Note de la rédaction (16 mars 2010)
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Les livres!
D.I. où la culture nous émeut!

www.societascriticus.com/DIculture.html
Les livres dont nous parlons ici peuvent ne pas être disponibles dans le pays de nos lecteurs et même chez nous, au Québec, car nous en recevons d’un peu partout de la francophonie vu notre présence Internet. En conséquence, si un livre dont nous parlons n’est pas disponible dans votre région, nous vous suggérons de contacter l’éditeur ou un libraire Internet auquel vous avez confiance pour le commander en ligne.
J'étais au lancement d'URBANIA #27 : SPÉCIAL ÂGE D'OR!
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Pour les activités littéraires, voir le calendrier
(Avec présentation d’arrière de couverture lorsque disponibles en format reproductible)
12/2
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 12 no 2, Livres : www.societascriticus.com
Reçu le 27 mai 2010: Ciccotti, Serge, Guéguen, Nicolas, 2010, Pourquoi les gens ont-ils la même tête que leur chien, France: Dunod / www.dunod.com (Somabec pour le Québec: www.somabec.com), 272 p., Format : 14X22, ISBN 9782100540297
Votre chien est-il capable de savoir si vous êtes triste?
Comment rendre inséparables votre chien et votre chat?
Vous venez de vous faire plaquer? Prenez un chien!
Dites-le avec des fleurs ou avec... un chien?
Votre chien vous reconnaît-il sur une photo?
Pourquoi votre chien vous rend-il moins...chien?
Vous savez déjà que votre animal favori est votre ami. À l'issue de la lecture de cet ouvrage, vous verrez qu'il peut être aussi auxiliaire thérapeutique, éducateur, agent de prévention ou même entremetteur d'histoires d'amour!
Serge Ciccotti :
Psychologue et chercheur associé à l'université de Bretagne-Sud, il a déjà publié trois titres chez Dunod dans la série des "Petites expériences de psychologie " sur le bébé (2007), nos semblables (2ème éd., 2008), les relations hommes-femmes (2008).
Nicolas Guéguen :
Professeur de psychologie sociale et cognitive à l'université de Bretagne-Sud, il dirige le laboratoire de recherche GRESICO de cette même université. Il a déjà publié chez Dunod trois titres dans la série "Petites expériences de psychologie" sur le consommateur (2005), la séduction (2007) et les prénoms (2008). Il est aussi l'auteur de nombreux titres parus en psychologie universitaire.
Au sommaire:
Chapitre 1: Pas si bêtes! Loin de là!: Combien de mots votre chien connaît-il?; Mon chien est moins c...que celui de mon voisin!; etc. Chapitre 2: Les animaux sont nos copains: Comme chien et chat…; Votre chat et vous; Existe-t-il des chiens «mordeurs»?; etc. Chapitre 3: J'ai une santé d'académie-chien: Vous êtes en surpoids? Prenez un chien!; Avez-vous eu raison d'offrir un petit toutou à Mamie?; etc. Chapitre 4: Stop aux anti-dépresseurs! Oui aux chiens, chats, dauphins et lapins: Vous venez de vous faire plaquer? Prenez un chien!; L'animal psychothérapeute; Devez-vous offrir un petit animal à votre fils de trois ans?; etc. Chapitre 5: Trop timide avec les autres? Prenez un chien!; Ça gaze Médor?; Le lièvre et la tortue?; Dites-le avec des fleurs ou avec... un chien?; etc.
Reçu le 16 avril 2010: Thibault, Pierre, 2010, Les maisons-nature de Pierre Thibault architecte, Québec: Les Éditions La Presse, 22cm x 25cm, 144 pages, ISBN : 978-2-923681-37-5
http://librairie.cyberpresse.ca/livres/les-maisons-nature-pierre-thibault-architecte-1080.html
Les
Éditions La Presse offrent à ses lecteurs au printemps
2010 un ouvrage qui s’inscrit sans contredit dans la catégorie
Beaux-livres.
Véritable œuvre d’art, le livre proposé nous transporte dans quelques maisons créées par l’architecte québécois de renom Pierre Thibault. Nous sommes partie prenante des projets présentés dans le livre, de leur naissance jusqu’à leur complétion en passant par les différentes étapes de conception et de construction.
Pierre Thibault est célèbre pour son style permettant la mise en valeur conjointe du paysage et de l’architecture. Il a ainsi conçu plusieurs bâtiments en osmose avec leur environnement, parmi lesquelles plusieurs maisons de particuliers mais aussi l’Abbaye des moines cisterciens à Saint-Jean de Matha.
Concevoir sa propre maison avec l’aide d’un architecte est un rêve que plusieurs portent en eux. Ce livre leur permettra de rêver un peu plus et de vivre le processus menant à la réalisation d’un tel projet. Quelques propriétaires de maisons « Thibault » ont accepté de partager leur expérience avec les lecteurs qui voient ainsi des projets devenus réalité.
Magnifiquement illustré, Les maisons-nature de Pierre Thibault nous entraîne dans le monde magnifique de l’osmose architecture/environnement.
L’auteur
Pierre Thibault est architecte depuis plus de 25 ans. Il croit fermement que l’architecture a une influence beaucoup plus grande qu’on le croit sur nos vies.
Il a conçu plusieurs maisons en osmose avec leur environnement. Mais aussi l’Abbaye des moines cisterciens à Saint-Jean-de-Matha, l’espace chorégraphique Jean-Pierre Perrault et le musée d’art contemporain de Charlevoix. La maturité de son travail lui a valu des prix et mentions au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe. Il enseigne à l’École d’Architecture de l’Université Laval et a été professeur invité au MIT à Boston.
Reçu le 19 avril 2010: Jacques JULIEN, 2010, ARCHIVER L'ANARCHIE. Le capital de 1969 (essai), Montréal: Triptyque, ISBN 978-2-89031-685-0, 148p. 22$ www.triptyque.qc.ca/argu76.html
À
première vue, rien de plus opposé que l’archive
et l’anarchie. L’une est compromise avec toutes les
hiérarchies dont elle semble même la garantie la plus
solide. Alors que l’autre n’est jamais à court
d’inventions ou d’invectives pour dresser le poing contre
toute autorité. Jacques Julien observe ici leur coexistence
dans le domaine de la chanson populaire. Depuis les troubadours
jusqu’aux rappeurs contemporains, celle-ci s’est montrée
aussi bien servile que contestataire. Par ailleurs, la chanson ne
s’exprime pas uniquement dans les mots et les sons du
répertoire. Les artistes sont volubiles; les médias
veulent en faire des vedettes, des «personnalités»,
des icônes. Chanteurs et chanteuses se prononcent à hue
et à dia sur le monde comme il va. Le dossier est donc
évidemment politique.
Un premier développement tient à une photo célèbre: celle du trio Brassens, Brel et Ferré. C’était à Paris en 1969, quelques mois après Mai 68, et le cliché illustrait une entrevue donnée par les trois chanteurs. Puis, à ce poster vient s’ajouter l’image de John Lennon et de Yoko Ono à Montréal. C’était aussi en 1969, lors du bed-in de «Give Peace a Chance». Enfin, une dernière affiche montre l’anarchie aux champs, à Woodstock cette fois, en 1969 toujours. Bien sûr, les objectifs des caméras, les microphones et les magnétophones, les articles de journaux, etc. ont conservé ces manifestations variées d’anarchie en des archives qui ne cessent aujourd’hui de se reproduire et de se vendre. Au gré d’anniversaires et de rééditions – on l’a vu en 2009 –, les sœurs ennemies tournoient dans une valse arrangée par les raffinements de la technologie. Quels sont les rapports de ce commerce à l’art et à la politique?
Du même auteur:
Robert Charlebois, l'enjeu d'«Ordinaire (1987)
Richard Desjardins, l'activiste enchanteur (2007)
12/1
Reçu le 16 décembre 2009: Hefez, Serge, 2009, ANTIMANUEL DE PSYCHOLOGIE. Toi, moi… et l'amour!, France: BRÉAL, 2009, 264 p., Format : 14X20,5, ISBN 9782749509181. Distribution pour le Québec: www.somabec.com
Que
se passe-t-il dans notre tête et dans celle des autres? Comment
ça marche, l'inconscient? Le désir? L'angoisse? Le
sexe? Le couple? La famille? Pourquoi les hommes et les femmes
sont-ils si différents? Et, d'ailleurs, sont-ils si
différents? Peut-on aimer sans se tromper?
En inventant la psychanalyse il y a à peine un siècle, Freud ne se doutait pas que notre société tout entière allait s'organiser autour de la quête du bien-être personnel, et que l'on attendrait des psys qu'ils expliquent sur quoi se fonde le bonheur, puisque c'est censé être leur spécialité.
Dans cet Antimanuel de psychologie, Serge Hefez ne donne ni conseils ni recettes. Avec son enthousiasme habituel, il suit le fil de la construction du lien amoureux pour nous emmener à l'intérieur des cerveaux, des inconscients, des âmes, des histoires, des vies. Il raconte comment se fabriquent les humains, et pourquoi vivre ensemble est, souvent, si compliqué, mais aussi si étonnant, joyeux, douloureux, sexy, décourageant, troublant, déstabilisant, créatif, épuisant, inépuisable. Non pas pour nous apprendre des règles et des modes d'emploi, mais plutôt pour nous faire découvrir la richesse et la complexité extraordinaires des liens qui tissent notre humanité. Et pour comprendre, un peu mieux, comment l'amour vient aux humains, et pourquoi cette question les passionne autant.
11/5
4 septembre 2009, 4 livres reçus de Somabec : www.somabec.com
Frankl, V., 2009, NOS RAISONS DE VIVRE À l'école du sens de la vie, Paris : INTEREDITIONS, 2009, 224 p. ISBN 9782729610074 ($44.95)
C
e
que j'appelle le vide existentiel constitue un défi pour la
psychiatrie contemporaine. De plus en plus de patients se plaignent
d'un sentiment de vide et de non-sens, qui peut, selon moi, être
attribué à deux facteurs. Contrairement à
l'animal, les instincts ne disent pas à l'être humain ce
qu'il doit faire. Et contrairement aux époques plus reculées,
les traditions ne lui indiquent plus ce qu'il devrait faire. Le plus
souvent l'être humain ne sait même plus ce qu'il veut
fondamentalement. Ainsi, faute de savoir lui-même à quoi
il aspire, il en vient à désirer de faire ce que les
autres font (conformisme) ou de faire ce que les autres veulent qu'il
fasse (totalitarisme).
J'espère réussir à partager avec le lecteur ma conviction qu'en dépit de l'effondrement des traditions, la vie recèle un sens pour chacun, et plus encore, qu'elle conserve ce sens, littéralement jusqu'à notre dernier souffle.
Au sommaire:
- 1ère partie: Les fondements: Au-delà de la clinique, une vision de l'humain; L'auto-transcendance en tant que phénomène humain; Qu'est-ce que le sens?
- 2e partie: Les pratiques: Le vide existentiel: un défi individuel et un défi thérapeutique; Les techniques: l'injonction paradoxale, le commun dénominateur; L'accompagnement, le positionnement, le soin de l'âme.
Le Guernic, A. 2009, SORTIR DES CONFLITS Méthode et outils pratiques, avec l'analyse transactionnelle, Paris, INTEREDITIONS, 2009, 240 p., ISBN 9782729610036 $39.95
N
ous
subissons tous le poids des conflits, tant dans notre vie
professionnelle que personnelle. Et s'ils sont difficilement
évitables, l'important est de savoir en sortir. Pour cela, il
faut avoir les bonnes clés car la bonne volonté ne
suffit pas. C'est ce que vous apporte ce livre: une grille de
lecture, une méthode et des outils vous permettant:
- D'identifier la nature du conflit: sa source et son moteur;
- De le résoudre en fonction du type identifié;
- De développer vos compétences relationnelles pour prévenir ou désamorcer les conflits naissants.
L'ouvrage se fonde sur une démarche privilégiée, l'analyse transactionnelle (AT), qui, comme son nom l'indique, a pour objet l'étude de nos mécanismes relationnels et de nos transactions avec les autres. Il offre ainsi des solutions appropriées et applicables au quotidien pour pacifier nos relations. De nombreux exemples vous aident à vous familiariser avec les outils décrits et avec les solutions proposées. Quelle que soit votre situation, vous trouverez dans cet ouvrage l'état d'esprit et les outils avec lesquels vous pourrez résoudre un conflit, petit ou grand.
Steiner, C., 2009, LE CONTE CHAUD ET DOUX DES CHAUDOUDOUX, Paris : INTEREDITIONS, 28 p. ISBN 9782729610005, $19.95

Claude Steiner est psychothérapeute et il a un jour imaginé d'expliquer l'Analyse transactionnelle aux enfants. Le résultat est cet adorable conte, joliment illustré des dessins chauds et doux de PEF. Un charmant album que s'arrachent les enfants... et les grands enfants depuis près de 20 ans.
Légaré,
M., Mailhot, S., psychologues, 2008, SOYEZ HEUREUX, PENSEZ AUTREMENT
! Réflexions et exercices pratiques: Comprendre, Agir,
Grandir, Québec : 2PSYS, 2009, 160 p. ISBN 9782981087300,
$24.95
N
otre
quête du bonheur peut être ardue et nous le cherchons
souvent un peu partout, parfois en vain. Il nous arrive à
tous… D'avoir de la difficulté à mettre nos
limites; De perdre le contrôle de nos émotions; De nous
sentir incompris; De vouloir plaire à tous; D'avoir
l'impression que tout va mal dans notre vie; D'avoir de la difficulté
à surmonter certains éléments douloureux de
notre passé; D'être très exigeant envers
nous-mêmes; De nous sentir tendus et stressés.
Il existe plusieurs causes à ces difficultés. Et si une partie de la réponse à ces malaises se cachait à l'intérieur de nous? Que pouvons-nous faire concrètement pour être plus heureux? Rédigé dans un langage simple par deux psychologues qui se basent sur leur expérience clinique, ce livre présente une approche orientée vers l'action. Il propose une réflexion sur votre façon de voir la vie, suggère des moyens concrets et présente des exercices simples et pratiques qui vous feront cheminer vers un mieux-être intérieur. Voici un livre qui pourrait bien changer votre vie!
Au sommaire:
Section 1: Huit styles de pensées inappropriées: Anticipation négative; Rumination du passé; Lecture de pensée; Perception sélective; Négativisme; Vouloir être aimé de tous; Dramatisation; Perfectionnisme; Section 2: Prendre conscience de ses pensées inadéquates; Section 3: Adopter des pensées adéquates; Section 4: La devise; Section 5: Passer de la pensée aux gestes; Section 6: Bilan des apprentissages.
J'étais au lancement d'URBANIA #27 : SPÉCIAL ÂGE D'OR!
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 12 no 3, Livres : www.societascriticus.com
Commentaires de Michel Handfield (1er juillet 2010)
Pour finir le mois de juin en beauté, ce lancement a eu lieu sur la terrasse du Palais des Congrès le 30 juin dernier en soirée. L'âge d'or avait accès à des escaliers mécaniques, les plus jeunes aussi. « Les jeunes ont bien fait » ont d'ailleurs pensé les plus vieux! L'entrée, le magazine et la bière à volonté, de 18h à 20h, coutaient un modique 10 $. De quoi ne pas ruiner les pensionnés! Mais, on y comptait surtout des jeunes branchés et quelques vieux encore sortables pour leur âge! En passant, on peut avoir sa carte de l'âge d'or à partir de 50 ans! (1)
Le sociologue en moi a pris plaisirs à observer cette jeune faune urbaine et branchée de Montréal! Ça se jasait, tweetait et s'envoyait des SMS pour savoir qui était là. Ça se comprend, car il y avait du monde! Selon la page Facebook, 815 invités étaient confirmés et 444 avaient dit « peut-être », dont moi! Je n'ai d'ailleurs pas vu les gens que je connaissais, mais ce fut l'occasion d'en connaitre d'autres comme dans tous ces évènements.
Quant à ce numéro d'Urbania, le premier que je regarde, j'ai aimé le point de vue cynique, mais souvent vrai, de ce magazine de qualité. Comme je suis moi-même cynique au sens ancien du terme, soit « de questionner et de confronter les idées reçues » (2), je ne peux qu'apprécier le ton.
Je sens poindre la question chez le lecteur: comment se fait-il que tu fusses là si tu ne connais pas? C'est par des contacts Facebook que j'ai été mis au parfum de cet évènement. J'ai ma carte de la FADOQ , mais je suis branché! En parlant de « branché », une remarque pour le Palais des congrès: pourquoi pas un réseau wifi? J'aurais souhaité « twitter » de mon iPod! Ils pourraient au moins offrir « ile sans fil »! (3)
Notes:
1. www.fadoq.ca
2. Pris directement dans le dictionnaire de Societas Criticus: http://bibnum2.banq.qc.ca/pgq/2006/3212333/3212333.htm
3. Pour ceux qui ne connaissent pas: www.ilesansfil.org
Hyperliens:
URBANIA: http://urbania.ca
Palais des congrès: www.congresmtl.com
Sous la jaquette (Commentaires livresques!)
Quand Je est un autre! Ou discussions autour du baiser du barbu et d'un rapt! (Sur ciné et culture)
Assogba, Yao (sous la direction de), 2007, Regard sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne,
Pour le prochain Salon du livre!
- Possibles, Le documentaire art engagé;
- Harvill-Burton, Kathleen, Le nazisme comme religion;
- Praagh, Shauna Van, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et d’épée;
- Angenot, Marc, Eddi, Maï-Linh, et Vernes, Paule-M., La tolérance est-elle une vertu politique?
- De Cock et al. (Sous la direction), Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France.
12/1
Assogba, Yao (sous la direction de), 2007, Regard sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne, Québec : PUL, Sciences humaines, Éducation et IQRC, 168 pages, ISBN : 978-2-89224-356-7
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 12 no 1, Livres : www.societascriticus.com
Commentaires de Michel Handfield (17 décembre 2009)
R
egard
sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne est un livre
intéressant, car on nous parle rarement de l’Afrique
dans les médias à moins qu’il n’y ait des
problèmes graves, comme une guerre civile, un coup d’État
ou une famine! Mais, l’Afrique c’est plus que ça.
Des auteurs, comme René Dumont, l'ont montré par le
passé. (1) On le voit aussi par le cinéma, ce dont nous
avons parlé à plusieurs occasions. (2)
En Afrique, oui, on trouve de la misère et des problèmes sociopolitiques et économiques, comme sur tous les autres continents d'ailleurs, mais on y trouve aussi de la débrouillardise, de la créativité et de l’entrepreneuriat. On y trouve aussi de plus en plus de filles entreprenantes, même si la culture constitue parfois un frein. Mais, certaines foncent!
Ce qui m'a le plus inquiété si je puis dire, c'est la question de l'instruction. Même si l'éducation donne « un véritable pouvoir de transformation sur son environnement » et qu'il y a une « démocratisation de l'enseignement » (p. 17), il semble que beaucoup de jeunes gens instruits sont exclus de leur société, « au point même où les jeunes médecins, ingénieurs et autres diplômés universitaires deviennent chômeurs. » (p. 49) Des difficultés d’employabilité qui les amènent à vouloir partir vers l'occident! Pourtant, l'Afrique aurait besoin de ces ressources. Là, on semble former des diplômés en vue de les exporter en espérant qu’ils aident leur famille et le pays de l’étranger; en leur faisant parvenir de l’argent par exemple. (3) Mais, ces diplômés ne seront pas nécessairement reconnus à l’étranger s’ils réussissent à s’y rendre, car l'aventure n'est pas facile. Beaucoup resteront donc en Afrique – ou y seront retournés - et ne serviront pas, faute de les embaucher ! Ça touche leur amour propre et leur capacité future, car sans travail, ils ont moins de chance de se marier et de fonder une famille.
Les Africains doivent prendre leur continent en main, mais cela commence par leur communauté et leur pays. Cependant, il faudrait que le mouvement soit assez fort pour exercer une contagion au continent.
Il ne faut par contre pas regarder l'Afrique de haut, en la comparant avec nos pays occidentaux, car, d'abord, les pays occidentaux ont aussi des zones de pauvretés et d'exclusions sociales; ensuite, l'Afrique, ce n'est pas un pays, mais un continent! Les pays africains ne sont pas tous égaux, comme les pays américains ou européens ne sont pas tous pareils! Haïti, c'est aussi l'Amérique tout comme les millions d'Étasuniens sans protection médicale digne de ce nom et qui peuvent se ramasser à la rue si la maladie les frappe! Pourtant, on ne parle pas d'africanisation des États-Unis même si on le pouvait!
C'est donc un livre intéressant pour regarder une partie de l'Afrique. Il ne s'intitule pas « Regard sur... la jeunesse en Afrique subsaharienne » pour rien!
Notes:
1.Sur René Dumont, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/René_Dumont
2. En effet, nous avons tant parlé de documentaires sur l'Afrique que de fictions africaines, car nous suivons depuis quelques années le Festival du film africain: www.vuesdafrique.org
3. Voici ce que j'écrivais dans Societas Criticus, Vol 11 no 3 (du 3 avril 2009 au 8 juin 2009), concernant le film « L'Absence » du réalisateur Mama Keïta il y a quelques mois à peine à l'occasion de « Vues d'Afrique » 2009:
« Pays d’inégalités sans système de redistribution sociale, il y aurait pourtant tant à faire, ce qui nous conduit à un autre problème africain : celui de la fuite des cerveaux. Quand il va visiter son ancien prof, celui-ci lui parle de ce besoin de voir les jeunes qu’ils ont soutenus, notamment en les envoyant étudier en occident, revenir pour reconstruire cette Afrique qui en aurait bien besoin. « Vous devez être conscient que la collectivité a payé pour vous » lui dira ce vieux prof en substance. Mais, s’il a en partie raison, Adama aura aussi raison de lui répondre que « l’Afrique a aussi des diplômés au chômage » comme si elle était incapable d’utiliser ses ressources. Alors, vaut mieux être ailleurs et envoyer de l’argent qu’être sous-utilisé ou, pire, de ne rien faire ici! Deux points de vue irréconciliables pour l’instant. »
Arrière de couverture
Plus de 50 % de la composante des populations africaines au sud du Sahara se retrouve dans la catégorie d’âge de 15 à 35 ans. Cette jeunesse a hérité des conséquences néfastes de la crise économique et sociale des années 1980. Le quotidien pour elle est fait de précarité, de sous-emploi, de chômage, d’exclusion sociale… Mais ces jeunes ne faiblissent pas devant les problèmes sociaux qu’ils vivent. Ils se manifestent de diverses façons pour exprimer leurs aspirations et leurs ambitions. Ils sont dynamiques, inventifs et créatifs dans tous les secteurs de la société. Ils abordent avec philosophie leurs conditions de jeunes et participent en tant qu’acteurs sociaux aux dynamiques mouvantes de l’Afrique contemporaine.
Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs de milieux universitaires et journalistiques résidant en Afrique, en Europe et au Québec présentent une analyse des principales réalités sociales des jeunes d’Afrique subsaharienne. Les auteurs s’appliquent, d’une part, à montrer les dynamiques des rapports de cette jeunesse au système d’éducation, au marché du travail, à l’emploi, au politique, à la culture et au social, et expliquent, d’autre part, les logiques et les stratégies que les jeunes Africains développent pour faire face aux défis que posent leurs conditions de vie. Sans aucun doute, la jeunesse représente une des principales forces sociales qui travaillent l’Afrique subsaharienne en mutation.
Un autre livre de Assogba, Yaoqui peut aussi intéresser les lecteurs:
2007, La raison démasquée. Sociologie de l’acteur et recherche sociale en Afrique, Québec : PUL, Sciences humaines, 108 pages, ISBN : 978-2-7637-8397-0
Cet ouvrage succinct éclaire les conditions de l’émergence d’une sociologie de la rationalité en Afrique et souligne sa grande capacité à faire comprendre des phénomènes sociaux énigmatiques au premier abord. L’observateur se retrouve ainsi devant un acteur social daté et situé, et ayant de « bonnes raisons » de croire ce qu’il croit ou de se comporter comme il se comporte. Partant du postulat selon lequel le développement des sciences sociales réside dans les enquêtes concrètes, l’auteur prend bien soin de montrer les relations de complémentarité entre la recherche qualitative et la sociologie de la rationalité de l’acteur dans le contexte africain.
Ce qui impressionne dans ce petit livre tonifiant, c’est le tranchant du regard et sa pertinence. La clarté de l’exposé et de l’écriture, la cohérence de son cadre analytique et l’originalité du principal message en font un ouvrage de prédilection, aussi bien pour les étudiants et les chercheurs des sciences humaines que pour un large public.
11/6
D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Livres : www.societascriticus.com
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Pour le prochain Salon du livre!
Michel Handfield (1er décembre 2009)
La 32e édition du Salon du livre de Montréal s’est tenue du 18 au 23 novembre dernier. Comme j’y vais chaque année depuis les débuts ou presque, cette année j’ai fait un tour d’observation sociale du salon! C’est dans notre mandat de revue de critique sociale de le faire ainsi.
J’y ai observé des gens qui marchent dans les allées, mais ne semblent pas regarder autour d’eux. Ils ont encore moins l’intention de s’arrêter, comme s’ils avaient un but précis en tête : un auteur ou un éditeur peut-être! De l’autre côté, j’ai parlé avec des auteurs dont l’espace n’était pas très achalandé pour avoir leur point de vue, dont Gilles Dubois, Jean Séguin et Réal-Gabreil Bujold. (1) Eux aussi constataient que bien des gens passent leur chemin. Quelques un s’arrêtent tout de même, attirés par un titre ou la tête de l’auteur lui-même! C’est un peu ingrat pour les auteurs, mais c’est le commerce.
Plusieurs auteurs nous lancent d’ailleurs un sourire ou un bonjour, comme à la pêche! Moi, je leur souriais gentiment, parfois m’arrêtais pour échanger quelques mots. Mais, des noms attirent probablement davantage que d’autres, car j’ai aussi vu des files à certains stands où l’on trouvait des noms fortement médiatisés! Un titre attirait parfois mon attention dois-je dire. Question de couverture ou de placement de produit, car dans un tel salon le livre est un produit! Lecteur d’essais, c’était par contre plus souvent le titre d’un roman qui aurait pu être aussi celui d’un essai qui me faisait arrêter. Mais, l’essai fut rare dans ma pêche. En badaud cette année, j’ai vu ce salon du point de vue de la foule plutôt que du lecteur! Il faut cependant dire que si l’on se donne deux ou trois heures pour faire le salon, on n’a pas le temps de s’arrêter partout. Je n’y ai été que trois fois et ce fut un survol de mon point de vue! A titre comparatif, l’an dernier j’y étais allé 5 fois et je considère ne pas l’avoir fait en profondeur, car il y a beaucoup à voir! C’est plus qu’une immense librairie comme le croient certaines personnes qui ne le fréquentent pas.
Parlant avec des auteurs, cela m’a permis de conclure qu’il serait intéressant de classer les livres par thème : romans, biographies, essais…
Mais, vérification faite, ce serait difficile pour des raisons techniques, car on devrait alors diviser les maisons d’édition et multiplier les stands! Alors, il faudrait trouver autre chose, car les lecteurs qui vont d’un gros stand à un autre passent parfois à côté d’un éditeur étranger qui aurait peut-être quelque chose d’intéressant à leur présenter et qu’ils ne retrouveront plus après, trop pointus pour être conservé dans le commerce grand public. C’est notamment le cas dans les essais, moins visibles que les romans par exemple. Il faut donc trouver un système pour mieux faire voir ces ouvrages. À défaut de disperser les éditeurs en sous-groupes, des circuits et des codes de couleurs pourraient être pensés : essais, romans, biographies, livres jeunesses, livres utiles (botanique par exemple), beaux livres, B.D. et recettes pour nommer les catégories les plus importantes et englobantes! Dans les librairies, les livres sont d’ailleurs classés ainsi, rarement par éditeurs. Puis, pour les petits éditeurs spécialisés, comme pour les éditions universitaires et gouvernementales, il y aurait peut-être moyen de les regrouper dans un même pôle du salon pour créer une masse critique! Une autre façon de voir ce salon. À suivre l’an prochain.
Note :
1. En guise d’appréciation d’avoir parlé avec eux, voici une présentation des livres de ces auteurs :

Dubois, Gilles, 2009, La piste sanglante, Ottawa (Ontario) : Éditions L'Interligne, Collection « Cavales », 200 pages, ISBN : 978-2-923274-20-1, 12.95 $
Hiver 1883, à Grand-Bouleau, aux portes de l’Arctique.
Les villageois isolés dans les montagnes doivent faire face à une menace terrifiante. C’est le moment pour Akuna, le jeune meneur de chiens, de montrer son courage. L’adolescent téméraire souhaite prouver qu’il est l’un des meilleurs parmi les hommes du village, et défier aussi son mentor, le vieil Amarok, légende vivante du Nord, son ami autant que son rival.
Dans un décor aussi rude que grandiose, Gilles Dubois emmène avec passion son lecteur à l’aventure, sur les pistes enneigées du Grand Nord, où hommes et bêtes luttent pour leur survie. L’auteur nous livre aussi le récit poignant d’une histoire de filiation, empreinte de la pudeur qui caractérise les personnages forts tels qu’Anuka et Amarok.
Séguin,
Jean, R
ecueil
d’expressions et de mots québécois – Volume
2, Québec : Broquet, ISBN : 978-2-89654-109-6, 640 p.
29.95 $
Fort de l’expérience acquise à la rédaction de son premier livre, l’auteur vous suggère une nouvelle aventure dans le monde des mots anciens de notre patrimoine québécois. Cette fois-ci, grâce aux recherches faites dans les années 1960-1970 sur l’ensemble du territoire québécois (Est du Canada) par Gaston Dulong et Gaston Bergeron et la Société du parler français au Canada (1902-1962) et surtout à la mise en place d’un site Internet facilitant la recherche des mots inventoriés subventionné par le Bureau de la recherche de la Faculté des lettres de l’Université Laval (1998-1999), il nous est permis de retracer de vieux mots avec facilité, d’authentifier leurs usages selon les régions mais aussi d’en connaître les variations de sens.
Chemin faisant, les références à des ouvrages divers se font plus nombreuses ce qui enrichit notre connaissance historique et étymologique des substantifs, verbes et expressions explorés. La forme littéraire diffère quelque peu du premier tome : elle se distingue principalement par plus de références aux auteurs québécois, par la présence de la carte géographique du Québec avec ses termes répertoriés en fonction des régions et finalement, par la présentation de mots plus rares dans l’usage actuel de la langue.
Le sujet y est traité avec la même passion que son livre précédent. Son voyage fait en France en 2007 juste avant l’édition de son dernier livre l’a remis en contact avec ses sources françaises.

Réal-Gabriel Bujold : Si l’auteur y présentait surtout « Pommes de lune », c’est davantage de « LA DÉFORME SCOLAIRE » que nous avons parlé et que je vous présente ici, vu mes intérêts pour l’éducation, une question hautement sociopolitique!
Ce livre raconte les aventures d’un enseignant au primaire. Il se veut à la fois un témoignage troublant de ses trente-six années dans un monde de femmes et une critique acerbe du système scolaire tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Bujold, Réal-Gabriel, 2005, LA DÉFORME SCOLAIRE, Rosemère (Québec) : nouvelle optique, Collection Circonstances, ISBN: 2-89396-270-x, 199 pages, 21.95 $
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 6, Livres : www.societascriticus.com
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Patry, Sylvie, 2009, RENOIR AU XXe SIÈCLE, France: Découvertes Gallimard/Réunion des Musées Nationaux (imprimé en Italie par Zanardi Group), 48 pages, ill., rel., sous couv. ill., 120 x 170 mm. Collection Hors série à l occasion de l’exposition RENOIR AU XXe SIÈCLE présentée aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris du 23 septembre 2009 au 4 janvier 2010, ISBN 9782070337446, 8,40 € : http://www.gallimard.fr/
Commentaires de Michel Handfield (6 novembre 2009)
Petit poids lourd, c’est la première chose que j’ai remarquée alors qu’il était encore dans l’enveloppe. Quand j’ai ouvert, j’ai compris : les pages se déplient parfois en 4/4 pour faire paraître des reproductions de 23,5 X 32 cm alors que ce livre en fait à peine 12,5 X 17,5! Comme ce livre ne fait qu’environ 1 cm d’épaisseur (1), c’est dire que la qualité du papier y est pour quelque chose dans le poids. La qualité de la gravure, elle, y fait quelque chose pour le plaisir de l’œil, car c’est un livre d’art avec une impression de qualité. Le texte est clair, concis et intéressant. On apprend, ainsi, que :
« (…) les tableaux de Renoir et de ses amis Monet, Pissarro, Cézanne, Morisot ou Sisley, peinent à s’imposer au Salon officiel. En réaction, ils organisent en 1874 une première exposition indépendante, suivie de sept autres. Leur peinture libre et esquissée est qualifiée par dérision d’ « impressionniste ». Dès la fin des années 1870 toutefois, Renoir se détache d’un mouvement dont il remet en cause la stratégie et le style. »
Cet extrait est tiré de la section « Le commencement d’un triomphe », car ce livre n’est pas paginé, mais divisé en sections.
Suivant cette section, nous avons « Une famille en peinture », où on apprend que les principaux sujets de Renoir sont ses proches; « Nouveaux cercles, nouveaux amateurs », où on apprend cette fois que Renoir à pris ses distances face au courant impressionniste, mais a conservé « des contacts avec ses amis de jeunesse ». Je dirais que Renoir est devenu Renoir! On parle ensuite de la « nouvelle manière de Renoir »! Cette manière, c’est la vie! Il peint sa femme, ses enfants, la « Boulangère », une comédienne, mais en les retravaillant. « C’est le peintre qui fait le modèle » comme le dit si bien le titre de cette 4e section.
À 67 ans, « il s’installe dans la maison des Collettes à Cagnes-sur-Mer, non loin de Nice. » Après des années à Paris et en voyage! L’auteur parle donc d’ « Une nouvelle Arcadie »! (2) Artiste, il expérimentera différentes techniques et d’autres formes d’art, comme la sculpture par exemple. « Le don de la décoration, le goût de l’expérimentation », c’est Renoir, même si c’est un Renoir moins connu! De son temps, il fera aussi des nus au début du XXe siècle comme pour bien d’autres peintres. Mais, il les placera en plein air. La femme, symbole des la nature, s’y mariera dans une célébration de la vie et de la beauté. C’est le « Testament : nus et odalisques », qu’il laissera! Il aura marqué son temps et ceux qui le suivront. Picasso le consacrera « Le « pape de la peinture » », titre de la dernière section de ce livre d’art!
Si ce livre donne le goût de voir l’exposition, ce qui n’est pas possible pour tous, il est aussi un concentré de celle-ci pour ceux qui n’ont pas la chance d’aller à Paris, comme moi qui demeure à Montréal! Une excellente idée-cadeau pour ceux qui aiment Renoir par exemple, qu’on vous l’offre ou que vous vous l’offriez vous-même, car on n’est jamais mieux servi que par soi-même! Si vous ne le trouvez pas en librairie, il y a certainement moyen de le commander par internet.
Notes :
1. Mesures approximatives que j’ai prises avec une règle!
2. Selon Wikipédia on parlerait d’une utopie, d’un lieu idéal; pastoral et harmonique! Voir :
http://en.wikipedia.org/wiki/Arcadia_(utopia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcadie_(poésie)
Arrière de couverture
On oublie souvent que Renoir, né en 1841 et devenu l'une des grandes figures de l'impressionnisme des années 1870, continua d'être un peintre actif et admiré au début du XXe siècle : cinq ans avant sa mort en 1919, alors qu'il est riche et célèbre, il déclarait « commencer à savoir peindre ». Les dernières années de Renoir se caractérisent en effet par un profond renouvellement de sa peinture et un goût constant de l'expérimentation, qui le conduit vers de nouvelles techniques comme la sculpture. Renoir invente une peinture conciliant la référence à la tradition, de l'Antiquité au XVIIIe siècle en passant par Titien ou Rubens. Peintre de figures, comme il aime à le proclamer, il explore un nombre limité de thèmes et place le nu féminin à la source de toutes les audaces : libération de la couleur, affranchissement des règles de l'anatomie et de la perspective, au profit d'une nouvelle Arcadie inspirée du Sud de la France. Cette nouvelle manière lui vaut l'admiration de nouvelles générations d'artistes, tels Matisse, Picasso, Maillol ou Bonnard qui, pour certains, font le pèlerinage à Cagnes-sur-Mer, près de Nice, où Renoir est installé une partie de l'année. Ils y saluent un homme courageux et un peintre libre, moderne et classique tout à la fois.
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11/4
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Beaudry, Lucille, et Chevrier, Marc, 2007, Une pensée libérale, critique ou conservatrice ? Actualité de Hannah Arendt, d'Emmanuel Mounier et de George Grant pour le Québec d'aujourd'hui, Québec : Presses de l’université Laval, Collection : Prisme, 222 pages
D
e
toutes parts fusent les critiques du Québec moderne né
de la Révolution tranquille. Ces critiques, associées
souvent aux intellectuels de « la nouvelle sensibilité
historique », annoncent-elles un retour du conservatisme ou
alors une nouvelle forme de pensée critique ?
S’inscrivant plutôt dans l’horizon du libéralisme
politique, les auteurs du présent ouvrage ont entrepris
d’interroger le Québec contemporain au travers de trois
figures critiques du monde moderne au XXe siècle :
Hannah Arendt, Emmanuel Mounier et George Grant. Sous l’éclairage
de ces figures qui ont influencé plusieurs générations
d’intellectuels au Québec apparaissent les
contradictions et les difficultés que le Québec a
rencontrées en entrant dans la modernité. Le présent
ouvrage témoigne ainsi d’un véritable parcours
dans une pensée plurielle.
Table des matières partielle:
INTRODUCTION
PARTIE I : PRÉSENCE DE HANNAH ARENDT
PARTIE II : PRÉSENCE D’EMMANUEL MOUNIER
PARTIE III : PRÉSENCE DE GEORGE GRANT
Lucille Beaudry est professeure au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal. Elle travaille dans le domaine de la pensée politique et poursuit sa recherche sur le politique dans l’art contemporain.
Marc Chevrier est professeur au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux récents ont notamment touché à l’analyse politique du droit, au fédéralisme et aux idées politiques au Québec. Il a aussi contribué à des revues telles que Argument, Liberté et L’Agora et a publié, chez Boréal, Le temps de l’homme fini (2005).
Commentaires de Michel Handfield (14 août 2009)
Intéressant et « inégal », mais pas au sens négatif du terme! Inégal en ce sens que pour l’un ce sera Arendt, pour l’autre Grant… et pour moi Mounier! C’est en effet celui qui m’a le plus intéressé, car je m’intéresse beaucoup aux droits de la personne versus les contraintes de la culture groupale ces temps-ci! Il y a quelques années, c’eut été Hannah Arendt qui m’aurait davantage rejoint.
Intéressant, car cela fait découvrir des penseurs oubliés, mais dont la pensée est encore actuelle. Ce qui aide, c’est que ces penseurs sont défendus par des auteurs qui savent les actualiser et qui les aiment. Ils sont donc bien défendus. Même si je ne pouvais être d’accord avec Grant, un conservateur lucide, dans les grandes lignes, je dois avouer que sur un ou deux points j’ai quand même senti une proximité relative. Il est aussi l’oncle du chef actuel du Parti Libéral du Canada : Michael Ignatieff! Ceci le remet donc à l’ordre du jour, car il peut avoir influencé son neveu par ce qu’il y avait de plus progressiste chez lui. Cette époque des « progressistes-conservateurs » est cependant terminée, nos conservateurs ayant laissé tomber cette particule pour devenir de purs conservateurs comme nos voisins républicains! Des idéologues du conservatisme contrairement aux philosophes de ces temps pas si lointains qui étaient toujours ouverts à la discussion.
Une lecture que je recommande pour situer ces modes de pensée que sont les idées libérales, critiques et conservatrices. Une façon de savoir où on se positionne face à celles-ci. Moi, je suis un libéral critique! Tout est dit.
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Depuis quelque temps, on couvre davantage de cinéma, mais nous n’oublions pas les livres pour autant. Parfois, nous sommes un peu en arrière sur nos lectures, mais d’autres fois ce sont les événements qui nous font patienter pour les mettre en contexte; voir dans un nouveau contexte! Quoi qu’il en soit, l’été est justement le bon temps pour parler de lecture. Alors, voici cinq livres lus ces derniers mois:
- Possibles, Le documentaire art engagé;
- Harvill-Burton, Kathleen, Le nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent le code religieux nazi (1932-1945);
- Praagh, Shauna Van, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et d’épée;
- Angenot, Marc, Eddi, Maï-Linh, et Vernes, Paule-Monique, La tolérance est-elle une vertu politique?
- De Cock, Laurence, Madeline, Fanny, Offenstadt, Nicolas et Wahnich, Sophie, (Sous la direction de), Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France
Michel Handfield
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Possibles (www.possibles.cam.org/), Volume 31 no 3 et 4 Été/automne 2007, Le documentaire art engagé; 14$ / ISSN 0703713-9 (Reçu le 3 juin 2008)
Très
claires sur Le plan conceptuel, les frontières entre fiction
et documentaire, de même qu’entre l’acte créateur
e
t
l’intervention, sont plus nébuleuses sur te terrain des
pratiques. Doit-on situer un Michael Moore plus près de
l’activisme politique d’un Chomsky ou de la narrativité
d’un Oliver Stone? Et alors est-il accidentel qu’au
moment même où l’on constate partout un déclin
du militantisme dans les partis politiques, des films documentaires à
la charge dénonciatrice ou mobilisatrice, qu’on
programme même dans des salles commerciales, semblent
accompagner dans le temps de nouvelles formes d’engagement
collectif, sans que le public de ces films se réduise aux
groupes activement engagés?
Le phénomène interroge tant les organisations militantes que les milieux cinématographiques. Aurait-on institué des cloisonnements contre-nature entre l’action et l’imaginaire? Entre le monde de l’émotion privée et celui des solidarités et conflits plus larges? Où situer dans l’éventail des actions visant te changement social, dans l’ensemble de la production cinématographique, dans la galaxie de l’information médiatique, ces documentaires qu’on dit (parfois avec hésitation) engagés?
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Qui s’intéresse au cinéma, à l’ethnométhodologie, aux histoires de vie et aux « cultural studies » trouvera matière à réflexion dans ce numéro de « Possibles » sur « le documentaire art engagé », car le documentaire rejoint toutes ces préoccupations. Engagé, il ne peut que l’être, car dès que le cinéaste pose sa caméra sur un point, cela devient un point de vue! Par contre, je dois confesser que voyant beaucoup de cinéma, j’ai pris un certain temps à lire ce numéro et davantage tardé avant d’écrire mon texte. Alors, si vous passez beaucoup de temps dans les salles obscures, je vous conseille d’acheter ce numéro plutôt que de le consulter en bibliothèque, car cela vous donnera plus de temps pour passer au travers. Conseil de cinéphile…
A ce dossier, « Le documentaire, art engagé », s’ajoutent d’autres textes, dont un de Marcel Sévigny sur la décroissance comme moyen de sortir de l’impasse. (1) Fort intéressant, surtout si l’on pense que la croissance est source de bien des maux non comptabilisés, mais bien réels, tant en santé qu’en environnement, ces deux choses étant liées. Ce texte ayant été écrit avant la crise du dernier trimestre de 2008, ce numéro de la revue étant celui d’été/automne 2007, on aurait pu espérer que le choc du capitalisme aurait permis d’aller justement dans cette voie, avec de nouvelles façons de repenser la reprise, soit une reprise en douceur, moins consommatrice, plus écologique, axée vers le transport collectif plutôt que l’automobile individuelle; la consommation de culture et de biens durables plutôt que de l’éphémère et du jetable! Mais, ce n’est pas ce qu’on a fait. On a plutôt soutenu les acteurs et les entreprises qui nous ont justement conduits vers cette crise par leurs comportements, comme s’ils n’étaient pas vraiment responsables. Ils ont suivi un système et l’ont poussé à la limite jusqu’à ce qu’il déraille, mais plutôt que de changer de conduite, on remet les wagons sur les rails et on redonne la conduite des locomotives aux mêmes conducteurs ou à leurs clones! (2) On va alors les laisser aller jusqu’au prochain déraillement, dans une fuite en avant perpétuelle comme s’il y avait un mur entre le raisonnement économique et scientifique.
Dans ce numéro vous trouverez aussi un texte sur l’éducation dans lequel j’ai mis bien des signets, car c’est un sujet qui me préoccupe. L’auteur y fait référence au regretté Marcel Rioux (3), un de mes anciens professeurs de sociologie à l’Université de Montréal, critique du rapport Parent et de l’approche consumériste et productiviste de l’éducation :
« Pour s’exprimer d’une façon plus brutale, on peut dire que l’homme et sa culture sont en train de disparaître sous l’amoncellement des marchandises que le système techno-économique produit toujours en quantités de plus en plus abondantes. » (Rapport de la commission d’enquête sur l’enseignement des arts au Québec (rapport Rioux), Éditeur officiel du Québec, 1968, vol 1, p. 34, cité pp. 247-8)
A-t-on fait mieux depuis? Si on pose la question, c’est dire que la réponse n’est certainement pas un oui clair et franc! En effet, on oriente plus que jamais la formation vers les besoins du marché, mais sans savoir si ces besoins dureront! Pourquoi ne forme-t-on pas des êtres polyvalents, autonomes et créateurs comme le prônait Rioux (p. 247) plutôt que des êtres limités, façon de leur donner des moyens de se défendre dans la vie? C’est peut-être que l’entreprise ne veut pas de ces êtres généralistes, mais veut plutôt des gens avec une formation pointue, mais étroite (4), façon de les tenir bien en laisse, car, crise ou pas, c’est l’entreprise qui commande! C’est ainsi que le taylorisme est revenu en force sous une nouvelle forme au niveau mondial, l’entreprise n’étant plus divisée en ateliers et en lignes de montage sous un même toit, mais plutôt réparties entre différents pays et sous traitants! Le siège social s’occupe d’abord de marketing, puis orchestre la production, qui peut se faire en partie dans ses usines, mais aussi chez des sous-traitants, répartis partout sur la planète, où cela lui coûte le moins cher et ne le lie qu’au minimum à des employés. La vraie libre entreprise, c’est-à-dire libre des responsabilités, mais machine à produire des profits! Les entreprises sont devenues des donneurs d’ordre, si possible avec un minimum d’employés, les autres étant contractuels ou sous-traitants, pour ne pas avoir de liens directs avec eux! On peut même acheter les produits des autres, y mettre sa marque et son logo, puis en assurer la mise en marché de façon à aller chercher le plus grand profit au moindre risque! Cette spécialisation de la production et de la distribution à la grandeur de la planète a cependant des conséquences sur la main-d’œuvre et les systèmes d’enseignement pour y répondre, car l’enseignement ne sert plus à instruire et à éduquer, mais à former la main-d’œuvre dont l’entreprise à besoin à court et moyen terme, le long terme devant être un emploi qui mène à la retraite selon moi, ce qui existe de moins en moins! Si l’entreprise quitte, cette main-d’œuvre n’est cependant pas toujours adaptée à un nouveau travail, car ses compétences sont limitées à ce dont elle avait besoin et difficilement transférable ailleurs. Ce système est si poussé que des maisons d’enseignements donnent même des programmes courts d’enseignement, à côté de leurs programmes réguliers, pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises (5) à court et moyen terme.
Rioux avait donc raison dans sa critique de ce « système d’enseignement dans lequel l’individu est mis au service de la production de biens de consommation » (p. 248) plutôt que « d’en faire un être « normatif », [soit] « celui qui peut créer et assumer des normes ». » (Ibid.) On parle de compétences transversales à l’école, mais ce n’est que du langage. Pour que les choses changent, il faut que l’éducation devienne « le centre d’un véritable projet de société » (p. 258). Le rapport Rioux est donc toujours actuel même si on connaît davantage le rapport Parent. Sauf que les sociologues, même s’ils ont raison, on les met souvent sur une tablette et on ne veut surtout pas les voir en éducation, comme si l’éducation n’était pas une fonction sociale. J’ai déjà écrit sur le sujet! (6)
Notes :
1. Le titre exact : La décroissance : une voie théorique et pratique pour sortir de l’impasse?
2. C’est à dire d’autres conducteurs qui ont été aux mêmes « business school » et qui pensent de façon semblable à leurs prédécesseurs!
3. Marcel Rioux (1919-1992), professeur au département de sociologie, Université de Montréal. Voir quelques uns de ses ouvrages sur http://classiques.uqac.ca/contemporains/rioux_marcel/rioux_marcel.html
4. Comme ces anciens ouvriers spécialisés qui étaient tout, sauf spécialistes! Ils n’étaient spécialistes que de la parcelle du travail qu’on leur avait bien montré.
5. C’est ainsi qu’à côté du Diplôme d’études collégiales nous avons des attestations d’études collégiales « directement reliées aux besoins actuels du marché du travail » nous dit le site du cégep de Rosemont : www.crosemont.qc.ca/?B5E1A4D4-8FDC-4114-BFCB-50105FA5642C.
6. Michel Handfield, Parlons d’éducation : de la pénurie de personnel enseignant aux problèmes scolaires, une réflexion s’impose, Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 9 no 4, Essais
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Harvill-Burton,
Kathleen,
2006, Le
nazisme comme religion. Quatre théologiens déchiffrent
le code religieux nazi (1932-1945),
Québec : Presses de l’Université Laval
(www.pulaval.com),
252 pages, ISBN : 2-7637-8336-8, Prix :$ 30,00
En 1920, le Parti nazi déclare son adhésion au christianisme positif dans son programme politique. D’une perspective religieuse, une analyse des ouvrages d’Adolf Hitler et d’Alfred Rosenberg nous conduit à une explication de ce « christianisme positif » et nous étonne dans les répercussions de son application.
L’hypothèse est la suivante : le nazisme comportait un objectif religieux, qui était de faire disparaître le christianisme traditionnel pour le remplacer par une vision nazie du « christianisme positif ».
Le livre présente la lutte antinazie de deux théologiens germanophones, Paul Tillich et Karl Barth. Tillich voit dans le nazisme une illustration de sa théorie du démonique. Le point de vue théologique christocentrique de Barth suscite une résistance au sein des Églises protestantes allemandes et la naissance de l’Église confessante.
En France, la résistance spirituelle est illustrée par deux théologiens jésuites, les pères Pierre Chaillet et Gaston Fessard. L’action de ces deux témoins prend un caractère prophétique au sein d’une Église qui n’a pas encore pris conscience des implications perverses de l’idéologie nazie. Pierre Chaillet organise la résistance spirituelle en fondant un journal clandestin et œcuménique, le Témoignage chrétien. Gaston Fessard est l’auteur du premier exemplaire, « France, prends garde de perdre ton âme ». De plus, il conteste l’obligation d’une obéissance au gouvernement de Vichy en élaborant sa théorie du « prince esclave ».
En projetant ainsi quelque lumière sur une période particulièrement trouble du siècle dernier, ce livre montre comment politique et religion peuvent être parfois enchevêtrées et quelle lucidité (prophétique et théologique) est requise pour y voir clair et pour prendre les décisions et les engagements qui s’imposent.
Kathleen Harvill-Burton a fait des études en sciences politiques et a obtenu une maîtrise en théologie. Elle enseigne à l’Université de Bridgeport au Connecticut.
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Race aryenne supérieure; Hitler, un sauveur; les Allemands, le peuple élu! Voilà des éléments d’une idéologie : le nazisme. Mais, cette idéologie se confond à une religion, avec le mythe du sang pur (p. 26) et la foi comme outil de contrôle! (p. 38) Hitler se voit même investi d’une mission divine. (p. 50) S’il s’en prend aux juifs, c’est que :
«Selon l’interprétation hitlérienne, la race juive n’a fait que tromper le monde, depuis l’aube de l’histoire, en se proclamant peuple élu. Il ne peut y en avoir qu’un : la race nordique. Le mensonge juif a empêché, à maintes reprises dans l’histoire, l’implantation triomphante du sang nordique et la réalisation de son destin providentiel. C’est ainsi que la haine viscérale de Hitler, même si elle trouva son origine dans les milieux sociaux antisémites de sa jeunesse, a vraiment pris forme devant les obstacles qu’il voyait posés au triomphe de la race germanique par le faux peuple élu. » (p. 51)
Ce livre est fascinant par l’éclairage qu’il donne du nazisme, mais aussi l’analogie entre religion et idéologie. De là à se questionner sur les religions, toutes les religions, comme construit idéologique ayant des visées politiques et de conquête il n’y a qu’un pas. De quoi avoir un doute rationnel quand on regarde les religions, car ce ne sont pas que des croyances, mais aussi des construits sociopolitiques. Puis, comme toutes constructions, celles-ci ont été faites dans un but. Lequel? C’est ce qu’il faudrait savoir pour mieux les comprendre. Cependant, cela s’est souvent perdu dans la nuit des temps! On ne peut que supposer que c’était dans un but de domination sur un groupe ou un peuple. Son peuple ou un peuple voisin? Cela dépend, mais, nous, on doit s’arrêter ici. Aux historiens de répondre à ces questions.
C’est donc un livre à lire pour comprendre l’histoire, mais aussi ce construit entre idéologie, politique et religion en ces temps où politique et religion reviennent à l’avant-scène de l’actualité. En complément de ce livre, nous vous parlons maintenant de deux plaquettes fortes intéressantes sur religion, intégration et tolérance!
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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Praagh, Shauna Van, 2006, Hijab et kirpan. Une histoire de cape et d’épée, PUL, Sciences humaines, Collection : Mercure du Nord/Verbatim, 51 p. $ 3,99. Site : www.pulaval.com/
La
décision récente de la Cour suprême du Canada
dans l’affaire Multani sur le port du kirpan par un enfant sikh
dans une école p
ublique
du Québec nous offre l’occasion de réfléchir
à la situation de l’enfant religieux et croyant dans
notre société.
Les enfants qui portent kirpan ou encore hijab représentent une vision de la mixité culturelle selon laquelle ils gardent leur croyance tout en s’investissant dans tous les aspects de l’éducation publique. Loin d’être de simples récepteurs passifs des décisions de l’État, les enfants participent activement à la définition des positions constitutionnelles et éducationnelles qui les encadrent.
Enfants, parents, enseignants, administrateurs et juges doivent débattre dans les classes et les cours de récréation de la signification à donner à l’hybridité, la mixité, le multiculturalisme dans l’État libéral contemporain.
Shauna Van Praagh est professeure agrégée à la Faculté de droit de l’Université McGill et à l’Institut de droit comparatif de McGill. Ses principales recherches et ses écrits intègrent le droit de la famille, les droits de la personne et la théorie juridique, le tout centré sur les enfants appartenant aux diverses congrégations religieuses. La professeure Van Praagh est titulaire d’un baccalauréat ès sciences (1986) de l’University College de l’Université de Toronto. Elle a également fait ses études de droit à l’Université de Toronto où elle a obtenu un baccalauréat avec distinction en 1989. En outre, elle est titulaire d’une maîtrise en droit (1992) et d’un doctorat en science juridique (2000) de la Columbia University à New York. En 1989-1990, elle était clerc du très honorable Brian Dickson, juge en chef du Canada, durant la dernière année de fonction de ce dernier à la Cour suprême du Canada.
Angenot, Marc, Eddi, Maï-Linh, et Vernes, Paule-Monique, 2006, La tolérance est-elle une vertu politique ?, PUL, Collection : Verbatim, 72 pages, ISBN : 2-7637-8455-0. Site : www.pulaval.com/
Cette
table ronde sur « l’impossible
concept de tolérance »
a été organisée par la titulaire de la Chaire
Unesco de philosophie, Josiane Boulad-Ayoub, pour commémorer
son président d
’honneur,
le regretté professeur Raymond Klibansky, ainsi que ses
nombreux travaux consacrés à ce problème
qui le préoccupait entre tous. Mais aussi, en même
temps, pour fêter la Journée internationale de
philosophie (novembre), décrétée par l’Unesco
qui a toujours placé l’idée de tolérance
au centre de ses valeurs.
Les conférenciers qui nous ont aimablement donné leurs textes, Marc Angenot (Université McGill), Maï-Linh Eddi (Nanterre et UQAM), Paule-Monique Vernes (Université de Provence), abordent la question pour répondre au thème de la table ronde La tolérance est-elle une vertu politique ?, d’abord, sous l’angle de ses fondements philosophiques, classiques et contemporains. Ils en examinent ensuite les difficultés, le flou, voire les contradictions, entourant tant la notion et ses métamorphoses diverses, depuis le XVIe siècle et la croissance du pouvoir politique, que l’ensemble complexe de conduites caractérisant les sociétés pluralistes dans lesquelles nous vivons. Ils ont tenu également à relever les effets pervers du recours de plus en plus fréquent à une idéologie de la tolérance, plus doucereuse que polémique ou véritablement démocratique.
Marc
Angenot occupe la Chaire James-McGill d’étude
du discours social à l’université McGill de
Montréal. Il est l’auteur d’un grand nombre
d’ouvrages d’analyse du discours et d’histoire des
idées. Ses derniers livres s’intitulent : Le marxisme
dans les grands récits (Les Presses de l’Université
Laval et L’Harmattan, 2005) et Dialogues de sourds : traité
de rhétorique antilogique (Mille et une nuits, 2008).
Paule-Monique Vernes est professeur émérite de philosophie moderne et politique à l’Université de Provence. Auteur de nombreuses publications et d’études importantes sur les institutions démocratiques, la notion de citoyenneté ainsi que sur les philosophes politiques classiques, son dernier livre (avec J. Boulad-Ayoub) porte sur les Fondements théoriques de la représentation politique (PUL, 2007).
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Suite au livre de Kathleen Harvill-Burton sur « Le nazisme comme religion » j’attire votre attention sur ces deux petits livres (moins de 75 pages) qui parlent d’ouverture et d’intégration malgré – ou avec - le prisme religieux! Si la religion peut être une idéologie qui enferme, la personne derrière la religion peut être plus ouverte. Tout est question de balance et de compréhension mutuelle, mais avec des risques de dérapages. Ainsi, tolérer, ce peut aussi être d’abandonner des gens à leur sort, soi-disant que ce sont leurs choix ou leur culture qui dictent leur façon de faire, d’être et d’agir. On n’a alors pas à intervenir tant que ça ne nous touche pas, mais à quel prix ? Inversement, ne pas tolérer est aussi problématique, car cela empêche le dialogue et toutes possibilités d’une voie de compréhension mutuelle. Mais, toutes les discussions sont elles possibles quand il s’agit de Foi, de religion et de croyances ? Dans certains cas, n’y a-t-il pas des blocages idéologiques ? La tolérance devient-elle pire que de l’indifférence :
« En quoi alors la tolérance est-elle différente du mépris silencieux ? Elle est renoncement au combat et à la discussion comme pour les goûts et les couleurs. Je te laisse tranquille si tu me laisses tranquille. » (Angenot et al., p. 65)
Et ici s’opposent alors les droits de la personne, les droits culturels (ou multiculturalisme), les croyances religieuses et la liberté d’expression. (1) A ce sujet, pensons au cas actuel de ce père de Winnipeg, suprématiste blanc, qui fait l’objet d’un procès concernant la garde de ses enfants, car après avoir perdu leur garde pour en avoir fait des propagandistes de la suprématie blanche, « il poursuit [maintenant] le gouvernement manitobain pour atteinte à sa liberté d'expression. » (2) Si, « «Dans cette affaire, l'intérêt de l'enfant doit primer sur la liberté d'expression», croit David Matas, porte-parole de B'nai Brith à Winnipeg » (…) « pour l'avocat québécois Julius Grey, la question ne se pose même pas: «On ne peut pas enlever des enfants à leurs parents simplement parce que ceux-ci ont des opinions qui font peur.» » (3) Les croyances élevées au rang de droit !
Cela pose cependant de plus en plus de questions dans les milieux informés :
« En effet, les droits de la personne et les droits culturels sont exactement contradictoires. Les droits humains sont soumis à la loi civile qui les contrôle avec plus ou moins de rigueur, les droits culturels sont laissés à la libre appréciation de leurs défenseurs. Et on peut les invoquer pour justifier l’injustifiable, comme l’excision des femmes. Chaque culture fait une apologie de soi qu’aucune neutralité ne peut arbitrer puisque chaque culture fixe les règles du jeu. » (Angenot et al., p. 68)
Fait intéressant, j’ai moi-même écrit sur le sujet il y a quelques années : « Le multiculturalisme à l'encontre de l'égalité? », parut dans La Presse du 28 janvier 1998, p. B 2. (4)
En conclusion, il faut être ouverts, mais conscient qu’il n’y a pas de recette miracle. Voilà néanmoins des réflexions à lire en complément du livre d’Harvill-Burton pour nous aider à naviguer en ces eaux troubles de droits contradictoires, parfois même opposés les uns aux autres!
Notes :
1. C’est ainsi que dans les 3 grandes religions monothéistes on retrouve « des messages de paix et d’amour », mais aussi « des appels au meurtre et à la vengeance. » (Arrière de couverture de
St-Onge, J-Claude, 2002, Dieu est mon copilote. La Bible, le Coran et le 11 septembre, Montréal: écosociété)
2. Agnès Gruda, Les opinions haineuses font-elles de mauvais parents?, in La Presse, 27 mai 2009 : www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200905/27/01-860191-les-opinions-haineuses-font-elles-de-mauvais-parents.php
3. Ibid.
4. J’ai aussi repris intégralement ce texte en annexe de Michel Handfield, Le feu n’est pas pris! Ou commentaires autour des débats actuels sur l’accommodement raisonnable à la lumière d’Incendies de Wajdi MOUAWAD (France : Actes Sud et Québec : Leméac, 96 pages), Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, Vol. 9 no 2, Essais.
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
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De Cock, Laurence, Madeline, Fanny, Offenstadt, Nicolas et Wahnich, Sophie, (Sous la direction de), 2008, Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de France, France : Agone/Passé & Présent (ISBN : 978-2-7489-0093-4 / 208 pages / 12 x 19 cm). http://atheles.org/editeurs/agone/
Guy Môquet, Jaurès, les colonies et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques. Cet usage immodéré de l’histoire a alors mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président.

Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions historico-politiques ?
Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »...
Commentaires de Michel Handfield (9 juillet 2009)
Ah, l’histoire! Surtout quand les politiciens la manipulent pour en faire leur histoire; celle dont ils ont besoin pour se justifier! Alors, pour répondre à cette manipulation « sarkozyenne » des historiens ont mis les points sur les « i » et les barres sur les « t » dans ce livre, car Nicolas cite abondamment des gens hors contexte pour flatter des électeurs tout en vidant ces personnages de leur sens véritable, car si on se rappelle de leur nom, on se rappelle plus rarement ce qu’ils ont dit, fait ou pensé! Cette stratégie « a pour principale fonction de dépolitiser l’histoire en neutralisant ou en détournant la charge idéologique de ses symboles. » (p. 15) Ce livre doit être bienvenu en France. Le même type de livre le serait ici, où on vide aussi l’histoire de son contenu idéologique à l’école. Nos historiens prendront-ils exemple de ceux-là? C’est à souhaiter.
Si ce livre est d’un intérêt certain pour la France, il a aussi de l’intérêt pour les francophones hors de l’hexagone. D’abord, si on suit le moindrement l’actualité internationale et française, il peut être bon d’avoir ces références pour comprendre au-delà des lignes rapportées dans les médias. C’est déjà ça. Mais, si on s’intéresse le moindrement à la politique en général, il y a des références dont on ne peut passer à côté, comme l’Affaire Dreyfus et Mai 68 par exemple. On ne peut non plus ignorer le Communautarisme, puisque ce débat a traversé les frontières françaises et nous a rejoints, ici au Québec, avec tout l’épisode des accommodements raisonnables! (www.accommodements.qc.ca) C’est donc éclairant pour nous aussi.
Parlant d’éclairage, on y retrouvera les concepts de la « lutte des classes » (119-121); des « lumières » (pp. 116-9), et de « Choc des civilisations » (49-52) par exemple. Au niveau des personnages historiques, on a droit à des entrées sur « Claude Lévi-Strauss », « Blum », « De Gaulle » ou « Hugo » pour ne nommer que ceux-là. Puis on y trouve aussi quelques événements historiques marquant, comme « l’Affaire Dreyfus » (pp. 27-30), Bref, des choses reprises par la littérature, le cinéma et les médias qui font qu’on les connaît aussi hors de France même si ce n’est pas à fond, d’où l’intérêt de ce livre pour la francophonie, car il couvre large autant en histoire, qu’en sociologie, littérature ou politique. Un livre qui devrait intéresser au moins quelques francophones hors de l’Hexagone et dont le concept mériterait certainement d’être repris ailleurs, car ce genre de politicien ne sévit pas qu’en France. Ce besoin de remettre les pendules à l’heure ne concerne donc pas que l’Hexagone. D’autres pays auraient intérêt à se remémorer leur histoire. Si cela pouvait donner des idées à d’autres éditeurs…
Sommaire par thématiques:
Personnages
Maurice Barrès, par Gérard Noiriel
Marc Bloch, par Gérard Noiriel
Léon Blum, par Gérard Noiriel
Charlemagne, par Fanny Madeline
Georges Clemenceau, par Nicolas Offenstadt
Condorcet, par Yannick Bosc
De Gaulle, Sarkozy : une drôle d’histoire, par Annie Collovald
Jules Ferry, par Olivier Le Trocquer
Victor Hugo, par Sylvie Aprile
Jean Jaurès, par Blaise Wilfert-Portal
Jeanne d’Arc, par Nicolas Offenstadt
Claude Lévi-Strauss, par Éric Soriano
Lyautey, par Catherine Coquery-Vidrovitch
Georges Mandel, par Jean-Marie Guillon
Guy Môquet, par Pierre Schill
Jean Moulin, par Michel Fratissier
Napoléon Bonaparte, par Marc Belissa
Napoléon III, par Olivier Le Trocquer
Rois de France, par Fanny Madeline
Lieux et événements
Affaire Dreyfus, par Thomas Loué
Afrique, par Laurence de Cock
Cascade du bois de Boulogne, par Jean-Marie Guillon
La Commune, par Olivier Le Trocquer
Croisades, par Françoise Micheau
Édit de Nantes, par Jérémie Foa
Glières, par Jean-Marie Guillon
Mai 68, ou L’actualité de la mémoire, par Michèle Riot-Sarcey & Thierry Aprile
Pavillon de la lanterne, par Yann Potin
Résistance, par Jean-Marie Guillon
Verdun, par Nicolas Offenstadt
Vichy, par Jean-Marie Guillon
Concepts
Choc des civilisations, par Françoise Micheau
Communautarisme, par Éric Soriano
Esclavage dans les colonies françaises, par Éric Mesnard
État capétien, par Yann Potin
Féodalités, par Fanny Madeline
Fille aînée de l’Église, par Fanny Madeline & Yann Potin
Fin de l’histoire, par Michèle Riot-Sarcey
La « France éternelle », un paysage de campagne ?, par Pierre Schill
Litanie, par Laurence de Cock
Lumières, par Sophie Wahnich
Lutte des classes, par Éric Soriano
Passé colonial, par Gilles Manceron
Repentance, par Sandrine Lefranc
Rêve, par Laurence de Cock
Révolution française, révolution, par Sophie Wahnich
Révolution française, ses « grands hommes », par Marc Belissa
La Terreur, terreur, par Sophie Wahnich
Totalitarisme(s), par Sonia Combe
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D.I., Delinkan Intellectuel, revue d'actualité et de culture, Vol. 11 no 4, Textes ciné et culture : www.societascriticus.com
Actes Sud: www.actes-sud.fr/
Agone: www.atheles.org/agone/
Notiz auf Deutsch : http://atheles.org/agone/page/noticesallemand.html
AK Press: www.akpress.org/
Allia: www.editionsallia.com/
Archipel: www.editionsarchipel.com/
Armand Colin: www.armand-colin.com/
Boréal: www.editionsboreal.qc.ca/
Chaire d’études socio-économiques (UQAM): www.unites.uqam.ca/cese/
Christian Bourgois: www.christianbourgois-editeur.fr/
Cumulus press: www.cumuluspress.com/
Diffusion Dimedia: www.dimedia.com/
10/18: www.10-18.fr/
Dunod: www.dunod.com/
Éditeurs sans frontières: www.editeurs-sans-frontieres.com/
Éditions du Tricorne: www.tricorne.org/
Éditions Saint-Martin: www.editions-saintmartin.com/
Éditions Triptyque: www.triptyque.qc.ca/
Écosociété: www.ecosociete.org/
ERPI:www.erpi.com/
Europe(a): www.goethe.de/europe-a
Fayard: www.editions-fayard.fr/
Fides : www.editionsfides.com/
Flammarion: www.flammarion.qc.ca/
Fondation littéraire Fleur de Lys: www.manuscritdepot.com
Gallimard: www.gallimard.fr/
Hachette: www.hachette.qc.ca/
HrtubiseHMH: www.hurtubisehmh.com/
JC Lattès:www.editions-jclattes.fr/index.html
L’instant même : www.instantmeme.com/
La Découverte: www.editionsladecouverte.fr/
Lanctôt: www.lanctot-editeur.com/
Les belles lettres: www.lesbelleslettres.com/
Les intouchables: www.lesintouchables.com/
Liber : www.editionsliber.org/
Lux éditeur: www.luxediteur.com/
MaxMilo: www.maxmilo.com/
Michel Lafon: www.michel-lafon.fr/
Mille et une nuits: www.1001nuits.com/
Oxford University Press: www.oup.co.uk/
Pathfinder: www.pathfinderpress.com/
Payot: www.payot-rivages.fr/
Penguin: www.penguin.ca/
Perrin: www.editions-perrin.fr/
Plon: www.plon.fr/
PONS : www.pons.de/
Presses de la cité: www.pressesdelacite.com/
Presses de la renaissance: www.presses-renaissance.fr/
Presses de l’Université de Montréal: www.pum.umontreal.ca/
Presses de l’Université du Québec: www.puq.ca/fr/
Presses de l’Université Laval: www.pulaval.com/
Presses Universitaires de France: www.puf.com/
Québec-Amérique: www.quebec-amerique.com/
Regroupement éditeurs canadiens-français: www.livres-disques.ca/
Sciences humaines: http://editions.scienceshumaines.com
Seuil: www.seuil.com/
Six brumes: www.6brumes.com/
Sogides: www.sogides.com/
Somabec: www.somabec.com/
Técarré : http://www.edtrecarre.com/
Transcontinental: www.livres.transcontinental.ca/
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Le Grand Glossaire du français de France - Mots, sens et expressions qui font défaut au français du Québec, par JEAN FOREST
Par Fabrice Hervieu-Wane, 288 pages, 17 euros
http://editions.scienceshumaines.com/guide-du-jeune-enseignant_fr-358.htm
Victor Serge, Retour a l'Ouest - Chroniques (juin 1936 - mai 1940),
Collection Memoires sociales, 400 pages, 23 euros
http://agone.org/retouralouest/
En librairie le 21 mai 2010
Noam
Chomsky, Raison & Liberté - Sur la nature humaine,
l'éducation & le role des intellectuels. Préface
de Jacques Bouveresse
En librairie le 22 avril 2010
Collection Banc d'essais, 440 pages, 25 euros
Les HUMAINS Mode d'emploi
par Jean-François Dortier
http://editions.scienceshumaines.com/les-humains-mode-d-emploi_fr-364.htm

Éditions Sciences Humaines
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Revue Relations
Summum
Numéro de JUILLET 2010
LUCIE BRUNET, ALIAS LANA TAILOR: DÉDOUBLEMENT DE PERSONNALITÉ SEXY!
Loin de souffrir de dédoublement de personnalité, Lucie Brunet est une jolie Québécoise qui a décidé que sa carrière ne se limiterait pas à nos frontières. SUMMUM remet les pendules à l’heure et vous fait découvrir ce trésor caché avant que les Américains ne s’en emparent.
MYTHES OU CONSPIRATIONS: LES SORCIÈRES DE SALEM
Salem, 1692, la folie de la chasse aux sorcières envahit ce petit village du Massachusetts. Une vingtaine de personnes seront exécutées, la plupart par pendaison, alors que cinq autres mourront en prison. Rétrospective d’une folie meurtrière pas si lointaine!
Q&R: FRANÇOIS MASSICOTTE
Malgré le fait que l’humoriste fait dans la plus pure tradition du stand-up comique, François Massicotte a un tatouage, il se passionne pour le karting et est du genre à aller aux danseuses à Las Vegas! Il est donc assez rebelle pour accorder une entrevue à SUMMUM!
PERSONNE EN PARLE: L’OBÉSITÉ INFANTILE
La planète compte présentement 20 millions d’enfants de moins de cinq ans affichant un surplus de poids. Et si la tendance se maintient, la génération actuelle pourrait très bien être la première à avoir une espérance de vie inférieure à celle de ses parents.
ENQUÊTE: JEUNES ET ALCOOL
Vous avez sûrement déjà entendu à la fin d’une nouvelle où il y a eu un mort : «l’alcool pourrait bien être en cause». Malheureusement, dû à leur goût du risque, les jeunes en état d’ébriété sont souvent enclins à commettre des gestes irréparables. Regard sur le phénomène!
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