1er avril 2007

Infos Mondialisation par les éditeurs de Societas Criticus
Comme la mondialisation se confond avec la politique, l’économique
et le social, cette section a de moins en moins de raisons d’être. Nos éditos,
nos essais et même nos commentaires filmiques peuvent d’ailleurs avoir un angle
ou un rapport à la mondialisation. Nous vous invitons donc à consulter ces
sections.
Par contre, nous avons choisi de conserver cette page comme un
babillard ou nous pouvons attirer l’attention du lecteur sur certains textes d’archives,
certains liens ou certains communiqués ayant pour thème ou pour angle la mondialisation.
Nos hyperliens sur la mondialisation étant cependant d’intérêts,
certains de nos lecteurs nous l’ont dit, nous les avons intégrés à nos pages « Le
Monde » et « Économie politique », où ils sont davantage à leur
place et bien entourés.
Nos Dossiers sur la mondialisation
Disponible
sur le site de la Bibliothèque et Archives Canada, dans la section
des Archives
de Societas Criticus. Nos textes y sont
disponibles en format Word, RTF et
HTML. Nous avons mis les références et
un lien vers le format HTML de chacun de ces textes :
1. Notre Spécial
Mondialisation de Societas Criticus , Vol. 3, no.2 /
Printemps-été 2001
Format HTML: http://collection.nlc-bnc.ca/100/201/300/societas_criticus/html/2001/v03n02/v03n02.htm
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2. Dossier
Spécial Le piège : Une nouvelle histoire de société! (Vol. 5, no. 1 –
2003)
Ce
texte n’est pas une fiction, mais une analyse de la réalité. En ce moment on se
prépare à une confrontation possible aux Nations Unies entre deux visions du
monde capitaliste, l’anglo-américaine et le modèle Rhénan, mais aussi à la
remontée possible de l’Europe au premier plan de la politique internationale.
On se prépare à une guerre annoncée entre les USA et l’Iraq (Bush a fixé le
délai de son ultimatum au 17 mars 2003), représentant deux civilisations
différentes, l’Anglo-États-Uniennes et l’Arabe, mais aussi les civilisations
Chrétiennes et Islamistes entremêlée dans un conflit amour/haine entre elles et
avec le Judaïsme, car il y a des progressistes, des libéraux, des
conservateurs et des fondamentalistes dans chacun de ces camps! Certains se
parlent, d’autres se menacent. (…)
Format HTML : http://collection.nlc-bnc.ca/100/201/300/societas_criticus/html/2003/v05n01/scvol5%20no1html.htm#Dossier
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3.
Le Dossier OMC (Vol. 2, no. 1 - Janvier 2000)
Gaétan
Chênevert, Semaine d'activités sur la
mondialisation et le rôle de l'OMC (Montréal, 27 novembre au
3 décembre 1999)
et Michel Handfield, World Trade, a comment, texte écrit en anglais pour répondre à une question reçue de l’extérieur que
nous avons inclus vu sa pertinence pour ce numéro
de Societas Criticus.
Format HTML : http://collection.nlc-bnc.ca/100/201/300/societas_criticus/html/2000/v02n01/v02n01.htm
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4.
Colloque international Rendez-vous Montréal 2002 : Les initiatives de
reconversion industrielle à partir de la société civile, 28-31 mai, 2002 (Vol. 4, no. 2 –
2002)
Format HTML : http://collection.nlc-bnc.ca/100/201/300/societas_criticus/html/2002/v04n02/v04n02.htm#Colloque
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Michel Handfield,
M.Sc. Sociologie,
N.D.L.R. :
Cette opinion est parue en page éditoriale (p. 6).du Journal Les Affaires du 27
janvier 1996. Cependant, quand on regarde la situation actuelle, avec la
délocalisation/relocalisation d’entreprises vers l’Asie, allant de la
production de textiles aux ordinateurs, on constate que ce texte est toujours
d’actualité. Rien ne sert donc de réécriire sur le sujet, nous l’avons déjà
fait! Bonne lecture! (Michel Handfield, 13 janvier, 2005)
***
Une des choses qui me fascine quand je lis les nouvelles économiques, c'est le
nombre de fois que l'on peut appliquer le principe de la contreproductivité
(Ivan Illich, 1975, Némésis médicale, Seuil). En effet, à long terme les
décisions ont souvent l'effet inverse à celui recherché.
C'est ainsi qu'au nom de la recherche du profit les entreprises ont relocalisé
leurs productions consommatrices de main-d'oeuvre dans les pays où les salaires
sont moins élevés et ont automatisé leurs opérations dans les pays développés.
Par contre, cela a eu pour effet de réduire le bassin de consommateurs. On
parle alors de surcapacité de production, mais l'on pourrait aussi parler de
sous-consommation.
On a cru que le tertiaire serait davantage créateur de richesse et l'on a eu un
engouement pour les secteurs de pointe. Ce qui n'était pas de pointe pouvait
être produit ailleurs. A nous les emplois qualifiés et payants! Sauf que tous
ne peuvent obtenir cette qualification, car tous n'ont pas les mêmes capacités
intellectuelles et la même dextérité. Tous les humains peuvent être égaux et
différents à la fois. On se retrouve alors avec une pénurie de main-d'oeuvre
dans certains secteurs en même temps que nous avons des surplus de travailleurs
ailleurs -- et qui ne peuvent remplir ces postes. On a eu le malheur de croire
que le tertiaire pouvait se tenir sans les niveaux d'en dessous! La résultante
est le nombre élevé de sans-emploi, ce qui accroît nos charges sociales et
diminue notre productivité et notre compétitivité. On doit alors couper dans les
dépenses publiques (Santé, Education, Recherche et Développement, etc.), ce qui
hypothèque demain.
Pour que l'économie soit positive, les secteurs primaire et secondaire ont une
certaine utilité, ne serait-ce que pour rendre productif les travailleurs que
le tertiaire ne peut absorber et ainsi faire rouler l'économie -- car ils
consomment davantage s'ils ont des emplois que s'ils n'en ont pas et ils ne
constituent pas une charge pour les autres en même temps. En fait, il n'y a pas
de mauvaise production, de mauvais secteurs économiques. Des entreprises
minières ou manufacturières bien gérées peuvent aussi bien faire, sinon mieux,
que certaines entreprises tertiaires. Il ne peut y avoir qu'une mauvaise
gestion ou de mauvaises stratégies.
Dans les années 80 les constructeurs automobiles américains ont en partie
abandonné le créneau des voitures bon marché aux asiatiques parce que le profit
n'était pas «intéressant». Les japonais ont saisi l'opportunité: ils ont pris
ce marché et ont su fidéliser la clientèle. Ils ont élaboré leur gamme à mesure
que cette clientèle s'élevait dans l'échelle sociale. C'est ainsi qu'Honda est
passé de la Civic à l’Accord et maintenant aux Acuras! Chrysler a compris
l'importance de cette stratégie et a fait la Néon comme modèle d'entrée de sa
gamme. On ne peut qu'avoir la crème, il faut aussi savoir utiliser le lait et
le petit lait pour être rentable.
En fait, même si certains produits ne rapportent pas, ils peuvent servir à
fidéliser la clientèle pour les années suivantes. Leur rendement est alors
positif sur les chiffres de l'entreprise. Malheureusement ces considérations
sont rarement prises en compte, car on est dans l'ère du court terme. Cela est
vrai dans les affaires tout comme en politique, même si l'on est plus critique
du second que du premier.
Peut être que les décideurs devraient penser à l'effet à long terme de leurs
décisions, leur impact socio-économique, car ces décisions ont souvent un effet
boomerang qui les rejoint plus tard. C'est l'effet de la vente pyramidale: on
est gagnant un temps. Par exemple, les entreprises qui ont les premières
transféré une partie de leur production dans les pays à faible salaire ont
gagné à court terme, mais cela est rapidement devenu la norme et maintenant le
bassin de consommateurs s'est rétréci dans les pays qui ont vu leurs emplois
partir sans augmenter dans les pays qui ont eu ces emplois -- leurs salaires ne
leur permettant pas d'accéder à la consommation de masse. On a donc une perte
nette de consommateurs au niveau mondial à cause de ces décisions. C'est ce que
l'on déguise sous le terme de surproduction.
Les décideurs
pensent cependant avoir trouvé la solution: baisser les coûts de production en
ayant recours à de la main-d'oeuvre précaire. Essayez d'emprunter pour accéder
à la consommation si vous êtes un travailleur précaire? Peut être qu'il est
temps que nos décideurs changent leurs paradigmes.
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