Google
Livres

 

 

20 mai, 2009

Les livres!

D.I. où la culture nous émeut!

www.societascriticus.com/DIculture.html

 

 

Les livres dont nous parlons ici peuvent ne pas être disponibles dans le pays de nos lecteurs et même chez nous, au Québec, car nous en recevons  d’un peu partout de la francophonie vu notre présence Internet. En conséquence, si un livre dont nous parlons n’est pas disponible dans votre région, nous vous suggérons de contacter l’éditeur ou un libraire Internet auquel vous avez confiance pour  le commander en ligne.   

 

 

Menu

 

Nouveaux livres reçus (avec descriptif)

Lancement!

Sous la jaquette (Commentaires livresques!)

Quelques communiqués reçus (nouveautés)

Visitez les  éditeurs (hyperliens)

 

La page des Plaisirs!(B.D., Épicure, Trouvez un livre...)

 

Toutes nos archives sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada

Revue Societas Criticus  à Bibliothèque et Archives nationales du Québec

 

 

 

Série littéraire Metropolis bleu
Activités 2008-2009

 

 

 

 

Nouveaux livres reçus

(Avec présentation d’arrière de couverture lorsque disponibles en format électronique)

 

11/1

 

Deux livres sur le journalisme reçus le 19 décembre 2008 :

 

Marc-François Bernier, 2008, Journalistes au pays de la convergence. Sérénité, malaise et détresse dans la profession, Québec : PUL, 210 p, ISBN : 978-2-7637-8722-0;  http://pulaval.com/

 

Plusieurs chercheurs et observateurs des médias soutiennent depuis des années que la concentration et la convergence des médias ont des impacts sur la qualité, la diversité et l’intégrité de l’information.

 

Cet ouvrage présente les conclusions d’une vaste enquête menée principalement auprès de journalistes à l’emploi de Quebecor, Gesca et de la Société Radio-Canada. Autocensure, autopromotion, détournement de la mission de service public du journalisme afin de satisfaire la soif de profit des actionnaires, malaise, voire détresse professionnelle, sont au programme. Il ressort de cette radiographie que les journalistes aimeraient faire un meilleur travail, mais qu’ils sont souvent empêchés, non par les lois, les annonceurs ou la partisannerie politique, mais par leur propre entreprise de presse.

 

Pour la première fois, nous pouvons dresser le portrait des opinions et des attitudes des journalistes professionnels qui oeuvrent dans les grands conglomérats médiatiques du Québec.

 

Pour la biographie de Marc-François Bernier,  voir celle des coauteurs du livre qui suit.

 

***

 

Marc-François Bernier, Thierry Watine, François Demers, Charles Moumouni, Alain Lavigne, 2008, L'héritage fragile du journalisme d'information. Des citoyens entre perplexité et désenchantement, Québec : PUL, 216 p, ISBN : 978-2-7637-8810-4; http://pulaval.com/

 

Que reste-t-il du journalisme d’information ? Consultés au cours de l’automne 2006, des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de la région de Québec portent un regard critique et lucide sur l’identité plurielle des nouvelles produites tous les jours par les médias généralistes. Leur attachement à un modèle idéal de journalisme noble, désintéressé et au service de la démocratie n’a d’égal que leur perplexité face à la mixité croissante des catégories médiatiques et des genres journalistiques. Souvent incapables de définir avec précision ce qu’on appelle aujourd’hui « le journalisme », le discours des récepteurs laisse plutôt poindre un sentiment général de dégradation des pratiques professionnelles. Au cœur de leurs inquiétudes, la montée en puissance de l’opinion, l’attrait grandissant pour le divertissement et, plus encore, la multiplication des messages à saveur promotionnelle. À travers ce livre, les membres du Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP) tentent de comprendre jusqu’à quel point l’ampleur du phénomène d’hybridation des contenus contraint les citoyens à adapter – sinon à revoir – leur système de « décodage » des médias. Même la presse dite de référence ne ferait aujourd’hui plus exception à cette remise en question.

 

Les coauteurs :

 

Marc-François Bernier est professeur agrégé, coordonnateur du programme de journalisme et titulaire de la Chaire de recherche en éthique du journalisme (CREJ) à l’Université d’Ottawa. Journaliste pendant près de 20 ans et spécialiste de l’éthique et de la déontologie du journalisme, il est titulaire d’un doctorat en science politique. Corédacteur du Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, il travaille également comme expert devant les tribunaux civils dans des litiges mettant en cause les pratiques journalistiques. Il est membre de la Commission canadienne pour l’UNESCO (culture, communication et information).

François Demers

 

François Demers est professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval (Québec) où il enseigne depuis 1980. Auparavant, il avait été journaliste professionnel pendant 15 ans. Doyen de la Faculté des arts de 1987 à 1996, il a publié, en français, en anglais et en espagnol, plus d’une quarantaine d’articles savants et plus d’une trentaine de chapitres de livres. Au début de 2008, il a mené à terme la production du livre : Figures du journalisme Brésil, Bretagne, France, La Réunion, Mexique, Québec (Québec, Les Presses de l’Université Laval, 183 pages). Il est aussi le concepteur et l’animateur d’un cours à distance par Internet sur le journalisme en ligne.

 

Charles Moumouni est professeur agrégé au Département d’information et de communication de l’Université Laval (Québec) et avocat au Barreau du Québec. Il est membre du conseil scientifique de l’Agence universitaire de la Francophonie et vice-président du Réseau Théophraste, réseau mondial regroupant les centres francophones de formation au journalisme. Coordonnateur du programme de formation UNESCO-Université Laval sur le journalisme et le patrimoine mondial, il est aussi rédacteur en chef de la revue Perspective Afrique ainsi que de L’Année francophone internationale.

 

Alain Lavigne est professeur agrégé au Département d’information et de communication de l’Université Laval (Québec). Depuis 1999, son enseignement porte sur les techniques et les métiers de la communication. Il assume, depuis 2004, la direction de la maîtrise en communication publique et du diplôme d’études supérieures spécialisées en relations publiques. Avant sa carrière universitaire, pendant une dizaine d’années, il a été successivement journaliste et professionnel en relations de presse.

 

THIERRY WATINE est professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval (Québec). Journaliste en France dans les années 1980, directeur des études et de la recherche à l’École supérieure de journalisme de Lille dans les années 1990, il est aujourd’hui responsable des formations en journalisme international, économique et scientifique au 2e  cycle à l’Université Laval. Fondateur et rédacteur en chef de la revue Les Cahiers du journalisme depuis 1996, il coordonne également le Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en communication publique depuis 2000 (PNCP).

 

---

 

10/6

 

Reçu le 25 novembre 2008 : Baillargeon, Normand, 2008, L’Ordre moins le pouvoir (poche). Histoire et actualité de l’anarchisme, Édition revue & augmentée, Marseille (France) : Agone,  ISBN : 978-2-7489-0097-2

224 pages, 11 x 18 cm : http://atheles.org/agone/

 

L'Ordre moins le pouvoir (poche)« Affirmez que vous êtes anarchiste et presque immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un partisan du chaos voire à un terroriste. Or, il faut bien le dire : rien n’est plus faux que ce contre-sens qui résulte de décennies de confusion savamment entretenue autour de l’idée d’anarchisme. En première approximation, disons que l’anarchisme est une théorie politique au cœur vibrant de laquelle loge l’idée d’antiautoritarisme, c’est-à-dire le refus conscient et raisonné de toute forme illégitime d’autorité et de pouvoir. Une vieille dame ayant combattu lors de la Guerre d’Espagne disait le plus simplement du monde : “Je suis anarchiste : c’est que je n’aime ni recevoir, ni donner des ordres.” On le devine : cette idée est impardonnable, cet idéal inadmissible pour tous les pouvoirs. On ne l’a donc ni pardonné ni admis. »

 

On retrouve Normand Baillargeon dans le film Chomsky et Compagnie sur le site des Mutins de Pangée  (http://www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/). Sortie le 26 novembre 2008. Voir le programme des projections prévues au

www.lesmutins.org/chomskyetcompagnie/?p=101#

 

Militant anarchiste, Normand Baillargeon enseigne les fondements de l’éducation et la muséologie à l’université du Québec à Montréal.

 

> Notiz auf Deutsch : http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html

 

---

 

Reçu le 16 octobre 2008 : Kaufmann, Jean-Claude, 2008, Quand Je est un autre. Pourquoi et comment ça change en nous, Paris : Armand Colin,  Collection Individu et Société,  264 p. ISBN 9782200353711, www.somabec.com 

 

Certaines expressions résument l’esprit d’une époque. L’obligation «d'être soi-même» est le mot d’ordre de la nôtre. Mais, passé l’évidence du droit à l’autonomie personnelle, rien n’est clair.

couverture

«Soi-même» existe-t-il vraiment?

 

Jean-Claude Kaufmann, pour avoir perçu le sens de nos comportements les plus anodins, nous connaît mieux que personne. Il inflige ici, mine de rien mais preuves à l’appui, une sévère et utile correction à quelques-unes de nos croyances les mieux ancrées.

 

Non, il n’existe pas de «soi» traversant la vie égal à lui-même. Il n’existe même pas de «centre» à l’intérieur de nous. Notre identité est extraordinairement multiple et changeante: tissée de moments parfois infimes où bascule tout ce que nous sommes. Je n’est jamais autant je que lorsqu’il s’invente différent. Et c’est très bien ainsi.

 

Ce livre novateur, où la réflexion s’appuie sur le concret des grandes enquêtes menées par l’auteur (Premier matin, Agacements), ouvre la voie de ce nouveau savoir-être, ni rigidité illusoire, ni absence de repères, auquel nous aspirons tous.

 

---


10/5

 

 

Reçu le 2 septembre 2008 : Bizzoni, Lise et Prévost-Thomas, Cécile (sous la direction de), 2008, La chanson francophone engagée, Montréal : Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/ ISBN : 978-2-89031-632-4

 

Loin de constituer un sous-genre de la chanson francophone qui aurait comme seul trait d’engagement celui d’un texte à vocation sociale ou politique, la chanson engagée, telle qu’envisagée ici, ouvre les frontières de son appellation. Elle est à la fois un objet singulier (musique, texte, voix) et une pratique plurielle (artistes, producteurs, diffuseurs, médias, publics) qui s’expriment symboliquement (langue, identité) en fonction de différents supports et espaces privés ou publics. Issus de la réflexion commune d’un ensemble de jeunes chercheurs qui consacrent leurs travaux à la chanson québécoise et française, les textes proposés permettent, loin de toute idéologie, d’apprécier la pluralité de l’expression «chanson engagée» à travers des approches littéraire, musicologique ou sociologique. Le présent ouvrage témoigne de la pertinence de l’étude de cet art capable de révéler les enjeux culturels de la société contemporaine.

 

Parmi les auteurs-compositeurs et les groupes étudiés: Anne Sylvestre, Bérurier Noir, Georges Brassens, Loco Locass, Mes Aïeux, Rachid Taha, Richard Desjardins, Les Vulgaires machins, Thomàs Jensen, Zebda, etc.

 

---

 

10/4

 

Reçu dans la semaine du 16 juin 2008 : Perla Serfaty-Garzon, 2008, Marre d'être la fée du logis ? Paradoxes de la femme d'aujourd'hui, Paris : Armand Colin, 198 p. ISBN : 978-2-200-35038-3  http://www.armand-colin.com/

 

Les femmes d'aujourd’hui sont-elles des fées du logis ?

 

L’expression est désuète, sent un peu l’ironie, paraît même insultante à certaines. Leurs mères en étaient, oui… Elles, non… Elles se rebiffent à l’idée. Car toutes ont une vie qui ne se résume plus à leur foyer et la majorité d’entre elles ont un métier auquel elles tiennent. Elles savent s’affirmer.

 

Et puis, pensant à tout ce qu’elles s’imposent pour que tout aille bien chez elles, elles se disent : après tout… Savoir faire éclore le bonheur au quotidien et le protéger ne reste-t-il pas de la vraie magie ?

 

Les tâches et le souci de la maison sont à partager, c’est sûr. Mais n’y a-t-il pas des pouvoirs qu’on n’a aucune envie d’abdiquer ?

 

L’auteure nous entraîne au coeur des paradoxes du quotidien au féminin. Une exploration vivante, intime, émouvante. Et l’éclairage qu’elle apporte est neuf et original.

 

Perla Serfaty-Garzon, psychosociologue, est connue pour ses études sur le chez-soi et l’intimité.

 

---

 

 

Reçu le 3 juin 2008, Possibles (www.possibles.cam.org/), Volume 31 no 3 et 4 Été/automne 2008, Le documentaire art engagé

 

Très claires sur Le plan conceptuel, les frontières entre fiction et documentaire, de même qu’entre l’acte créateur et l’intervention, sont plus nébuleuses sur te terrain des pratiques. Doit-on situer un Michael Moore plus près de l’activisme politique d’un Chomsky ou de la narrativité d’un Oliver Stone? Et alors est-il accidentel qu’au moment même où l’on constate partout un déclin du militantisme dans les partis politiques, des films documentaires à la  charge dénonciatrice ou mobilisatrice, qu’on programme même dans des salles commerciales, semblent accompagner dans le temps de nouvelles formes d’engagement collectif, sans que le public de ces films se réduise aux groupes activement engagés?

 

Le phénomène interroge tant les organisations militantes que les milieux cinématographiques. Aurait-on institué des cloisonnements contre-nature entre l’action et l’imaginaire? Entre le monde de l’émotion privée et celui des solidarités et conflits plus larges? Où situer dans l’éventail des actions visant te changement social, dans l’ensemble de la production cinématographique, dans la galaxie de l’information médiatique, ces documentaires qu’on dit (parfois avec hésitation) engagés?

 

14$ / ISSN 0703713-9

 

---

 

10/2

 

Reçu le 8 avril 2008 : De Cock, Laurence, Madeline, Fanny, Offenstadt, Nicolas et Wahnich, Sophie, (Sous la direction de), 2008, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France, France : Agone/Passé & Présent (ISBN : 978-2-7489-0093-4 / 208 pages / 12 x 19 cm)

 

http://atheles.org/editeurs/agone/

 

 

Comment Nicolas Sarkozy écrit l'histoire de FranceArrière de couverture:

 

Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président.

 

Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ?

 

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...

 

Sommaire :

 

Affaire Dreyfus, par Thomas Loué

Afrique, par Laurence de Cock

Maurice Barrès, par Gérard Noiriel

Marc Bloch, par Gérard Noiriel

Léon Blum, par Gérard Noiriel

Cascade du bois de Boulogne, par Jean-Marie Guillon

Charlemagne, par Fanny Madeline

Choc des civilisations, par Françoise Micheau

Georges Clemenceau, par Nicolas Offenstadt

Communautarisme, par Éric Soriano

La Commune, par Olivier Le Trocquer

Condorcet, par Yannick Bosc

Croisades, par Françoise Micheau

De Gaulle, Sarkozy : une drôle d’histoire, par Annie Collovald

Édit de Nantes, par Jérémie Foa

Esclavage dans les colonies françaises, par Éric Mesnard

État capétien, par Yann Potin

Féodalités, par Fanny Madeline

Jules Ferry, par Olivier Le Trocquer

Fille aînée de l’Église, par Fanny Madeline & Yann Potin

Fin de l’histoire, par Michèle Riot-Sarcey

La « France éternelle », un paysage de campagne ?, par Pierre Schill

Glières, par Jean-Marie Guillon

Victor Hugo, par Sylvie Aprile

Jean Jaurès, par Blaise Wilfert-Portal

Jeanne d’Arc, par Nicolas Offenstadt

Claude Lévi-Strauss, par Éric Soriano

Litanie, par Laurence de Cock

Lumières, par Sophie Wahnich

Lutte des classes, par Éric Soriano

Lyautey, par Catherine Coquery-Vidrovitch

Mai 68, ou L’actualité de la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile

Georges Mandel, par Jean-Marie Guillon

Guy Môquet, par Pierre Schill

Jean Moulin, par Michel Fratissier

Napoléon Bonaparte, par Marc Belissa

Napoléon III, par Olivier Le Trocquer

Passé colonial, par Gilles Manceron

Pavillon de la lanterne, par Yann Potin

Repentance, par Sandrine Lefranc

Résistance, par Jean-Marie Guillon

Rêve, par Laurence de Cock

Révolution française, révolution, par Sophie Wahnich

Révolution française, ses « grands hommes », par Marc Belissa

Rois de France, par Fanny Madeline

La Terreur, terreur, par Sophie Wahnich

Totalitarisme(s), par Sonia Combe

Verdun, par Nicolas Offenstadt

Vichy, par Jean-Marie Guillon

 

---

 

9/3

 

Reçu le 14 mai 2007 :

 

Assogba, Yao (Sous la direction de), 2007, Regard sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne, Québec : PUL, Sciences humaines, Éducation et IQRC, 168 pages, ISBN : 978-2-89224-356-7

 

Regard sur... la jeunesse en Afrique subsahariennePlus de 50 % de la composante des populations africaines au sud du Sahara se retrouve dans la catégorie d’âge de 15 à 35 ans. Cette jeunesse a hérité des conséquences néfastes de la crise économique et sociale des années 1980. Le quotidien pour elle est fait de précarité, de sous-emploi, de chômage, d’exclusion sociale… Mais ces jeunes ne faiblissent pas devant les problèmes sociaux qu’ils vivent. Ils se manifestent de diverses façons pour exprimer leurs aspirations et leurs ambitions. Ils sont dynamiques, inventifs et créatifs dans tous les secteurs de la société. Ils abordent avec philosophie leurs conditions de jeunes et participent en tant qu’acteurs sociaux aux dynamiques mouvantes de l’Afrique contemporaine.

 

Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs de milieux universitaires et journalistiques résidant en Afrique, en Europe et au Québec présentent une analyse des principales réalités sociales des jeunes d’Afrique subsaharienne. Les auteurs s’appliquent, d’une part, à montrer les dynamiques des rapports de cette jeunesse au système d’éducation, au marché du travail, à l’emploi, au politique, à la culture et au social, et expliquent, d’autre part, les logiques et les stratégies que les jeunes Africains développent pour faire face aux défis que posent leurs conditions de vie. Sans aucun doute, la jeunesse représente une des principales forces sociales qui travaillent l’Afrique subsaharienne en mutation.

 

***

 

Assogba, Yao,  2007, La raison démasquée. Sociologie de l’acteur et recherche sociale en Afrique, Québec : PUL, Sciences humaines, 108 pages, ISBN : 978-2-7637-8397-0

 

  Cet ouvrage succinct éclaire les conditions de l’émergence d’une sociologie de la La raison démasquée. Sociologie de l’acteur et recherche sociale en Afriquerationalité en Afrique et souligne sa grande capacité à faire comprendre des phénomènes sociaux énigmatiques au premier abord. L’observateur se retrouve ainsi devant un acteur social daté et situé, et ayant de « bonnes raisons » de croire ce qu’il croit ou de se comporter comme il se comporte. Partant du postulat selon lequel le développement des sciences sociales réside dans les enquêtes concrètes, l’auteur prend bien soin de montrer les relations de complémentarité entre la recherche qualitative et la sociologie de la rationalité de l’acteur dans le contexte africain. 

 

  Ce qui impressionne dans ce petit livre tonifiant, c’est le tranchant du regard et sa pertinence. La clarté de l’exposé et de l’écriture, la cohérence de son cadre analytique et l’originalité du principal message en font un ouvrage de prédilection, aussi bien pour les étudiants et les chercheurs des sciences humaines que pour un large public.

 

---

 

Reçu le 5 avril 2007 : Beaudry, Lucille, Chevrier, Marc, 2007, Une pensée libérale, critique ou conservatrice ? Actualité de Hannah Arendt, d'Emmanuel Mounier et de George Grant pour le Québec d’aujourd’hui, PUL/Prisme, 222 pages, ISBN : 978-2-7637-8435-9.  www.pulaval.com/

 

Résumé :

 

Une pensée libérale, critique ou conservatrice ? Actualité de Hannah Arendt, d'Emmanuel Mounier et de George Grant pour le Québec d’aujourd’huiDe toutes parts fusent les critiques du Québec moderne né de la Révolution tranquille. Ces critiques, associées souvent aux intellectuels de « la nouvelle sensibilité historique », annoncent-elles un retour du conservatisme ou alors une nouvelle forme de pensée critique? S’inscrivant plutôt dans l’horizon du libéralisme politique, les auteurs du présent ouvrage ont entrepris d’interroger le Québec contemporain au travers de trois figures critiques du monde moderne au XXe siècle: Hannah Arendt, Emmanuel Mounier et George Grant. Sous l’éclairage de ces figures qui ont influencé plusieurs générations d’intellectuels au Québec apparaissent les contradictions et les difficultés que le Québec a rencontrées en entrant dans la modernité. Le présent ouvrage témoigne ainsi d’un véritable parcours dans une pensée plurielle.

 

---

 

Reçu le 22 mars 2007 des Presses de l’Université Laval : www.pulaval.com/

 

Le nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945) Harvill-Burton, Kathleen, 2006, Le nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945), Québec : Presses de l’Université Laval,  252 pages

ISBN : 2-7637-8336-8, Prix :$ 30,00

 

 

En 1920, le Parti nazi déclare son adhésion au christianisme positif dans son programme politique. D’une perspective religieuse, une analyse des ouvrages d’Adolf Hitler et d’Alfred Rosenberg nous conduit à une explication de ce « christianisme positif » et nous étonne dans les répercussions de son application. 

 

L’hypothèse est la suivante : le nazisme comportait un objectif religieux, qui était de faire disparaître le christianisme traditionnel pour le remplacer par une vision nazie du « christianisme positif ».

 

Le livre présente la lutte antinazie de deux théologiens germanophones, Paul Tillich et Karl Barth. Tillich voit dans le nazisme une illustration de sa théorie du démonique. Le point de vue théologique christocentrique de Barth suscite une résistance au sein des Églises protestantes allemandes et la naissance de l’Église confessante.

 

En France, la résistance spirituelle est illustrée par deux théologiens jésuites, les pères Pierre Chaillet et Gaston Fessard. L’action de ces deux témoins prend un caractère prophétique au sein d’une Église qui n’a pas encore pris conscience des implications perverses de l’idéologie nazie. Pierre Chaillet organise la résistance spirituelle en fondant un journal clandestin et œcuménique, le Témoignage chrétien. Gaston Fessard est l’auteur du premier exemplaire, « France, prends garde de perdre ton âme ». De plus, il conteste l’obligation d’une obéissance au gouvernement de Vichy en élaborant sa théorie du « prince esclave ».

 

En projetant ainsi quelque lumière sur une période particulièrement trouble du siècle dernier, ce livre montre comment politique et religion peuvent être parfois enchevêtrées et quelle lucidité (prophétique et théologique) est requise pour y voir clair et pour prendre les décisions et les engagements qui s’imposent.

Biographie

 

Kathleen Harvill-Burton a fait des études en sciences politiques et a obtenu une maîtrise en théologie. Elle enseigne à l’Université de Bridgeport au Connecticut.

 

---

 

 

 

 

Lancement!

 

 

Menu

 

Sous la jaquette!

La langue sous la loupe des universitaires! Ou commentaires autour des livres de Jean Laponce, 2006, Loi de Babel et Lise Gauvin, Écrire pour qui? L'écrivain francophone et ses publics

 

Dans notre section Dossier : « Jeff Fillion et le malaise québécois » Des pistes pour l’élection actuelle!

 

Pennac, Daniel, 2007, CHAGRIN D'ÉCOLE, France : Gallimard nrf,  Collection blanche, Voir Chagrin! Sur Versailles (avec Guillaume Depardieu) et chagrin d’école (livre)! Dans la section Archives

 

 

Geet Éthier, Marc, 2008, Ménage vert. Se faciliter la vie en la protégeant (GUIDE PRATIQUE)

Bourgault

ATLAS DU MONDE GLOBAL

L’Homme biotech : humain ou posthumain ?


 

11/1

 

 

 

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 1, Livres : www.societascriticus.com

____________________________________________________

 

 

La langue sous la loupe des universitaires!

 

Ou commentaires autour des livres de Jean Laponce, 2006, Loi de Babel et autres régularités des rapports entre langue et politique, PUL, Sciences humaines et Gauvin, Lise, 2007, Écrire pour qui? L'écrivain francophone et ses publics, Paris : Karthala, Collection : LETTRES DU SUD.

 

Commentaires de Michel Handfield (9 janvier 2009)

 

En mars dernier j’ai écrit un édito « Le français, langue seconde? Pourquoi pas langue d’ici » suite à une annonce de « cours de français langue seconde » du ministère de l’immigration et des communautés culturelles du Québec. Cette publicité me questionnait, vu tous les débats entourant la place du français au Québec, à savoir si notre langue se maintient ou si elle recule. Alors, pourquoi langue seconde et non pas langue d’ici? Cela enverrait un message clair, car l’immigrant c’est la langue d’ici qu’il veut maîtriser, la première langue d’ici, pas la langue seconde! Et si le français est la seconde langue, c’est que l’anglais est la première langue, en genre et en nombre en en Amérique! Voilà le message qu’on envoi. (1) De là à ce qu’il choisisse l’anglais il n’y a qu’un pas.

 

Malgré mon nom de famille à consonance anglaise, l’anglais n’est pas ma première langue. Même si je le lis assez bien, j’ai un accent et un délai quand je le parle, car je peux parfois chercher un mot. Cela  me nuit en entrevue. Pourtant, la langue officielle au Québec est le français et j’ai appris l’anglais qu’on nous montre à l’école. Je l’ai par contre amélioré au niveau de la lecture, études obligent, mais peu au niveau oral, vivant en français. C’est dire toute l’attraction de l’anglais puisqu’il faut un anglais presque parfait dans bien des emplois ici, même si la langue officielle et de travail est le français selon la loi. Voilà les réflexions dans lesquelles j’ai plongé en lisant la Loi de Babel et autres régularités des rapports entre langue et politique de Jean Laponce.

 

Les individus préféreront une langue, car si « nous sommes équipés pour apprendre, emmagasiner et utiliser plus d’une langue,  (…) nous sommes ainsi faits que nous opérons avec plus d’efficacité dans l’une d’entre elles. » (Laponce, p. 12) Et si nous poussons au bilinguisme, il se peut que la langue seconde commune ne devienne dominante! C’est l’effet Babel, qui « pousse à l’unilinguisme au-delà du bilinguisme de transition. » (Ibid., p. 21)

 

Sur le marché langagier, l’anglais semble avoir la donne, ce qui est peu encourageant pour nous du Québec, un îlot francophone dans un océan anglophone ! Mais, la technologie pourrait changer les choses avec une traduction simultanée, à la fois rapide et précise. Parler ou écrire en français et être compris par l’autre dans sa langue d’origine, voilà ce que nous prépare la traduction automatique ! (p. 32) Mais, en attendant, il faut nous débattre avec une langue qui subit la concurrence de l’anglais même sur notre territoire. Quand on voit le nombre d’emplois demandant l’anglais et parfois même une troisième langue, particulièrement à Montréal, cela est frappant. Même la fonction publique municipale, où la langue officielle est le français, exige parfois un bilinguisme parfait, c'est-à-dire supérieur à ce que l’école française nous donne comme maîtrise de la langue seconde. Faut dire qu’elle ne donne parfois pas grand-chose si je me fie à mon temps ! Pourtant, c’est là que le français devrait être le seul critère d’embauche pour envoyer un message clair : c’est la langue d’ici, donc de la fonction publique et de travail!  C’est la « loi de Lyautey » (chapitre 6) :

 

« Lors d’une réunion de l’Académie française qui, selon la Petite histoire, débattait de la définition du mot « langue », le maréchal Lyautey aurait dit « une langue, c’est un dialecte qui a une armée et une marine ». » (Ibid., p. 113)

 

Et l’auteur de poursuivre un paragraphe plus bas, ce sans équivoque :

 

«      Pour se protéger de la concurrence, pour maintenir son autonomie, pour bien assurer sa survie, une langue a de plus en plus besoin d’être une langue de gouvernement, d’être la langue privilégiée dans laquelle se fait et se maintient le contact entre les individus et les autorités publiques. Ces dernières peuvent être des gouvernements locaux, régionaux ou étatiques, et mieux vaut le régional que le local, et mieux vaut le national que le régional. Plus l’autorité publique sera puissante, plus puissante sera sa langue. » (Ibid., p. 113)

 

        Bref, ce livre devrait être lu par la classe politique québécoise qui s’imagine que l’équilibre linguistique actuel règle tout, car c’est particulièrement  faux à Montréal. Suffit de regarder les offres d’emplois de la région métropolitaine pour voir que l’anglais et parfois même une troisième langue sont de plus en plus demandés.  Quel est alors  le territoire géographique et économique de la langue française? Le Québec exception faite de Montréal ? Pourtant, s’il y a davantage de langues et de nations que de pays, c’est que certaines langues peuvent trouver leur territoire sans avoir nécessairement besoin d’un pays. Mais, comment? Sont-elles menacées à long terme ou leur territoire constitue une véritable enclave protégée ? Cela dépend des systèmes politiques, mais certains s’en tirent bien. C’est notamment le cas du Groenland qui a un « pouvoir souverain en matière de langue et de culture » sans être un pays indépendant. (p. 168) Un livre à lire ou à consulter tout au moins si les questions linguistiques vous intéressent.

 

A souligner : l’index de la fin, ce qui manque trop souvent aux livres francophones. Nous saluons donc cette initiative de l’éditeur.

 

***

 

L’autre livre dont nous voulons glisser un mot est celui de Lise Gauvin : Écrire pour qui? Un livre sur les rapports écrivains/publics, mais aussi leur rapport à la langue, car nous ne retrouvons pas la même « langue » chez tous les écrivains, même s’il s’agit de la langue française! Question de prose et d’expression. De contexte, historique et sociopolitique par exemple. Joual ou français pointu?

 

Lecteur d’essai, j’avoue que ce livre était moins dans mes cordes, car je n’avais pas – ou peu – de références littéraires. Mais, pour qui étudie la culture à travers la littérature, il doit être un essentiel. Pour le lecteur de roman, un outil pour aller plus loin et comprendre ce qu’il y a derrière les mots, car les mots sont là pour faire comprendre une pensée à des publics dont les lecteurs font partis. Parfois, à des publics éloignés de l’écrivain. Le parisien n’est pas près du plateau Mt-Royal et de Tremblay; pourtant, il peut comprendre en parallélisant le plateau dans une culture qui lui est  proche. (2)

 

La même chose est vraie du roman historique et social. Même si je ne suis pas un lecteur de roman, Zola me parle, car je le lis avec distance comme un document ethnométhodologique qui me décrit un autre temps en un autre lieu. La même chose est vraie de Tremblay. Si je prends un exemple du livre, où Albertine découvre « Bug-Jargal » de Victor Hugo sous l’oreiller de son frère; un livre à l’index :

 

« Victor Hugo, y’est toute à l’index! Toute au complet! » (p. 71)

 

Cela me parle d’une période de notre histoire, mais parle aussi à d’autres, ailleurs. Ils peuvent même faire des parallèles avec leur propre culture et histoire. Par exemple, ont-ils connus les livres à l’index? C’est la marque d’où on est sur une échelle des libertés : dans la grande noirceur, la grisaille ou la liberté! Bref, un livre intéressant même si je ne l’ai lu qu’en diagonale. Pour qui s’intéresse à la littérature, il est à lire.

 

***

 

        Si les langues peu utilisées sont menacées de disparaître (La loi de Babel), ceci pourrait devenir le sort du français ici, car il est entouré par l’anglais, de cet anglais que l’on nous demande de maîtriser de plus en plus parfaitement pour le moindre emploi, même si la langue de travail est le français au Québec! Le fait que notre littérature puisse s’exporter est peut être un sérieux coup de main à sa défense cependant, car il montre que notre culture est encore vivante. Mais, est-ce suffisant? Comment encourager la population à vivre en français? Voilà la question à résoudre dans les grands centres comme Montréal, où l’anglais et les autres langues prennent de plus en plus de place. Le recul du français y est même très net nous dit Guillaume Bourgault-Côté dans le Devoir :

 

« Sur l'île de Montréal, la proportion de personnes dont le français est la langue maternelle est passée sous la barre symbolique des 50 %, soit une diminution de près de quatre points en cinq ans. Par ailleurs, désormais, seuls 54 % des foyers montréalais parlent surtout le français dans la cuisine, quelle que soit la langue maternelle. » (3)    

 

On se doit donc de favoriser le français. A Montréal, cela peut se faire en acceptant que les employés municipaux  n’aient pas nécessairement un anglais parfait pour travailler, même pas du tout; une façon d’affirmer que la langue d’ici est le français! Je le souligne, car j’ai eu connaissance qu’un anglais parfait est souhaitable dans bien des emplois municipaux à Montréal. Alors qu’autrefois Montréal se targuait d’être la plus grande ville francophone en Amérique, aujourd’hui elle se définit comme une « métropole cosmopolite »  ayant un « caractère francophone unique parmi les grandes villes nord-américaines! » (4) Seulement un caractère francophone. Changement de perspective! « La loi de Babel » : quand langue et politique s’emmêlent!

 

Notes :

 

1. Michel Handfield, 31 mars 2008, Le français, langue seconde? Pourquoi pas langue d’ici!, in Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 10 no. 2, Éditos

 

2. Ainsi, depuis la création des belles sœurs, cette pièce a tourné dans le monde et rencontré ses publics malgré son côté québécois, voir montréalais, qu’on y trouvait ici. C’est la beauté de la culture.  

 

3. Guillaume Bourgault-Côté, Recul historique du français au Québec, in Le Devoir, Édition du mercredi 05 décembre 2007 : www.ledevoir.com/2007/12/05/167317.html

 

4. Diversité montréalaise : venir à Montréal. Voir http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4637,8893598&_dad=portal&_schema=PORTAL

 

Arrière de couverture

 

Reçu le 12 janvier 2007 : Laponce, Jean, 2006, Loi de Babel et autres régularités des rapports entre langue et politique, PUL, Sciences humaines ISBN : 2-7637-8410-0

Loi de Babel et autres régularités des rapports entre langue et politique

Les langues en contact établissent entre elles des rapports de communication, de compétition, de coopération et de conflit que les politiques publiques régissent plus ou moins, et plus ou moins bien. Or, ces rapports sont affectés par des tendances naturelles auxquelles toute langue est confrontée, qu’elle soit dominante ou minoritaire. Ce précis, qui présente ces tendances sous forme de lois, s’adresse non seulement à l’étudiant des liens entre langue et politique mais aussi à tous ceux qu’interpelle la protection de plus en plus difficile de langues qui ont besoin de ces arcs-boutants que sont  territoire, école, marché, famille et gouvernement.

 

---

 

 

Reçu le 20 février 2008 : Gauvin, Lise, 2007, ÉCRIRE POUR QUI? L'écrivain francophone et ses publics, Paris : Karthala, Collection : LETTRES DU SUD, 180 p., Format : 13,5X21,5 ISBN couverture9782845869363. www.somabec.com/

 

 

Au moment où on s'interroge sur le sort des langues dans une perspective de mondialisation, il est important de réfléchir aux conditions d'existence des littératures de langue française et à leurs interrelations. La question des rapports écrivains-publics est au cœur même des débats contemporains et met en cause la lisibilité des codes culturels et langagiers.

 

 

____________________________________________________

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 1, Livres : www.societascriticus.com

 

 

 

10/6

 

 

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 6, Livres : www.societascriticus.com

____________________________________________________

 

 

Reçu le 20 octobre 2008 : Geet Éthier, Marc, 2008, Ménage vert. Se faciliter la vie en la protégeant (GUIDE PRATIQUE), Montréal : Trécarré, 320 p., ISBN : 978-2-89568-385-8 / www.edtrecarre.com

 

Ménage vert - Se faciliter la vie en la protégeantNous sommes de plus en plus préoccupés par la qualité des produits de consommation courante que nous utilisons, et conscients des risques évidents que présentent certains d'entre eux. Souvent, les petits guides verts distribués par divers organismes sont simplistes et limités, et offrent même parfois des solutions déconseillées par les experts de la contamination corporelle. La plupart des gens ne savent plus comment s'y prendre quand vient le temps de déboucher les tuyaux, de limiter les pissenlits ou de détacher une cravate de soie. Ménage vert propose des solutions réellement efficaces qui dépassent le vinaigre et le bicarbonate de soude : de la tache d'encre sur la chemise à l'organisation des éviers pour limiter la tâche d'entretien, tous les problèmes sont abordés. C'est un guide facile à consulter, qui respecte à la fois la santé et l'environnement et qui est inspiré par une approche dite « écosanté », une nouvelle orientation de la recherche en pleine ébullition.

 

Divisé en cinq sections (les pièces, les tâches, les taches, les produits, les accessoires), le guide est doté d'un index permettant de trouver facilement tous les produits et thèmes abordés. Il traite aussi des solutions pour l'entretien de l'extérieur de la maison.

 

L’auteur

 

Après des études universitaires en psychologie, Marc Geet Éthier a fait de la gestion d'entreprise, puis de la formation et de la consultation privée. Il a publié des livres sur la sexualité, les rapports affectifs et la contamination du corps. C'est un hasard qui l'a mené à s'inquiéter et à enquêter sur le péril chimique. Auteur et citoyen aujourd'hui convaincu qu'il est pressant de se prémunir contre la contamination de nos corps, il se consacre, depuis la publication de Zéro Toxique, à la mise à jour et à la diffusion des solutions concrètes proposées par les chercheurs de pointe...

 

Commentaires de Michel Handfield (28 novembre 2008)

 

        Parler de ce livre, ce n’est pas comme parler d’un autre essai. Je l’ai mis dans mon bureau pour le lire, mais ce n’est pas ce qu’il faut faire. C’est de le mettre au cœur de la maison, dans la cuisine par exemple, et de le consulter régulièrement. On trouve que la maison se salit vite, on regarde la section « En faire moins, faire mieux »! Ainsi, mettre un tapis à l’entrée élimine une large part de la poussière qui entre dans la maison. Se déchausser, encore plus! (p. 19) Pour éliminer le plus gros du nettoyage de la douche, l’auteur recommande l’usage d’une raclette (squeegee) pour enlever l’eau des parois après la douche. (p. 21) Ça fonctionne, je peux vous le dire! Tout y passe, même des modèles de partage des tâches dans la famille.

 

        Puis viennent les trucs et conseils, mais pas deux ou trois. Des centaines. Pour tout. Ainsi, dans la lessive, l’auteur recommande de « laver les nouveaux vêtements [de jeans et denin] avec les anciens pour redonner un peu de couleur à ces derniers. » (p. 65) Mais, il faut mettre les mêmes couleurs ou des couleurs très semblables j’imagine, car les jeans ne sont plus tous bleus! Il explique aussi quoi faire avec les vêtements qui ne doivent pas être lavés, car si cela est vrai pour certains, pour d’autres il existe des trucs et il en donne. (pp. 60-1)  A  suivre avec précaution cependant.

 

        Près de 300 pages de textes plus un index détaillé pour s’y retrouver, ce qui fait 310 pages au total. On trouve aussi bien des trucs pour nettoyer la cuvette, qu’enlever les taches de rouilles. Des recettes pour faire des nettoyants maisons et des conseils pour acheter des produits commerciaux plus sûrs, ne contenant pas de contaminants par exemple. Il donne aussi les produits à éviter. Très utile. 

 

C’est un livre de référence pour la maison. Un essentiel. Comme tout bon livre de référence, vous ne suivrez peut être pas tout à la lettre, mais vous serez au moins conscient de vos choix. Je dirais que c’est un livre à avoir dans toutes les maisons comme un dictionnaire et un bon livre de recette. C’est d’ailleurs à cela qu’il s’apparente le plus, car il définit les choses, comme ce qu’est l’eau de javel; explique les problèmes posés; et donne des solutions de remplacement, que ce soit d’autres produits ou des recettes maisons pour nettoyer sécuritairement et écologiquement. Le livre à s’offrir pour la maison, car il servira à tous les membres du foyer puisqu’il couvre tout de la chambre au jardin en passant par l’atelier!   

  

____________________________________________________

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 6, Livres : www.societascriticus.com

 

 

 

10/5

 

 

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

____________________________________________________

 

Nadeau, Jean-François, 2007, Bourgault, Québec : Lux / www.luxediteur.com/ 

 

        Parlez de Pierre Bourgault (1934–2003) et aussitôt les images fusent : Bourgaultl’orateur, le chroniqueur, le polémiste, le militant, l’original, le professeur, le batailleur, l’entêté. Ce personnage toujours haut en couleur incarne puissamment à lui seul toute une partie de l’histoire sociale et politique du Québec du XXe siècle.

 

        La collection “Histoire politique” dans laquelle s’inscrit cette bio – lui a permis d’avoir très tôt (il est né en 1969) un contact privilégié avec différents acteurs importants des scènes culturelle et politique,

dont est issu Bourgault.

 

        Le livre a pour colonne vertébrale non seulement une forte connaissance des développements politiques et sociaux qui jalonnent notre histoire, mais surtout, de nombreux témoignages que le biographe s’amuse à croiser. Aussi, certains des 18 chapitres comportent pas moins de 100 notes qui

prouvent le sérieux de la démarche. Si les récits des gens qui ont sillonné l’existence de Bourgault diffèrent parfois de l’un à l’autre, les faits et les paroles publiques, de même que les souvenirs colligés, permettent de dessiner une figure assez juste du cheminement du polémiste.

 

        La mémoire de ce dernier, d’ailleurs, semble souvent celle sur laquelle on doit le moins compter tant ses dires apparaissent difficiles à vérifier. Mais si le biographe est loin d’être complaisant envers son sujet, il sait démontrer l’apport de celui-ci à la société comme faire ressortir l’aspectcharismatique et magnétisant de l’homme que l’on considère habituellement comme l’un des plus grands orateurs du pays. Si les chapitres sur les différents types de nationalismes et sur la fondation et l’élaboration du RIN sont particulièrement intéressants, c’est qu’on sent et comprend mieux la mission de Bourgault, ainsi que sa contribution. Mais la biographie ne se limite pas aux aspects de la vie politique de l’homme, on le suit dans ses rapports familiaux, ses amours, comme on retrace son parcours journalistique, de comédien et de parolier.

 

        De son enfance en Estrie, en passant par son adolescence au collège Jean-de-Brébeuf, ses pérégrinations parisiennes, son militantisme ou l’enseignement, le livre cerne bien l’importance de l’homme dans la Révolution tranquille et dans son siècle. C’est qu’à l’instar de son Jean-François Nadeau a suivi le parcours de cet homme complexe et profondément sensible, marqué au fer rouge des blessures qu’inflige une vie menée sans compromis de bout en bout, jusque dans la démesure que favorise la passion. En historien, il a scruté la jeunesse, la formation intellectuelle et les actions politiques de cet être profondément original qui fut d’abord connu d’un large public à titre de président du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Il a interrogé près de deux cents témoins et disséqué nombre de documents d’archives souvent inédits à ce jour. Il a traqué, en un mot, cet homme sur la piste de sa vie.

 

        Critique, l’auteur ne statufie pas Pierre Bourgault, pas plus qu’il ne l’instrumentalise. Il permet plutôt de mieux le comprendre, jusque dans ses contradictions, au coeur de l’époque tumultueuse qui fut la sienne.

 

        Historien et politologue, Jean-François Nadeau est directeur des pages culturelles du quotidien Le Devoir.

 

Commentaires de Michel Handfield (7 octobre 2008)

 

        Bourgault! J’aimais bien entendre son commentaire à la radio et à la télé. Je l’ai aussi vu en conférence à l’université de Montréal, une fois dans une grande salle, à l’occasion du référendum de 1980, et une autre où il est venu dans un cours que j’avais pris hors département. Sur l’opinion publique si je me rappelle bien. Dialecticien et communicateur par excellence, il était plus qu’intéressant à écouter. C’était plaisant. De quoi vouloir lire cette biographie.

 

        Je ne fus pas déçu, car en plus de Bourgault, on a droit à tout le contexte dans lequel il a évolué, c’est-à-dire l’histoire du Québec contemporain, car né en 1934, il a eu 20 ans en 54 : les années de la grande noirceur (Duplessis). Mais, c’était aussi la préparation de ce qui viendrait : la révolution tranquille, acte fondateur du Québec d’aujourd’hui. Et Bourgault étant éclectique, c’est-à-dire touche à tout, il s’intéressa autant au théâtre qu’à la politique; écrivait des discours qu’il devait tempérer pour ne pas conduire à la révolution, mais aussi des chansons, comme « entre deux joints » endisqué par Robert Charlebois en 1973 (pp. 366-8). On apprend aussi qu’il  s’intéressait autant aux vins qu’aux garçons, car tout y passe dans ce livre. Indépendantiste de longue date, à la tête du RIN, il amènera son parti au PQ naissant, mais sera toujours en porte-à-faux avec René Lévesque. Pourtant, il sera ami avec Robert Bourassa, qui a fréquenté le même collège que lui (Bréboeuf), mais est fédéraliste! Comme les québécois, il n’est pas à un paradoxe près. On ne s’ennuie donc pas à cette lecture.

 

        Malgré la pauvreté, car la politique ne nourrissait pas son homme, il y était à sa place, alliant l’art du théâtre à ses idées nationalistes. Et, il attirait un public qui le portait! D’avant-garde, il espérait une évolution de la société québécoise. Dans les années 60, il souhaitait des cafés-terrasses comme on en trouvait en Europe! (p. 152) Il aura fallu attendre quelques décennies avant de les voir à Montréal. Pas surprenant alors que pour lui l’indépendance ne soit pas une fin en soi, mais un instrument de développement, car nous avions (et avons encore) besoin de nous développer! Les problèmes seront encore là, « mais alors nous aurons les moyens de les attaquer de front et d’essayer de les solutionner » disait-il.  (p. 115)  Il reviendra d’ailleurs souvent sur cette idée au cours de sa vie.

 

        Mais, être un intellectuel, et surtout un politique, n’était pas facile. Il voudra travailler à plus d’une occasion, mais on lui refusera bien des emplois, car il n’a pas d’expériences. « En effet, qu’est-ce qu’un intellectuel pareil peut bien être capable de faire de ses deux mains? C’est ce que beaucoup de gens se demandent. » (p. 353) Victime de sa renommée en quelque sorte. Cela lui arrivera souvent.

 

        Sa personnalité et son charisme lui auront par contre permis de se faire des amis fidèles qui le soutiendront, notamment parmi ses étudiants dont certains deviendront célèbres. Toujours près des médias, cette biographie  parle aussi d’eux.

 

        Bref, faire le tour de la vie de Bourgault, c’est faire le tour du Québec politique et culturel au minimum. C’est donc une biographie plus qu’intéressante, car c’est aussi un condensé de l’histoire du Québec contemporain. Si Bourgault est foncièrement montréalais, il n’est pas né à Montréal et a fait le tour du Québec par et pour la politique. C’est donc un plaisir que de faire ce tour avec cette biographie que l’on doit à Jean-François  Nadeau du Devoir. À lire.

 

____________________________________________________

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

 

 

 

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

____________________________________________________

 

Boniface, P., 2008, ATLAS DU MONDE GLOBAL, Paris : Armand Colin/fayard, 128 p. Format : 25,4X19, ISBN 9782200350543, Distr : www.somabec.com

couvertureLe monde global, si complexe, est fait de risques mais aussi d’opportunités. Pascal Boniface et Hubert Védrine le décryptent pour nous. Ils alertent sans alarmer, avec le souci constant d’informer, d’expliquer, d’éclairer. Sans surcharger, saturer ou embrouiller, ils montrent les multiples visions du monde des divers pays et peuples : ce sont autant de regards croisés sur l’histoire et sur notre monde riche de contradictions, d’antagonismes et d’espérances.

Commentaires de Michel Handfield (7 octobre 2008)

 

        Le monde change. On le voit tous les jours ces derniers temps pour qui suit les informations, que ce soit en bourse ou sur la scène géopolitique. Comment s’y retrouver entre la mondialisation, la baisse de vos épargnes ou la montée de l’URSS? Est-ce lié ou non?

 

        Cet « Atlas du monde global » est un bon outil pour se faire une idée et acquérir des concepts pour nous aider à comprendre ce monde dans lequel nous évoluons, mais qui nous semble parfois si étranger. C’est que cet Atlas fait un topo des principales théories du monde, passées et actuelles, avec cartes et explications claires. Ainsi, dans les grands repères du passé on regarde les théories « du chandelier », soit que « l’homme moderne serait issu de mutations et d’évolutions diverses à partir de descendant de Homo ergaster en Europe et de Homo erectus en Asie » (p. 7), et celle « de l’Arche de Noé », qui « soutient l’idée d’une origine africaine unique puis de migrations ayant peuplé la Terre. » (p. 9) On trouve cela dans la première section : « Les grands repères du monde ».

 

Puis, on en vient à aujourd’hui dans la seconde section, « Les diverses interprétations du monde global », où on explique des thèses comme le « clash des civilisations » (pp. 28-9); le « monde unipolaire » (pp. 30-1) et le « monde multipolaire » (pp. 32-4), qui est la théorie que je préfère personnellement. Nous en avons d’ailleurs  parlé à plus d’une occasion dans les pages de Societas Criticus.

 

        Le lecteur avisé se demandera où est passé le monde bipolaire? On en parle entre le monde unipolaire et multipolaire, car le monde bipolaire était relié à la période d’opposition entre les États-Unis et l’URSS. Mais, avec l’effondrement de cette dernière, les États-Unis ont semblé seul au monde jusqu’à ce que la géopolitique vienne rappeler que ce n’était pas le cas et que le géant était aux pieds d’argile. Tant l’Europe, la Chine que la Russie, qui reprend des forces, n’ont pas l’intention de les laisser seul au sommet, d’où cette notion de multipolarité de plus en plus présente sur la table des discussions mondiales! Et que dire de l’Inde et du Brésil?

 

        Naturellement, s’il y a la politique, il a aussi les ressources, comme le pétrole (pp. 46-7) et l’eau (pp. 60-1), qui peuvent être à la source de certains conflits. Et, que dire des religions? (pp. 62-3) C’est ce qui est examiné dans la troisième partie: « Les données globales ».

 

        Cependant, même si le monde peut être expliqué en moins de 130 pages, tous les acteurs mondiaux ne le comprennent pas de la même façon, question de politique et de culture. Ainsi, dans la quatrième et dernière partie on nous présente « Le monde vu par » les États-Unis, les Européens, la France, …, le Canada, le Brésil, … les islamistes, les Africains, les Méditerranéens, l’Iran, l’Inde, et l’Afrique du Sud.

 

        Bref, un excellent ouvrage de référence pour Monsieur et Madame tout le monde qui veut mieux comprendre ce qu’il entend aux nouvelles. C’est aussi un livre de référence intéressant pour l’étudiant du secondaire et du cégep. Pour l’universitaire, cela va si la géopolitique ou les affaires internationales ne sont pas sa spécialité, car on parle ici d’un ouvrage grand public, mais très bien fait.

 

____________________________________________________

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

 

 

 

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

____________________________________________________

 

Jean-Pierre Béland (Sous la direction de), 2006, L’Homme biotech : humain ou posthumain ?, PUL : Sciences humaines, Éducation et IQRC, 144p. : www.pulaval.com

 

Les récentes percées en biotechnologie ont soulevé plusieurs questions en éthique: transgénèse des animaux et des plantes, thérapie génique, clonage, création de cellules souches, création des chimères humain-animal, etc.

On peut imaginer que, dans un avenir rapproché, on tente des modifications plus ambitieuses. Un homme doté de l’odorat du chien, d’une protection contre les radiations semblables à celle des bactéries, de la capacité d’hiberner comme l’ours. En supposant que les obstacles techniques soient un jour surmontés, l’homme disposerait alors de la maîtrise de son évolution et n’aurait de limite à son imagination que les garde-fous législatifs qu’il pourrait lui opposer. Il pourrait manipuler un embryon humain pour faire naître quelqu’un de beaucoup plus puissant. Ainsi, le futur sera-t-il peuplé de super-humains génétiquement modifiés? L’Homme biotech est-il l’avenir de l’homme? Il soulève dans l’esprit de certaines personnes un dilemme: humain ou posthumain ? Pour d’autres, l’enjeu éthique se formule ainsi: peut-on transformer cet humain (ouverture post-humaniste) tout en sauvegardant la dignité humaine ?

 

C’est pour susciter la réflexion sur la problématique éthique internationale «L’Homme biotech: humain ou posthumain?» qu’un colloque interdisciplinaire et ­inter­universitaire s’est tenu lors du 73e congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2005. Le recueil reprend les textes des exposés et échanges par les conférenciers.

 

 

Commentaires de Michel Handfield (7 octobre 2008)

 

Ce livre pose la question de l’Homme puisqu’il a maintenant le contrôle de son évolution. (p. 2) Restera-t-il humain ou mutera-t-il vers le « transhumain »? (pp. 9, 14, 46) A-t-il la liberté de devenir ou lui accorder cette liberté est-il le début de la déshumanisation? On peut voir les biotechnologies comme une façon de se dépasser si l’humain est libre de faire ses choix. Mais, inversement, ce peut aussi être le moyen de créer des humains serviles sur commande. Tout est ouvert dans ce laboratoire : du pire au meilleur!

 

Ceci pose aussi la question de notre descendance et de ses droits, car si on peut créer nos descendants comme on les veut, est-ce leur donner un biais qui pourra aussi leur nuire? Pourrait-il nous poursuivre pour nos choix à leur égard puisqu’on aura pris la place du hasard de la nature? Mais, plus terre à terre, pouvant maintenant savoir les tares possibles de nos enfants dès les premières semaines de leur conception, ceux-ci gagneront-ils le droit de poursuivre leurs parents s’ils ont choisit de les avoir en sachant très bien qu’ils seront désavantagés dans la vie, par un handicap par exemple, parce qu’eux n’ont n’a pas demandé à naître, mais ont été choisi par leurs parents en dépit de cette tare identifiable? (pp. 27-8) Des débats éthiques et juridiques en perspective.

 

Bref un livre qui permet de se poser beaucoup de questions, même s’il pose des jalons de réponses. Un livre qui intéressera tant le scientifique, l’humaniste que le juriste, car ce sont des débats actuels, mais surtout à venir. A lire.

 

____________________________________________________

D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 10 no 5, Livres : www.societascriticus.com

 

 

Menu

 

Quelques communiqués reçus (nouveautés)

 

Pour voir toutes les nouveautés des Presses de l’Université Laval 

www.pulaval.com/catalogue/recherche.html?recentes=1 ou www.pulaval.com/

 

 

Les nouveautés des Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/

 

 

 

AGONE

http://atheles.org/agone/

> Notiz auf Deutsch : http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html

 

---

 

Enjeux politiques de l’histoire coloniale
Catherine Coquery Vidrovitch

En librairie le 22 mai 2009
"Passé et Présent", 192 pages, 14 euros
http://atheles.org/agone/passepresent/enjeuxpolitiquesdelhistoirecoloniale/

 

 

ALFRED DÖBLIN
*Retour du front*
Novembre 1918. Une révolution allemande - Tome III
Avant-propos de Michel Vanoosthuyse
Roman traduit de l’allemand par Maryvonne Litaize & Yasmin Hoffmann

En librairie le 22 mai 2009
ISBN : 978-2-7489-0101-6
592 pages, 31.00 euros, 14 x 21 cm
http://atheles.org/agone/marginales/retourdufront/

 

 

Alain Accardo
*Le Petit Bourgeois Gentilhomme*
Sur les pretentions hegemoniques des classes moyennes

Edition augmentee et actualisee
Une analyse du role, central et ambigue, des classes moyennes dans les démocraties capitalistes.

En librairie le 17 avril 2009
Collection contre-feux, 160 pages, 13 euros
ISBN : 978-2-7489-0102-3
http://agone.org/contrefeux/lepetitbourgeoisgentilhomme

 

ALFRED DÖBLIN

Peuple trahi
Novembre 1918. Une révolution allemande - Tome II
Avant-propos de Michel Vanoosthuyse
Roman traduit de l’allemand par Maryvonne Litaize & Yasmin Hoffmann

En librairie le 17 mars 2009
ISBN : 978-2-7489-0100-9
512 pages, 28.00 euros, 14 x 21 cm
http://atheles.org/agone/marginales/peupletrahi/

La tétralogie *Novembre 1918* aux éditions Agone :
Bourgeois et soldats (tome 1) – février 2009
http://atheles.org/agone/marginales/bourgeoisetsoldats/index.html
Peuple trahi (tome 2) – mars 2009
http://atheles.org/agone/marginales/peupletrahi/
Retour du front (tome 3) – mai 2009
Karl & Rosa (tome 4) – octobre 2008
http://atheles.org/agone/marginales/karlrosa/index.html

Gérard NOIRIEL
*Histoire, théâtre et politique*

En librairie le 17 mars 2009
Collection contre-feux, 192 pages, 15 euros
ISBN : 978-2-7489-0103-0
http://atheles.org/agone/contrefeux/histoiretheatreetpolitique/

 

De mémoire (2
Le deuil de l'innocence: un jour de septembre 1973 a Barcelone
JANN-MARC ROUILLAN

En librairie le 17 mars 2009
Collection Memoires sociales, 192 pages, 15 euros
ISBN : 978-2-7489-0096-5
http://atheles.org/agone/memoiressociales/dememoire2/

 

Les derniers exiles de Pinochet
Des luttes clandestines a la transition démocratique
Xavier Montanya

En librairie le 17 mars 2009
Collection Mémoires sociales, 224 pages, 18 euros
ISBN : 978-2-7489-0095-8
http://atheles.org/agone/memoiressociales/lesderniersexilesdepinochet/

 

***

 

 

http://www.revuerelations.qc.ca/

 

***

 

 


Qu'est-ce que l'adolescence ?

Coordonné par Véronique Bedin

avril 2009 - 256 pages - 12,50 euros  ISBN : 978-2-912601-72-8

Quand commence et quand finit l’adolescence ?
Les filles et les garçons
vivent-ils ce passage différemment ?
Les ados d'aujourd'hui sont-ils plus
violents que ceux d'hier ?
Comment les parents vivent-ils cette période ?…


Ce livre donne la parole aux meilleurs spécialistes
: sociologues, médecins, psychologues, historiens... Il fait le point sur les bouleversements physiques et psychiques de l’adolescent. Mais il éclaire aussi sur cette notion ambigüe qu'est l’adolescence : un ensemble de représentations collectives qui varient selon les sociétés et les générations.

 

 

 

 

 

Menu

 

Éditeurs

 

Actes Sud: www.actes-sud.fr/  

Agone: www.atheles.org/agone/  

AK Press: www.akpress.org/  

Allia: www.editionsallia.com/ 

Archipel: www.editionsarchipel.com/ 

Armand Colin: www.armand-colin.com/

 

Boréal: www.editionsboreal.qc.ca/ 

 

Chaire d’études socio-économiques (UQAM): www.unites.uqam.ca/cese/ 

Christian Bourgois: www.christianbourgois-editeur.fr/  

Cumulus press: www.cumuluspress.com/ 

 

Diffusion Dimedia: www.dimedia.com/ 

10/18: www.10-18.fr/ 

Dunod: www.dunod.com/ 

 

Éditeurs sans frontières: www.editeurs-sans-frontieres.com/ 

Éditions du Tricorne: www.tricorne.org/ 

Éditions Saint-Martin: www.editions-saintmartin.com/ 

Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/                                                

Écosociété: www.ecosociete.org/ 

ERPI:www.erpi.com/ 

Europe(a): www.goethe.de/europe-a

Fayard: www.editions-fayard.fr/ 

Fides : www.editionsfides.com/ 

Flammarion: www.flammarion.qc.ca/ 

Fondation littéraire Fleur de Lys: www.manuscritdepot.com

 

Gallimard: www.gallimard.fr/ 

 

Hachette: www.hachette.qc.ca/ 

HrtubiseHMH: www.hurtubisehmh.com/ 

 

JC Lattès:www.editions-jclattes.fr/index.html 

 

L’instant même : www.instantmeme.com/

La Découverte: www.editionsladecouverte.fr/ 

Lanctôt: www.lanctot-editeur.com/ 

Les belles lettres: www.lesbelleslettres.com/ 

Les intouchables: www.lesintouchables.com/ 

Liber :    www.editionsliber.org/

Lux éditeur: www.luxediteur.com/ 

 

MaxMilo: www.maxmilo.com/ 

Michel Lafon: www.michel-lafon.fr/ 

Mille et une nuits: www.1001nuits.com/

 

Oxford University Press: www.oup.co.uk/ 

 

Pathfinder: www.pathfinderpress.com/ 

Payot: www.payot-rivages.fr/ 

Penguin: www.penguin.ca/ 

Perrin: www.editions-perrin.fr/ 

Plon: www.plon.fr/

PONS : www.pons.de/

Presses de la cité: www.pressesdelacite.com/  

Presses de la renaissance: www.presses-renaissance.fr/ 

Presses de l’Université de Montréal: www.pum.umontreal.ca/ 

Presses de l’Université du Québec:      www.puq.ca/fr/ 

Presses de l’Université Laval: www.pulaval.com/ 

Presses Universitaires de France: www.puf.com/ 

 

Québec-Amérique: www.quebec-amerique.com/ 

 

Regroupement éditeurs canadiens-français: www.livres-disques.ca/ 

 

Seuil: www.seuil.com/ 

Six brumes: www.6brumes.com/ 

Sogides: www.sogides.com/ 

Somabec: www.somabec.com/ 

 

Transcontinental:         www.livres.transcontinental.ca/ 

Técarré : http://www.edtrecarre.com/

 

255/255/155

 

 

 

Toutes nos archives sont disponibles en ligne à Bibliothèque et Archives Canada

Revue Societas Criticus  à Bibliothèque et Archives nationales du Québec

 

Bibl. & Archives Canada

Réf. virtuelles Canada

 

Bibl.  et Archives nationale du Québec

Catalogue IRIS de BAnQ

Dictionnaire Societas Criticus à BAnQ

Les citations choisies de Societas Criticus à BAnQ