvelle Arcadie inspirée du Sud de la
France. Cette nouvelle manière lui vaut l'admiration de nouvelles générations
d'artistes, tels Matisse, Picasso, Maillol ou Bonnard qui, pour certains, font
le pèlerinage à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, où Renoir est installé une partie
de l'année. Ils y saluent un homme courageux et un peintre libre, moderne et
classique tout à la fois.
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no
6, Livres : www.societascriticus.com
11/4
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture,
Vol. 11 no 4, Livres : www.societascriticus.com
_____________
De toutes parts fusent les critiques
du Québec moderne né de la Révolution tranquille. Ces critiques, associées
souvent aux intellectuels de « la nouvelle sensibilité historique »,
annoncent-elles un retour du conservatisme ou alors une nouvelle forme de
pensée critique ?
S’inscrivant plutôt dans l’horizon du libéralisme politique, les auteurs du
présent ouvrage ont entrepris d’interroger le Québec contemporain au travers de
trois figures critiques du monde moderne au XXe siècle : Hannah Arendt, Emmanuel Mounier
et George Grant. Sous l’éclairage de ces figures qui ont influencé plusieurs
générations d’intellectuels au Québec apparaissent les contradictions et les
difficultés que le Québec a rencontrées en entrant dans la modernité. Le
présent ouvrage témoigne ainsi d’un véritable parcours dans une pensée
plurielle.
Table des matières partielle:
INTRODUCTION
PARTIE I : PRÉSENCE DE HANNAH ARENDT
PARTIE II : PRÉSENCE D’EMMANUEL MOUNIER
PARTIE III : PRÉSENCE DE GEORGE GRANT
Lucille Beaudry est professeure au Département de science politique
à l’Université du Québec à Montréal. Elle travaille dans le domaine de la
pensée politique et poursuit sa recherche sur le politique dans l’art
contemporain.
Marc Chevrier est professeur au Département de science
politique à l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux récents ont
notamment touché à l’analyse politique du droit, au fédéralisme et aux idées
politiques au Québec. Il a aussi contribué à des revues telles que Argument,
Liberté et L’Agora et a publié, chez Boréal, Le temps de l’homme fini (2005).
Commentaires de Michel Handfield (14 août 2009)
Intéressant et
« inégal », mais pas au sens négatif du terme! Inégal en ce sens que
pour l’un ce sera Arendt, pour l’autre Grant… et pour moi Mounier! C’est en
effet celui qui m’a le plus intéressé,
car je m’intéresse beaucoup aux droits de la personne versus les contraintes de
la culture groupale ces temps-ci! Il y a quelques années, c’eut été Hannah
Arendt qui m’aurait davantage rejoint.
Intéressant, car cela fait
découvrir des penseurs oubliés, mais dont la pensée est encore actuelle. Ce qui
aide, c’est que ces penseurs sont défendus par des auteurs qui savent les
actualiser et qui les aiment. Ils sont donc bien défendus. Même si je ne
pouvais être d’accord avec Grant, un conservateur lucide, dans les grandes
lignes, je dois avouer que sur un ou deux points j’ai quand même senti une
proximité relative. Il est aussi l’oncle du chef actuel du Parti Libéral du
Canada : Michael Ignatieff! Ceci le remet donc à
l’ordre du jour, car il peut avoir influencé son neveu par ce qu’il y avait de
plus progressiste chez lui. Cette époque
des « progressistes-conservateurs »
est cependant terminée, nos conservateurs ayant laissé tomber cette particule
pour devenir de purs conservateurs comme nos voisins républicains! Des
idéologues du conservatisme contrairement aux philosophes de ces temps pas si
lointains qui étaient toujours ouverts à la discussion.
Une lecture que je recommande pour
situer ces modes de pensée que sont les idées libérales, critiques et
conservatrices. Une façon de savoir où on se positionne face à celles-ci. Moi,
je suis un libéral critique! Tout est dit.
_____________
D.I., Delinkan Intellectuel,
revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4,
Livres : www.societascriticus.com
_____________
Depuis quelque temps, on couvre davantage de cinéma, mais
nous n’oublions pas les livres pour autant. Parfois, nous sommes un peu en
arrière sur nos lectures, mais d’autres fois ce sont les événements qui nous
font patienter pour les mettre en contexte; voir dans un nouveau contexte! Quoi
qu’il en soit, l’été est justement le bon temps pour parler de lecture. Alors,
voici cinq livres lus ces derniers mois:
- Possibles, Le documentaire art engagé;
- Praagh, Shauna Van, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et
d’épée;
- Angenot, Marc, Eddi, Maï-Linh, et Vernes, Paule-Monique, La tolérance est-elle une vertu politique?
Michel Handfield
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et
culture : www.societascriticus.com
_____________
Possibles (www.possibles.cam.org/), Volume 31 no
3 et 4 Été/automne 2007, Le documentaire
art engagé; 14$ / ISSN 0703713-9 (Reçu le 3 juin 2008)
Très claires sur Le plan
conceptuel, les frontières entre fiction et documentaire, de même qu’entre
l’acte créateur
et l’intervention, sont plus
nébuleuses sur te terrain des pratiques. Doit-on situer un Michael Moore plus
près de l’activisme politique d’un Chomsky ou de la narrativité d’un Oliver
Stone? Et alors est-il accidentel qu’au moment même où l’on constate partout un
déclin du militantisme dans les partis politiques, des films documentaires à
la charge dénonciatrice ou
mobilisatrice, qu’on programme même dans des salles commerciales, semblent
accompagner dans le temps de nouvelles formes d’engagement collectif, sans que
le public de ces films se réduise aux groupes activement engagés?
Le phénomène interroge tant les
organisations militantes que les milieux cinématographiques. Aurait-on institué
des cloisonnements contre-nature entre l’action et l’imaginaire? Entre le monde
de l’émotion privée et celui des solidarités et conflits plus larges? Où situer
dans l’éventail des actions visant te changement social, dans l’ensemble de la
production cinématographique, dans la galaxie de l’information médiatique, ces
documentaires qu’on dit (parfois avec hésitation) engagés?
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Qui s’intéresse au cinéma, à l’ethnométhodologie,
aux histoires de vie et aux « cultural
studies » trouvera matière à réflexion dans
ce numéro de « Possibles »
sur « le documentaire art engagé »,
car le documentaire rejoint toutes ces préoccupations. Engagé, il ne peut que
l’être, car dès que le cinéaste pose sa caméra sur un point, cela devient un
point de vue! Par contre, je dois confesser que voyant beaucoup de cinéma, j’ai
pris un certain temps à lire ce numéro et davantage tardé avant d’écrire mon
texte. Alors, si vous passez beaucoup de temps dans les salles obscures, je
vous conseille d’acheter ce numéro plutôt que de le consulter en bibliothèque,
car cela vous donnera plus de temps pour passer au travers. Conseil de
cinéphile…
A ce dossier, « Le documentaire, art engagé », s’ajoutent
d’autres textes, dont un de Marcel Sévigny sur la
décroissance comme moyen de sortir de l’impasse. (1) Fort intéressant, surtout
si l’on pense que la croissance est source de bien des maux non comptabilisés,
mais bien réels, tant en santé qu’en environnement, ces deux choses étant
liées. Ce texte ayant été écrit avant la crise du dernier trimestre de 2008, ce
numéro de la revue étant celui d’été/automne 2007, on aurait pu espérer que le
choc du capitalisme aurait permis d’aller justement dans cette voie, avec de
nouvelles façons de repenser la reprise, soit une reprise en douceur, moins
consommatrice, plus écologique, axée vers le transport collectif plutôt que
l’automobile individuelle; la consommation de culture et de biens durables
plutôt que de l’éphémère et du jetable! Mais, ce n’est pas ce qu’on a fait. On
a plutôt soutenu les acteurs et les entreprises qui nous ont justement conduits
vers cette crise par leurs comportements, comme s’ils n’étaient pas vraiment
responsables. Ils ont suivi un système et l’ont poussé à la limite jusqu’à ce
qu’il déraille, mais plutôt que de changer de conduite, on remet les wagons sur
les rails et on redonne la conduite des locomotives aux mêmes conducteurs ou à
leurs clones! (2) On va alors les
laisser aller jusqu’au prochain déraillement, dans une fuite en avant
perpétuelle comme s’il y avait un mur entre le raisonnement économique et
scientifique.
Dans ce numéro vous trouverez
aussi un texte sur l’éducation dans lequel j’ai mis bien des signets, car c’est
un sujet qui me préoccupe. L’auteur y fait référence au regretté Marcel Rioux
(3), un de mes anciens professeurs de sociologie à l’Université de Montréal,
critique du rapport Parent et de l’approche consumériste et productiviste de
l’éducation :
« Pour s’exprimer
d’une façon plus brutale, on peut dire que l’homme et sa culture sont en train
de disparaître sous l’amoncellement des marchandises que le système
techno-économique produit toujours en quantités de plus en plus
abondantes. » (Rapport de la commission d’enquête sur l’enseignement
des arts au Québec (rapport Rioux), Éditeur officiel du Québec, 1968, vol 1, p.
34, cité pp. 247-8)
A-t-on fait mieux depuis? Si on
pose la question, c’est dire que la réponse n’est certainement pas un oui clair
et franc! En effet, on oriente plus que jamais la formation vers les besoins du
marché, mais sans savoir si ces besoins dureront! Pourquoi ne forme-t-on pas
des êtres polyvalents, autonomes et créateurs comme le prônait Rioux (p. 247)
plutôt que des êtres limités, façon de leur donner des moyens de se défendre
dans la vie? C’est peut-être que l’entreprise ne veut pas de ces êtres
généralistes, mais veut plutôt des gens avec une formation pointue, mais
étroite (4), façon de les tenir bien en laisse, car, crise ou pas, c’est
l’entreprise qui commande! C’est ainsi
que le taylorisme est revenu en force sous une nouvelle forme au niveau
mondial, l’entreprise n’étant plus divisée en ateliers et en lignes de montage
sous un même toit, mais plutôt réparties entre différents pays et sous
traitants! Le siège social s’occupe d’abord de marketing, puis orchestre la
production, qui peut se faire en partie dans ses usines, mais aussi chez des
sous-traitants, répartis partout sur la planète, où cela lui coûte le moins
cher et ne le lie qu’au minimum à des employés. La vraie libre entreprise,
c’est-à-dire libre des responsabilités, mais machine à produire des profits!
Les entreprises sont devenues des donneurs d’ordre, si possible avec un minimum
d’employés, les autres étant contractuels ou sous-traitants, pour ne pas avoir de liens directs avec eux!
On peut même acheter les produits des autres, y mettre sa marque et son logo,
puis en assurer la mise en marché de façon à aller chercher le plus grand profit
au moindre risque! Cette spécialisation de la production et de la distribution
à la grandeur de la planète a cependant des conséquences sur la main-d’œuvre et
les systèmes d’enseignement pour y répondre, car l’enseignement ne sert plus à
instruire et à éduquer, mais à former la main-d’œuvre dont l’entreprise à
besoin à court et moyen terme, le long terme devant être un emploi qui mène à
la retraite selon moi, ce qui existe de moins en moins! Si l’entreprise quitte,
cette main-d’œuvre n’est cependant pas toujours adaptée à un nouveau travail,
car ses compétences sont limitées à ce dont elle avait besoin et difficilement
transférable ailleurs. Ce système est si poussé que des maisons d’enseignements
donnent même des programmes courts d’enseignement, à côté de leurs programmes
réguliers, pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises (5) à court et
moyen terme.
Rioux avait donc raison dans sa
critique de ce « système
d’enseignement dans lequel l’individu est mis au service de la production de
biens de consommation » (p. 248) plutôt que « d’en faire un être « normatif »,
[soit] « celui qui peut créer et
assumer des normes ». » (Ibid.) On parle de compétences
transversales à l’école, mais ce n’est que du langage. Pour que les choses
changent, il faut que l’éducation devienne « le centre d’un véritable projet de société » (p. 258). Le
rapport Rioux est donc toujours actuel même si on connaît davantage le rapport
Parent. Sauf que les sociologues, même s’ils ont raison, on les met souvent sur
une tablette et on ne veut surtout pas les voir en éducation, comme si
l’éducation n’était pas une fonction sociale. J’ai déjà écrit sur le sujet!
(6)
Notes :
1. Le titre exact : La décroissance : une voie théorique et pratique pour sortir de
l’impasse?
2.
C’est à dire d’autres conducteurs qui ont été aux mêmes « business school »
et qui pensent de façon semblable à leurs prédécesseurs!
3.
Marcel Rioux (1919-1992), professeur au département de sociologie, Université
de Montréal. Voir quelques uns de ses ouvrages sur http://classiques.uqac.ca/contemporains/rioux_marcel/rioux_marcel.html
4.
Comme ces anciens ouvriers spécialisés qui étaient tout, sauf spécialistes! Ils
n’étaient spécialistes que de la parcelle du travail qu’on leur avait bien
montré.
5.
C’est ainsi qu’à côté du Diplôme d’études collégiales nous avons des
attestations d’études collégiales « directement
reliées aux besoins actuels du marché du travail » nous dit le site du
cégep de Rosemont : www.crosemont.qc.ca/?B5E1A4D4-8FDC-4114-BFCB-50105FA5642C.
6. Michel Handfield, Parlons d’éducation : de la pénurie de personnel enseignant aux
problèmes scolaires, une réflexion s’impose, Societas Criticus,
revue de critique sociale et politique, Vol. 9 no 4,
Essais
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et
culture : www.societascriticus.com
_____________
Harvill-Burton, Kathleen, 2006, Le nazisme comme religion. Quatre
théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945), Québec :
Presses de l’Université Laval (www.pulaval.com),
252 pages, ISBN : 2-7637-8336-8, Prix :$ 30,00
En 1920, le
Parti nazi déclare son adhésion au christianisme positif dans son programme
politique. D’une perspective religieuse, une analyse des ouvrages d’Adolf
Hitler et d’Alfred Rosenberg nous conduit à une explication de ce « christianisme positif » et nous étonne
dans les répercussions de son application.
L’hypothèse
est la suivante : le nazisme comportait un objectif religieux, qui était
de faire disparaître le christianisme traditionnel pour le remplacer par une
vision nazie du « christianisme positif
».
Le livre
présente la lutte antinazie de deux théologiens germanophones, Paul Tillich et
Karl Barth. Tillich voit dans le nazisme une illustration de sa théorie du
démonique. Le point de vue théologique christocentrique de Barth suscite une
résistance au sein des Églises protestantes allemandes et la naissance de
l’Église confessante.
En France, la
résistance spirituelle est illustrée par deux théologiens jésuites, les pères
Pierre Chaillet et Gaston Fessard.
L’action de ces deux témoins prend un caractère prophétique au sein d’une
Église qui n’a pas encore pris conscience des implications perverses de
l’idéologie nazie. Pierre Chaillet organise la
résistance spirituelle en fondant un journal clandestin et œcuménique, le
Témoignage chrétien. Gaston Fessard est l’auteur du
premier exemplaire, « France, prends
garde de perdre ton âme ». De plus, il conteste l’obligation d’une
obéissance au gouvernement de Vichy en élaborant sa théorie du « prince esclave ».
En projetant
ainsi quelque lumière sur une période particulièrement trouble du siècle
dernier, ce livre montre comment politique et religion peuvent être parfois
enchevêtrées et quelle lucidité (prophétique et théologique) est requise pour y
voir clair et pour prendre les décisions et les engagements qui s’imposent.
Kathleen Harvill-Burton
a fait des études en sciences politiques et a obtenu une maîtrise en théologie.
Elle enseigne à l’Université de Bridgeport au Connecticut.
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Race aryenne supérieure; Hitler,
un sauveur; les Allemands, le peuple élu! Voilà des éléments d’une
idéologie : le nazisme. Mais, cette idéologie se confond à une religion,
avec le mythe du sang pur (p. 26) et la foi comme outil de contrôle! (p. 38)
Hitler se voit même investi d’une mission divine. (p. 50) S’il s’en prend aux
juifs, c’est que :
«Selon l’interprétation hitlérienne, la
race juive n’a fait que tromper le monde, depuis l’aube de l’histoire, en se proclamant
peuple élu. Il ne peut y en avoir qu’un : la race nordique. Le
mensonge juif a empêché, à maintes reprises dans l’histoire, l’implantation
triomphante du sang nordique et la réalisation de son destin providentiel.
C’est ainsi que la haine viscérale de Hitler, même si elle trouva son origine
dans les milieux sociaux antisémites de sa jeunesse, a vraiment pris forme
devant les obstacles qu’il voyait posés au triomphe de la race germanique par
le faux peuple élu. » (p. 51)
Ce livre est fascinant par
l’éclairage qu’il donne du nazisme, mais aussi l’analogie entre religion et
idéologie. De là à se questionner sur les religions, toutes les religions,
comme construit idéologique ayant des
visées politiques et de conquête il n’y a qu’un pas. De quoi avoir un doute
rationnel quand on regarde les religions, car ce ne sont pas que des croyances,
mais aussi des construits sociopolitiques. Puis, comme toutes constructions,
celles-ci ont été faites dans un but. Lequel? C’est ce qu’il faudrait savoir
pour mieux les comprendre. Cependant, cela s’est souvent perdu dans la nuit des
temps! On ne peut que supposer que c’était dans un but de domination sur un
groupe ou un peuple. Son peuple ou un peuple voisin? Cela dépend, mais, nous,
on doit s’arrêter ici. Aux historiens de répondre à ces questions.
C’est donc un livre à lire pour
comprendre l’histoire, mais aussi ce construit entre idéologie, politique et
religion en ces temps où politique et religion reviennent à l’avant-scène de
l’actualité. En complément de ce livre, nous vous parlons maintenant de deux
plaquettes fortes intéressantes sur religion, intégration et tolérance!
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et
culture : www.societascriticus.com
_____________
Praagh, Shauna Van,
2006, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et d’épée, PUL, Sciences humaines, Collection : Mercure du Nord/Verbatim, 51 p.
$ 3,99. Site : www.pulaval.com/
La décision récente de la Cour suprême du Canada
dans l’affaire Multani sur le port du kirpan par un
enfant sikh dans une école
publique du Québec nous offre l’occasion de
réfléchir à la situation de l’enfant religieux et croyant dans notre
société.
Les enfants qui portent kirpan ou encore hijab
représentent une vision de la mixité culturelle selon laquelle ils gardent leur
croyance tout en s’investissant dans tous les aspects de l’éducation publique.
Loin d’être de simples récepteurs passifs des décisions de l’État, les enfants
participent activement à la définition des positions constitutionnelles et
éducationnelles qui les encadrent.
Enfants, parents, enseignants, administrateurs et juges doivent
débattre dans les classes et les cours de récréation de la signification à
donner à l’hybridité, la mixité, le multiculturalisme dans l’État libéral
contemporain.
Shauna Van Praagh est professeure agrégée à la Faculté de droit de l’Université McGill et à
l’Institut de droit comparatif de McGill. Ses principales recherches et ses
écrits intègrent le droit de la famille, les droits de la personne et la
théorie juridique, le tout centré sur les enfants appartenant aux diverses congrégations
religieuses. La professeure Van Praagh est titulaire
d’un baccalauréat ès sciences (1986) de l’University
College de l’Université de Toronto. Elle a également
fait ses études de droit à l’Université de Toronto où elle a obtenu un
baccalauréat avec distinction en 1989. En outre, elle est titulaire d’une
maîtrise en droit (1992) et d’un doctorat en science juridique (2000) de la
Columbia University à New York. En 1989-1990, elle
était clerc du très honorable Brian Dickson, juge en chef du Canada, durant la
dernière année de fonction de ce dernier à la Cour suprême du Canada.
Angenot, Marc, Eddi, Maï-Linh, et Vernes, Paule-Monique, 2006, La tolérance est-elle une vertu politique ?,
PUL, Collection : Verbatim, 72 pages, ISBN : 2-7637-8455-0. Site : www.pulaval.com/
Cette table ronde sur « l’impossible concept de tolérance » a été
organisée par la titulaire de la Chaire Unesco de philosophie, Josiane Boulad-Ayoub, pour commémorer son
président
d’honneur, le regretté professeur Raymond Klibansky, ainsi que ses nombreux travaux consacrés à
ce problème qui le préoccupait entre tous. Mais aussi, en même temps, pour
fêter la Journée internationale de philosophie (novembre), décrétée par
l’Unesco qui a toujours placé l’idée de tolérance au centre de ses valeurs.
Les conférenciers qui nous ont aimablement donné
leurs textes, Marc Angenot (Université McGill), Maï-Linh Eddi (Nanterre et UQAM),
Paule-Monique Vernes (Université de Provence), abordent la question pour
répondre au thème de la table ronde La tolérance est-elle une vertu
politique ?, d’abord, sous l’angle de ses fondements philosophiques,
classiques et contemporains. Ils en examinent
ensuite les difficultés, le flou, voire les contradictions, entourant tant la
notion et ses métamorphoses diverses, depuis le XVIe siècle et
la croissance du pouvoir politique, que l’ensemble complexe de conduites
caractérisant les sociétés pluralistes dans lesquelles nous vivons. Ils ont
tenu également à relever les effets pervers du recours de plus en plus fréquent
à une idéologie de la tolérance, plus doucereuse que polémique
ou véritablement démocratique.
Marc
Angenot occupe la Chaire James-McGill d’étude du discours social à
l’université McGill de Montréal. Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages
d’analyse du discours et d’histoire des idées. Ses derniers livres s’intitulent
: Le marxisme dans les grands récits (Les Presses de l’Université
Laval et L’Harmattan, 2005) et Dialogues de sourds : traité de rhétorique
antilogique (Mille et une nuits, 2008).
Paule-Monique
Vernes est professeur
émérite de philosophie moderne et politique à l’Université de Provence. Auteur
de nombreuses publications et d’études importantes sur les institutions
démocratiques, la notion de citoyenneté ainsi que sur les philosophes
politiques classiques, son dernier livre (avec J. Boulad-Ayoub) porte sur les Fondements théoriques de la représentation
politique (PUL, 2007).
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Suite au
livre de Kathleen Harvill-Burton sur « Le nazisme comme religion »
j’attire votre attention sur ces deux petits livres (moins de 75 pages) qui
parlent d’ouverture et d’intégration malgré – ou avec - le prisme religieux! Si
la religion peut être une idéologie qui enferme, la personne derrière la
religion peut être plus ouverte. Tout est question de balance et de
compréhension mutuelle, mais avec des risques de dérapages. Ainsi, tolérer, ce
peut aussi être d’abandonner des gens à leur sort, soi-disant que ce sont leurs
choix ou leur culture qui dictent leur façon de faire, d’être et d’agir.
On n’a alors pas à intervenir tant que ça ne nous touche pas, mais à quel prix ?
Inversement, ne pas tolérer est aussi problématique, car cela empêche le
dialogue et toutes possibilités d’une voie de compréhension mutuelle. Mais, toutes les discussions sont elles
possibles quand il s’agit de Foi, de religion et de croyances ? Dans
certains cas, n’y a-t-il pas des blocages idéologiques ? La tolérance
devient-elle pire que de l’indifférence :
« En quoi alors la tolérance est-elle différente du mépris
silencieux ? Elle est renoncement au combat et à la discussion comme pour
les goûts et les couleurs. Je te laisse tranquille si tu me laisses tranquille. »
(Angenot et al., p. 65)
Et ici
s’opposent alors les droits de la personne, les droits culturels (ou
multiculturalisme), les croyances religieuses et la liberté d’expression. (1) A
ce sujet, pensons au cas actuel de ce père de Winnipeg, suprématiste blanc, qui
fait l’objet d’un procès concernant la garde de ses enfants, car après avoir
perdu leur garde pour en avoir fait des propagandistes de la suprématie
blanche, « il poursuit [maintenant] le
gouvernement manitobain pour atteinte à sa liberté d'expression. » (2) Si, « «Dans cette affaire, l'intérêt de l'enfant
doit primer sur la liberté d'expression», croit David Matas, porte-parole de B'nai Brith à Winnipeg »
(…) « pour l'avocat québécois Julius
Grey, la question ne se pose même pas: «On ne peut pas enlever des enfants à
leurs parents simplement parce que ceux-ci ont des opinions qui font
peur.» » (3) Les croyances élevées au rang de droit !
Cela pose
cependant de plus en plus de questions dans les milieux informés :
« En effet, les droits de la personne et les
droits culturels sont exactement contradictoires. Les droits humains sont
soumis à la loi civile qui les contrôle avec plus ou moins de rigueur, les
droits culturels sont laissés à la libre appréciation de leurs défenseurs. Et
on peut les invoquer pour justifier l’injustifiable, comme l’excision des
femmes. Chaque culture fait une apologie de soi qu’aucune neutralité ne peut
arbitrer puisque chaque culture fixe les règles du jeu. » (Angenot et al., p. 68)
Fait
intéressant, j’ai moi-même écrit sur le sujet il y a quelques
années : « Le multiculturalisme à l'encontre de
l'égalité? », parut dans La Presse du 28 janvier 1998, p. B 2.
(4)
En
conclusion, il faut être ouverts, mais conscient qu’il n’y a pas de
recette miracle. Voilà néanmoins des réflexions à lire en complément du livre
d’Harvill-Burton pour nous aider à naviguer en ces
eaux troubles de droits contradictoires, parfois même opposés les uns aux
autres!
Notes :
1. C’est ainsi que
dans les 3 grandes religions monothéistes on retrouve « des messages de paix et d’amour »,
mais aussi « des appels au meurtre
et à la vengeance. » (Arrière de couverture de
St-Onge, J-Claude, 2002, Dieu est mon copilote. La Bible, le Coran et
le 11 septembre, Montréal: écosociété)
2.
Agnès Gruda, Les opinions haineuses font-elles de
mauvais parents?, in La Presse, 27 mai 2009 : www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200905/27/01-860191-les-opinions-haineuses-font-elles-de-mauvais-parents.php
3.
Ibid.
4.
J’ai aussi repris intégralement ce texte en annexe de Michel Handfield, Le feu n’est pas pris! Ou commentaires
autour des débats actuels sur l’accommodement raisonnable à la lumière
d’Incendies de Wajdi MOUAWAD (France : Actes Sud et
Québec : Leméac, 96 pages), Societas Criticus,
revue de critique sociale et politique, Vol. 9 no 2,
Essais.
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et
culture : www.societascriticus.com
_____________
De Cock, Laurence, Madeline, Fanny, Offenstadt,
Nicolas et Wahnich, Sophie, (Sous la direction de),
2008, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France, France : Agone/Passé
& Présent (ISBN : 978-2-7489-0093-4 / 208 pages / 12 x 19 cm). http://atheles.org/editeurs/agone/
Guy Môquet,
Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au
début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références
historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises
en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les
contours d’une France mythique du candidat puis du président.

Comment voir clair dans tous ces
personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en
dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui
empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ?
Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions
historico-politiques ?
Une vingtaine d’historiens ont
disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de
saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction
d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours
critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité
nationale »...
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Ah, l’histoire!
Surtout quand les politiciens la manipulent pour en faire leur histoire; celle
dont ils ont besoin pour se justifier! Alors, pour répondre à cette
manipulation « sarkozyenne »
des historiens ont mis les points sur les « i » et les barres sur les
« t » dans ce livre, car Nicolas cite abondamment des gens hors
contexte pour flatter des électeurs tout en vidant ces personnages de leur sens
véritable, car si on se rappelle de leur nom, on se rappelle plus rarement ce
qu’ils ont dit, fait ou pensé! Cette stratégie « a pour principale fonction de dépolitiser l’histoire en neutralisant ou
en détournant la charge idéologique de ses symboles. » (p. 15) Ce
livre doit être bienvenu en France. Le même type de livre le serait ici, où on
vide aussi l’histoire de son contenu idéologique à l’école. Nos historiens
prendront-ils exemple de ceux-là? C’est à souhaiter.
Si ce livre
est d’un intérêt certain pour la France, il a aussi de l’intérêt pour les
francophones hors de l’hexagone. D’abord, si on suit le moindrement l’actualité
internationale et française, il peut être bon d’avoir ces références pour
comprendre au-delà des lignes rapportées dans les médias. C’est déjà ça. Mais,
si on s’intéresse le moindrement à la politique en général, il y a des
références dont on ne peut passer à côté, comme l’Affaire Dreyfus et Mai 68
par exemple. On ne peut non plus ignorer le Communautarisme,
puisque ce débat a traversé les frontières françaises et nous a rejoints, ici
au Québec, avec tout l’épisode des accommodements raisonnables! (www.accommodements.qc.ca) C’est
donc éclairant pour nous aussi.
Parlant d’éclairage, on y
retrouvera les concepts de la « lutte des classes » (119-121); des
« lumières » (pp.
116-9), et de « Choc des civilisations »
(49-52) par exemple. Au niveau des
personnages historiques, on a droit à des entrées sur « Claude Lévi-Strauss », « Blum », « De Gaulle » ou « Hugo »
pour ne nommer que ceux-là. Puis on y trouve aussi quelques événements
historiques marquant, comme « l’Affaire
Dreyfus » (pp. 27-30),
Bref, des choses reprises par la
littérature, le cinéma et les médias qui font qu’on les connaît aussi hors de
France même si ce n’est pas à fond, d’où l’intérêt de ce livre pour la
francophonie, car il couvre large autant en histoire, qu’en sociologie,
littérature ou politique. Un livre qui devrait intéresser au moins quelques
francophones hors de l’Hexagone et dont le concept mériterait certainement
d’être repris ailleurs, car ce genre de politicien ne sévit pas qu’en France.
Ce besoin de remettre les pendules à l’heure ne concerne donc pas que
l’Hexagone. D’autres pays auraient intérêt à se remémorer leur
histoire. Si cela pouvait donner des
idées à d’autres éditeurs…
Sommaire par thématiques:
Personnages
Maurice Barrès, par Gérard Noiriel
Marc Bloch, par Gérard Noiriel
Léon Blum, par Gérard Noiriel
Charlemagne, par Fanny Madeline
Georges Clemenceau, par Nicolas Offenstadt
Condorcet, par Yannick Bosc
De Gaulle, Sarkozy : une drôle d’histoire, par Annie Collovald
Jules Ferry, par Olivier Le Trocquer
Victor Hugo, par Sylvie Aprile
Jean Jaurès, par Blaise Wilfert-Portal
Jeanne d’Arc, par Nicolas Offenstadt
Claude Lévi-Strauss, par Éric Soriano
Lyautey, par Catherine Coquery-Vidrovitch
Georges Mandel, par Jean-Marie Guillon
Guy Môquet, par Pierre Schill
Jean Moulin, par Michel Fratissier
Napoléon Bonaparte, par Marc Belissa
Napoléon III, par Olivier Le Trocquer
Rois de France, par Fanny Madeline
Lieux et événements
Affaire Dreyfus, par Thomas Loué
Afrique, par Laurence de Cock
Cascade du bois de Boulogne, par Jean-Marie Guillon
La Commune, par
Olivier Le Trocquer
Croisades, par Françoise Micheau
Édit de Nantes, par Jérémie Foa
Glières, par Jean-Marie Guillon
Mai 68, ou L’actualité de la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile
Pavillon de la lanterne, par Yann Potin
Résistance, par Jean-Marie Guillon
Verdun, par Nicolas Offenstadt
Vichy, par Jean-Marie Guillon
Concepts
Choc des civilisations, par Françoise Micheau
Communautarisme, par Éric Soriano
Esclavage dans les colonies françaises, par Éric Mesnard
État capétien, par Yann Potin
Féodalités, par Fanny Madeline
Fille aînée de l’Église, par Fanny Madeline & Yann
Potin
Fin de l’histoire, par Michèle Riot-Sarcey
La « France éternelle », un paysage de campagne ?, par
Pierre Schill
Litanie, par Laurence de Cock
Lumières, par Sophie Wahnich
Lutte des classes, par Éric Soriano
Passé colonial, par Gilles Manceron
Repentance, par Sandrine Lefranc
Rêve, par Laurence de Cock
Révolution française, révolution, par Sophie Wahnich
Révolution française, ses « grands hommes », par Marc Belissa
La Terreur, terreur, par Sophie Wahnich
Totalitarisme(s), par Sonia Combe
_____________
D.I., Delinkan
Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et
culture : www.societascriticus.com
JOANNE
MORENCY
Lauréate
du prix Jovette-Bernier-Ville de Rimouski
Rimouski, le 5 novembre 2009
Cette année, le prix Jovette-Bernier-Ville
de Rimouski est décerné à Joanne Morency pour son premier
recueil de poésie, Miettes de moi, publié aux Éditions Triptyque en 2009.
Gaspésienne de coeur depuis vingt ans, Joanne
Morency prête sa plume tantôt à la chanson, tantôt à
des expositions alliant poésie et arts visuels, tantôt à des projets de
développement culturel. S’étant d’abord illustrée comme parolière au Festival
en chanson de Petite-Vallée 2000 et au Concours national de paroliers L’Hymne
au printemps 2003, elle a collaboré au collectif Pour une chanson (Isabelle
Quentin éditeur). Elle a reçu en 2007 le prix Piché
de poésie pour sa suite « Qui donc est
capable de tant de clarté », publiée dans Poèmes du lendemain 16 (Écrits
des Forges, 2007).
Dans Miettes de moi, une voix unique se fait entendre, à laquelle les
jurées ont été particulièrement sensibles. Les miettes, bouts, fragments ou «
mottes de vie » qui émaillent le texte de Joanne Morency
tracent les contours d’une présence étonnée, élaborent une vision du monde en
mouvement ; celle d’un moi qui, en cherchant à rassembler ses multiples
parties, traque l’instant pour l’inscrire dans la durée. Le regard de cette
femme suit ce qui est le plus petit, comme ces « fourmis réunies pour porter
les morceaux d’un biscuit ». Il s’élève aussi dans le ciel, « si grand qu’il
menaçait de [l]’emporter ». Par-dessus tout, il est habité par la Gaspésie, la
mer et ses paysages immenses et se porte subtilement, par touches successives,
sur la solitude qui aplanit le temps, hante les rêves.
C’est pourquoi le comité d’attribution du prix littéraire du Salon du
livre de Rimouski, séduit par les poèmes en prose de Joanne Morency,
est heureux de souligner la force évocatrice de son écriture et son talent
authentique. Le jury était formé d’Isabelle Girard, rédactrice à la pige, de
Nadia Plourde, auteure et enseignante, et de Nicole
Robichaud, lectrice. Les membres du comité félicitent chaleureusement Joanne Morency.
Créé en 1981, le Prix Jovette-Bernier-Ville
de Rimouski veut encourager une auteure ou un auteur de la région. Offert par
la Ville de Rimouski, le prix est une bourse de 1 000 dollars.
DANY LAFERRIÈRE
« Auteur des Amériques – et du Japon » récipiendaire du Grand Prix littéraire
international Metropolis bleu 2010
Montréal, le 27 OCTOBRE 2009 – La Fondation Metropolis
bleu remettra cette année le Grand
Prix littéraire international Metropolis
Bleu 2010 à Dany Laferrière, auteur notamment de
L'Énigme du retour, (Boréal, 2009) et de Je suis un écrivain japonais,
(Boréal, 2008).
Ce prix, d’une valeur de 10 000 $, souhaite ainsi souligner la
carrière littéraire de cet auteur de
renommée internationale. Dany Laferrière recevra le Prix lors de la 12e édition du
Festival
littéraire international de Montréal Metropolis bleu, qui se déroulera du 21 au 25 avril 2010 à
l’Hôtel Delta Centre-ville.
« Je suis enchantée que Dany Laferrière ait
accepté notre invitation, d’autant plus que cet auteur montréalais reconnu pour
la qualité, l’audace et la pluralité des genres dans son oeuvre
est un ami du Festival Metropolis bleu depuis
longtemps » a déclaré Linda Leith, présidente et
directrice artistique de la Fondation Metropolis
bleu. « C’est la première fois que la Fondation Metropolis
Bleu remet son Grand Prix à un « écrivain japonais », pour qui l’étendue des
lectures et la littérature dépasse les frontières ».
À propos de Dany Laferrière
Né à Port-au-Prince en avril 1953, Dany Laferrière
a grandi à Petit-Goâve. Il écrit pour le journal Le
Petit Samedi soir et fait partie de l’équipe de Radio Haïti. Il quitte son pays
natal à la suite de l’assassinat de son collègue et ami, le journaliste Gasner Raymond. Il s’installe au Québec où il occupe
plusieurs emplois avant de commencer à écrire. Son premier roman, Comment faire
l’amour avec un nègre sans se fatiguer, paraît en 1985. Le succès est immédiat
et les réactions nombreuses. Laferrière devient alors
l’un des principaux représentants d’une nouvelle génération d’écrivains dans le
paysage littéraire québécois.
Dany Laferrière écrit ensuite Éroshima (1987), puis L’odeur du café (1991), qui est
récompensé par le prix Carbet des Caraïbes. En 2000, près de vingt-cinq ans
après son arrivée au Québec, il signe Le cri des oiseaux fous, roman dans lequel
il témoigne des raisons qui l’ont poussé à quitter Haïti et qui remporte le
prix Carbet des Lycéens. En 2006, le prix du Gouverneur général du Canada est
décerné à son album jeunesse Je suis fou de Vava.
Habitant en alternance Montréal, New-York et Miami, l’auteur se
considère avant tout comme un citoyen de l’Amérique. C’est dans cet esprit
qu’il rédige ce qu’il appellera son Autobiographie américaine, un grand projet
regroupant une douzaine de ses titres et qui dresse un portrait de l’Amérique,
d’Haïti à Montréal, en passant par les États-Unis. Les livres de Dany Laferrière ont été traduits dans une douzaine de langues,
dont le coréen et le polonais. Son plus récent roman, L'énigme du retour, est
en lice pour le Prix Médicis 2009 ainsi que pour le Prix Fémina
2009.
Dany Laferrière mène, parallèlement à ses
activités littéraires, une carrière de journaliste et de chroniqueur, tout en
faisant quelques apparitions à la télévision et au cinéma. Il a également
scénarisé quelques longs-métrages, le plus souvent des adaptations
cinématographiques de ses romans.
Grand Prix littéraire international Metropolis
bleu
Les précédents récipiendaires du Grand Prix littéraire international Metropolis bleu sont A. S.
Byatt
(2009), Daniel Pennac (2008), Margaret Atwood (2007),
Michel Tremblay (2006),
Carlos Fuentes (2005), Paul Auster (2004), Maryse Condé (2003), Mavis Gallant (2002),
Norman Mailer (2001) et Marie-Claire Blais (2000).
La Fondation Metropolis bleu, basée à
Montréal, est un organisme à but non lucratif qui a vu le jour en juin 1997. Sa
mission est de réunir des gens de différentes cultures pour partager le plaisir
de lire et d’écrire. Pour de plus amples informations sur la Fondation Metropolis bleu, visitez le www.metropolisbleu.org.
Pour voir toutes les nouveautés des Presses de l’Université
Laval
www.pulaval.com/catalogue/recherche.html?recentes=1 ou www.pulaval.com/
Les nouveautés des Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/
AGONE
Notiz auf Deutsch : http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html
Que fait l'armée française en
Afrique ?
Raphael Granvaud
Préface d'Odile Tobner-Biyidi
http://atheles.org/agone/dossiersnoirs/quefaitlarmeefrancaiseenafrique/
En librairie le 23/10/2008
ISBN : 978-2-7489-0112-2
288 pages, 11 x 17 cm, 18 euros
Revue AGONE 41/42, 2009
Les intellectuels, la critique
& le pouvoir
http://atheles.org/agone/revueagone/agone41et42/
Ronald Creagh
UTOPIES AMERICAINES
Expériences libertaires du XIXe
siècle a nos jours
http://atheles.org/agone/memoiressociales/utopiesamericaines/
En librairie le 13 octobre 2009
Collection "Mémoires sociales", 400 pages, 24 euros
La Fabrique scolaire de l'histoire*Sous
la direction de Laurence De Cock & Emmanuelle
Picard
Préface de Suzanne Citron
En librairie le 25 septembre 2009
240 pages, 16 euros
http://agone.org/passepresent/enjeuxpolitiquesdelhistoirecoloniale/
LES INTELLECTUELS CONTRE LA GAUCHE
L'idéologie antitotalitaire en
France (1973-1981)
Michael Christofferson
traduit de l'anglais par André Merlot
http://atheles.org/agone/contrefeux/lesintellectuelscontrelagauche/
En librairie le 28 septembre 2009
Collection
"Contre-feux", 468 pages, 25 euros
George ORWELL
Écrits politiques (1928-1949) . Sur le socialisme, les
intellectuels & la democratie
Préface de Jean-Jacques Rosat / Traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner
http://atheles.org/agone/bancdessais/ecritspolitiques19281949/
En librairie le 15 septembre 2009
Collection "Banc d'essais", 432 pages, 25 euros
Deux nouvelles éditions de STIG DAGERMAN a
paraitre le 28 aout 2009
La Dictature du chagrin & autres écrits amers
(1945-1953)
Recueil traduit du suédois par Philippe Bouquet
Nouvelle édition augmentée de
quatre textes
http://agone.org/marginales/ladictatureduchagrinreedition
192 pages - 17 euros - ISBN : 978-2-7489-0109-2
La coopérative de solidarité Les Éditions Vie Économique (EVE) vient de
franchir une nouvelle étape de sa petite histoire : nous avons lancé la semaine
dernière le premier livre de la maison d’édition. Dans la collection «
Recherche », nous publions Réalités
et dynamiques régionales de l’économie sociale. La Capitale-Nationale et
Chaudière-Appalaches, un ouvrage d’Yvan Comeau,
professeur titulaire à l’École de service social de l’Université Laval. Sur la
base d’une quantité impressionnante de données quantitatives et qualitatives,
Yvan parvient à dessiner un portrait assez exhaustif des caractéristiques
régionales de la dynamique des entreprises d’économie sociale grâce au choix de
deux régions qui, malgré leur proximité géographique, rendent possibles des
comparaisons pertinentes des différentes réalités de terrain. Ce qui donne à
cet ouvrage un intérêt tout particulier, c’est qu’Yvan Comeau considère dans
son étude toutes les composantes de l’économie sociale, y compris les caisses
populaires et d’économie ainsi que les mutuelles et les coopératives agricoles.
(voir dépliant ci-attaché)
On peut dès maintenant acheter le livre d’Yvan en allant à la boutique en ligne
de EVE (voir http://www.eve.coop/?p=3). Sauf quelques rares exceptions
(à l'Université Laval), on ne pourra trouver le livre en librairie puisque les
firmes de distribution ne s’intéressent pas aux petites maisons d’édition en
démarrage. Le livre de 240 pages se vend 20 $ plus taxe et frais de poste
(total de 24 $).

http://www.revuerelations.qc.ca/

Auteur : François
Chartier
ISBN :
978-2-923681-20-7
Nombre de pages : 416
Format : 4 ¼ x 9 ¼
En librairie : 28
octobre
Prix : 29,95 $


Actes
Sud: www.actes-sud.fr/
Agone: www.atheles.org/agone/
AK Press: www.akpress.org/
Allia: www.editionsallia.com/
Archipel: www.editionsarchipel.com/
Armand Colin: www.armand-colin.com/
Boréal:
www.editionsboreal.qc.ca/
Chaire
d’études socio-économiques (UQAM): www.unites.uqam.ca/cese/
Christian
Bourgois: www.christianbourgois-editeur.fr/
Cumulus
press: www.cumuluspress.com/
Diffusion
Dimedia: www.dimedia.com/
10/18: www.10-18.fr/
Dunod: www.dunod.com/
Éditeurs
sans frontières: www.editeurs-sans-frontieres.com/
Éditions
du Tricorne: www.tricorne.org/
Éditions
Saint-Martin: www.editions-saintmartin.com/
Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/
Écosociété:
www.ecosociete.org/
ERPI:www.erpi.com/
Europe(a):
www.goethe.de/europe-a
Fayard:
www.editions-fayard.fr/
Fides
: www.editionsfides.com/
Flammarion:
www.flammarion.qc.ca/
Fondation
littéraire Fleur de Lys: www.manuscritdepot.com
Gallimard: www.gallimard.fr/
Hachette: www.hachette.qc.ca/
HrtubiseHMH: www.hurtubisehmh.com/
JC Lattès:www.editions-jclattes.fr/index.html
L’instant
même : www.instantmeme.com/
La
Découverte: www.editionsladecouverte.fr/
Lanctôt:
www.lanctot-editeur.com/
Les
belles lettres: www.lesbelleslettres.com/
Les
intouchables: www.lesintouchables.com/
Liber :
www.editionsliber.org/
Lux
éditeur: www.luxediteur.com/
MaxMilo:
www.maxmilo.com/
Michel
Lafon: www.michel-lafon.fr/
Mille
et une nuits: www.1001nuits.com/
Oxford University Press: www.oup.co.uk/
Pathfinder: www.pathfinderpress.com/
Payot: www.payot-rivages.fr/
Penguin: www.penguin.ca/
Perrin: www.editions-perrin.fr/
Plon:
www.plon.fr/
PONS :
www.pons.de/
Presses
de la cité: www.pressesdelacite.com/
Presses
de la renaissance: www.presses-renaissance.fr/
Presses
de l’Université de Montréal: www.pum.umontreal.ca/
Presses
de l’Université du Québec: www.puq.ca/fr/
Presses
de l’Université Laval: www.pulaval.com/
Presses
Universitaires de France: www.puf.com/
Québec-Amérique:
www.quebec-amerique.com/
Regroupement
éditeurs canadiens-français: www.livres-disques.ca/
Seuil:
www.seuil.com/
Six
brumes: www.6brumes.com/
Sogides:
www.sogides.com/
Somabec:
www.somabec.com/
Transcontinental:
www.livres.transcontinental.ca/
Técarré : http://www.edtrecarre.com/